Fosses-la-Ville

ville de Wallonie (Belgique)

Fosses-la-Ville (anciennement Fosses, et en wallon Fosse) est une ville francophone de Belgique située en Wallonie dans la province de Namur. Sise dans l’Entre-Sambre-et-Meuse, elle est arrosée par la Biesme.

Fosses-la-Ville
Fosses-la-Ville
La place du Marché et l'ancienne Maison Communale.
Blason de Fosses-la-Ville
Héraldique
Image illustrative de l’article Fosses-la-Ville
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Namur Province de Namur
Arrondissement Namur
Bourgmestre Gaëtan de Bilderling (UD)
Majorité Union Démocratique (UD)
Sièges
UD
Alternative Fossoise
21
16
5
Section Code postal
Fosses-la-Ville
Aisemont
Le Roux
Sart-Eustache
Sart-Saint-Laurent
Vitrival
5070
5070
5070
5070
5070
5070
Code INS 92048
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Fossois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
10 513 (2026)
49,52 %
50,48 %
166,06 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
18,92 %
61,73 %
19,35 %
Étrangers 3,91 % ()
Taux de chômage 14,46 % (2022)
Revenu annuel moyen 19 778 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 23′ nord, 4° 41′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
63,31 km2 (2023)
86,02 %
6,66 %
7,31 %
Localisation
Localisation de Fosses-la-Ville
Situation de la ville au sein de l'arrondissement et de la province de Namur
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Fosses-la-Ville
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Fosses-la-Ville
Liens
Site officiel fosses-la-ville.be

La commune est formée de six anciennes communes devenues sections.

Géographie

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Situation

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Fosse-la-Ville se situe dans la région de l'Entre-Sambre-et-Meuse dans la province de Namur. Cette petite ville se situe à 14,25 km au sud-ouest de Namur.

Communes limitrophes

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Communes limitrophes de Fosses-la-Ville
Sambreville - Jemeppe-sur-Sambre - Floreffe
Aiseau-Presles Fosses-la-Ville
Mettet Profondeville

Sections

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#NomSuperficie
(km2)
Habitants
(2025)
Habitants
par km2
Code INS
1Fosses-la-Ville20,954.79222992048A
2Vitrival9,651.63817092048B
3Sart-Eustache3,2877723792048C
4Le Roux8,191.51318592048D
5Aisemont5,5564311692048E
6Sart-Saint-Laurent15,681.0716892048F

Hameaux et lieux-dits

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Fosses-la-Ville compte aussi quelques hameaux comme Bambois, Cocriamont, Haut-Vent et Névremont ; et des lieux-dits comme les Trois Bras, Pré Standart, Saint-Rémy, le Grand Gau, Cortil Mozet, le Potage, l'Houchenée, Poteau d'Ham, Bonoit, Bois Frère Jean, Sinton, En Lèche, le Cheslon, Timansart, le Pauche, les Bergeries, les Forges, la Scaiffé, Stierlinsart, Colonn, Deminche, Tri al Hutte, le Baty, le Bati, Taile l'Évêque et Pinsonhaie[2].

Géographie physique

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Fosses‑la‑Ville se déploie dans le relief ondulé de l’Entre‑Sambre‑et‑Meuse, où alternent plateaux, vallons et cuvettes d’origine géologique ancienne. La commune s’étend entre environ 80 m et 281 m d’altitude, avec une moyenne proche de 192 m[3]. Son territoire présente une morphologie contrastée : des plateaux légèrement bombés dominent les sections centrales, tandis que des vallées encaissées structurent les abords, notamment celle du ruisseau de Fosses et celle de la Biesme, cours d’eau qui traverse la ville et contribue à l’organisation hydrographique locale. Les villages qui composent la commune reflètent cette diversité topographique : Aisemont, par exemple, occupe un plateau compris entre 100 et 210 m, bordé au nord par la cuvette de la carrière Carmeuse et au sud par la vallée du ruisseau de Fosses[3]. D’autres sections, comme Bambois ou Sart‑Saint‑Laurent, culminent autour de 218 à 236 m, tandis que le lac de Bambois atteint une altitude moyenne de 244 m, marquant l’un des points les plus élevés du territoire communal[3].

La géologie locale appartient aux formations typiques de l’Entre‑Sambre‑et‑Meuse, où alternent roches calcaires, schistes et sédiments plus récents, façonnant un sol varié qui a favorisé l’implantation de boisements, de prairies et de zones agricoles. Les massifs forestiers, comme le Bois Grady, s’inscrivent dans un paysage de collines douces et de crêtes boisées, où l’orographie conditionne l’écoulement des eaux et la répartition des habitats naturels.

Hydrographie

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L’hydrographie est dominée par la Biesme, qui draine une partie du territoire avant de rejoindre la Sambre, et par un réseau de ruisseaux secondaires qui sculptent des vallons étroits et fertiles. L’ensemble confère à Fosses‑la‑Ville une physionomie typique des reliefs pré‑ardennais : un paysage rythmé, où les altitudes modérées, les vallées sinueuses et les plateaux ouverts composent une géographie physique à la fois harmonieuse et contrastée.

Parmi les cours d'eau, Fosses-la-Ville est arrosée par[2]:

  • le ruisseau de Fosses ;
  • le Sec Ri ;
  • le ruisseau de la Rosière ;
  • le ruisseau des Fuettes ;
  • le ruisseau des Bons Enfants ;
  • le ruisseau de Belle Eau.

Démographie

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Démographie: Avant la fusion des communes

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  • Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée

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En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[4]

Histoire

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Buste de Saint-Feuillen.

Au milieu du VIIe siècle, la tradition rapporte que le missionnaire irlandais Feuillen reçut de l’abbesse Gertrude de Nivelles une propriété située le long de la Biesme[5]. Les sources médiévales disponibles, qu’il s’agisse des annales ou des récits hagiographiques, confirment généralement l’authenticité de cette donation. Feuillen y établit un monastère destiné à accueillir les voyageurs, en particulier les religieux venus d’Irlande pour évangéliser le continent[5]. Il en confia rapidement la direction à son frère Ultan. L’existence ancienne de cette fondation est attestée par sa mention dans l’acte de partage du royaume de Lothaire, où l’établissement est attribué à Charles le Chauve[5]. Comme de nombreuses communautés religieuses de la région, l’abbaye fut gravement touchée par les incursions normandes et hongroises. Les moines se réfugièrent alors notamment à Frêne, près de la Meuse, emportant leurs reliques, épisode relaté dans les Miracula Sancti Foillani[5]. L’établissement, ruiné, fut restauré grâce à l’abbesse Gisèle, fille de Lothaire II, qui en fit don à l’Église de Liège vers le début du Xe siècle[5]. À partir de la fin du Xe siècle, le développement de Fosses fut étroitement lié à l’action du premier prince-évêque de Liège, Notger. Une agglomération s’était déjà formée autour de l’abbaye reconstruite, et un marché s’y ajouta rapidement. En 974, l’empereur Otton II concéda à Notger le marché fossois, ainsi que les droits de tonlieu et de frappe monétaire[5]. La localité fut intégrée à la stratégie défensive de la principauté, dépourvue de protections naturelles. Notger entreprit alors une série d’aménagements fortifiés, dont ceux de Fosses, où seule l’abbaye fut entourée d’une enceinte munie de tours[5]. Ce complexe, mal documenté par les sources contemporaines, fut détruit en 1140 par le comte de Namur, puis reconstruit en 1149 par le prince-évêque Henri de Leez, qui inclut cette fois la ville dans les nouvelles murailles[5].

L’origine de la collégiale Saint‑Feuillen remonte à la fondation monastique du VIIe siècle. Gertrude de Nivelles avait alors cédé une partie de son domaine à Feuillen et à ses compagnons pour y établir une communauté religieuse. Le chroniqueur Éginhard désigne l’établissement comme un monastère « des Scots » situé à Fosses, ce qui correspond au modèle des fondations irlando‑écossaises de la même période[6]. L’église primitive était dédiée à saint Pierre. La règle suivie par les moines demeure inconnue. Détruite lors des invasions normandes, l’abbaye réapparaît dans les documents en 898, lorsqu’elle est attribuée à l’Église de Liège[7]. La date exacte de sa transformation en chapitre reste incertaine : certaines hypothèses la situent vers 890, d’autres l’associent à l’action de Notger. Toutefois, un témoignage relatif au passage du cortège transportant les reliques de saint Eugène en 918 laisse penser que des chanoines avaient déjà remplacé les moines à cette époque[7]. En 1149, le prince-évêque de Liège Henri II de Leez fait élever des remparts supplémentaires pour le reste de la cité. Ces murailles sont renforcées d’un chenal et ouvertes de quatre portes dont la principale est la Porte Al Val et les trois autres sont la Porte Al Chenal, la Porte du Postil et la Porte Al Froissin. Étant donné sa prospérité grandissante, la cité devient l'une des 23 Bonnes Villes de la principauté de Liège[8].

À partir du XIIe siècle, l’histoire de Fosses est marquée par une succession de tensions entre les habitants, les chanoines et parfois le prince‑évêque. En 1302, un conflit avec le chapitre poussa les bourgeois à bloquer la porte du Vestit, qui reliait les deux parties de la ville[9]. La réaction des autorités fut sévère : les privilèges communaux furent supprimés, de même que l’échevinage, les jurés, le sceau, les fossés, les étangs, la maladrerie et le cimetière. La forêt de Bambois, bois banal de la communauté, fut également retirée aux habitants[9]. Au XVe siècle, les guerres menées par Philippe le Bon dans le cadre de sa politique de centralisation touchèrent directement Fosses. En 1430, le duc de Bourgogne assiégea la ville, la pilla et l’incendia, à l’exception de l’église, qui avait pourtant été détruite en 1408 par le comte de Hainaut. La région fut de nouveau ravagée en 1554, lorsque les troupes françaises engagées contre Charles Quint incendièrent Fosses à deux reprises, les 5 et [9].

Les troubles religieux du XVIe siècle n’épargnèrent pas la localité. Le , les Huguenots, menés par le baron de Genlis, saccagèrent le monastère et se livrèrent à des destructions et profanations. Les décennies suivantes furent dominées par les conflits européens du XVIIe siècle, notamment les guerres de Louis XIV, qui entraînèrent des occupations militaires répétées et ruineuses[9]. En 1636, les troupes espagnoles du marquis de Gonzagua ouvrirent une brèche dans les murailles et pillèrent la ville. En 1640, le duc de Lorraine prit Fosses d’assaut et la livra à ses soldats. En 1653, le prince de Condé força l’enceinte à la porte Al Froissin, incendia l’hôpital et dévasta la cité[9]. En 1678, les troupes françaises y passèrent l’hiver. La situation ne se stabilisa qu’après le règlement de 1684 pour la principauté de Liège, puis le traité d’Utrecht en 1713, qui mit fin aux conflits majeurs dans la région. La Révolution liégeoise de 1789 eut peu d’impact à Fosses, bien que quelques bourgeois aient été envoyés aux États et que certains volontaires aient participé à la défense de Liège[9]. En 1792, l’invasion française entraîna l’instauration d’une municipalité le . Le prince‑évêque reprit brièvement possession de Liège en mars, mais la victoire française de Fleurus en 1794 scella la disparition de la principauté. Fosses fut alors détachée de Liège et intégrée à l’arrondissement de Namur, devenant le chef‑lieu du sixième canton du département de Sambre‑et‑Meuse[9].

La commune s'appelait « Fosse » jusqu'en 1963[10].

Lors de la Première Guerre mondiale, le territoire de la commune de Fosses-la-Ville est sur la ligne de front en . Les combats y sont particulièrement violents entre le 10e corps d'armée français et le 10e corps d'armée allemand. Poussant vers le sud, les Allemands s'emparent du champ de bataille le . Une bonne partie des habitants a fui et ceux qui sont restés sont molestés par la soldatesque qui se livre au pillage[11].

Héraldique

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La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 13 mars 1995. Les armoiries combinent la bordure des armoiries de Vitrival avec le fermier provenant des armoiries de Fosses.

Celles de Vitrival (D'or, au double trécheur, fleuronné et contre-fleuronné, accompagné en cœur d'un lion, le tout de gueules- l'écu posé devant un chêne au naturel) lui avaient été octroyées le 31 octobre 1961. Ce sont celles du Chapitre de Saint Feuillen. L'église était une église collégiale et avait son propre chapitre qui possédait une grande partie du village. L'église a été fondée comme partie du monastère de Saint Feuillen en 652. Il a été inhumé dans l'église en 655 après avoir été assassiné par des bandits dans la forêt proche. Comme les premiers moines venaient d'Écosse, bien que Saint Foillan fut Irlandais, la municipalité a opté pour les armoiries irlandaises. Les armoiries originelles de Vitrival montraient trois arbres. Ces trois arbres symbolisent la forêt locale. Au début du Moyen Âge, le village avait obtenu certains droits sur la forêt. Malgré cela, des conflits intervinrent entre le village et le Chapitre. Le 13 avril 1287, le Prince-Évêque de Liège et le bourgmestre tranchèrent en faveur du bourgmestre. Lors de conflits postérieurs, le village a encore gagné. Ce qui montre l'importance de la forêt pour ce village.

Les armoiries de l'ancienne commune de Fosses (D'or à un homme de carnation, vêtu de gueules et de sinople, tenant des deux mains une bêche au naturel; posé sur une terrasse de sinople) lui avaient été octroyées le 12 septembre 1864.
Blasonnement : D'or à un batteur en grange contourné de carnation, vêtu d'un sarrau de gueules et d'un pantalon de sinople, prenant appui sur la jambe dextre fléchie en avant, la jambe senestre fléchie en arrière et tenant des deux mains un fléau au naturel, enclos dans un double trêcheur fleurdelisé et contrefleurdelisé de gueules.
Source du blasonnement : Heraldy of the World.



Politique et administration

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Conseil et collège communal 2024-2030

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Ci-dessous, le tableau des résultats des élections communales de 2024[12].

Parti Voix (2024) Voix (2018) % (2024) % (2018) +/- Sièges +/- Collège
UD 4.657 4.269 73,32% 64,56% en augmentation 8.76 %
16  /  21
en augmentation 1.0 Oui
Alternative Fossoise 1.695 - 26,68% - en stagnation 0.0 %
5  /  21
en augmentation 5.0 Non
ECOLO - 856 - 12,95% en stagnation 0.0 %
-  /  21
en diminution 2.0 Non
PS - 1.487 - 22,49% en stagnation 0.0 %
-  /  21
en diminution 4.0 Non
Total 6 352 6 612 100 % 100 % 21
Collège communal[13]
BourgmestreGaëtan de BilderlingUnion Démocratique
1er ÉchevineLaurie SpineuxLes Engagés - Union Démocratique
2e ÉchevinFrédéric MoreauMR - Union Démocratique
3e ÉchevinJean-François FavresseLes Engagés - Union Démocratique
4e ÉchevinGil BaufayUnion Démocratique
5e ÉchevineJosée LechienUnion Démocratique
Président du CPASBernard MeuterMR - Union Démocratique

Liste des bourgmestres

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  • Benoît Spineux, de 2007 à 2012 (Union Démocratique).
  • Gaëtan De Bilderling, de 2012 à aujourd'hui, (Union Démocratique).

Jumelages

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Patrimoine et culture

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La collégiale Saint-Feuillien.
Les Chinels
La chapelle Sainte-Brigide (VIIIe – Xe siècle)[14].
L'église Saint-Barthélemy de Bambois.

Patrimoine architectural

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  • La collégiale Saint-Feuillen. Primitivement dédiée à saint Pierre, ancien sanctuaire mérovingien, remplacé successivement par deux bâtisses à l'époque carolingienne. L'avant-corps ottonien, flanqué de deux robustes tourelles d'escaliers. La collégiale a été reconstruite entre 1721 et 1723 : les trois nefs et leurs chapelles et l'habillage général de l'intérieur. La tour de style roman en moellons calcaires date de la fin du [15]Xe siècle ou du XIe siècle. La flèche baroque en ardoises date de 1707-1708[15]. On peut y voir des stalles sculptées de 1524, des sculptures de la fin du XVIe siècle, le buste-reliquaire de saint Feuillien (fin du XVIe siècle). À l'est de l'église, se trouve une crypte construite en 1086 : c'est la seule de ce type conservée en Belgique. La toiture et la maçonnerie de la collégiale ont été rénovées en 2019[16].
  • Ancien hôtel de ville. Construit en 1896[17]. En voie de démolition pour l'aménagement de la place du Marché pour 2026[18], pour permettre de construire un hall pour relier les places du Chapitre et du Marché[19].
  • Le kiosque. Construit en 1937 et classé le , en , le bourgmestre prenait un arrêté interdisant d'accès en raison de sa dangerosité et le , le bourgmestre ordonne la démolition des colonnes, du couronnement et de la toiture du kiosque. La ministre du patrimoine Valérie Du Bue décide de le déclasser en mais en novembre de la même année la Commission Royale des sites et fouilles émettait un avis défavorable du déclassement[20]. En 2021, il a été déclassé, ce qui a ouvert à sa démolition. En 2022, le conseil d'État a suspendu le permis de démolition, jugeant que les justifications étaient insuffisantes[20].
  • La statue du Chinel. Installée le [21], représente l'un des personnages emblématiques du folklore fossois, connu pour son costume coloré et ses deux bosses, inspiré de la légende locale.
  • La pompe de la première moitié du XVIIIe siècle dans style classique[22], elle se situe place du Chapitre.
  • L'ancienne résidence des doyens du Chapitre, notamment de Noël de Rosimont, qui fit construire cette demeure probablement en 1622. Elle se situe au fond d’une cour adossée au rempart de la ville datant du XIIe siècle[23].
  • Le petit chapitre à côté de l'église, autrefois résidence d'été des princes-évêques de Liège, abrite une exposition permanente de poupées folkloriques, dont les costumes sont faits à la main par une habitante de la ville.
  • Le quartier autrefois appelé « en Leiche », à « Saint-Roch », a vu se succéder, après le monastère des Scots, un hôpital puis le couvent des Sœurs Grises, formant la maison d'en Leiche et la ferme des Béguines. L’ensemble a été principalement construit au XVIIIe siècle[24].
  • La chapelle Sainte-Brigide, ancien ermitage des moines irlandais. Elle se trouve dans la propriété du home Dejaifve, datée de 1659, bâtisse gothique en calcaire, plan en croix reversée, composée d'une nef de trois travées terminée d'un chevet à trois pans chaînés et de deux hauts porches branchés aux nord et sud à la rencontre de la nef et de la tour à l'ouest[25].
  • La chapelle Saint-Roch, située dans l’ancien quartier appelé « en Leiche », est un édifice du second tiers du XVIIe siècle construit en moellons calcaires et en briques. Son chœur semi-circulaire est précédé de deux travées droites, éclairées par des fenêtres à arcs en tiers-point[26][27].
  • L’église Saint-Barthélemy, située à Bambois, est un édifice néo-gothique en grès et calcaire, construit en 1886 grâce à l’intervention de Barthélemy Jeanmart[28].
  • Liste du patrimoine immobilier classé de Fosses-la-Ville.
  • Cimetière français de la Belle-Motte (Première Guerre mondiale) : plus grande nécropole militaire de Wallonie avec 4 000 soldats français inhumés.

Culture

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Musées

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  • Musée du Petit Chapitre, consacré aux valeurs du folklore local à travers une collection unique de 600 miniatures représentant des personnages emblématiques des Chinels et des grenadiers de la marche septennale de Saint-Feuillen[29].
  • Le centre d'interprétation ReGare, consacré aux patrimoines fossois et régional[30].

Folklore

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Carnaval du Laetare et ses Chinels
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Chinels aux fêtes de Wallonie à Namur en 2023.

Les traditions folkloriques occupent une place importante à Fosses‑la‑Ville, mais la figure la plus emblématique demeure celle des Chinels, personnages carnavalesques qui défilent chaque année lors du Laetare. À cette occasion, plusieurs centaines de participants vêtus de ce costume caractéristique parcourent les rues et constituent l’un des éléments les plus reconnaissables de la fête[31]. Leur apparition est généralement associée à la seconde moitié du XIXe siècle : la popularité des Chinels remonterait à 1869, lorsque Louis Canivet, alors directeur de la société philharmonique locale, mit au point une nouvelle mélodie destinée à accompagner une danse renouvelée, remplaçant les mouvements traditionnels des rigodons exécutés par les Doudous. Cette composition, connue sous le nom des Quatre Chinels, est devenue indissociable du rythme vif et entraînant qui caractérise leur prestation[31].

L’origine du terme « Chinel » n’est pas établie avec certitude. L’explication la plus souvent retenue y voit une forme abrégée du mot « polichinelle », possiblement influencée par l’esthétique d’une œuvre de J. L. E. Meissonier (1815‑1891), dont les représentations auraient inspiré certains éléments du costume[31]. Celui‑ci se distingue par l’usage de tissus de soie aux couleurs éclatantes, agrémentés de grelots, de deux protubérances dorsales, d’une collerette volumineuse et d’un chapeau orné de plumes. L’ensemble confère aux Chinels une silhouette immédiatement identifiable et contribue à leur rôle central dans le patrimoine festif fossois[31].

Les pèlerinage à baguettes
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Ce pèlerinage a lieu chaque premier dimanche de mai. Selon la tradition, on achète aux enfants des baguettes de coudrier pelées. Les participants les font bénir, puis effleurent la statue de Sainte-Brigitte qui se trouve dans la chapelle du même nom. La procession s’arrête à la chapelle, et les pèlerins font trois tours de l’autel, chacun marqué par un léger contact des baguettes avec la statue de Sainte-Brigitte[32].

Marche septennal Saint-Feuillen, marche Saint-Barthélemy et marche Saint-Remy
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Une 'marche' de l'Entre-Sambre-et-Meuse septennale, la « Saint-Feuillen », la plus grande marche folklorique de la Province de Namur, accueille plusieurs compagnies folkloriques namuroises. Elle commémore la fondation du monastère par saint Feuillen de Fosses, un moine irlandais, venu prêcher l'Évangile. Il mourut assassiné par des brigands le alors qu'il passait à Waudez, près de Nivelles, lors d'un voyage qui devait le mener à Lagny. Depuis, le saint patron de Fosses-la-Ville jouit d'un culte et d'une popularité grandissante. Ainsi, on a vu ériger une croix celtique juste à l'entrée de la collégiale et une petite chapelle construite exactement comme à l'époque de Feuillen fut construite tout près de la chapelle Sainte-Brigide, surplombant la vallée qui abrite la ville.

À Bambois, petit hameau de la ville, a lieu la marche Saint-Bietrumé, ou Barthélemy, chaque avant-dernier dimanche d’août[33].

À Névremont, hameau de la ville, a lieu la marche Saint-Remy qui se déroule chaque année le troisième dimanche de septembre[34].

Autres événements culturels

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Les plaques de rue sont doubles à Fosses : en français et en wallon.

Fosses-la-ville peut être mieux connue grâce à l'initiative d'organisations locales : visite du centre de la ville, visite de la collégiale, visite du site de la chapelle Sainte-Brigide, les « journées du patrimoine », le marché de Noël, Le cercle d'histoire, le lac de Bambois etc. Fosses-la-Ville possède une histoire passionnante quelle que soit l'époque étudiée : elle est encore aujourd'hui une commune vivante et représentative de la Wallonie, du folklore et de l'art de vivre wallon.

Fosses-la-Ville a la particularité d'avoir des plaques de rues bilingues français-wallon.

Enseignement

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L’enseignement à Fosses‑la‑Ville se caractérise par un réseau scolaire diversifié où coexistent établissements communaux, écoles spécialisées et implantations relevant de l’enseignement officiel. L’ensemble forme un paysage éducatif structuré autour d’une pédagogie active, d’un accompagnement individualisé et d’une ouverture culturelle et sportive. Les écoles communales mettent l’accent sur l’appropriation progressive des savoirs par la découverte, la création et la production, tout en respectant le rythme de chaque enfant. Elles collaborent étroitement avec des services spécialisés tels que le CPMS, l’IDEF ou les équipes mobiles pour soutenir les élèves en difficulté d’apprentissage. Les activités culturelles, sportives et scientifiques occupent une place importante, allant de l’éveil musical aux excursions pédagogiques, en passant par des cours de natation, de psychomotricité et l’usage généralisé des technologies numériques, notamment les tableaux interactifs dans les classes primaires[35]. L’enseignement communal comprend plusieurs implantations, dont celle d’Aisemont, qui développe une pédagogie par projets et des groupes verticaux favorisant l’autonomie et la responsabilité. L’école bénéficie d’infrastructures modernes, de classes modulables, d’une salle polyvalente, d’un préau aménagé et d’un cadre verdoyant propice au développement global de l’enfant. Les élèves y accèdent à des activités variées : culture musicale, sécurité routière, classes de dépaysement, journées sportives, psychomotricité et collaborations culturelles. L’équipe éducative est structurée autour d’un pouvoir organisateur communal, d’une direction unique pour plusieurs implantations et de maîtres spécialisés en langues, éducation physique, morale, religion et psychomotricité[36].

La cité scolaire Le Bosquet, située route de Bambois, propose un enseignement primaire spécialisé de types 1 et 8, destiné aux enfants présentant soit une déficience intellectuelle légère, soit des troubles spécifiques d’apprentissage. L’établissement dispose de vastes espaces extérieurs, d’une salle de sport, d’un préau et de dispositifs d’accompagnement tels que la logopédie. Il encourage également des pratiques pédagogiques innovantes comme « l’école du dehors », permettant d’aborder plusieurs matières en milieu naturel[37]. À Fosses‑la‑Ville se trouve également l’Athénée Royal Baudouin 1er, qui couvre les niveaux maternel, primaire et secondaire. L’école met en avant une pédagogie active et différenciée, des enseignants dynamiques, des activités culturelles et sportives, des classes de dépaysement et un équipement numérique complet incluant un ordinateur et un tableau interactif dans chaque classe. Les services proposés comprennent une garderie étendue, un restaurant scolaire et des cours d’anglais dès la cinquième primaire. Les infrastructures sont décrites comme spacieuses, lumineuses et adaptées aux besoins des élèves[38].

Économie

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L’économie de Fosses‑la‑Ville, se caractérise par un tissu entrepreneurial dense et diversifié malgré une population relativement modeste. Le territoire compte 3 414 entreprises pour un chiffre d’affaires total estimé à 147,5 millions d’euros, avec une médiane d’environ 67 100 € par entreprise, et un volume d’emploi avoisinant 2 655 postes[39]. Cette structure économique repose principalement sur un ensemble de petites et moyennes entreprises, souvent familiales, actives dans des secteurs traditionnels et de services. Le commerce de gros et de détail, incluant la réparation automobile, constitue le pilier économique local avec 429 entreprises, un chiffre d’affaires cumulé de 76,3 millions d’euros et environ 830 emplois, ce qui en fait le premier employeur de la commune[39]. Les services à la personne, la santé et l’action sociale occupent également une place importante, totalisant plus de 320 emplois. Le secteur de la construction, avec 165 entreprises, génère près de 8,9 millions d’euros de chiffre d’affaires et représente un segment dynamique lié à l’évolution démographique et immobilière[39].

L’économie locale se distingue aussi par une présence notable d’activités d’hébergement et de restauration (154 entreprises), témoignant du rôle touristique de Fosses‑la‑Ville, notamment autour de son patrimoine religieux et naturel. Les activités professionnelles, scientifiques et techniques, bien que plus modestes, contribuent à la diversification du tissu économique. Les secteurs industriels restent limités : seules 31 entreprises manufacturières sont recensées, pour un chiffre d’affaires d’environ 2,8 millions d’euros, confirmant le caractère essentiellement tertiaire de la commune[39]. Le marché immobilier local reflète cette dynamique modérée : le prix médian d’une maison atteint 195 000 €, en hausse de 15 % sur cinq ans, avec une fourchette centrale entre 135 000 € et 241 000 €[40]. Cette accessibilité immobilière soutient l’attractivité résidentielle de Fosses‑la‑Ville, dont la population communale s’établit à 10 436 habitants en 2025, après une croissance régulière depuis 2009[41]. Cette évolution démographique alimente la demande locale en services, commerces et infrastructures, consolidant un modèle économique équilibré, dominé par les PME, les activités commerciales et les services de proximité.

Les services de santé à Fosses‑la‑Ville, commune de la province de Namur, s’organisent autour d’un réseau de structures médicales et sociales de proximité qui assurent une prise en charge courante, préventive et spécialisée. Le Cabinet médical de La Rosière, situé chaussée de Namur, constitue l’un des pôles principaux de médecine générale, offrant des consultations quotidiennes et bénéficiant d’une fréquentation régulière attestée par ses évaluations publiques[42]. La commune accueille également des pratiques complémentaires, notamment le Centre pluridisciplinaire de Fosses‑la‑Ville, rue Delmotte‑Lemaître, qui propose des approches de médecine alternative et des suivis thérapeutiques diversifiés[43]. L’offre de soins s’étend aux services paramédicaux, comme les soins podologiques assurés par Les petits soins d’Alice dans le quartier du Bois des Mazuis[44], ainsi qu’aux prestations de soins à domicile, représentées par l’activité de Turri Emmanuelle, disponible en continu pour les patients nécessitant un accompagnement à leur résidence.

La commune dispose également de structures à vocation sociale et médico‑administrative. Le CPAS de Fosses‑la‑Ville, rue Donat Masson, joue un rôle essentiel dans l’accès aux soins pour les publics fragilisés, en assurant l’orientation, l’aide sociale et la coordination avec les services de santé locaux[45]. À proximité, l’administration communale héberge le service Population, qui contribue indirectement à la gestion des démarches liées à la santé, notamment via les documents officiels nécessaires aux prises en charge médicales[45]. L’ensemble forme un maillage sanitaire typique des communes semi‑rurales wallonnes, combinant cabinets médicaux, services spécialisés, soins à domicile et dispositifs sociaux, permettant aux habitants de Fosses‑la‑Ville de bénéficier d’une offre de soins complète et accessible.

Transports

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Les transports et les communications s’organisent autour d’un réseau routier et ferroviaire qui relie la ville aux pôles régionaux voisins, notamment Namur et Charleroi. La localité est traversée par des axes secondaires qui rejoignent rapidement la N90 et la N988, permettant une connexion fluide vers les centres urbains et les zones d’activités de la région. Le transport ferroviaire est assuré par la ligne reliant Namur à Charleroi, offrant des liaisons régulières pour les déplacements quotidiens et renforçant l’intégration de Fosses‑la‑Ville dans le bassin de mobilité wallon. Les services de bus complètent ce dispositif, desservant les villages environnants et assurant la continuité du transport public pour les habitants. La mobilité repose principalement sur les lignes TEC, dont les itinéraires 10, E86 et 150A assurent les liaisons quotidiennes vers Namur, Philippeville, Châtelineau et les villages de l’entité. Les arrêts centraux, tels que Fosses‑la‑Ville Quatre Bras ou Jeu de Balle, constituent les points de convergence du réseau, avec des premiers passages dès 5 h 53 et des derniers aux environs de 21 h 2 selon les lignes[46][47]. La commune est également desservie par une série d’arrêts périphériques Route de Bambois, Bambois église, Le Cheslong, Les Champiats qui structurent la mobilité locale et facilitent les déplacements vers les hameaux environnants[48][49].

Tourisme

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Le tourisme à Fosses-la-Ville s’articule autour d’un patrimoine historique profondément marqué par la tradition des Chinels et par la présence de l’abbaye de Saint-Feuillen, dont les vestiges demeurent un pôle d’intérêt majeur. La ville attire des visiteurs sensibles à la combinaison d’un héritage religieux ancien, d’un folklore vivant et d’un environnement naturel typique de la vallée de la Molignée. Le Syndicat d’Initiative, installé place de la Gare, constitue le principal point d’information pour les voyageurs et joue un rôle structurant dans la mise en valeur des attractions locales[50].

Les pèlerinages liés à Saint-Feuillen, les processions traditionnelles et les manifestations folkloriques rythment le calendrier touristique, offrant une immersion dans des pratiques culturelles séculaires. Le centre historique, avec ses édifices religieux et ses maisons anciennes, propose une déambulation où l’histoire locale se dévoile à travers l’architecture et les traces monastiques. La ville est également connue pour son carnaval, dont les Chinels constituent la figure emblématique, attirant chaque année un public régional et curieux de découvrir ce personnage masqué typique de Fosses-la-Ville. Le territoire communal offre par ailleurs un cadre naturel propice à la randonnée et aux activités de plein air. Les chemins balisés permettent d’explorer les paysages boisés, les vallons et les villages environnants, souvent intégrés dans des circuits touristiques plus larges reliant Mettet, la vallée de la Molignée ou les abords de l’abbaye de Maredsous. Cette dimension rurale complète l’offre culturelle en proposant un tourisme doux, apprécié des familles et des amateurs de nature. L’activité touristique repose enfin sur une dynamique associative et culturelle active, qui organise expositions, visites guidées et événements thématiques. Fosses-la-Ville se présente ainsi comme une destination à taille humaine, où le patrimoine, le folklore et la nature se conjuguent pour offrir une expérience authentique et enracinée dans l’histoire locale.

Sports et vie associative

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Le sport à Fosses‑la‑Ville s’articule autour d’un ensemble d’infrastructures communales, de clubs locaux et de sites de plein air qui structurent la pratique physique dans cette commune de la province de Namur. Le Centre sportif de l’Entité de Fosses‑la‑Ville, situé chaussée de Namur à Sart‑Saint‑Laurent, constitue l’un des pôles majeurs : il accueille des disciplines variées telles que le volley, le mini‑foot ou les sports de défense, même si un nouveau hall sportif a remplacer l’infrastructure actuelle depuis 2025[51]. La salle Michel Dargent, rue Grande à Le Roux, complète cette offre en hébergeant volley, boxe et karaté, tout en étant utilisée par l’école communale et divers clubs sportifs[51]. À ces équipements indoor s’ajoutent des espaces extérieurs comme l’Espace Tannerie, doté de modules de jeux, d’un mini‑terrain de foot et d’un espace couvert de basket, ainsi que la piste Vie du Bois de Sainte‑Brigide, dédiée au renforcement physique et aux parcours de défi en pleine nature[52]. La commune abrite plusieurs clubs structurants. Le TC Fosses, route de Mettet, est un club de tennis bien implanté, apprécié pour la qualité de ses installations et de son encadrement, comme l’indiquent les évaluations publiques[53]. Le football occupe une place traditionnelle avec l’Union Royale Namur FLV, rue de l’Abattoir, qui représente Fosses‑la‑Ville dans les compétitions régionales . La commune et ses villages voisins comptent également un tissu dynamique de clubs de futsal, de karaté, de judo ou de gymnastique, recensés par les plateformes d’activités locales, témoignant d’une diversité sportive notable dans l’entité et ses environs immédiats[54].

La pratique sportive s’étend aussi aux activités de plein air. Le Lac de Bambois, site naturel majeur, propose baignade estivale, marche, course à pied et loisirs aquatiques, constituant un espace privilégié pour une pratique sportive informelle et familiale[53]. D’autres sites comme l’étang des Forges, le RAVeL ou les parcours forestiers renforcent cette dimension outdoor. Le Footing Club Fosses, basé à Franière, illustre l’importance de la course à pied dans la région et le dynamisme des clubs de jogging locaux[55]. L’ensemble de ces infrastructures, clubs et espaces naturels compose un paysage sportif varié, où coexistent sports traditionnels, pratiques de plein air et activités de remise en forme. Cette organisation est soutenue par le Service des Sports communal, chargé de coordonner les infrastructures, d’accompagner les clubs et de promouvoir les valeurs éducatives et sociales du sport, dans le cadre notamment des politiques régionales de diversité et d’inclusion[56].

Vie associative

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La vie associative à Fosses‑la‑Ville se structure autour d’un ensemble d’organisations culturelles, sociales et communautaires qui jouent un rôle central dans l’animation locale et la cohésion sociale. Le Centre culturel de l’Entité Fossoise, installé rue Donat Masson, constitue l’un des pôles majeurs : il organise des activités artistiques, des ateliers, des événements publics et des initiatives citoyennes, comme l’indique son statut de maison de la culture et sa fréquentation attestée par les avis disponibles[57]. À la même adresse, le CPAS de Fosses‑la‑Ville participe à la vie associative par son action sociale, ses services de proximité et son soutien aux publics fragilisés, ce qui en fait un acteur structurant du tissu communautaire . Les associations traditionnelles occupent également une place importante. La Société Royale “Les Chinels de Fosses‑la‑Ville”, basée chaussée de Charleroi, perpétue une tradition folklorique emblématique de la commune et témoigne de l’ancrage culturel local, comme le montrent les informations publiques sur cette ASBL[58]. D’autres organisations, telles que l’Agence Locale pour l’Emploi (ALE), rue Saint‑Roch, contribuent à la dynamique associative en facilitant les services de proximité, l’engagement citoyen et les activités de soutien à l’emploi[59].

La vie associative fossoise comprend aussi des initiatives solidaires et communautaires. L’ASBL “Que Val’se les étoiles”, située chaussée de Charleroi, illustre l’engagement bénévole dans l’accompagnement social et l’organisation d’activités de soutien aux familles et aux personnes en difficulté. Le Totem, rue de Burnot, complète cet ensemble par des services sociaux destinés à renforcer l’inclusion et l’entraide au sein de la commune[60]. Enfin, des structures plus informelles ou orientées vers la convivialité, comme le Club Fosses, participent à la vitalité associative en proposant des activités locales et des espaces de rencontre . L’ensemble de ces organisations compose un paysage associatif diversifié, où se mêlent culture, solidarité, traditions et initiatives citoyennes, reflétant le dynamisme communautaire de Fosses‑la‑Ville.

Personnalités

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Notes et références

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  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
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Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, t. 1, 2 et 3 : Province de Namur, Arrondissement de Namur, Liège, Éditions Solédi, 1975-1983, 835 p. (ISBN 2-8021-0008-4)
  • Jules Borgnet, Cartulaire de la commune de Fosses, recueilli & annoté, Namur : typo. Ad. de Wesmael fils
  • Stéphanie Denoël, Le patrimoine de Fosses-la-Ville, Agence Wallonne du patrimoine, coll. « Carnets du patrimoine » (no 58), , 32 p. (ISBN 978-2-930466-71-2)
  • J. Romain, Fosse-la-Ville en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, , 38 p.

Liens externes

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