Francesco Arcà
Francesco Arcà, né le à Palmi et mort à Rome, est un avocat, journaliste et homme politique socialiste italien, proche du syndicalisme révolutionnaire.
| Député XXIVe législature du royaume d'Italie | |
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Il Divenire Sociale |
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Biographie
modifierPremières années
modifierNé dans une riche famille de propriétaires terriens à Anoia (Regio de Calabre), fils de Rocco et Elisa Tessitore, il vécut jusqu'à l'adolescence entre Anoia et Palmi, puis s'installa à Reggio de Calabre où il fréquenta le lycée classique Campanella. Il s'inscrivit ensuite à la faculté de droit de l'université de Palerme, dont il sortit diplômé avec mention en 1901, avec un mémoire de droit administratif[1]. Prêt à exerçer le droit, il commence son métier en Calabre et à Naples où il s'engagea au sein du Parti socialiste italien, auquel il adhéra début 1903. L'année suivante, il fut élu conseiller provincial de la circonscription de Cinquefrondi. Parallèlement, il commença à collaborer au quotidien socialiste Avanti! et à l'hebdomadaire de Reggio de Calabre La Luce, et devint président de l'Unione cooperativa di mutual soccorso[1].
Outre son activité journalistique, Francesco Arcà mena de nombreuses recherches sur le droit du travail et syndical, travaux attirèrent l'attention de Vittorio Emanuele Orlando, récemment nommé titulaire de la chaire de droit administratif à l'université Sapienza, qui l'invita à collaborer au Traité de droit administratif qu'il projetait et lui confia la rédaction des volumes consacrés à « l'assurance sociale » et aux « services publics »[1].
Rapprochement avec le syndicalisme révolutionnaire
modifierEn 1906, après avoir démissionné de son poste de conseiller provincial, il s'installa définitivement à Rome et participa, avec Enrico Leone et Paolo Mantica, à la fondation de la revue Il Divenire sociale, dont il intégra le comité de rédaction. Il y rencontra Arturo Labriola, Michele Bianchi, Roberto Taverniti. C'est à ce moment qu'il rompit avec le socialisme officiel et qu'il se rapprocha des positions des syndicalistes révolutionnaires et du socialisme maximaliste de Mussolini[1]. Cette transition est visible notamment dans les titres de ses articles publiés dans Il Divenire sociale comme « Crisi socialista e sindicalismo ». Partageant l'approche d'Alceste De Ambris concernant la grève agricole de 1908, il défendit la légitimité de la « grève révolutionnaire », positions louées par Georges Sorel et Vilfredo Pareto. Par la suite, il fonde avec Roberto Taverniti la revue Terra nostra et publia en 1912 l'essai « La menzogna democratica ed il Socialismo »[1].

Entrée au Parlement comme député socialiste
modifierMalgré ses positions critiques envers le PSI, les sections du parti de la province de Reggio de Calabre acceptèrent de soutenir sa candidature, ainsi qu'une grande partie de la bourgeoisie foncière et des professions libérales, dans la circonscription de Cittanova contre le député sortant, Giovanni Alessio, partisan de Giovanni Giolitti. Après une campagne très dure, Francesco Arcà est élu le comme député socialiste dès le premier tour (il était alors le seul député socialiste de Calabre)[1]. Au Parlement, il se rallia au groupe des « Socialistes indépendants », dirigé par Arturo Labriola, se prononça favorable à l'intervention libyenne[2], s'opposa aux politiques économiques des gouvernements Giolitti et Salandra, il participa à la formation du groupe parlementaire calabrais, et se montra un défenseur des minorités nationales juives et arméniennes[1].
Première guerre mondiale et mort prématurée
modifierVolontaire dès les premiers mois de la Première Guerre mondiale, il revint au Parlement en 1916 et participa à la fondation du premier groupe parlementaire, dont il devint secrétaire. En , il rejoignit le comité de promotion qui mena à la création de l'Union socialiste italienne puis rejoignit, en , le groupe parlementaire des socialistes autonomes, dirigé par Leonida Bissolati et Ivanoe Bonomi mais ne soutint pas la proposition de créer un large groupe hétéroclite, qui aurait réuni plus d'une centaine de députés, réformistes, radicaux et combattants, « jugeant ce regroupement totalement étranger au socialisme ». En , il publia une lettre annonçant son refus de se présenter aux élections législatives (il propose des conditions minimales que le Parti socialiste refusa)[1].
Atteint de la grippe espagnole, il mourut subitement à Rome à l'âge de 41 ans.
Publications
modifier- L'esercizio della telefonia nella scienza e nella legislazione italiana, Tip. D'Andrea, Reggio Calabria 1899.
- La municipalizzazione del servizio telefonico urbano, Ed. Foro delle Puglie, Trani, 1900.
- La Legge sul lavoro, Mongini Editore, Roma 1903.
- La prescrizione dei premi nei prestiti pubblici, Tip. Morello, Reggio Calabria 1904.
- Le concessioni amministrative ed i contratti pei pubblici servizi, Tip. Siclari, Reggio Calabria 1906.
- Questioni amministrative, Tip. Morello, Reggio Calabria 1906.
- Calabria vera - Appunti statistici ed economici sulla provincia di Reggio Calabria, Tip. Morello, Reggio Calabria 1906.
- La menzogna democratica ed il Sindacalismo, Tip. Dal Campidoglio Jori & C, Roma 1913.
- Come combattono i nostri soldati, Tip. Editrice Nazionale, Roma 1916.
- La Legislazione sociale, in Primo Trattato completo di Diritto Amministrativo, diretto da Vittorio Emanuele Orlando, vol. VI, Società Editrice Libraria, Milano 1920.
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Dizionario Biografico della Calabria Contemporanea : Arcà, Francesco », sur Institut calabrais d'histoire de l'antifascisme et de l'Italie contemporaine (consulté le )
- ↑ « L'impresa libica e il socialismo in un discorso parlamentare del deputato Francesco Arcà », Scintilla giudiziaria, settimanale, illustrata, (lire en ligne)
Bibliographie
modifier- Franco Andreucci e Tommaso Detti, Dizionario biografico del movimento operaio italiano, vol. I, Editori Riuniti, Roma 1975, ad nomen.
- Gaetano Cingari, Storia della Calabria dall'Unità ad oggi, Laterza, Bari 1983.
- Gaetano Cingari, Il Partito Socialista nel reggino (1888-1908), Laruffa Editore, Reggio Calabria 1990.
- Pasquale Bellantone Francesco Arcà . Un borghese che lottò per i diritti dei lavoratori, Tauroprint, Anoia 2001.
- Antonio Orlando, Il collegio elettorale del mandamento di Cittanova (1861-1919), in Un Paese del sud- Atti convegno del 7 dicembre 2000 - Istituto "Ugo Arcuri" per la Storia dell'antifascismo e nella provincia di Reggio Calabria, Villa San Giovanni 2005.
- Antonio Orlando, Un deputato in trincea. Francesco Arcà dal Sindacalismo rivoluzionario all'interventismo combattente (1913-1916), in Pantaleone Sergi (a cura di), La Calabria dall'Unità al secondo dopoguerra. Liber amicorum in ricordo di Pietro Borzomati, Deputazione di Storia Patria per la Calabria, Reggio Calabria 2015.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :