Feuille d'images
Feuille d'images est une suite pour piano à quatre mains, composée par Louis Aubert en 1930, orchestrée en 1932.
| Feuille d'images | |
| Genre | Suite pour piano à quatre mains ou orchestre |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 5 |
| Musique | Louis Aubert |
| Durée approximative | 14 min 30 s |
| Dates de composition | 1930 |
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Composition
modifierLouis Aubert compose Feuille d'images pour piano à quatre mains en 1930, et il l'orchestre en 1932[1].
Dans la version pour piano à quatre mains, la partie grave, « riche et complexe à tous niveaux[2] », relève le pianiste Arthur Ancelle, est attribué au « Maître » (le professeur), tandis que l'aigu est destiné à « l'élève ». Cette partie, avec « les positions des deux mains couvrant chacune cinq notes contiguës[2] », note Ancelle, laisse « à penser qu'il s'agit d'un élève débutant[2] ».
Présentation
modifierL'œuvre est en cinq mouvements, présentés comme « cinq pièces enfantines[3] » :
- Confidence — Lent et grave (
= 56) en ut majeur, à 
, mouvement « calme et tendre[4] », à « l'émotion retenue et grave[3] » ; - Chanson de route — Avec entrain (
= 144) en sol majeur, à 
, pièce « ingénue[4] » ; - Sérénade — Allegretto (
= 54) en ré majeur, à 
, mouvement « avec des échos de valses ravéliennes[4] » ; - Des pays lointains… — Assez lent (
= 48) sur un mode non tonal, à 
, une « habanera lancinante[4] » à la « poésie intense[3] » ; - Danse de l'ours en peluche — Goguenard et pesant (
= 104) sur un mode non tonal, à 
, « danse pleine d'humour[4] ».
La durée d'exécution est d'un peu moins de quinze minutes[4].
Orchestration
modifierL'orchestre comprend 2 flûtes (la 2e jouant aussi du piccolo), 2 hautbois (le 2e jouant aussi du cor anglais), 2 clarinettes en Si
et 2 bassons (le 2e jouant aussi du contrebasson), pour les pupitres des vents. Les cuivres comptent 4 cors en Fa, 2 trompettes en Ut et un trombone. La percussion comprend la harpe, le célesta et les timbales, les cymbales, le glockenspiel, le tambour de basque, la caisse claire et la grosse caisse. Le quintette à cordes classique est composé des premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles et contrebasses.
Analyse
modifierEn 1960, l'historien de la musique Paul Pittion mentionne Feuille d'albums, « pièces gracieuses qui, orchestrées, ont gardé leur caractère de divertissement enfantin[5] ». Avec la Chanson de route, « pleine de gaieté et d'insouciance, nous atteignons des contrées exotiques qui sentent bon l'Espagne[6] ».
En 1987, Louis Aubert est absent du Guide de la musique de piano réalisé sous la direction de François-René Tranchefort[note 1]. Son œuvre est progressivement redécouverte au début du XXIe siècle.
Pour le pianiste Arthur Ancelle, une exécution de l'œuvre « appliquée et formelle, qu'on imagine aisément dans un cadre pédagogique d'apprentissage, ne saurait rendre justice à une partition dont la créativité débordante exige le plus fin des « pianismes » et la plus ultime complicité dans les équilibres sonores, les silences et les couleurs exubérantes[2] ».
Discographie
modifierPiano à quatre mains
modifier- Jean-Pierre Armengaud — Louis Aubert, Sillages..., Sonate pour violon et piano (avec Alessandro Fagiuoli), Habanera et Feuille d'images (pour piano à quatre mains, avec Olivier Chauzu), Grand Piano GP 648, Paris, 14- (premier enregistrement mondial).
- « Passage secret » : Jeux d'enfants de Georges Bizet, Petite Suite de Claude Debussy, Dolly de Gabriel Fauré, Ma Mère l'Oye de Maurice Ravel et Feuille d'images de Louis Aubert, Ludmila Berlinskaya et Arthur Ancelle (pianos), Alpha Classics (ALPHA 1024), 2024 — Choc de Classica[8].
Orchestre
modifier- Louis Aubert, Offrande, Cinéma, Dryade, Feuille d'images, Le Tombeau de Chateaubriand par l'Orchestre philharmonique de Rhénanie-Palatinat, sous la direction de Leif Segerstam, Naxos Patrimoine 8.550887, Philharmonie hall de Ludwigshafen, les et 6- (premier enregistrement mondial).
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Fleury 1993, p. 5.
- 1 2 3 4 Ancelle 2024, p. 7.
- 1 2 3 Fleury 1993, p. 7.
- 1 2 3 4 5 6 Hugon 2015, p. 3.
- ↑ Pittion 1960, p. 458.
- ↑ Lunion 2003, p. 4.
- ↑ Tranchefort 1987, p. 13.
- ↑ Michel Le Naour, « Sortilèges à quatre mains », sur Classica,
Bibliographie
modifierOuvrages généraux
modifier- Paul Pittion, La musique et son histoire : de Beethoven à nos jours, t. II, Paris, Éditions Ouvrières, , 574 p. (BNF 33137562).
- François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 870 p. (ISBN 978-2-213-01639-9).
Articles
modifier- Vladimir Jankélévitch, Premières et Dernières Pages : Louis Aubert, Paris, Seuil, (1re éd. 1974), 318 p. (ISBN 2-02-019943-2 et 978-2-02-019943-8), p. 290-298.
Notes discographiques
modifier- (fr + en) Michel Fleury et Leif Segerstam (dir. Orchestre philharmonique de Rhénanie-Palatinat), « Louis Aubert, un aristocrate de la musique », p. 1-6, Munich, Naxos Patrimoine (8.550887), 1993 (Lire en ligne) .
- (fr + en) Gérald Hugon et Jean-Pierre Armengaud (piano), « Louis Aubert, Sillages, Sonate pour violon, Habanera, Feuille d'images », p. 1-17, Paris, Grand Piano (GP 648), 2015 (Lire en ligne) .
- (fr + en + de) Frank Lunion, « Louis Aubert, Voyages imaginaires et chansons réalistes », p. 2-24, Paris, Maguelone (MAG 111.134), 2003 .
- (fr + en + de) Arthur Ancelle, « Passage secret », p. 5-8, Paris, Alpha (ALPHA 1023), 2024 .
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :