Francisation
La francisation désigne le processus par lequel l'usage de la langue française se développe ou se généralise au sein d'une population, d'un territoire, d'une institution ou d'un groupe social[1],[2]. Elle peut concerner l'adoption du français comme langue maternelle, langue seconde, langue véhiculaire, langue d'enseignement, langue de travail ou langue de communication. Elle peut résulter de dynamiques démographiques et sociales, de la scolarisation, des migrations, de politiques linguistiques ou de choix individuels et collectifs.

La francisation ne se confond pas avec la francophonie, qui désigne l'ensemble des personnes et des espaces faisant usage du français, ni avec la Francophonie institutionnelle. Au XXIe siècle, la diffusion du français se déroule principalement dans des sociétés plurilingues, où son usage peut coexister avec plusieurs autres langues. L'Organisation internationale de la francophonie définit ainsi comme francophone toute personne capable de communiquer en français, à l'oral ou à l'écrit, indépendamment du fait que le français constitue ou non sa langue maternelle[3].
Le terme francisation possède également d'autres acceptions. En linguistique, il peut désigner l'adaptation à la langue française d'un mot, d'un nom propre ou de sa prononciation[4]. Des noms ont ainsi été francisés au cours de l'histoire, par exemple Schlettstàdt en Sélestat, Van de Walle en De Gaulle[5] ou Winchester en Bicêtre[6]. En droit maritime français, la francisation désigne également historiquement l'acte conférant à un navire le droit de battre pavillon français[1].
Dans le monde
modifier
- Langue maternelle (créoles inclus)
- Langue officielle
- langue administrative, d'enseignement et de travail
- langue importante, seconde et/ou de culture
Le français connaît depuis le début du XXIe siècle une forte augmentation du nombre de ses locuteurs. Selon la méthode de dénombrement utilisée par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) pour établir des comparaisons dans le temps, le nombre estimé de francophones est passé de 220 millions en 2010 à environ 348 millions en 2025, soit une augmentation d'environ 58 % en quinze ans[7]. Cette évolution résulte à la fois d'une progression de l'usage du français et d'une amélioration des données disponibles et des méthodes de dénombrement[7].
Pour l'année 2025, l'Observatoire de la langue française introduit une seconde méthode de calcul, prenant notamment en compte les enfants déjà alphabétisés en français dans les pays du Sud où celui-ci est langue officielle, co-officielle ou langue d'enseignement. Cette méthode porte l'estimation mondiale à 396 millions de francophones[8]. Sur cette base, le français est classé au 4e rang des langues les plus parlées dans le monde en considérant conjointement locuteurs de langue maternelle et de langue seconde, derrière l'anglais, le mandarin et l'espagnol[9].
La croissance contemporaine est principalement portée par l'Afrique. Avec la nouvelle méthode de dénombrement, environ 65 % des francophones résident sur le continent africain. Dans plusieurs pays, la progression du nombre de francophones est supérieure à celle de la population totale. En Côte d'Ivoire, leur nombre est estimé à 7,4 millions en 2010 et 17,1 millions en 2025, soit une augmentation de 131 %, tandis que la population totale du pays augmente de 52 % sur la même période. En République démocratique du Congo, le nombre estimé de francophones passe d'environ 31 millions en 2010 à 68 millions en 2025, soit une progression de 119 %[10].
Cette évolution démographique s'accompagne d'une extension ou d'un renforcement de l'enseignement du français dans plusieurs régions du monde. Ces situations sont cependant de nature différente : selon les pays, il peut s'agir d'une augmentation mesurée du nombre de francophones, d'une croissance des effectifs scolaires, de l'introduction du français dans de nouveaux établissements ou de politiques publiques destinées à développer son enseignement. Elles sont détaillées ci-dessous en distinguant ces différents indicateurs.
Croissance du nombre de francophones
modifierLes estimations disponibles montrent une augmentation importante du nombre de personnes capables d'utiliser le français depuis la fin du XXe siècle. En 1986, un rapport du Sénat français reprenant les estimations disponibles à l'époque évoquait environ 106 millions de personnes ayant le français comme langue maternelle ou seconde, auxquelles étaient distinguées environ 100 millions de personnes qualifiées alors de « francisants »[11]. Ces anciennes évaluations reposant sur des définitions et des méthodes différentes, elles ne sont toutefois pas directement comparables aux statistiques contemporaines.
Depuis 2010, l'Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone (ODSEF) et l'OIF publient une série plus homogène. Selon cette méthode, appelée « méthode 1 » dans le rapport de 2026, le nombre estimé de francophones est passé de 220 millions en 2010 à 274 millions en 2014, 300 millions en 2019, 321 millions en 2022 et 348 millions en 2025[7]. À méthode comparable, l'estimation augmente donc d'environ 58 % entre 2010 et 2025, soit près de 128 millions de francophones supplémentaires.
| Année | Nombre estimé | Méthode |
|---|---|---|
| 2010 | 220 millions | Méthode 1 (ODSEF) |
| 2014 | 274 millions | |
| 2019 | 300 millions | |
| 2022 | 321 millions | |
| 2025 | 348 millions | |
| 2025 | 396 millions | Méthode 2 (OLF) |
Le rapport de 2026 souligne néanmoins que cette évolution ne peut pas être interprétée intégralement comme l'acquisition nouvelle du français par 128 millions de personnes. Une partie de l'augmentation résulte de l'amélioration des outils statistiques et de l'intégration progressive de populations auparavant mal documentées. Le passage de 220 millions en 2010 à 274 millions en 2014 s'explique notamment en grande partie par l'utilisation des enquêtes d'Eurostat permettant de mieux estimer les populations francophones des pays européens. Les éditions suivantes ont de même intégré de nouvelles données de recensement concernant notamment la Russie et les États-Unis ; l'amélioration des données a également conduit à revoir certaines estimations à la baisse[7].
Pour 2025, l'Observatoire de la langue française introduit une seconde méthode, dite « méthode 2 ». Dans les 30 pays du Sud où le français est langue officielle, co-officielle ou langue d'enseignement, celle-ci ajoute notamment les enfants de 6 à 9 ans déjà alphabétisés en français aux populations prises en compte par la méthode antérieure. Ces 30 pays regroupent ainsi environ 258 millions de francophones et l'application de la nouvelle méthode à l'ensemble du monde porte l'estimation à 396 millions[8].
Au-delà de l'amélioration statistique, plusieurs pays connaissent également une augmentation du nombre de francophones plus rapide que leur croissance démographique. En Côte d'Ivoire, le rapport estime que leur nombre est passé de 7,4 millions en 2010 à 17,1 millions en 2025, soit une augmentation de 131 %, tandis que la population totale du pays augmentait de 52 %. En République démocratique du Congo, le nombre estimé de francophones est passé d'environ 31 millions en 2010 à 68 millions en 2025, soit une progression de 119 %[10].
Les enquêtes menées dans douze grandes villes africaines montrent également une évolution des compétences linguistiques. Dans les échantillons interrogés à Abidjan, Alger, Bamako, Brazzaville, Casablanca, Dakar, Douala, Kinshasa, Libreville, Ouagadougou, Nouakchott et Tunis, le taux moyen déclaré de maîtrise des quatre compétences étudiées — expression orale, compréhension orale, lecture et écriture — est passé d'environ 61 % en 2015 à 69 % en 2024[12]. Les évolutions demeurent cependant contrastées selon les villes : le rapport constate notamment des progressions à Casablanca, Douala et Libreville, mais des diminutions dans certains indicateurs à Abidjan, Kinshasa ou Tunis[12].
Déplacement du centre démographique vers l'Afrique
modifierLa croissance contemporaine de la population francophone s'accompagne d'un déplacement de son centre démographique de l'Europe vers l'Afrique. Avec la nouvelle méthode de dénombrement utilisée en 2025, environ 65 % des 396 millions de francophones recensés par l'OIF vivent en Afrique[13].
Avec la méthode 1, utilisée pour établir les comparaisons démographiques et les projections, l'Afrique regroupe en 2025 environ 180,1 millions des 347,7 millions de francophones recensés, soit 51,8 % du total. L'Europe en rassemble 40,8 %, les Amériques 5,6 % et l'Asie-Océanie 1,8 %[14].
Cette évolution est liée à la combinaison de la forte croissance démographique africaine, de l'urbanisation et surtout de la scolarisation. Dans de nombreux États africains plurilingues, le français est utilisé comme langue d'enseignement et comme langue véhiculaire entre des populations ayant des langues maternelles différentes. L'OIF considère ainsi l'école comme l'un des principaux déterminants de la diffusion future du français[15].
Dans tous les scénarios démographiques étudiés par l'ODSEF, la part de l'Afrique dans la population francophone continue d'augmenter. Dans le scénario où les taux de francophonie de 2025 demeurent constants, elle passerait de 51,8 % en 2025 à 63,4 % en 2050 et 70 % en 2070. Dans le scénario reposant sur d'importants investissements éducatifs en Afrique subsaharienne, cette proportion pourrait atteindre 73,5 % en 2050 et 79,2 % en 2070[14].
L'OIF considère ainsi que, quels que soient les scénarios retenus, l'Afrique devrait devenir durablement le principal centre démographique de la francophonie mondiale[14].
Projections démographiques
modifierL'édition 2026 de La Langue française dans le monde propose quatre scénarios jusqu'en 2070. Contrairement à certaines projections antérieures fondées essentiellement sur la croissance démographique des pays francophones, ces scénarios distinguent l'effet de la démographie de celui de l'évolution de la scolarisation et des politiques éducatives[16].
Le scénario de référence (S1) maintient constants les taux de francophonie estimés en 2025 et mesure donc essentiellement l'effet de la croissance démographique. Il conduirait à environ 466,7 millions de francophones en 2050 et 557 millions en 2070. La seule évolution démographique ajouterait ainsi environ 119 millions de francophones entre 2025 et 2050[16].
Le scénario S2 envisage une diminution de moitié des taux de francophonie dans les pays où le français n'est ni langue officielle ni langue de travail. Malgré cette hypothèse de recul, le nombre total de francophones continuerait d'augmenter sous l'effet démographique, atteignant environ 406,6 millions en 2050 et 497,6 millions en 2070[16].
Les scénarios S3 et S4 reposent au contraire sur une amélioration de la scolarisation dans dix-huit pays d'Afrique subsaharienne où l'enseignement primaire, secondaire ou universitaire est assuré entièrement ou principalement en français. Le scénario S3 suppose un redressement de la scolarisation, tandis que le scénario S4 suppose des investissements éducatifs suffisamment importants pour entraîner une hausse pouvant atteindre 75 % des taux de francophonie concernés[16].
| Scénario | 2025 | 2050 | 2070 | Part de l'Afrique en 2050 | Part de l'Afrique en 2070 |
|---|---|---|---|---|---|
| S1 — Maintien des taux de francophonie de 2025 | 347,7 millions | 466,7 millions |
557,0 millions |
63,4 % | 70,0 % |
| S2 — Recul du français hors des pays où il est langue officielle ou de travail | 347,7 millions | 406,6 millions |
497,6 millions |
66,4 % | 72,9 % |
| S3 — Redressement de la scolarisation en Afrique subsaharienne | 347,7 millions | 586,1 millions |
721,4 millions |
70,9 % | 76,8 % |
| S4 — Investissements importants dans l'éducation en Afrique subsaharienne | 347,7 millions | 644,3 millions |
801,6 millions |
73,5 % | 79,2 % |
Dans les quatre scénarios, le nombre absolu de francophones est donc supérieur en 2050 et en 2070 à celui de 2025. L'écart entre les scénarios montre toutefois que la démographie seule ne détermine pas l'avenir du français. Dans le scénario S3, le nombre de francophones atteint déjà 586,1 millions en 2050, soit davantage que les 557 millions obtenus seulement en 2070 dans le scénario de référence. Le scénario S4 conduirait à plus de 800 millions de francophones en 2070[16].
L'OIF précise cependant que la réalisation des scénarios S3 et S4 dépend d'investissements durables dans les systèmes éducatifs africains, de la formation des enseignants et du maintien d'un enseignement de qualité[16].
Enseignement et transmission
modifierL'enseignement constitue l'un des principaux vecteurs de diffusion du français. Selon l'Organisation internationale de la francophonie, le français est en 2026 la deuxième langue la plus apprise dans le monde après l'anglais. Il est enseigné sur tous les continents comme langue maternelle, langue seconde, langue de scolarisation ou langue étrangère[17].
En 2023-2024, environ 170 millions d'élèves et d'étudiants reçoivent un enseignement en français dans des contextes de français langue maternelle ou seconde. Le français remplit cette fonction dans 36 pays. À ces effectifs s'ajoutent environ 51 millions de personnes qui apprennent le français comme langue étrangère dans le monde[18].
L'enseignement primaire constitue, selon l'OIF, le principal foyer de progression du français. Cette évolution est particulièrement marquée au Niger, au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Mali et en République démocratique du Congo, où les taux de scolarisation ont fortement augmenté depuis 2010 dans des systèmes utilisant le français comme langue d'enseignement[18]. Près de 70 % des élèves recevant un enseignement en français se trouvent désormais en Afrique subsaharienne et dans l'océan Indien[17].
| Région | Préscolaire | Primaire | Secondaire | Supérieur | Total |
|---|---|---|---|---|---|
| Afrique du Nord et Moyen-Orient | 1 850 308 | 12 594 065 | 13 528 102 | 3 890 964 | 31 863 439 |
| Afrique subsaharienne et océan Indien | 7 090 000 | 75 110 000 | 27 650 000 | 2 150 000 | 112 000 000 |
| Europe de l'Ouest et Canada francophone | 2 580 143 | 6 060 181 | 6 869 962 | 4 060 037 | 19 570 323 |
| Total | 11 520 451 | 93 764 246 | 48 048 064 | 10 101 001 | 163 433 762 |
Dans les trois grandes régions étudiées en détail par l'OIF, l'Afrique subsaharienne et l'océan Indien regroupent ainsi 112 millions d'élèves et d'étudiants de et en français, contre 31,9 millions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient et 19,6 millions en Europe de l'Ouest et au Canada francophone. Le primaire constitue de loin le niveau le plus important en Afrique subsaharienne et dans l'océan Indien, avec environ 75,1 millions d'élèves[19].
La diffusion du français s'appuie également sur plusieurs réseaux éducatifs internationaux. En 2025, les centres de langues des Instituts français et des Alliances françaises enregistrent environ 912 000 inscriptions à l'étranger[20]. Le réseau des Alliances françaises compte 824 Alliances et plus de 160 annexes dans 138 pays. Les 756 Alliances ayant répondu à l'enquête de 2024 déclarent 418 000 apprenants de français ; leur nombre augmente de 1 % par rapport à 2023, tandis que les effectifs des cours destinés aux entreprises et aux institutions progressent de près de 10 %[21].
Le réseau d'enseignement français à l'étranger connaît également une extension. En 2024, il comprend 600 établissements homologués, soit 20 de plus qu'en 2023, accueillant 397 766 élèves dans 138 pays, contre environ 392 000 élèves en 2023. Parmi eux, 227 663 sont des élèves étrangers ressortissants du pays d'accueil, contre 199 680 en 2019[20]. À ce réseau s'ajoutent, en 2025, 778 établissements ou filières bilingues bénéficiant du LabelFrancÉducation dans 66 pays[20].
La progression est également visible dans les certifications linguistiques. En 2024, près de 758 497 candidats se sont présentés aux certifications gérées par France Éducation international, dont 500 905 au DELF ou au DALF et 257 592 au TCF. Le rapport de l'OIF relève parallèlement une progression de 8,5 % de l'activité de certification au sein du réseau mondial des Alliances françaises en 2024, dépassant les niveaux antérieurs à la pandémie de Covid-19[22].
La croissance des effectifs scolaires entraîne cependant des difficultés de recrutement et de formation des enseignants, particulièrement en Afrique subsaharienne. L'OIF estime à environ 7 millions le nombre d'enseignants de et en français dans le monde. Dans les trois grandes régions pour lesquelles elle fournit des données détaillées, 6 387 997 enseignants encadrent plus de 163 millions d'élèves et d'étudiants[23]. L'OIF souligne que la massification de la scolarisation dans les pays du Sud accroît rapidement les besoins en enseignants et pose des difficultés de qualification et de formation[23].
Poids économique et numérique
modifierL'OIF présente en 2026 le français comme la 3e langue de l'économie et des affaires à l'échelle mondiale[24]. Le rapport souligne notamment l'existence d'un espace économique constitué des États et gouvernements membres de l'organisation. Selon les données utilisées par l'OIF, cet ensemble représente 16,5 % du produit intérieur brut mondial, environ 20 % du commerce mondial de marchandises et 14 % des réserves mondiales de ressources minières et énergétiques[25]. Ces proportions portent sur l'ensemble des économies des États membres de l'OIF et ne signifient pas que l'ensemble de leurs activités économiques est réalisé en français.
L'usage professionnel du français est particulièrement important dans plusieurs grandes villes africaines. Dans les enquêtes urbaines présentées par le rapport, 54 % des personnes interrogées déclarent utiliser le français dans leur activité professionnelle, dont 40 % comme langue principale et 14 % comme langue secondaire[26].
Une enquête menée au début de 2025 auprès de 6 882 personnes actives ou étudiantes dans sept capitales africaines indique que 81 % des répondants considèrent la maîtrise du français comme une plus-value pour l'insertion professionnelle. Cette proportion atteint 86 % parmi les étudiants interrogés concernant leur future recherche d'emploi. Parmi les personnes déjà actives, 76 % déclarent que le français a constitué une aide dans l'obtention de leur emploi actuel[26].
Parmi les personnes participant à des processus de recrutement dans ces enquêtes, environ quatre sur cinq considèrent la maîtrise du français comme un critère de sélection et environ une sur cinq comme un critère indispensable. La proportion atteint 97 % parmi les recruteurs interrogés en Côte d'Ivoire, contre 63 % au Mali[26].
Le français occupe également une place importante dans l'environnement numérique. L'OIF le classe en 2026 comme la 4e langue présente sur Internet[24]. Selon l'indicateur de cybergéographie utilisé dans le rapport, les contenus en français représentent environ 3,5 % des contenus étudiés sur le Web, plaçant le français dans un groupe comprenant également l'arabe, l'hindi, le portugais et le russe derrière l'anglais, le chinois et l'espagnol[27].
La situation est particulièrement notable sur la Toile africaine. Une étude portant sur 35 pays reprise par le rapport compare la proportion de sites web disponibles en français à la proportion de locuteurs du français dans ces pays. La moyenne pondérée de l'indicateur obtenu est de 3,5, ce qui signifie que la présence relative de sites en français est environ trois fois et demie supérieure à la part des locuteurs francophones dans cet échantillon. Les moyennes pondérées des sites en français et en anglais y sont respectivement de 46,5 % et 34,5 %[27]. Ces données mesurent la langue des sites observés et non la part du trafic Internet réalisée dans chaque langue.
Dans l'écosystème Wikimedia, le classement présenté dans le rapport à partir de la présence moyenne des langues dans les différentes applications situe le français au 3e rang avec environ 8 % des entrées étudiées, derrière l'anglais et l'allemand[27].
Le développement de l'intelligence artificielle, de la traduction automatique et de la production de contenus numériques constitue désormais un enjeu important pour l'évolution du français. L'OIF souligne que sa croissance démographique, particulièrement en Afrique, pourrait accroître sa présence numérique, mais que cette évolution dépendra de la connectivité, de la création de contenus, de la représentation des différentes variétés du français dans les corpus numériques et de la capacité des sociétés francophones à produire des ressources scientifiques, culturelles et technologiques en français[28].
Extension récente hors des principaux foyers francophones
modifierLa diffusion récente du français ne repose pas uniquement sur la croissance démographique des pays où il est déjà largement utilisé. Depuis les années 2010, plusieurs États où le français n'est pas la langue principale ont étendu son enseignement, tandis que certains systèmes d'immersion connaissent une augmentation de leurs effectifs. Ces évolutions ne mesurent pas toutes le nombre de francophones selon la même définition : elles renseignent plutôt sur l'élargissement de l'apprentissage et de la transmission du français.
| Territoire | Évolution observée | Période |
|---|---|---|
| Canada hors Québec | Les effectifs des programmes d'immersion française passent de 341 694 à 477 102 élèves, soit une hausse de 39,6 % |
2010-2011 à 2023-2024[29] |
| Inde | Les effectifs des Alliances françaises passent de 23 391 à 34 329 |
2012 à 2025[30] |
| Louisiane | Les programmes d'immersion française passent de 3 416 élèves en 2010-2011 à plus de 5 500 au milieu des années 2020 |
2010-2011 aux années 2020[31],[32] |
| Émirats arabes unis | Près de 20 000 élèves apprennent le français dans les écoles publiques ; le réseau scolaire français compte plus de 13 500 élèves, en hausse de 6,5 % |
2026[33] |
| Angola | Introduction progressive du français en 5e et 6e classes dans des établissements sélectionnés de toutes les provinces | à partir de 2024-2025[34] |
| Rwanda | Réintroduction du français comme matière obligatoire, puis adoption d'un plan national couvrant tous les niveaux du système éducatif | 2016-2028[35] |
| Chili | Réintroduction du français dans cinq lycées publics, puis lancement d'un nouveau programme dans six établissements publics | 2021-2026[36],[37] |
Afrique
modifierAngola
modifierEn Angola, pays lusophone entouré au nord et à l'est par deux États largement francophones, la République démocratique du Congo et la République du Congo, l'enseignement du français fait l'objet d'une extension depuis le milieu des années 2020. L'Organisation internationale de la francophonie relève plus généralement une progression du français comme langue étrangère dans les pays lusophones d'Afrique, dont l'Angola, notamment dans l'enseignement secondaire et supérieur[38].
Une réforme du programme de l'enseignement primaire angolais introduit parallèlement le français à un âge plus précoce. Le nouveau modèle curriculaire des 5e et 6e classes, expérimenté à partir de l'année scolaire 2024-2025, prévoit l'insertion progressive du français dans les établissements sélectionnés de l'ensemble des provinces du pays. Lors de la première année d'expérimentation, le français est introduit dans toutes les classes de 5e des écoles retenues ; le dispositif doit ensuite être étendu à la 6e classe[39]. Le décret fixe comme résultat attendu l'inclusion du français dans toutes les classes de 5e et 6e des établissements sélectionnés dans toutes les provinces[39].
Cette réforme s'inscrit dans une politique plus large visant à développer dans le système éducatif angolais les principales langues de communication internationale, avec une priorité accordée à l'anglais et au français[39]. Les autorités angolaises justifient notamment le choix du français par les longues frontières communes avec la République démocratique du Congo et la République du Congo, par la participation de l'Angola à des organisations régionales utilisant le français, comme la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, ainsi que par la coopération éducative avec la France[39].
La mise en œuvre s'accompagne de la formation d'enseignants et de la production de matériels pédagogiques. Le décret indique que la coopération française a contribué à l'élaboration des ressources destinées aux 5e et 6e classes ainsi qu'à la formation des enseignants et des superviseurs pédagogiques de français[39]. Le Bureau d'études de la langue française en Angola (BELFA), rattaché à l'Institut national de formation des cadres de l'éducation, assure par ailleurs la formation continue des enseignants de français, la promotion de la langue dans les établissements scolaires et le suivi de l'introduction des nouveaux programmes dans l'enseignement primaire[40].
Bénin
modifierLe Bénin connait, depuis les années 1990, une forte francisation, passant de 23 % de francophones (sachant lire et écrire) en 1992 à 34 % (
) ; en 2002, la capitale économique Cotonou est, quant à elle, passée de 35 % de francophones (sachant lire et écrire) en 1992 à 50 % (
) en 2002. Le taux de francophonie évolue donc d'environ 11,2 points tous les dix ans. Si cette tendance se maintient, la population béninoise sera entièrement francophone d'ici 2060[41].
Burkina Faso
modifierLa progression de la maîtrise de la langue française au Burkina Faso se produit à grande vitesse ; les Burkinabés déclarant avoir le français comme première langue couramment parlée sont passés de 20 947 en 1985 à 49 647 en 1996 (+137 %
) puis à 151 184 en 2006 (+205 %
)[42].
Quant aux francophones de plus de 10 ans sachant lire et écrire le français mais n'ayant pas forcément le français comme première langue couramment parlée, leur population a explosé grâce à un système éducatif unilingue francophone passant de 195 601 en 1985 à 993 552 francophones en 2006 (+467 %
)[42]. Cette progression du français se produit principalement dans la capitale du pays Ouagadougou, qui a vu sa population de francophones multipliée par 10 en 20 ans[42]. Le français est devenu en 1992, la deuxième langue la plus couramment parlée dans la capitale burkinabé[43]. En outre, le français ne cesse de gagner du terrain dans les écoles arabes (qui représentaient 54 % des écoles au Burkina Faso en 2003, dans un pays à 60 % musulman mais n'ayant que 2 % d'arabophones à la maison)[44].
Burundi
modifierEn 1992, l’enseignement du français au Burundi est reprogrammé en 1re année du primaire à la suite d'une demande adressée au président de la République par les parents d’élèves[45].
Le , à Dakar, en marge du XVe Sommet de la Francophonie, un pacte linguistique entre l’OIF et le Burundi a été signé par Abdou Diouf et le président burundais Pierre Nkurunziza[46],[47].
Cameroun
modifierComme dans la plupart des pays d'Afrique, le début des années 2010 assiste à une très forte augmentation du français au Cameroun alors qu'en 2005 seulement 18 % de la population était composée de francophones « réels » et 26,8 % étaient des francophones « partiels ». Le français étant en progression constante au Cameroun ; en 2010 plus de 60 % des camerounais écrivent le français et plus de 80 % le parlent, de plus, la plus grande ville Douala parle français à 99 %[42]. Le français progresse également comme langue maternelle ; une forte proportion de jeunes ne parle aucune langue camerounaise et n'utilise que le français[48].
Yaoundé voit sa population de francophones passer à 75,6 en 2015[49]. Comme la plupart des autres pays d’Afrique, le Cameroun voit son nombre de francophones s'envoler passant de 46 % en 2005 à plus de 60 %
en 2010 (+14 %) en cinq ans. La capitale économique Douala est, quant à elle, passée de 98 % de francophones en 2008 à 99 % en 2010[50].
Égypte
modifierDès 1836 des écoles avec langue d’enseignement en français apparaissent en Égypte. Avec l'influence du français au Maghreb et dans le monde, le français devient la lingua franca de l’Égypte, la langue étrangère la plus répandue dans le pays. Puis le français devient langue de la justice et de l'administration[51].
C'est à partir des années 1920 que le français commence à perdre du terrain pour des raisons politiques et sociales, se faisant progressivement remplacer par l'anglais. Mais depuis le milieu des années 2000, le français est en plein essor en Égypte, En 2009, 6 millions d’Égyptiens apprenaient le français. Ce chiffre passe à 8 millions en 2013, soit deux millions d'apprenants supplémentaires en 4 ans (+33 %
).
Éthiopie
modifierEn Éthiopie, l'enseignement du français connaît un développement depuis la fin des années 2010, avec une extension progressive au système scolaire public. Le français, historiquement présent dans le pays comme langue étrangère, est enseigné dans plusieurs universités, établissements privés et institutions de formation professionnelle. L'édition 2022 de La Langue française dans le monde identifie l'Éthiopie parmi les pays ayant contribué à la progression de l'apprentissage du français langue étrangère en Afrique subsaharienne au cours de la période précédant la crise politique et sanitaire du début des années 2020[52].
Une nouvelle étape est engagée à partir de 2022 dans le cadre de la réforme du système éducatif éthiopien. Celle-ci prévoit l'introduction d'une langue étrangère supplémentaire dans les établissements publics à partir du niveau 9, correspondant au début de l'enseignement secondaire. Le français fait partie des langues retenues et son enseignement commence dès septembre 2022 dans plusieurs établissements pilotes situés dans différentes régions du pays[53].
Afin d'accompagner cette introduction dans l'enseignement public, un curriculum national de français est élaboré pour les quatre années de l'enseignement secondaire. En 2023, des représentants du ministère éthiopien de l'Éducation, de quatre bureaux régionaux de l'éducation et treize enseignants déjà chargés de cours de français participent à son élaboration[53]. Les ressources produites comprennent un document-cadre définissant la progression des apprentissages, un livret pédagogique destiné aux enseignants, des supports pour les élèves et des outils d'évaluation[54].
Le programme s'accompagne d'un renforcement de la formation des enseignants. Au début de 2024, onze professeurs de français suivent une formation de 60 heures destinée à constituer un premier groupe de formateurs capables d'assurer à leur tour la formation professionnelle de nouveaux enseignants de français[54]. Les ressources pédagogiques élaborées en 2023 sont parallèlement expérimentées dans les classes durant l'année scolaire 2023-2024 avant leur finalisation[54].
Le développement du français avait déjà été structuré à partir de 2018 par le projet Structuration et développement de la francophonie en Éthiopie. Dans ce cadre, l'ambassade de France et l'Alliance éthio-française d'Addis-Abeba ont conclu des accords de coopération avec onze universités et établissements de formation professionnelle, trois écoles privées éthiopiennes et une école internationale[55]. Une Association des professeurs de français en Éthiopie, créée en 2018, rassemble par ailleurs plus d'une centaine de membres[55].
Cette structuration se poursuit au milieu des années 2020. Les Alliances éthio-françaises d'Addis-Abeba et de Dire Dawa participent avec l'ambassade de France à un dispositif de « pépinière francophone », destiné à mettre en réseau les établissements publics et privés enseignant le français et à améliorer la qualité de cet enseignement[56]. L'Alliance éthio-française assure également la formation initiale et continue de professeurs de français et délivre les certifications internationales DELF et DALF[55].
Gabon
modifierLa francophonie au Gabon est en forte progression, avec une population parlant français à 90 % à Libreville. Le Gabon est par ailleurs connu pour être un des seuls pays africains où les marchés publics se déroulent entièrement en français[57]. En 1960, c'est 13 % de la population qui savait lire et écrire le français, contre à 64 % en 2014[58].
Gambie
modifierLa Gambie est un pays traditionnellement anglophone entouré de pays francophones et en pleine phase de francisation du territoire pour accéder à la zone économique francophone panafricaine.
En 2006, un décret a imposé le français comme discipline fondamentale de l’enseignement secondaire moyen et supérieur en Gambie[59].
Ghana
modifier« Certains pays anglophones comme le Ghana ont fait le choix de l’apprentissage du français, devenu la langue étrangère obligatoire à l'école. Pour la plupart des pays d’Afrique anglophone, il est indispensable de pouvoir communiquer avec les pays voisins pour des raisons économiques. Le français comme l’anglais sont donc, sur le continent, des langues inter-africaines. » (Richard Marcoux, 2012[60]).
Depuis 2002, l'apprentissage du français est obligatoire au collège et pourrait bientôt le devenir au lycée[61].
En , le gouvernement ghanéen prévoit de faire du français l'une des langues officielles du Ghana en raison de l'entourage du pays par des pays francophones (le Burkina Faso dans une moindre mesure, la Côte d'Ivoire et le Togo) et de la présence d'une minorité francophone dans le pays[62].
Guinée-Bissau
modifierLe français est enseigné dans les écoles comme langue étrangère, car la Guinée-Bissau est entourée de pays francophones et est membre à part entière de la Francophonie depuis 1979 et est membre de la zone franc depuis 1997, ainsi que de la CPLP lusophone. L'anglais est également enseigné mais dans une moindre mesure que le français.
Guinée équatoriale
modifierLa Guinée équatoriale est un pays historiquement hispanophone, mais qui se francise de plus en plus depuis son adhésion à la Zone Franc en 1983 et à l'OIF en 1989[63]. Un pas de plus est fait quand, en 1997, le français devient langue officielle[63]. Le nombre d’enseignants du français passe de 7 en 1988 à 174 en 2012 (+2485 %
). 82 % des élèves choisissent le français comme première langue étrangère contre 18 % pour l'anglais.
En 2012, la population francophone de Guinée est estimée à 30 %, en forte augmentation. En 2013 le français est introduit pour la première fois dans l’enseignement primaire dans 193 écoles du pays, ce qui représente 27 799 élèves[64],[65]. Le français devient obligatoire au cycle secondaire et son enseignement concerne plus d'un tiers de la population.
Kenya
modifierAu Kenya, pays anglophone et swahiliphone d'Afrique de l'Est, le français est la première langue étrangère enseignée. En 2026, environ 48 000 personnes l'apprennent dans le système éducatif, dont 40 000 dans l'enseignement secondaire et 8 000 dans l'enseignement supérieur, auprès d'environ 400 enseignants[66]. Le pays compte également 22 centres de ressources pour le français et deux Alliances françaises, à Nairobi et à Mombasa[66].
Le développement de cet enseignement s'accompagne depuis les années 2020 de programmes consacrés à l'amélioration de sa qualité et à la formation des enseignants. Une première phase du Programme d'amélioration de la qualité de l'enseignement du français au Kenya (PAMEFK) est mise en œuvre entre 2021 et 2023. Une seconde phase, PAMEFK 2, est engagée pour 2025-2026 en partenariat avec le ministère kényan de l'Éducation, l'université Kenyatta et l'Alliance française de Nairobi[67].
Le programme PAMEFK 2 prévoit notamment la formation de quinze futurs formateurs d'enseignants ainsi que de deux groupes de quinze professeurs de français. En novembre 2025, un colloque organisé à Nairobi dans ce cadre a également proposé des ateliers et des formations à plus de cent enseignants kenyans[68]. Cette seconde phase prolonge le programme conduit entre 2021 et 2023 et vise spécifiquement la montée en compétences des enseignants de français[67].
L'Alliance française de Nairobi constitue parallèlement l'un des principaux centres d'apprentissage du français du pays. Un rapport parlementaire français publié en 2021 faisait état d'environ 2 500 apprenants dans cette Alliance[69], tandis que les données publiées par France Diplomatie en 2026 font état d'environ 3 000 apprenants[66]. Les données disponibles indiquent ainsi une augmentation des effectifs de l'Alliance de Nairobi au cours de cette période, sans permettre d'étendre cette évolution à l'ensemble des apprenants de français du pays.
Le réseau kényan des Alliances françaises représente également une activité d'enseignement importante à l'échelle du réseau mondial : en 2024, les Alliances du Kenya ont dispensé environ 462 796 heures facturées de cours de français, ce qui place le pays parmi les quinze principaux réseaux nationaux pour cet indicateur[70].
Koweït
modifierAu Koweït, le français est enseigné dans le système éducatif depuis 1966 et constitue, après l'arabe et l'anglais, l'une des principales langues enseignées dans le pays. Dans l'enseignement secondaire public, il est obligatoire en 11e et 12e années pour les élèves de la filière littéraire et peut également être choisi dans les filières scientifiques[71].
En 2024, près de 12 000 élèves présentent chaque année le français au baccalauréat koweïtien. En tenant compte de l'enseignement public et privé, le nombre total d'apprenants est estimé à près de 40 000, ce qui fait du Koweït, selon CurieXplore, le pays du Golfe comptant le plus d'élèves étudiant le français[71]. Le français est également enseigné dans l'enseignement supérieur : le département de français de l'Université du Koweït, créé en 2014 notamment pour contribuer à la formation des futurs enseignants du secondaire, accueille environ 300 étudiants, tandis que plusieurs universités privées proposent également des cours de français[71].
Une nouvelle phase de développement est engagée en mars 2022 avec la signature d'un accord de coopération éducative consacré au développement de la langue française dans l'enseignement public. Dans son prolongement, une formation régionale BELC est organisée en février 2023 avec France Éducation international, afin notamment de renforcer la formation des enseignants[71].
Le système d'enseignement du français fait ensuite l'objet d'une modernisation des programmes. À la rentrée 2025-2026, le ministère koweïtien de l'Éducation organise de nouvelles formations destinées aux inspecteurs et responsables pédagogiques chargés de la mise en œuvre des nouveaux programmes de français des 11e et 12e années. La réforme prévoit notamment l'intégration de la compréhension orale et une préparation des élèves au niveau A1 du DELF[72].
L'importance prise par cet enseignement dans le secondaire public apparaît également dans les effectifs soumis aux examens nationaux. En juin 2025, le ministère de l'Éducation indique que 13 685 copies ont été remises pour l'épreuve de français de 12e année. Le ministère avait organisé des ateliers de formation pour les enseignants participant à la correction dans l'ensemble des régions éducatives du pays[73].
Le renforcement de la formation des enseignants se poursuit en 2026. En février, la direction chargée du français au ministère de l'Éducation organise son troisième forum pédagogique consacré à la langue française, avec la participation d'inspecteurs et d'enseignants ayant suivi une formation en France en décembre 2025. Les travaux portent notamment sur l'amélioration des pratiques pédagogiques et des compétences professionnelles des enseignants[74].
Mali
modifierEn 1960, un recensement de la nouvelle république a estimé le nombre de francophones à 66 000 ; en 27 ans, alors que la population avait doublé, le nombre de francophones passe en 1987 à 620 000 (+840 %
), ce nombre passe à 918 647 en 1998 (+63 %
) en 10 ans et atteint 2 200 000 (+139 %
) en 2006[42].
Maroc
modifierAu Maroc, en 2011, 79 % des films produits sont tournés en arabe, 17 % en français et 4 % en anglais[75]. En 2012, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), un réseau mondial d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche francophones, inaugure son 10e bureau régional, à Rabat, qui représente l'AUF en Tunisie, en Algérie et au Maroc, auprès de 98 établissements d'enseignement supérieur et de recherche. Cette évolution structurante permet à l'AUF de renforcer son action en faveur de la formation et de la recherche francophones et d’envisager son avenir sereinement[76].
En 2016, le Maroc fait part de sa volonté de mettre un terme à la politique d'arabisation pratiquée dans le pays depuis une trentaine d'années. Cette volonté se concrétise par la présentation d'un programme par le ministre de l'éducation nationale, Rachid Belmokhtar, visant à franciser les mathématiques et les cours scientifiques à l'école et à rendre obligatoire l'apprentissage de la langue française dès la première année d'enseignement (aujourd'hui cet apprentissage n'étant obligatoire qu'à partir de la troisième année)[77],[78].
Mozambique
modifierLe Mozambique est un État officiellement lusophone mais il connaît depuis 1992 une importante progression du français. Bien que ce pays n'ait aucune frontière terrestre avec les pays francophones, des mesures sont prises depuis les années 1990 en faveur du français. Alors que le nombre d’étudiants du français n’était que de 5 000[79] dans les premières années après sa réintroduction, il est de nos jours appris par plus de 50 % des 15 à 18 ans en plus d'être choisi comme option dans les départements universitaires des sciences sociales, de médecine, de droit ainsi que par les cadres de la police et des finances[80].
En 1992, le français devient obligatoire pour les classes de lettres et dans certains secteurs de l’enseignement supérieur[81].
Le , le Mozambique rejoint l'Organisation internationale de la francophonie en tant qu'État observateur[82]. En 2009, le français est introduit en option à des niveaux inférieurs (9e et 10e, soit l'équivalent en France de la 3e et de la 2de[83])[84].
On s'attend à ce que les effectifs doublent dans une période de 5 ans dans le circuit scolaire. On prévoit aussi le lancement d’un mensuel français Flash Hebdo et l’élargissement du temps de diffusion du français sur les ondes radiophoniques, notamment grâce à Radio France Internationale[85]. De plus, il a été récemment[Quand ?] annoncé que l’enseignement du français s’étendra aux classes scientifiques. Le , les 572 écoles secondaires du pays ont reçu chacune un dictionnaire de français[86].
Depuis l’introduction du français en premier cycle, l'apprentissage du français a fortement augmenté passant de 60 000 en 2009 à 260 000 en 2013 soit +333 % en 4 ans. Le nombre de professeurs de français a lui aussi doublé entre 2008 et 2013.
Nigeria
modifierLe Nigeria est un État anglophone qui se trouve « enclavé » entre des pays francophones : le Bénin, le Niger, le Tchad et le Cameroun. Par ailleurs, le nombre de Nigérians qui vont étudier le français au Bénin serait « phénoménal »[60], selon le journaliste canadien Jean-Benoît Nadeau.
Le Nigeria a dans les années 1990 fait preuve de son envie de francisation en appelant à un soutien accru à la formation de professeurs de français[87]. Il a été fait état de la volonté du gouvernement fédéral nigérian de franciser le pays en envisageant notamment un enseignement obligatoire du français comme langue vivante, voire l'institution du français comme seconde langue officielle. Cette initiative se situe dans un contexte de rapprochement avec la France, la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la zone CFA, dont la majorité des membres sont francophones[87]. Par ailleurs, un grand nombre de ressortissants de ces pays vivent au Nigeria.
En 1996, le président nigérian, Sani Abacha, déclarait devant le Nigerian Institute for International Affairs que « le Nigeria est résolu à lancer un programme national d'apprentissage linguistique qui permettra, rapidement, à notre pays de devenir parfaitement bilingue »[88]. C'est donc dans ce contexte que le gouvernement exprima son envie de faire du français une possible langue officielle au Nigeria, comme le précise la section 1, no 10 de la Politique d'éducation nationale de 1998 : « L’enseignement du français a été déclaré obligatoire dans toutes les écoles ».
Le développement du français a néanmoins été freiné à la suite de la mort du général dictateur Sani Abacha[89].
En 2014, le pays place toujours, malgré ces aléas, le développement de ses liens avec la francophonie au cœur de ses ambitions, et le français, restant obligatoire, progresse malgré la pénurie de professeurs. L'environnement francophone est l'un des moteurs de l'enseignement-apprentissage du français au Nigeria. Enfin, la prise de conscience de son importance progresse rapidement dans les classes dirigeantes et les classes moyennes[90].
Ouganda
modifierRépublique centrafricaine
modifier
Le français est la première langue officielle du pays depuis 1963. En augmentation de façon générale, elle est parlée par 22,5 % de la population en 2005 puis passe à 29 % de la population en 2014. Il est essentiellement la langue de l'écrit et des situations formelles. « Trois ans après l’Indépendance, le MESAN (Mouvement d’évolution sociale de l’Afrique noire) fondé par B. Boganda, donnait au sango le statut de langue nationale tandis que le français recevait le statut de langue officielle (Congrès de Berbérati, ) ».
République démocratique du Congo
modifierLa République démocratique du Congo maîtrise de plus en plus le français, et depuis le début des années 2000, la proportion de francophones explose, passant de 24 millions de francophones en 2005[92] à 31 millions en 2010 (+22,6 %)
, soit une progression de six millions en seulement cinq ans[42]. À Kinshasa, la capitale, le pourcentage de francophones évolue aussi fortement : en 2008, 87 % de la capitale parlait français contre 92 %
en 2009[42].
Rwanda
modifierAu Rwanda, le français connaît depuis la seconde moitié des années 2010 une phase de réintroduction et de renforcement dans le système éducatif. L'une des quatre langues officielles du pays, il avait été la principale langue d'enseignement jusqu'en 2008, date à laquelle l'anglais l'a remplacé dans ce rôle à la suite notamment de l'intégration du Rwanda à la Communauté d'Afrique de l'Est. Le français est réintroduit en 2016 comme matière obligatoire et est depuis enseigné à tous les niveaux du système éducatif[93].
Cette réintroduction est renforcée à partir de 2022 par l'adoption du Plan national pour l'enseignement et l'apprentissage du français (PNFR), prévu pour la période 2022-2028. Soutenu par une subvention de six millions d'euros de l'Agence française de développement, le plan couvre l'ensemble des niveaux d'enseignement et vise notamment à améliorer les compétences linguistiques et pédagogiques des enseignants, développer les ressources éducatives, adapter les méthodes d'apprentissage du français langue étrangère et renforcer son utilité dans l'enseignement supérieur, la formation professionnelle et l'accès à l'emploi[93].
La mise en œuvre du plan s'est traduite par une augmentation importante des actions consacrées à la formation des enseignants. Le ministère rwandais de l'Éducation indique que 2 092 enseignants de français ont fait l'objet d'une évaluation de leurs compétences linguistiques à l'échelle nationale. Cent cinquante formateurs de formateurs et 23 enseignants de français de l'Université du Rwanda et de Rwanda Polytechnic ont bénéficié d'une formation linguistique et méthodologique. Des formations aux outils numériques ont également concerné 1 161 enseignants de français du secondaire ainsi que les 150 formateurs de formateurs[94]. Le ministère indique parallèlement que les programmes de français du primaire et du secondaire, ainsi que ceux de l'enseignement technique et professionnel, font l'objet d'une révision[94].
Le renforcement de l'enseignement s'accompagne d'une amélioration des ressources pédagogiques. Dans les Teacher Training Colleges (TTC), le nombre de manuels de français recensés par le ministère de l'Éducation est passé de 4 162 en 2020-2021 à 5 844 en 2021-2022, 5 901 en 2022-2023, 6 329 en 2023-2024 puis 45 276 en 2024-2025. Le ratio d'étudiants par manuel de français dans ces établissements, qui était de trois pour un en 2020-2021, atteint un manuel par étudiant en 2024-2025[95].
Le Rwanda bénéficie également depuis 2020 du programme de mobilité des enseignants de l'Organisation internationale de la francophonie. Plus d'une centaine d'enseignants volontaires de français ont été déployés dans le pays depuis le lancement du programme[96]. Une deuxième cohorte de 50 enseignants provenant de onze pays francophones, déployée à partir de 2022 dans des établissements scolaires et des Teacher Training Colleges sur l'ensemble du territoire, a terminé sa mission en 2025. Une troisième cohorte de 50 enseignants provenant de quinze pays francophones a été déployée pour l'année scolaire 2025-2026[97]. Le ministère rwandais de l'Éducation présente ce programme comme l'un des éléments de sa politique de renforcement de l'enseignement du français[98].
Sao Tomé-et-Principe
modifierÀ Sao Tomé-et-Principe, État lusophone membre de l'Organisation internationale de la francophonie depuis 1997, le français occupe une place importante dans l'enseignement des langues étrangères. Il constitue une matière obligatoire pour les élèves de l'enseignement secondaire[99]. Le programme officiel publié par le ministère santoméen de l'Éducation prévoit par ailleurs l'enseignement du français de la 5e à la 12e classe[100].
L'apprentissage du français a connu une progression au cours de la période récente. Dans son rapport de 2022, l'OIF relève une hausse de 16,8 %
du nombre d'apprenants de français langue étrangère en Afrique subsaharienne et dans l'océan Indien entre 2018 et 2022, à périmètre constant. Elle identifie Sao Tomé-et-Principe, avec l'Angola, l'Éthiopie et les Seychelles, parmi les pays ayant particulièrement contribué à cette croissance[101]. L'édition 2026 du même rapport relève également une progression du français comme langue étrangère dans les pays lusophones d'Afrique, dont Sao Tomé-et-Principe, particulièrement dans les enseignements secondaire et supérieur[38].
Cette évolution s'accompagne d'un renforcement de la formation des enseignants. En 2020 et 2021, un projet consacré à l'apprentissage du français, financé par le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, a permis de former 230 professeurs santoméens. Parmi eux, 139 ont obtenu une certification DELF ou DALF[99]. L'Alliance française de Sao Tomé-et-Principe, intégrée depuis 2015 au dispositif de coopération culturelle de l'ambassade de France compétente pour le pays, participe également à l'enseignement et à la diffusion du français[99].
La place du français dans le système scolaire santoméen s'explique notamment par l'intégration du pays dans un environnement régional largement francophone. Alors que le portugais demeure l'unique langue officielle, le français est compris par une partie importante de la population[102].
Sénégal
modifierTchad
modifierLe français est introduit dans les écoles tchadiennes en 1911. Aujourd'hui il est langue officielle avec l'arabe tchadien. Très présent dans les médias, il est très utilisé dans les affaires et par le gouvernement.
Tunisie
modifierEn 2012, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), un réseau mondial d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche francophones, ouvre à Tunis son nouvel institut de la Francophonie pour l’ingénierie de la connaissance et la formation à distance. Cette évolution structurante permet à l'AUF de renforcer son action en faveur de la formation et de la recherche francophones[103].
Zambie
modifierEn Zambie, état anglophone, le français est introduit dans le système scolaire en 1954 avec une seule classe de français de 22 élèves au niveau de l’école secondaire de Munali à Lusaka, puis il est étendu à une douzaine d'écoles en 1964. En 1992, il y a plus de 100 écoles secondaires où on enseigne le français. Au tournant du XXIe siècle, on enseigne le français non pas seulement dans les écoles publiques mais aussi dans presque toutes les écoles primaires et secondaires privées[104].
Zimbabwe
modifierAmérique du Nord
modifier
L'introduction du français en Amérique du Nord est liée à l'existence de l'immense territoire de la Nouvelle-France et de la Louisiane française, qui couvrait presque la moitié des États-Unis actuels et une grande partie du Canada. C'est pour cela que beaucoup d'endroits portent un nom d'origine française comme Détroit, Bâton-Rouge, Trois-Rivières, etc. (voir les exemples donnés dans la liste des noms de lieux d'origine française aux États-Unis). En Amérique du Nord, les principaux acteurs de la francisation sont le Québec, la Louisiane et l'Acadie. Bien que faible, la francisation se produit aussi aux États-Unis, en premier lieu grâce à la Louisiane qui, en 1968, crée le Conseil pour le développement du français en Louisiane, lequel ouvre des écoles de français et forme des professeurs à travers les États-Unis, mais aussi grâce au fait que les langues étrangères enseignées dans la plupart des écoles sont le français et l'espagnol.
Le Québec joue aussi un rôle important dans la francisation des États-Unis grâce à ses lois sur l'obligation de notices en français. De nombreux emballages d'aliments ou d'objets vendus aux États-Unis sont rédigés en français et en anglais, tout comme les modes d'emploi, afin de pouvoir être vendus également au Canada. Par exemple, les messages de sécurité sur les voitures aux États-Unis sont tous rédigés en français et en anglais. Les grandes entreprises québécoises participent beaucoup à la francisation à travers les États-Unis, en demandant à leurs employés de connaître le français ; pour ceux qui ne le connaissent pas, ils organisent des cours de francisation et, chaque année, un prix est remis aux entreprises ayant le mieux participé à la francisation (ce qui leur donne une très bonne image), on peut par exemple citer Zinc électrolytique du Canada Limitée[107], La capitale groupe financier inc[108] ou encore Cirque du Soleil, qui emploie plus de 3 000 personnes à travers les États-Unis[109].
Au cours du XIXe siècle, plus d'un million de Québécois émigrent aux États-Unis en raison de l'explosion démographique du Québec[110]. La revanche des berceaux leur donne le taux de natalité le plus élevé du monde à cette époque (le nombre des Canadiens français est passé de 140 000 en 1791, à un million en 1871). Cette croissance de la population a créé une surcharge par rapport aux terres cultivées, et le problème ne pouvait être résolu par les structures existantes. C'est donc plus d'un million de Québécois qui émigrent vers les États-Unis, créant une francisation des villes du Maine et du Vermont.
De nos jours certains comtés du Maine sont toujours francophones :
- Plus de 1 000 habitants
- Madawaska - 83,4 % de langue française de 4 534 habitants
- Fort Kent - 62 % de langue française de 4 233 habitants
- Van Buren - 77 % de langue française de 2 631 habitants
- Frenchville - 80 % de langue française de 1 225 habitants
- Moins de 1 000 habitants
- Eagle Lake - 50 % de langue française de 815 habitants
- St. Agatha - 80 % de langue française de 802 habitants
- St. Francis - 61 % de langue française de 577 habitants
- Grand Isle - 76 % de langue française de 518 habitants
- Saint John Plantation - 60 % de langue française de 282 habitants
- Hamlin - 57 % de langue française de 257 habitants
Le sondage le plus récent de l'Association des langues vivantes (2006) montre que les inscriptions pour l’apprentissage du français aux États-Unis sont à la hausse[111]. De plus, en 2008 le Conseil américain sur l’enseignement des langues étrangères a effectué un sondage indiquant qu'il y a davantage de personnes voulant étudier le français que toute autre langue étrangère aux États-Unis[112]. En 2009, l'Institut polytechnique et Université d'État de Virginie (Virginia Tech) a publié un article intitulé «French The Most Practical Foreign Language», en français : Le français la langue étrangère la plus utile.
Cet article du site de l'université Virginia Tech[113] explique pourquoi le français est la langue la plus importante à étudier[114].
Les médias de Toronto commencent à parler de « La grande francophonie d’Amérique », projet du XXIe siècle[115].
Canada
modifier
Au Canada, le développement du français repose sur plusieurs phénomènes distincts : le maintien et le développement des communautés francophones historiques, les politiques de bilinguisme officiel, l'expansion de l'enseignement en français et de l'immersion française, ainsi que, depuis les années 2020, une forte augmentation de immigration francophone hors Québec.
La première Loi sur les langues officielles est adoptée en 1969. Elle établit le français et l'anglais comme langues officielles des institutions fédérales et crée un cadre destiné à assurer l'accès aux services fédéraux dans les deux langues dans les circonstances prévues par la loi. Une réforme majeure intervient en 1988, puis la loi est de nouveau profondément modernisée en 2023. La nouvel législation reconnaît notamment la situation minoritaire du français en Amérique du Nord, renforce les obligations fédérales de protection et de promotion du français et inscrit pour la première fois dans la loi l'obligation d'adopter une politique fédérale d'immigration francophone destinée à contribuer au rétablissement et à l'accroissement du poids démographique des communautés francophones en situation minoritaire[116].
Selon le recensement de 2021, 8 066 633 Canadiens ont le français comme première langue officielle parlée, contre 7 691 703 en 2011, soit une augmentation numérique de 4,9 %
en dix ans. Dans le même temps, le nombre de personnes capables de soutenir une conversation à la fois en français et en anglais passe de 5 795 575 à 6 581 680, sois une hausse de 13,6 %
. Le taux de bilinguisme français-anglais passe ainsi de 17,5 % de la population en 2011 à 18,0 % en 2021[117].
Cette croissance numérique ne doit cependant pas être confondue avec une augmentation du poids relatif de la population francophone. Selon la premiere langue officielle parlée, la proportion de francophones dans l'ensemble du Canada passe de 27,5 % en 1971 à 22,0 % en 2021
. Hors Québec, elle passe de 6,1 % à 3,5 %
sur la même période[117]. La croissance démographique générale du pays a donc été plus rapide que celle des communautés francophones historiques. Depuis 2023, la législation fédérale fixe précisément comme objectif le rétablissement et l'accroissement du poids démographique des minorités francophones, en utilisant le niveau de 6,1 % observé en 1971 comme point de référence[118].
Progression de l'enseignement et de l'immersion française
modifierL'un des principaux vecteurs d'expansion de la connaissance du français hors Québec est l'immersion française. Selon la série la plus récente publiée par Patrimoine canadien, le nombre d'élèves inscrit dans ces programmes passe de 341 694 en 2010-2011 à 477 102 en 2023-2024, soit une hausse de 39,6 %
[117]. Les effectifs atteignent un sommet de 487 191 en 2019-2020 avant de diminuer légèrement lors de la pandémie de Covid-19, puis de se stabiliser à un niveau très supérieur à celui du début des années 2010[117].
Sur une période plus longue, les statistiques harmonisées du gouvernement fédéral montrent une expansion encore plus importante. Dans les systèmes scolaires de langue anglaise hors Québec, 117 454 élèves étaient inscrits en immersion française en 1983-1984, contre 474 150 en 2022-2023, soit une augmentation de 303,7 %
et une multiplication des effectifs par plus de quatre[118].
| Province ou territoire | Année de départ | Effectif initial | 2022-2023 | Évolution |
|---|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 1983-1984 | 970 | 10 284 | +960,2 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 1983-1984 | 1 833 | 5 115 | +179,1 % |
| Nouvelle-Écosse | 1983-1984 | 894 | 15 822 | +1 669,8 % |
| Nouveau-Brunswick | 1983-1984 | 11 009 | 24 474 | +122,3 % |
| Ontario | 1983-1984 | 65 310 | 275 193 | +321,4 % |
| Manitoba | 1983-1984 | 9 090 | 28 023 | +208,3 % |
| Saskatchewan | 1983-1984 | 4 018 | 16 890 | +320,4 % |
| Alberta | 1983-1984 | 14 523 | 43 593 | +200,2 % |
| Colombie-Britannique | 1983-1984 | 9 807 | 53 241 | +442,9 % |
| Yukon | 1984-1985 | 186 | 936 | +403,2 % |
| Territoires du Nord-Ouest | 1990-1991 | 404 | 990 | +145,0 % |
| Canada hors Québec | 1983-1984 | 117 454 | 474 150 | +303,7 % |
L'expansion est également visible dans les réseaux scolaires de langue française en situation minoritaire. Leurs effectifs passent de 152 594 élèves en 1983-1984 à 174 462 en 2022-2023, soit une augmentation de 14,3 %
, malgré une baisse de la population scolaire dans certaines communautés historiques[118]. Cette évolution est très inégale selon les provinces et territoires.
| Province ou territoire | Année de départ | Effectif initial | 2022-2023 | Évolution |
|---|---|---|---|---|
| Terre-Neuve-et-Labrador | 1983-1984 | 103 | 357 | +246,6 % |
| Île-du-Prince-Édouard | 1983-1984 | 516 | 1 212 | +134,9 % |
| Nouvelle-Écosse | 1983-1984 | 4 470 | 6 600 | +47,7 % |
| Nouveau-Brunswick | 1983-1984 | 47 761 | 29 862 | −37,5 % |
| Ontario | 1983-1984 | 91 176 | 111 936 | +22,8 % |
| Manitoba | 1983-1984 | 5 561 | 5 979 | +7,5 % |
| Saskatchewan | 1983-1984 | 768 | 2 118 | +175,8 % |
| Alberta | 1983-1984 | 1 076 | 9 438 | +777,1 % |
| Colombie-Britannique | 1983-1984 | 1 163 | 6 267 | +438,9 % |
| Yukon | 1984-1985 | 30 | 345 | +1 050 % |
| Territoires du Nord-Ouest | 1990-1991 | 63 | 243 | +285,7 % |
| Nunavut | 2002-2003 | 40 | 105 | +162,5 % |
| Canada hors Québec | 1983-1984 | 152 594 | 174 462 | +14,3 % |
L'importance prise par ces dispositifs apparaît également dans les données individuelles du recensement. En 2021, environ 1,6 million d'enfants et d'adultes de langue maternelle anglaise ou tierce vivant hors Québec avaient suivi au moins une année d'immersion française. Parmi les enfants de 5 à 17 ans, près de 700 000, soit 16,9 %, avaient suivi ou suivaient un programme d'immersion. La proportion atteignait 37,3 % au Nouveau-Brunswick et 28,6 % à l'Île-du-Prince-Édouard[119].
En tenant compte à la fois des personnes ayant fréquenté une école de langue française et de celles ayant suivi un programme d'immersion, près de 3 millions de personnes vivant hors Québec en 2021 avaient reçu une partie de leur enseignement primaire ou secondaire en français au Canada[120].
Immigration francophone hors Québec
modifierL'immigration francophone devient dans les années 2020 l'un des principaux instruments de la politique fédérale destinée à renforcer les communautés francophones hors Québec. Le nombre de nouveaux résidents permanents d'expression française admis hors Québec passe de 6 950 en 2021 à 16 380 en 2022, 19 635 en 2023, 30 565 en 2024 et 29 630 en 2025. Entre 2021 et 2025, le nombre annuel d'admissions est ainsi multiplié par plus de quatre, soit une hausse d'environ 326 %
[121].
La proportion de francophones parmi l'ensemble des nouveaux résidents permanents admis hors Québec progresse simultanément de 2,0 % en 2021 à 4,4 % en 2022, 4,7 % en 2023, 7,2 % en 2024 et 8,9 % en 2025
[121]. La cible fédérale de 8,5 % pour 2025 est ainsi dépassée. Les objectifs sont ensuite portés à 9 % pour 2026, 9,5 % pour 2027 et 10,5 % pour 2028[122].
En 2025, 84,8 % des nouveaux résidents permanents d'expression française admis hors Québec possèdent la citoyenneté d'un pays d'Afrique ou du Moyen-Orient. Le Cameroun constitue à lui seul le premier pays de citoyenneté avec 11 935 admissions, devant l'Algérie (2 700), le Maroc (2 615), la France (1 940), la Côte d'Ivoire (1 725) et Haïti (1 665)[121].
Terre-Neuve-et-Labrador
modifierÀ Terre-Neuve-et-Labrador, le nombre de personnes capables de soutenir une conversation en français passe d'environ 18 745 en 1991 à 26 080 en 2021, soit une augmentation d'environ 39,1 %
. La proportion de la population connaissant le français passe simultanément de 3,3 % à 5,2 %
, son plus haut niveau observé sur la période couverte par les recensements étudiés[123].
L'expansion de l'immersion y est particulièrement importante : les effectifs passent de 970 élèves en 1983-1984 à 10 284 en 2022-2023, soit +960,2 %
. Sur la même période, les effectifs des écoles de langue française passent de 103 à 357, soit +246,6 %
[118].
Île-du-Prince-Édouard
modifierÀ l'Île-du-Prince-Édouard, le nombre de personnes capables de soutenir une conversation en français passe d'environ 13 220 en 1991 à 19 520 en 2021, soit +47,7 %
. Leur proportion dans la population augmente de 10,3 % à 12,8 %
[124].
Entre 1983-1984 et 2022-2023, les effectifs d'immersion passent de 1 833 à 5 115, soit +179,1 %
, tandis que ceux de l'enseignement de langue française passent de 516 à 1 212, soit +134,9 %
[118]. En 2021, 28,6 % des enfants de 5 à 17 ans dont le français n'était pas la langue maternelle avaient suivi ou suivaient un programme d'immersion[119].
Nouvelle-Écosse
modifierEn Nouvelle-Écosse, 99 540 personnes sont capables de soutenir une conversation en français en 2021, contre environ 78 045 en 1991, soit une progression d'environ 27,5 %
. Leur poids dans la population passe de 8,8 % à 10,4 %
[125].
L'enseignement en immersion connaît une expansion beaucoup plus rapide encore. Ses effectifs passent de seulement 894 élèves en 1983-1984 à 15 822 en 2022-2023, soit une multiplication par plus de dix-sept et une augmentation d'environ 1 669,8 %
. Les effectifs des écoles de langue française passent parallèlement de 4 470 à 6 600, soit +47,7 %
[118].
Nouveau-Brunswick
modifier
Le Nouveau-Brunswick constitue la seule province canadienne dont le bilinguisme français-anglais est explicitement consacré par la Constitution du Canada. L'institutionnalisation contemporaine du français s'accélère durant les années 1960. L'Université de Moncton, université francophone regroupant les principales régions acadiennes de la province, est fondée en 1963[126]. La première Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick est adoptée en 1969 et établit le bilinguisme officiel. En 1981, la Loi reconnaissant l'égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick affirme l'égalité de statut, de droits et de privilèges des communautés francophone et anglophone[127]. Une nouvelle Loi sur les langues officielles est sanctionnée en 2002 et réaffirme notamment le droit des deux communautés à des institutions d'enseignement et à des institutions culturelles distinctes[128].
En 2021, 320 300 résidents peuvent soutenir une conversation en français, soit le nombre le plus élevé observé jusque-là lors d'un recensement dans la province. Ce nombre est supérieur d'environ 19 270 à celui de 1991, soit une hausse de 6,4 %
[129].
La proportion de la population pouvant converser en français reste toutefois relativement stable sur trente ans, passant de 42,0 % en 1991 à 41,9 % en 2021, après avoir atteint 43,6 % en 2006[129]. L'évolution démographique des communautés acadiennes traditionnelles explique également la diminution à long terme des effectifs du réseau scolaire francophone, passés de 47 761 élèves en 1983-1984 à 29 862 en 2022-2023, soit −37,5 %
[118].
À l'inverse, l'apprentissage du français par la population anglophone s'est fortement développé. Les effectifs d'immersion passent de 11 009 en 1983-1984 à 24 474 en 2022-2023, soit +122,3 %
. En 2021, 37,3 % des enfants d'âge scolaire de langue maternelle anglaise ou tierce avaient suivi ou suivaient un programme d'immersion, la proportion la plus élevée de toutes les provinces canadiennes[119].
Québec
modifier
Au Québec, la francisation relève principalement de politiques destinées à maintenir et à généraliser l'usage du français comme langue commune. La présence francophone y remonte à la Nouvelle-France, mais la politique linguistique contemporaine prend une importance particulière avec l'adoption, le , de la Charte de la langue française, également appelée « loi 101 ». Celle-ci fait du français la langue officielle du Québec et encadre notamment son usage dans l'administration, l'enseignement, le travail, les communications, le commerce et les affaires[130].
Le , la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français modifie la Charte et consacre le français comme seule langue officielle et commune du Québec. Elle renforce également les obligations de l'administration et des entreprises et institue un devoir d'exemplarité de l'État en matière d'utilisation, de promotion, de rayonnement et de protection du français[131].
Au recensement de 2021, 7 074 328 personnes ont le français comme première langue officielle parlée selon la méthode de répartition utilisée par Patrimoine canadien, soit 84,1 % de la population québécoise[117]. Parmi les Québécois de langue maternelle anglaise, 69,2 % sont bilingues français-anglais en 2021, contre 67,2 % en 2001
, bien que la proportion ait atteint 70,1 % en 2016[117].
La réforme de 2022 élargit progressivement le champ d'application des mesures de francisation des entreprises. Depuis le , les entreprises employant de 25 à 49 personnes doivent elles aussi s'inscrire auprès de l'Office québécois de la langue française et entreprendre une démarche de francisation. De nouvelles règles renforcent également la prédominance du français dans l'affichage commercial : lorsqu'une autre langue est utilisée dans certaines enseignes visibles de l'extérieur, l'espace consacré au texte français doit notamment être au moins deux fois plus grand[132].
L'extension de cette politique provoque une forte augmentation du nombre d'entreprises engagées dans le processus officiel de francisation. Au , 11 509 entreprises étaient inscrites auprès de l'OQLF ; elles sont 14 366 un an plus tard, soit une hausse de 24,8 %
, la plus forte augmentation annuelle observée par l'organisme. Le nombre d'attestations d'inscription délivrées durant l'année augmente de 60,5 %
, tandis que le nombre de certificats de francisation délivrés passe de 923 en 2023-2024 à 1 904 en 2024-2025, soit +106,3 %
[133].
Ces renforcements institutionnels interviennent cependant dans un contexte où certains indicateurs d'usage du français diminuent. Selon l'OQLF, 79,9 % des travailleurs québécois utilisent le plus souvent le français au travail en 2021, contre 80,0 % en 2016
, tandis que la proportion utilisant le plus souvent l'anglais passe de 12,0 % à 14,0 %
[134]. Les politiques de francisation adoptées depuis 2022 s'inscrivent notamment dans la réponse des pouvoirs publics québécois à ces évolutions.
Historiquement, le processus de francisation a également modifié l'équilibre linguistique de plusieurs régions du Québec. Dans les Cantons-de-l'Est, devenus l'Estrie, l'installation croissante des Canadiens français au XIXe siècle puis l'industrialisation du XXe siècle transforment une région initialement largement anglophone en une région très majoritairement francophone[135].
Ontario
modifierL'Ontario regroupe la plus importante population d'expression française du Canada à l'extérieur du Québec. En 2021, 1 558 670 résidents sont capables de soutenir une conversation en français, contre environ 1 190 490 en 1991, soit une augmentation de 30,9 %
et le nombre le plus élevé observé jusque-là dans la province[136]. La proportion correspondante passe cependant de 11,9 % à 11,1 %
, la population totale de la province ayant augmenté plus rapidement[136].
L'expansion de l'enseignement est importante sur le long terme. Les effectifs de l'immersion française passent de 65 310 élèves en 1983-1984 à 275 193 en 2022-2023, soit +321,4 %
. Les effectifs des écoles de langue française progressent simultanément de 91 176 à 111 936, soit +22,8 %
[118].
Manitoba
modifierAu Manitoba, 112 115 résidents sont capables de soutenir une conversation en français en 2021, contre 100 705 en 1991, soit une augmentation de 11,3 %
. Le nombre atteint en 2021 son niveau le plus élevé de la période étudiée, même si la proportion correspondante dans la population passe de 9,3 % à 8,4 %
[137].
La progression est particulièrement nette parmi les personnes qui n'ont pas appris le français en premier lieu à la maison : leur nombre capable de converser en français passe de 52 105 en 1991 à 70 330 en 2021, soit +35,0 %
[137].
Les effectifs de l'immersion française passent par ailleurs de 9 090 en 1983-1984 à 28 023 en 2022-2023, soit +208,3 %
[118].
Saskatchewan
modifierEn Saskatchewan, 52 415 personnes peuvent soutenir une conversation en français en 2021. Après une période de recul entre 1991 et 2011, leur nombre augmente de 5 415 entre 2011 et 2021, soit environ +11,5 %
, et atteint en 2021 son niveau le plus élevé de la série étudiée[138].
La progression de l'enseignement est beaucoup plus forte sur le long terme. Les inscriptions en immersion passent de 4 018 en 1983-1984 à 16 890 en 2022-2023, soit +320,4 %
. Les effectifs du réseau scolaire francophone passent de 768 à 2 118, soit +175,8 %
[118].
Alberta
modifierEn Alberta, 261 435 résidents sont capables de soutenir une conversation en français en 2021, soit 92 340 de plus qu'en 1991 et une augmentation d'environ 54,6 %
sur trente ans. Une inflexion apparaît toutefois lors de la période la plus récente : le nombre diminue de 7 175 entre 2016 et 2021
, tandis que sa part dans la population s'établit à 6,2 %[139].
L'enseignement francophone connaît en revanche une expansion particulièrement importante. Les effectifs des écoles de langue française passent de 1 076 élèves en 1983-1984 à 9 438 en 2022-2023, soit +777,1 %
[118]. En considérant la période suivant la création de la gouvernance scolaire francophone, les autorités provinciales et fédérales indiquent qu'environ 1 600 élèves fréquentaient dix écoles francophones en 1994, contre 9 439 élèves répartis dans 43 écoles en août 2024 : les effectifs sont ainsi multipliés par près de six (+489,9 %
) et le nombre d'écoles par plus de quatre (+330 %
)[140].
Les inscriptions en immersion française passent parallèlement de 14 523 en 1983-1984 à 43 593 en 2022-2023, soit +200,2 %
[118].
Colombie-Britannique
modifierEn Colombie-Britannique, le nombre de personnes capables de soutenir une conversation en français passe de 208 315 en 1991 à 328 650 en 2021, soit une augmentation de 57,8 %
. Le nombre atteint en 2021 son niveau le plus élevé de la série des recensements étudiés[141].
Cette progression est en grande partie portée par des personnes n'ayant pas appris le français comme première langue à la maison : leur nombre capable de converser en français passe de 160 475 en 1991 à 258 635 en 2021, soit +61,2 %
[141].
L'expansion scolaire est également importante. Les effectifs en immersion passent de 9 807 en 1983-1984 à 53 241 en 2022-2023, soit +442,9 %
. Dans le réseau scolaire de langue française, ils passent de 1 163 à 6 267, soit +438,9 %
[118].
Yukon
modifierLa progression du français est particulièrement marquée au Yukon. Le nombre de personnes capables de soutenir une conversation en français passe de 2 595 en 1991 à 5 745 en 2021, soit +121,4 %
. Leur proportion dans la population augmente simultanément de 9,4 % à 14,4 %
; le nombre comme la proportion atteignent en 2021 leur niveau le plus élevé de la série étudiée[142].
Le nombre de personnes ayant uniquement le français comme première langue officielle parlée passe de 835 en 1991 à 1 815 en 2021, soit +117,4 %
, tandis que leur part de la population passe de 3,0 % à 4,6 %
. Le nombre de personnes ayant le français comme langue maternelle, seul ou en combinaison avec une autre langue, passe de 945 à 2 275, soit +140,7 %
; leur proportion passe de 3,4 % à 5,7 %
[142].
L'évolution de l'enseignement est encore plus importante sur le long terme. Les effectifs d'immersion passent de 186 élèves en 1984-1985 à 936 en 2022-2023, soit +403,2 %
, tandis que les effectifs de l'enseignement francophone passent de seulement 30 élèves à 345, soit +1 050 %
[118].
Territoires du Nord-Ouest
modifierDans les Territoires du Nord-Ouest, le nombre de personnes capables de soutenir une conversation en français passe de 2 760 en 1991 à 4 395 en 2021, soit +59,2 %
. Leur proportion dans la population passe de 7,6 % à 10,8 %
; le nombre et la proportion atteignent alors leurs niveaux les plus élevés de la période étudiée[143].
Parmi les personnes ayant appris l'anglais en premier à la maison durant l'enfance, le nombre de celles pouvant converser en français passe de 1 565 en 1991 à 2 750 en 2021, soit +75,7 %
[143].
Les effectifs d'immersion française passent de 404 en 1990-1991 à 990 en 2022-2023, soit +145,0 %
, tandis que ceux de l'enseignement francophone passent de 63 à 243, soit +285,7 %
[118].
Nunavut
modifierAu Nunavut, le nombre de personnes capables de soutenir une conversation en français passe d'environ 815 en 1991 à 1 450 en 2021, soit une augmentation de 77,9 %
. Leur proportion passe de 3,8 % à 4,0 %
. La progression n'est toutefois pas continue : après avoir atteint 1 580 personnes, soit 4,4 % de la population, en 2016, le nombre diminue de 130 personnes lors du recensement de 2021
[144].
Le développement de l'enseignement de langue française est plus récent que dans les autres territoires. Les effectifs passent de 40 élèves en 2002-2003 à 105 en 2022-2023, soit +162,5 %
[118]. Contrairement aux autres provinces et territoires anglophones, les séries nationales ne recensent pas de programme d'immersion française au Nunavut pour cette période[118].
États-Unis
modifier
Aux États-Unis, la présence du français résulte à la fois de communautés francophones historiques, notamment en Louisiane, en Nouvelle-Angleterre et dans certaines régions du Midwest, de migrations plus récentes provenant notamment d'Haïti, d'Afrique francophone, du Canada et d'Europe, ainsi que de l'apprentissage du français comme langue étrangère et du développement des programmes scolaires bilingues.
Les statistiques linguistiques américaines mesurent principalement les langues parlées à la maison et ne permettent donc pas de dénombrer l'ensemble des personnes capables de parler français. Dans une série historique harmonisée publiée par le Bureau du recensement des États-Unis, le nombre de personnes de cinq ans ou plus parlant à la maison une langue classée dans la catégorie « French », comprenant selon les périodes le français, le cadien, les créoles français et l'haïtien, passe de 1 550 751 en 1980 à 2 096 592 en 2019, soit une hausse de 35,2 %
[145].
Les classifications statistiques ont depuis été affinées. En 2023, l'American Community Survey recense 1 194 555 personnes parlant à la maison le français, y compris le français cadien, et 973 378 personnes parlant l'haïtien, soit 2 167 933 personnes dans la catégorie agrégée « French, Haitian, or Cajun »[146],[147]. Ces chiffres ne comprennent pas les personnes utilisant le français comme langue seconde sans le parler habituellement à leur domicile.
Enseignement du français
modifierLe français demeure l'une des principales langues étrangères étudiées dans le système scolaire américain. La dernière grande enquête nationale détaillée sur les inscriptions, menée en 2014-2015 par l'American Councils for International Education avec plusieurs organismes spécialisés, estimait à 1 289 004 le nombre d'élèves de la maternelle à la fin du secondaire apprenant le français. Celui-ci représentait environ 12,1 % des inscriptions en langues étrangères et constituait la deuxième langue étrangère la plus étudiée après l'espagnol[148].
Une enquête nationale publiée en 2026 à partir de données du National Center for Education Statistics confirme la place importante du français dans l'offre scolaire. Parmi les écoles publiques proposant au moins une langue autre que l'anglais, 12 % proposent le français, contre 40 % pour l'espagnol. Dans les lycées, la proportion atteint 34 %, ce qui place également le français au deuxième rang des langues proposées derrière l'espagnol[149].
L'une des évolutions les plus importantes concerne les programmes d'immersion bilingue, dans lesquels une partie des matières scolaires est enseignée directement en français. Pour l'année scolaire 2021-2022, un recensement national de l'American Councils Research Center identifie 182 programmes publics d'immersion français-anglais. Le français représente alors 5 % de l'ensemble des programmes publics d'immersion bilingue du pays, derrière l'espagnol et le chinois[150].
Cette implantation représente une extension importante par rapport aux premières décennies du développement de l'immersion. En 2006, les services français aux États-Unis recensaient environ 78 programmes d'immersion française et quelque 10 000 élèves[151]. Les méthodologies des deux dénombrements n'étant pas strictement identiques, les chiffres de 2006 et 2021 ne constituent pas une série statistique parfaitement homogène ; ils témoignent néanmoins de l'élargissement géographique des dispositifs d'immersion.
Le réseau des Alliances françaises constitue un autre indicateur de l'importance de l'apprentissage. En 2024, les Alliances françaises des États-Unis comptent 26 921 apprenants de français, soit le troisième effectif national le plus élevé du réseau mondial derrière Madagascar et l'Inde[152]. Elles dispensent la même année 860 753 heures facturées de cours de français, plaçant les États-Unis parmi les dix principaux pays du réseau pour cet indicateur[153].
Louisiane
modifier
La Louisiane constitue le principal foyer historique de langue française des États-Unis. Après un fort recul de la transmission intergénérationnelle du français au cours du XXe siècle, l'État mène depuis la fin des années 1960 une politique de revitalisation reposant principalement sur l'enseignement, l'immersion scolaire, la création de services en français et, plus récemment, l'extension de l'usage de la langue dans l'espace public et l'activité économique.
En 1968, l'Acte 409 crée le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), organisme public aujourd'hui rattaché au département de la Culture, des Loisirs et du Tourisme. La législation louisianaise lui confie la mission de préserver, promouvoir et développer la langue française ainsi que les cultures française et créole de l'État. Le français est légalement la langue officielle de travail du CODOFIL et de ses employés[154].
La législation scolaire adoptée en 1968 demeure également inscrite dans le droit de l'État. Le R.S. 17:272 prévoit que les écoles primaires publiques offrent au moins cinq années d'enseignement du français à partir de la première année et que les lycées proposent au moins trois années de français ainsi qu'un enseignement relatif à l'histoire et à la culture des populations françaises de Louisiane et des Amériques[155]. La loi permet toutefois aux conseils scolaires locaux de demander à être exemptés de ces obligations ; celles-ci ne signifient donc pas que le français est effectivement enseigné dans toutes les écoles publiques de l'État[155].
Développement de l'immersion française
modifierÀ partir des années 1980, la politique éducative évolue progressivement d'un enseignement du français comme matière vers des programmes d'immersion, dans lesquels une partie importante des matières scolaires est enseignée directement en français. Un premier programme est créé à Baton Rouge en 1981, puis le modèle se développe dans plusieurs paroisses du sud de la Louisiane[156].
L'augmentation des effectifs est importante sur le long terme. En 1993-1994, 861 élèves sont inscrits dans un programme d'immersion française dans l'État. Ils sont 3 416 en 2010-2011, soit une augmentation de 296,7 %
en dix-sept ans[156]. Pour l'année 2010-2011, ces 3 416 élèves sont répartis dans 29 écoles de neuf paroisses[157].
En 2026, le CODOFIL indique que plus de 5 500 élèves sont inscrits dans des programmes d'immersion française en Louisiane[158]. Par rapport aux 3 416 élèves de 2010-2011, cela représente une hausse d'au moins 61 %
. Sur une période plus longue, les effectifs ont ainsi été multipliés par plus de six depuis 1993-1994, soit une progression minimale d'environ 539 %
.
| Année scolaire | Élèves | Évolution par rapport à 1993-1994 |
|---|---|---|
| 1993-1994 | 861 | — |
| 2010-2011 | 3 416 | +296,7 % |
| 2026 | > 5 500 | > +538,8 % |
Le développement de l'enseignement du français dépasse les seuls programmes d'immersion. Pour 2024-2025, l'Organisation internationale de la francophonie recense près de 22 800 apprenants de français langue étrangère répartis dans 235 établissements louisianais, principalement dans le secondaire. L'offre comprend des cours d'initiation mais aussi des parcours avancés donnant accès à l'Advanced Placement, au Baccalauréat international ou à des dispositifs de double inscription scolaire et universitaire[159].
L'OIF observe également une extension géographique récente de l'immersion vers des régions où celle-ci était auparavant moins implantée, notamment dans le nord de l'État[159].
Renforcement juridique de l'immersion
modifierLe développement des programmes d'immersion bénéficie depuis les années 2010 d'un cadre législatif renforcé. L'Immersion School Choice Law, adoptée en 2013 puis modifiée en 2014 et 2018, prévoit qu'à partir de l'année scolaire 2014-2015 un conseil scolaire local doit, sous certaines conditions, établir un programme d'immersion lorsqu'il reçoit une demande écrite des parents d'au moins 25 enfants entrant en maternelle ou d'au moins 25 enfants entrant en première année[160]. La loi précise que les programmes concernés sont des programmes d'immersion bilingue en français ou en espagnol et affirme explicitement que l'immersion française contribue à « promouvoir, préserver et développer » la culture bilingue propre à la Louisiane[160].
La législation prévoit également une certification officielle des programmes d'immersion et impose notamment des critères relatifs à la proportion de matières enseignées dans la langue d'immersion, à la qualification linguistique des enseignants et à la continuité des parcours scolaires.
Depuis 2014, les élèves peuvent également obtenir le State Seal of Biliteracy, mention ajoutée à leur diplôme attestant un niveau avancé dans une langue autre que l'anglais. L'un des parcours permettant de l'obtenir consiste à avoir suivi au moins quatre unités de cours disciplinaires en immersion ; une certification étrangère correspondant au niveau B2 du CECRL peut également permettre son obtention[161]. La loi présente notamment ce dispositif comme un moyen de « continuer et renouveler » la tradition historique du bilinguisme louisianais.
Formation des enseignants
modifierLe développement de l'immersion s'accompagne d'une politique spécifique de recrutement et de formation des enseignants. En 2026, le programme international géré par le CODOFIL compte 150 enseignants internationaux répartis dans 36 écoles d'immersion[162]. Ces enseignants proviennent notamment de France, du Canada et d'autres pays francophones.
Afin de réduire la dépendance à ce recrutement extérieur et de constituer un corps enseignant francophone local, le programme Escadrille Louisiane finance et accompagne parallèlement la formation de résidents de Louisiane souhaitant devenir enseignants d'immersion. En 2026, le CODOFIL recense 49 diplômés du programme employés dans 16 écoles[163]. Plusieurs parcours permettent d'obtenir ou de compléter une certification d'enseignement et d'améliorer le niveau de français des futurs enseignants.
Création de nouvelles écoles francophones
modifierLa revitalisation scolaire se traduit également par la création de nouveaux établissements. En 2021 ouvre l'École Saint-Landry, école publique à charte d'immersion française située à Sunset. Elle commence avec les classes de maternelle et de première année, puis ajoute progressivement de nouveaux niveaux ; en 2023, elle accueille 103 élèves et prévoit d'étendre son cursus jusqu'à la huitième année[164].
Une étape institutionnelle supplémentaire est franchie en 2022 lorsque la législature adopte l'Acte 454 créant directement l'École Pointe-au-Chien, établissement public d'immersion française situé dans la paroisse de Terrebonne. La loi lui attribue le statut d'école publique indépendante et prévoit un cursus allant de la prématernelle à la quatrième année[165]. L'établissement ouvre en août 2023 avec les classes de maternelle et de première année, puis ajoute la prématernelle et la deuxième année en 2024, avec l'objectif d'ajouter ensuite un niveau chaque année[166].
Pour l'année scolaire 2024-2025, le National Center for Education Statistics recense 33 élèves et cinq enseignants dans l'établissement[167]. Sa création constitue également un dispositif de revitalisation culturelle pour la communauté autochtone de Pointe-au-Chien, où le français a historiquement été transmis parallèlement aux traditions autochtones.
En 2024, l'Acte 574 réorganise par ailleurs le conseil d'administration du CODOFIL. Sa composition comprend désormais notamment un représentant de Louisiana Parents for French Immersion, quatre représentants du consortium des écoles d'immersion, un représentant universitaire ainsi qu'un siège tournant entre la United Houma Nation, la tribu Pointe-au-Chien et la Jean Charles Choctaw Nation[168].
Services publics en français
modifierLa politique de revitalisation ne se limite plus à l'enseignement. En 2011, l'Acte 106 crée le Louisiana French Language Services Program. La loi prévoit, « dans la mesure du possible », la mise à disposition de services du gouvernement de l'État en français et l'assistance aux citoyens francophones dans leurs démarches auprès de l'administration[169].
Le programme vise également à améliorer l'accueil des visiteurs francophones et à favoriser les investissements provenant de pays francophones. Le département de la Culture, des Loisirs et du Tourisme est chargé, sous l'orientation du CODOFIL, de développer ces services et de formuler des recommandations aux autres administrations de l'État[169]. La loi autorise en outre la création d'un Sceau d'excellence récompensant l'administration publique ayant le mieux développé ses services en français.
La législation attribue également au CODOFIL le pouvoir de créer une certification Francophone Friendly destinée aux commerces, festivals et restaurants proposant des services en français, ainsi que de leur délivrer une signalétique spécifique[170].
Francisation de l'espace public
modifierEn 2014, l'Acte 263 crée un cadre juridique permettant l'installation de signalisation bilingue anglais-français sur les routes de Louisiane. Le département des Transports et du Développement doit élaborer, avec le CODOFIL, un supplément aux normes de signalisation permettant aux paroisses de demander que certains panneaux situés sur les routes étatiques ou fédérales comportent également des termes en français louisianais[171].
La mise en œuvre de cette disposition au niveau des routes étatiques et fédérales est cependant restée limitée, le supplément réglementaire nécessaire n'ayant pas été pleinement adopté dans les années suivant la loi[172]. Des collectivités locales ont néanmoins développé leurs propres politiques de signalisation.
À Lafayette, les conseils de la ville et de la paroisse lancent ainsi le programme Route Lafayette par une résolution commune du . Celui-ci déploie une signalisation d'orientation intégrant volontairement le français louisianais dans les espaces publics. Le dispositif comprend progressivement des panneaux d'entrée, des indications destinées aux piétons et aux automobilistes, la signalisation des parcs, bâtiments publics et sites historiques ainsi que des panneaux d'interprétation. Les traductions françaises sont vérifiées avec le CODOFIL[173]. En 2025, le CODOFIL présente l'extension du dispositif à l'ensemble de la paroisse de Lafayette comme l'une de ses initiatives destinées à introduire davantage le français dans la sphère publique[174].
En 2024, une nouvelle loi étend également la visibilité symbolique du français dans l'espace public. L'Acte 766 autorise notamment la création de plaques d'immatriculation spéciales portant les inscriptions « Icitte on parle français », « Bienvenue en Louisiane » et « Lâche Pas », sous réserve d'un nombre minimal de demandes[175]. Une partie des redevances associées à ces plaques est destinée à soutenir des initiatives de programmation ou de promotion du français.
Extension du français dans l'économie et les lieux de travail
modifierDepuis les années 2020, le CODOFIL cherche également à créer de nouveaux domaines d'usage du français hors de l'école. En 2023, il lance avec Lafayette Travel et le Centre international de Lafayette le projet Lafayette en français, qui fournit des traductions professionnelles de menus à des restaurants de la paroisse. Dès sa première année, 16 restaurants disposent ainsi d'un menu traduit en français[176].
En 2024, le programme est étendu à de nouveaux restaurants de villes comme Scott et Carencro ainsi qu'à d'autres activités touristiques, notamment des chambres d'hôtes et des voyagistes[176]. Le dispositif quitte ensuite le seul cadre de Lafayette pour être étendu à l'échelle de l'État.
En 2025, le CODOFIL lance en effet Exel Louisiane, programme de développement économique destiné explicitement à augmenter l'utilisation du français dans les entreprises et les lieux de travail[177]. Il fournit aux entreprises, professionnels et organismes des services de traduction, des ressources de français professionel, de la signalisation française et des possibilités de formation. Les membres peuvent recevoir jusqu'à 1 000 dollars pour financer des projets tels que l'installation d'une signalétique bilingue, la traduction de menus ou de sites internet et la formation linguistique de leurs employés[178].
Le programme s'accompagne de la création de Découvrir la Louisiane en français, carte interactive répertoriant les entreprises, institutions culturelles et organismes capables de proposer des services en français[179]. Le CODOFIL développe parallèlement un service d'offres d'emploi destiné à mettre en relation les entreprises avec des travailleurs possédant des compétences en français[174].
La pratique communautaire du français s'appuie également sur un réseau de « Tables françaises », rencontres publiques régulières organisées dans des bibliothèques, cafés et autres espaces comunautaires. En 2026, le CODOFIL recense plus de 40 Tables françaises actives dans l'État, ouvertes aussi bien aux locuteurs traditionnels qu'aux nouveaux apprenants[180].
Ces politiques constituent principalement une revitalisation et une extension des domaines d'utilisation du français plutôt qu'une inversion démontrée du recul historique de sa transmission familiale. La croissance est particulièrement visible dans l'enseignement par immersion, dont les effectifs ont augmenté d'au moins 61 %
depuis 2010-2011 et de plus de 500 %
depuis le début des années 1990, tandit que depuis les années 2010 et 2020 le français bénéficie de nouveaux dispositifs dans les services publics, la signalisation, le tourisme et l'activité professionnelle.
Minnesota
modifier
L'installation du français au Minnesota est intimement liée aux colons canadiens, qui ont contribué très tôt à son développement dans la région, comme le découvreur Louis Hennepin et le trappeur Pierre Parrant.
Mais la présence d'expéditions, d'établissements et de villages francophones est attestée dès le milieu du XVIIe siècle dans la région, notamment grâce aux Français Pierre Radisson et le Sieur de Groseilliers, qui atteignirent vraisemblablement en 1654 le Minnesota, après avoir exploré le Wisconsin.
Cavelier de la Salle explore quelques années plus tard le Mississippi et arrive jusqu'à l'actuel État voisin du Dakota du Nord et surnomme la région « L'Étoile du Nord » qui deviendra par la suite la devise de l'État du Minnesota, voisin des Grandes Plaines du Dakota. L'exploration des territoires du Nord ainsi que de la région des grands lacs, dont le Minnesota, fut encouragée notamment par le Gouverneur de la Nouvelle-France, Frontenac. Aux débuts de l'existence de l'État, une francisation accrue s'opère grâce à un nombre important de nouveaux colons Canadiens, parmi lesquels Pierre Parrant, un trappeur et commerçant en fourrures né à Sault Ste. Marie (Michigan) en 1777 qui fut le premier colon de la ville de Saint Paul, au Minnesota.
Les métis de la Rivière Rouge ont également été une communauté importante pour la pratique du français au Minnesota.
Depuis 1858, date de création de l'État, le sceau officiel du Minnesota porte l'appellation en français de Cavelier de la Salle : « L'Étoile du Nord ».
La pratique du français au Minnesota s'est profondément transformée et amoindrie avec les campagnes d'anglicisation des États de la fédération américaine au cours du XXe siècle ainsi que l'interdiction temporaire d'enseigner ou de pratiquer le français dans les écoles, mais un regain récent est observé[Quand ?].
De 1980 à 2000 le nombre de francophones du Minnesota passe de 10 026[181] à 15 744 (+36 %
)[182].
Michigan
modifierLa communauté francophone du Michigan est fortement apparentée à celle du sud de l'Ontario, en raison du lien fort qui unit la ville de Windsor avec le Michigan.
- À compter de 2013, les défenseurs de la culture ont obtenu des résolutions de la législature de l'État du Michigan pour nommer la semaine du mois de septembre la semaine du patrimoine canadien au Michigan. Promue par des défenseurs bénévoles autour de l'État, la semaine du patrimoine est un exemple de la continuité de la culture canadienne-française dans la région des Grands Lacs, en particulier au Michigan où les événements de 2015 étaient prévus de Houghton à Monroe. Les résolutions de la Chambre et du Sénat ont été soumises par les représentants Bill LaVoy, Andrea LaFontaine et le sénateur Jim Marleau ainsi qu'une coalition de plusieurs dizaines de co-parrains.
Missouri
modifierLa francisation du Missouri débute en 1758 quand des colons français s'installent dans la région, vers la haute vallée du Mississippi, alors connue sous le nom de Pays des Illinois ou Haute-Louisiane.
La colonisation française de la région a débuté à la fin du XVIIe siècle avec les coureurs des bois acadiens de l'actuel Canada. En 1760, ils avaient établi six villes: Cahokia, Kaskaskia, Saint-Philippe, Nouvelle-Chartres et Prairie-du-Rocher dans l'Illinois actuel, et Sainte Geneviève dans le Missouri et revendiqué la région pour la colonie de la Louisiane française.
Lorsque les Britanniques s'installèrent dans le Territoire du Nord-Ouest (la région à l'est du Mississippi), qu'ils annexèrent finalement en 1765 après la Guerre de la Conquête, beaucoup de ces colons français déménagèrent de l'autre côté du fleuve dans le Missouri, établissant ainsi la ville de Saint Louis et d'autres colonies et avant-postes.
De ce temps au début du XIXe siècle, les Créoles ont commencé à s'installer dans les hautes terres d'Ozark au-dessus de la rivière, en particulier après que toute la Louisiane française a été vendue aux États-Unis en 1803.
Après la vente de la Louisiane aux États-Unis, un processus d'anglicisation de force est lancé, mais les Francophones de la région ont réussi à éviter le phénomène d’anglicisation pendant plusieurs générations consécutives et ont gardé un français bien vivant.
Les Français ont afflué dans les montagnes après l'établissement d'opérations minières sérieuses à Potosi en 1797 par Moses Austin, et ont fondé des colonies telles que Old Mines auparavant (La Vieille Mine), qui devint peu à peu le centre de langue et de culture françaises du Missouri.
Avec le temps un nouveau dialecte francophone apparut, le Paw Paw French.
Un témoignage de 1930 du chercheur américain W. M. Miller raconte que ce dialecte était encore parlé par une partie substantielle de la population de Vieille Mine, près de la ville de Potosi dans le sud-est de l’État, où sont installés les Mines de plomb du sud du Missouri[183].
New York
modifier
Dans l’État de New York, la population francophone augmente doucement depuis plusieurs années passant de 139 202 en 2013 à 141 180 en 2015 (+1,50 %)
[184].
Floride
modifierEn Floride, la ville de Miami abrite une communauté francophone de plus en plus importante, composée d'expatriés français, d'Haïtiens (qui peuvent aussi parler le créole haïtien) et de Canadiens français ; il y a aussi une communauté croissante d'Africains francophones à Orlando, Tampa, et dans les environs.
Pour répondre à la demande croissante de la communauté française de Floride, la première chaîne de télévision francophone aux États-Unis est créée en 2014 sous le nom de Bonjour Television. Devenue « Bonjour America », la chaîne transmet 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, tous ses programmes sont diffusés en langue française[185].
Californie
modifierUne communauté française petite mais durable s'est développée à San Francisco pendant la ruée vers l'or. Elle a été complétée par des immigrants vinicoles français dans la région de la Baie et est aujourd'hui centrée culturellement autour du quartier français de San Francisco.
Mexique
modifierLe français au Mexique est en forte augmentation depuis la fin des années 2010 avec plus de 25 Alliances françaises dispensant des cours de français à 33 000 élèves effectifs en hausse de +20%
entre 2011 et 2012.
Amérique centrale
modifierCosta Rica
modifierDans les années 1980, le français devient une langue étrangère obligatoire à l’école, au premier cycle du secondaire (collège) et optionnel au lycée[186].
En 2014, le Costa Rica devient hôte du SEDIFRALE (Congrès Régional des Professeurs de Français Langue Étrangère)[187] et fait sa demande officielle d'admission à l'Organisation internationale de la Francophonie[188]. Son adhésion est effective fin 2014, le Costa Rica devenant membre observateur au sein de l'OIF[188].
Caraïbes
modifierDominique
modifierSitué entre les îles françaises de la Guadeloupe et de la Martinique, ce pays devient membre de l'OIF en 1979. Malgré le statut de l'anglais comme langue officielle, 80 % des citoyens s'expriment en créole français. Le français est la langue étrangère la plus apprise sur l’île[189].
République dominicaine
modifierVoisin du pays francophone de l'Haïti, la République dominicaine devient membre observateur de l'OIF en 2010. Avec l'anglais, le français devient obligatoire à partir du milieu du cycle primaire (9-10 ans). Durant les 10 dernières années (2005-2015) le nombre d’apprenants du français au niveau supérieur à quant à lui augmenté de plus de +400 %
[190]
Sainte-Lucie
modifierLa francisation de Sainte-Lucie commence en 1660 quand la France signe un traité avec les Caraïbes après y avoir implanté la première colonie stable. Celle-ci s’arrête en 1814 lorsque l’Angleterre prend le contrôle complet de la colonie à la suite du traité de Paris. À la suite de cela, l’enseignement du français y est interrompu mais la population parle toujours un créole français.
En 2010, un pacte linguistique avec la Francophonie est signé, ce qui introduit progressivement le français en école primaire[191]. En 2012, 15 des 75 écoles de l’île étaient impliquées dans l’enseignement du français. En 2013, le dispositif était élargi à 25 établissement supplémentaires, ce qui donne 35 écoles sur 75 (+133 %
). Depuis la mise en place de ce pacte en 2010, le français connait une forte progression sur l’île pour la première fois depuis plusieurs décennies. Dans le secondaire, le français progresse malgré une diminution de la population.
En 2014, le français devient optionnel au lycée avec l’espagnol, ce dernier étant soutenu par les États hispanophones voisins.
Amérique du Sud
modifierBrésil
modifierColombie
modifierLa Colombie est un pays de tradition francophile, du fait de ses relations très anciennes avec la France. En 2012, la France est le troisième pays de destination pour les étudiants colombiens après les États-Unis et l'Espagne, mais aussi le deuxième pays d’Amérique du Sud avec le plus d’apprenants du français. D'après l'OIF la Colombie songe à ré-introduire le français comme langue obligatoire à l’école[192].
Chili
modifierAu Chili, l'enseignement du français, qui avait reculé au cours du XXe siècle, connaît un fort regain depuis le début des années 2020. L'Organisation internationale de la francophonie qualifie cette évolution de « renouveau » de la politique linguistique chilienne depuis 2021[193].
En 2021, cinq Liceos Bicentenario publics ont réintroduit le français comme deuxième langue étrangère dans leur offre éducative[193]. Le ministère chilien de l'Éducation indiquait alors que ces établissements proposaient le français selon différentes modalités, comme atelier optionnel ou comme seconde langue étrangère en complément de l'anglais, certains cursus commençant dès les premières années de scolarité[194].
Cette réintroduction est suivie de nouvelles initiatives. À partir de 2023, le programme pilote Bonjour, professeur !, soutenu par le ministère chilien de l'Éducation et l'Institut français du Chili, accompagne l'introduction du français dans de nouveaux établissements publics[193]. La même année est créé le réseau éducatif Le français au Chili, qui rassemble des établissements scolaires et universitaires proposant des enseignements de français. En 2026, une trentaine d'établissements avaient rejoint ce réseau depuis sa création[195].
En 2024, le français est enseigné dans 125 établissements scolaires, centres privés et cursus universitaires du pays, représentant environ 12 000 apprenants encadrés par 250 enseignants. En incluant les différents réseaux et types d'établissements, l'OIF estime à environ 20 000 le nombre total de personnes apprenant le français au Chili. Les établissements relevant de l'enseignement français ou du LabelFrancÉducation accueillent par ailleurs environ 7 300 élèves et mobilisent 600 enseignants de et en français[193].
Une nouvelle étape est franchie en octobre 2025 avec la signature d'un accord entre la Direction de l'Éducation publique chilienne et l'Institut français du Chili, avec la participation du ministère chilien de l'Éducation et de plusieurs représentations francophones. L'accord prévoit, à compter de mars 2026, l'introduction du français comme matière optionnelle dans trois Servicios Locales de Educación Pública — Valparaíso, Magallanes et Licancabur — au sein de six établissements publics, pour environ 200 élèves âgés de 6 à 19 ans[37].
La politique d'extension se poursuit en 2026. Le programme Francés à la carte accompagne les établissements souhaitant ouvrir pour la première fois un cours ou un atelier de français, en prenant en charge durant la première année la formation des enseignants, l'accès à des ressources numériques et l'intégration aux activités francophones. Un nouvel appel à candidatures est lancé en juin 2026 pour l'année 2027, les établissements bénéficiaires devant ensuite assurer eux-mêmes la pérennisation ou le développement de l'enseignement créé[196].
Moyen-Orient
modifierArabie saoudite
modifierEn Arabie saoudite, la présence institutionnelle et l'enseignement du français se renforcent depuis les années 2010. La langue est enseignée par un réseau comprenant des établissements scolaires internationaux, plusieurs départements universitaires et l'Alliance française. En 2026, France Diplomatie estime à environ 150 000 le nombre de francophones dans le royaume et recense trois établissements français homologués, un réseau d'écoles internationales privées et trois départements universitaires de français[197].
L'Alliance française d'Arabie saoudite, créée sous sa forme actuelle en 2010, a progressivement étendu sa présence géographique. Après le développement de ses implantations à Riyad, Djeddah et Al-Khobar, une cinquième implantation est ouverte à AlUla en partenariat avec la Commission royale pour Al-'Ula. En 2026, le réseau compte ainsi cinq implantations, dont deux à Riyad, ainsi que celles de Djeddah, Al-Khobar et AlUla ; il mène également des activités à Yanbu et à La Mecque en partenariat avec les chambres de commerce locales[198].
Cette extension se poursuit dans la capitale. En mars 2026, un accord est conclu pour l'installation de l'Alliance française au sein de la Mohammed Bin Salman Nonprofit City (Misk City), avec l'ouverture prévue d'un nouvel espace consacré à l'enseignement du français et aux activités culturelles[199]. La plateforme officielle saoudienne indique que l'Alliance française enseigne chaque année le français à plus de 2 000 apprenants dans le royaume[199].
L'implantation d'AlUla constitue une autre manifestation de cette extension territoriale. En 2024, les activités du Festival de la Francophonie organisé dans le royaume se déroulent à Riyad, Djeddah, Al-Khobar et AlUla[200]. La nouvelle antenne d'AlUla développe notamment des enseignements de français langue étrangère et de français sur objectifs spécifiques, dans le contexte du développement touristique et patrimonial de la région.
À Djeddah, l'Alliance française inaugure également en novembre 2024 un nouveau centre au sein du complexe culturel Hayy Jameel. Ce nouvel espace, plus important que l'implantation précédente, est destiné à accroître l'offre de cours et d'activités culturelles en réponse à la demande locale[201].
L'enseignement supérieur participe parallèlement à cette présence. Trois universités saoudiennes disposent de départements de français[197]. En décembre 2025, l'Université Princesse-Noura-bint-Abdelrahman organise le premier Saudi Francophone Forum, consacré notamment à la place de la langue française dans l'éducation, la culture et les échanges économiques du royaume. Organisé sous le patronage du ministre saoudien de l'Éducation, le forum inscrit explicitement le développement des échanges francophones dans le cadre de la stratégie Vision 2030[202].
Cette évolution s'inscrit dans l'intensification plus générale des relations éducatives, universitaires, touristiques et culturelles franco-saoudiennes depuis le lancement de Vision 2030. Elle se traduit moins par une francisation linguistique de la population que par un élargissement géographique et institutionnel des possibilités d'apprentissage et d'usage du français[197].
Bahreïn
modifierEn 2010, Bahreïn introduit officiellement le français dans le secteur public. À terme, il est envisagé que le français soit généralisé dans l'ensemble de l'enseignement secondaire[191]. Les effectifs apprenant le français passent de zéro en primaire, 900 dans le secondaire et 300 dans le supérieur en 2009 à 12 000
en primaire, 6 000
dans le secondaires et 300
dans le supérieur en 2010.
Émirats arabes unis
modifierEn 2006 est commandée l'Université Paris-Sorbonne-Abou Dabi, qui fait fortement avancer la francophonie aux EAU. L'Université est finalement inaugurée en 2011. En 2010, les Émirats arabes unis deviennent observateur de l'Organisation Internationale de la Francophonie.
Israël
modifierOman
modifierLe sultanat d'Oman projette de sortir du tout à l'anglais et de faire du français la deuxième langue étrangère après l'anglais[204].
Dès 2007, le sultanat ouvre des sections de français dans trois institutions de l’enseignement supérieurs. Entre 2013 et 2014, le secteur public introduit le français dans 4 écoles pilotes, grâce à un accord entre l'Oman et la Tunisie qui met à disposition des professeurs de français, et avec la France qui apporte le soutien pédagogique[191]. À l’école française de Mascate les effectifs ont doublé (+100 %
) en cinq ans[205].
Qatar
modifierAsie
modifierDe 1994 à 2004 le nombre d'étudiants en français a augmenté de 48,8 %
en Asie[207]. En [208], le programme VALOFRASE[209] (Valorisation du français en Asie du Sud-Est) a été lancé grâce à l'Agence universitaire de la Francophonie, l'Organisation internationale de la Francophonie, la Centrale des syndicats au Québec, la Wallonie-Bruxelles à Hanoï et la Coopération française.
Entre 2002-2003 et 2009-2010, l'apprentissage du français a augmenté de 250%
en Arménie. La première langue enseignée en Arménie est le russe, en 2010 le français est introduit comme deuxième langue étrangère dans tous les collèges puis les lycées. En 2012, à la suite du succès rencontré par le français, l’Arménie introduit un grand programme de renforcement du français dans les écoles d'Erevan et à Gumri. En 2012 un pacte linguistique est signé entre l'OIF et l’Arménie. Finalement depuis 2010 et d’après l'Organisation International de la francophonie, le français progresse fortement en Arménie[191].
Cambodge
modifierAlors qu'avant le lancement du programme Valofrase (Valorisation du français en Asie du Sud-Est) les étudiants en français au Cambodge étaient peu nombreux, en 2007-2008 45 434 étudiants décident de choisir le français comme langue d'apprentissage, ce nombre passe à 98 184 durant l'année 2008-2009, monte à 113 913 durant l'année 2009-2010, puis atteint 128 101 durant l'année 2010-2011, pour enfin redescendre légèrement en 2011-2012 à 126 136 élèves[210] ainsi qu'en 2012-2013 à 124 266[211].
De plus, le nombre de régions proposant le français passe de 16 sur 24 en 2006 à 24 sur 24 en 2010[212].
| Année | #[N 1] | %[N 2] |
|---|---|---|
| 2005-2006 | 71 552 | |
| 2006-2007 | 55 673 | -22,5 % |
| 2007-2008 | 45 434 | -20,0 % |
| 2008-2009 | 98 184 | +122,7 % |
| 2009-2010 | 113 913 | +15,3 % |
| 2010-2011[210] | 128 101 | +13,3 % |
| 2011-2012[210] | 126 136 | -1,5 % |
| 2012-2013[211] | 124 266 | -1,5 % |
Chine
modifier
En 1999, la Chine comptait 32 universités offrant le français comme option, en 2014 elle en comptait plus de 140 soit une augmentation de 340 %
en quinze ans[213].
En 2005, on comptait un total d'environ 50 000 apprenants de français et un corps enseignant de plus de 700 professeurs chinois de français[214] en sus d'une cinquantaine d'enseignants français. Le réseau des quinze Alliances françaises en Chine accueille près de 28 000 étudiants chaque année alors que près de 24 000 Chinois étudiaient dans une université française en 2009.
Taux de croissance annuel du nombre d’universités offrant une spécialité de français :
| Année | #[N 1] | %[N 3] |
|---|---|---|
| 1949-1979[213] | 0,80 par an | |
| 1979-1999[213] | 0,35 par an | -56,25 % |
| 2000-2015[213] | 7,00 par an | +1 900 % |
« Il n'y a dans aucun autre pays un développement du français aussi fort qu'en Chine », affirme[Quand ?] le directeur de l'Alliance française de Canton[215]. Récemment les entreprises chinoises demandent de plus en plus de francophones pour pouvoir investir en Afrique.
Corée du Sud
modifierEn 2015, l'Organisation Internationale de la Francophonie annonce lancer un partenariat avec la Corée du Sud pour promouvoir l'enseignement du français dans le pays. Ce partenariat se fonde autour d'un Conseil de promotion, qui se situe à Séoul et réunit les principaux promoteurs de la langue française dans le pays. Cette initiative découle de la volonté de l'OIF d'augmenter le nombre d'apprenants sur place, qui statuerait, selon ses estimations, à 40 000[216],[217].
Inde
modifier
En Inde l'apprentissage de la langue française est en très forte augmentation depuis le début des années 2010, étant apprise par près de 500 000 personnes, elle devient donc la première langue étrangère apprise dans le pays.
En 2014 elle passe à 1 200 000 apprenants soit une augmentation de 140 %
[191]. Le français est en forte augmentation mais une pénurie d'enseignants se fait sentir, aujourd'hui la langue française est enseignée dans plus de 47 départements universitaires formant les futurs enseignants de français. Elle est surtout apprise grâce à l'apprentissage en ligne, et est considérée comme une langue d'avenir[218],[219].
Les échanges scolaires entre la France et l'Inde sont aussi en augmentation de plus de 35 %
depuis 2009.
Japon
modifierLe français est vu comme la langue du luxe, de la romance et du prestige au Japon ; il est donc à la mode d'appeler un produit ou une entreprise en français ou avec un nom apparaissant comme francophone. Mais le manque de diffusion du français au Japon mena à des noms francophones mal écrits, mal traduits ou sortis du contexte, ce qui créa le Franponais. C'est donc une semi-francisation qui se produit au Japon avec le paysage visuel adoptant parfois un faux-français[220].
Le nombre d’étudiants du français au Japon est de 9 500 pour le Secondaire et de 180 000 à 200 000 pour le Supérieur[221]. En 2007, le rapport de l'OIF sur La Francophonie dans le monde mentionnait : « Une incontestable francophilie en Corée du Sud, en Thaïlande et au Japon »[222].
Laos
modifierL'Organisation internationale de la francophonie (OIF) estime à 190 000 le nombre de francophones au Laos en 2015, soit 3 % de la population[223]. Ce nombre est en constante progression depuis une dizaine d’années[224]. Au Laos le nombre d'étudiants diplômés du baccalauréat augmente de 400 % de 2004 à 2006 et de 935 % de 2004 à 2009[225].
Avec la fin de l'isolationnisme au début des années 1990, la langue française a rebondi, grâce à la mise en place de la langue française, aux relations avec la Suisse et le Canada, ainsi que l'ouverture de centres de langue française dans le centre du pays. Aujourd'hui, le français a un statut au Laos semblables aux autres nations francophones d'Asie et environ 35 % de tous les élèves au Laos reçoivent leur éducation en français, qui est la langue à apprendre requise dans de nombreuses écoles. Le français est également utilisé dans les travaux publics au Laos central et méridional et à Luang Prabang ; c'est une langue de la diplomatie et des élites, des professions supérieures et des aînés. Cependant, la langue anglaise a continué de menacer la langue française au Laos, car elle est considérée comme la langue du commerce international et certaines écoles ont également fait de l'anglais une matière obligatoire. Le Laos est également membre de la Francophonie.
En 2015, le français devient obligatoire en tant que deuxième langue étrangère au Laos, à la suite de la réforme du système éducatif en 2009. Plus de 500 000 élèves sont concernés en 2015, ce qui contribue à accentuer la forte progression du français au Laos[191].
| Année | Élèves apprenant le français | Nombre de professeurs de français | Nombre d'établissements enseignant le français |
|---|---|---|---|
| 2009-2010 | 2 639 |
129 |
84 |
| 2010-2011 | 30 665 |
152 |
95 |
| 2011-2012 | 37 877 |
191 |
113 |
| 2012-2013 | 46 177 |
228 |
128 |
Liban
modifier
La francisation du Liban débute avec la création de l'État du Grand Liban en 1919 sous protectorat de la France, dans le but de protéger la communauté chrétienne maronite dominante sur le territoire libanais à cette époque[226].
Le français est utilisé sur les billets de banque de la livre libanaise, sur les panneaux routiers, sur les plaques d'immatriculation et sur les bâtiments officiels (à côté de l'arabe).
Le français au Liban est une langue d'éducation majoritaire, Aujourd'hui[Depuis quand ?] 57% des élèves sont scolarisés dans une filière francophone.
- En 2010 Le Liban signe un pacte avec L'Organisation internationale de la francophonie.
- En 2013 le Liban signe un accord cadre pour la mise en œuvre du programme d'Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres[227].
Malaisie
modifierOuzbékistan
modifierEn Ouzbékistan, l'enseignement du français bénéficie depuis le début des années 2020 d'un renforcement institutionnel. Le pays possède une tradition ancienne d'apprentissage du français, mais les réformes éducatives engagées depuis 2017 accordent une place accrue aux langues étrangères. En 2026, France Éducation international estime à environ 138 000 le nombre d'apprenants de français dans le pays et relève une « reconnaissance institutionnelle croissante » de la langue. Trois établissements à français renforcé, situés à Tachkent, Samarcande et Boukhara, constituent notamment des pôles de développement de cet enseignement[229].
Cette politique est renforcée en février 2025 par la signature d'une convention entre le ministère ouzbek de l'Éducation préscolaire et scolaire et l'ambassade de France. Celle-ci prévoit l'introduction du DELF scolaire dans les établissements ouzbeks, permettant aux élèves de faire certifier leur niveau de français dans le cadre de leur scolarité[230]. En juin de la même année, le ministère ouzbek organise avec l'ambassade de France une formation intensive destinée à 100 professeurs de français, portant notamment sur la préparation aux certifications internationales et les nouvelles méthodes d'enseignement[231].
Lors de la visite d'État du président ouzbek Chavkat Mirziyoyev en France en mars 2025, les deux gouvernements signent spécifiquement un protocole portant sur l'extension de l'enseignement du français. Ils concluent également un accord intergouvernemental portant création d'une université franco-ouzbèke[232]. La création de cette université est formalisée par une décision présidentielle du 26 novembre 2025 ; son ouverture est prévue pour l'année universitaire 2026-2027[233].
Le renforcement du français s'étend parallèlement à de nouvelles formes d'enseignement bilingue. En 2026, le projet Promotion du français en Ouzbékistan accompagne les autorités éducatives dans la création de filières scientifiques bilingues, notamment en mathématiques et en physique. Il prévoit la formation de formateurs, l'amélioration de la formation initiale des futurs professeurs de français et la création de nouveaux cursus associant français et disciplines scientifiques[229]. France Éducation international indique que l'objectif est de permettre, à moyen terme, le développement d'un enseignement bilingue de qualité à l'échelle nationale[229].
Cette structuration se poursuit dans l'enseignement supérieur avec l'ouverture, à l'université franco-ouzbèke, d'un master consacré à la didactique du français langue étrangère et seconde langue étrangère à partir de l'année 2026-2027. Organisé avec l'Université de Poitiers, le programme prévoit 25 places et un enseignement majoritairement dispensé en français par des enseignants français[234].
Philippines
modifierEn 2009 un partenariat avec le ministère de l’éducation permet l'ouverture de classes supplémentaires de français dans la région de Manille et Cebu. Depuis 2010, le français progresse aux Philippines ; il est enseigné dans 13 lycées scientifiques d'excellence[C'est-à-dire ?].
La position du français a fortement été renforcée depuis la mise en place en 2012 de la réforme de l’enseignement secondaire qui introduit les langues étrangères dans le cursus. En 2015, le français est la première langue européenne la plus enseignée dans les universités philippiennes[235].
Sri Lanka
modifierTurkménistan
modifierLa présence du Français au Turkménistan débute significativement en 1995 avec la création de deux chaires de langue française à l’université d’état Magymtguly et à l'institut des langues mondiales Azadi. Le français commence à se développer beaucoup plus rapidement à partir de 1998, il est actuellement enseigné dans sept écoles de la capitale et dans trois écoles de province[237].
Thaïlande
modifierEn 2008, la Thaïlande décide de devenir membre de l'Organisation Internationale de la Francophonie[238], notamment du fait qu'elle partage des frontières avec deux anciennes colonies françaises, le Cambodge et le Laos.
En 2009, le français est la deuxième langue étrangère étudiée au secondaire[239].
Viêt Nam
modifierAu Viêt Nam, les étudiants passant par le projet régional de Valorisation du francais en Asie du Sud-Est (VALOFRASE) ont un taux de réussite au concours d’entrée à l’université d'environ 70 % alors que la moyenne nationale est de 15 %[240]. Plus de 113 667 étudiants ont choisi le français comme langue d'étude en 2007, 40 provinces sur 64 proposent l'apprentissage du français à l'école[241].
Yémen
modifierEurope
modifierSelon le groupe de prospective Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), l'importante croissance démographique de la France (et des pays francophones d'où viennent une grande partie des immigrants arrivant dans l'Union européenne) est la clé de la renaissance du français en tant que langue trans-européenne de premier plan. Du fait de ses quelque 80 millions de locuteurs (en rapide augmentation), le français est la deuxième langue maternelle de l'Union européenne. L'effacement de la période de l'après-guerre, laquelle vit la langue française perdre de son attrait en tant que langue politique des élites, joue un rôle positif dans le regain de vitalité du français[242].
Selon l'Eurobaromètre spécial numéro 386 de février/ intitulé Les Européens et leurs langues[243],[244], le français est la deuxième langue étrangère la plus couramment maîtrisée dans l'Union européenne des 27 parmi les plus de 55 ans avec 6,10 % derrière l'anglais et ses 11,70 %. Parmi les personnes âgées de 35 à 54 ans, sa maîtrise progresse à 7,94 % de la population (toujours deuxième) contre 21,59 % pour l'anglais. Parmi les jeunes de 15 à 34 ans, la maîtrise du français progresse encore à 9,05 %, toujours deuxième derrière l'anglais et ses 28,24 %, et désormais talonné par l'Allemand qui rattrape le français avec 8,73 %. Enfin, globalement, le français est la deuxième langue étrangère la plus maîtrisée dans l'Union après l'anglais avec 7,62 % des européens déclarant la maîtriser contre 20,09 % pour l'anglais.
En 2012, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) décide de la mise en place de Centres de réussite universitaire en Europe centrale et orientale. Cette action entend renforcer l’enseignement du et en français et la présence francophone au sein des établissements membres de l’AUF en Europe centrale et orientale. Elle met en place au sein des universités partenaires des espaces didactiques dotés de ressources pédagogiques et d’équipements techniques de pointe, ainsi que des médiathèques ; l’ensemble favorise la diffusion de ressources francophones centrées sur l’apprentissage du français. 30 Centres de réussite universitaire seront installés dans des universités membres implantées dans 10 pays (Arménie, Bulgarie, Kazakhstan, Lituanie, Moldavie, Roumanie, Russie, Slovaquie, Turquie, Ukraine)[245].
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français et/ou l'allemand dans l’enseignement primaire (niveau CITE 1) dans l'Union européenne durant l'année scolaire 2012/2013 sont les suivants[246] :
|
|
Les pourcentages d’élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire inférieur (niveau CITE 2) dans l'Union européenne durant l'année scolaire 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Également en 2012, la langue française est toujours après la langue anglaise (97 %), la langue la plus apprise au collège (enseignement secondaire inférieur, niveau CITE 2). Selon un rapport Eurostat publié le , 34 % des jeunes Européens suivent des cours de français. L'allemand et l'espagnol, eux, sont appris respectivement par 22 % et 12 % des jeunes Européens[248].
|
|
Les pourcentages d’élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol, le russe et l'italien dans l’enseignement secondaire inférieur (niveau CITE 2) dans l'Union européenne durant l'année scolaire 2012/2013 sont les suivants[249] :
|
|
Les pourcentages d’élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale dans l'Union européenne durant l'année scolaire 2012/2013 sont les suivants[250] :
|
|
Les pourcentages d’élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle dans l'Union européenne durant l'année scolaire 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Albanie
modifier
La première francisation de l'Albanie se produisit en 1272, année où les Royaumes de Naples et d’Albanie étaient contrôlés par Charles Ier d’Anjou, frère de Saint Louis alors roi de France, laissant des traces profondes dans la culture albanaise.
Au début du XXe siècle, de nombreux journaux albanais étaient rédigés en français. Puis en 1916, la République française de Korça en Albanie laissa derrière elle un lycée français. Durant les années 1920-1940, la législation albanaise existait en deux langues, albanais et français[251]. De 1900 à 1945, tous les documents destinés à la correspondance à l’étranger étaient rédigés en français. En 1960, après la rupture avec le bloc communiste, la seule destination étrangère autorisée pour les étudiants albanais était la France, ce qui se traduisit par une augmentation des bourses d'études accordées par la France durant les années 1960-1980 et par un regain d’intérêt pour le français sur le territoire albanais. Mais la francisation moderne de l'Albanie commence en 1990 quand celle-ci rend le français l’une des langues secondes obligatoires dans toutes les écoles de la république.
En 1990 l’Albanie devient membre à part entière de l’Organisation internationale de la francophonie puis lance de grand programme de revitalisation du français[252]. Puis en 1991 l'Association des Albanais Francophones est créée[253].
Depuis les années 2000, de plus en plus de médias francophones s'implantent en Albanie : TV5 Monde est captable par voie hertzienne, RFI est recevable sur les bandes FM du pays, un bulletin francophone est même diffusé quotidiennement par l'Agence télégraphique albanaise. Récemment, le gouvernement d'Albanie a décidé d’autoriser la diffusion de toutes les chaînes francophones satellitaires sur le territoire[254][source insuffisante]. En 2005, l'Albanie rejoint le CRÉFECO (Centre régional pour l’enseignement du français en Europe centrale et orientale)[255]. En plus des progrès médiatiques, l'Albanie décide d'adhérer à l’UREF (Université des réseaux d'expression française) puis à l'AIMF (Association internationale des maires et responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones), à l’APF (Agence de la presse francophone), au Forum francophone des affaires et enfin à l'AUPELF (Agence francophone pour l’enseignement supérieur et la recherche qui œuvre au développement de la « francophonie scientifique »).
Le nombre de francophones partiels ou complets décolle pour atteindre 30 %
de la population totale ayant étudié le français en 2010.
Allemagne
modifierEn 2012, le français est et reste de loin la deuxième langue enseignée en Allemagne[256] (27 %[257]), malgré l'hégémonie de l'anglais (74 %) et l'émergence récente, bien qu'encore assez faible, de l'espagnol. Cette importance du français n'avait pas bougé au cours des dernières décennies mais a accusé une régression de 7 % ces 5 dernières années[258].
En 2007, le français a remplacé l'anglais dans les écoles du Land de la Sarre en Allemagne, à la frontière avec la France. Le français y devient donc la première langue étrangère obligatoire. La Sarre est le seul Land allemand à faire du français, avec l’anglais, une seconde langue obligatoire dans les lycées. À l’université de la Sarre, les bacheliers allemands et français peuvent étudier parallèlement le droit allemand et français en vue de passer une licence de droit[259]. Plus d'un élève sur deux apprend le français en Sarre, car son enseignement y détient une exclusivité dès le primaire[260] dès l'âge de 8 ans, et ce jusqu'à l'âge de 19 ans[261].
Le pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 4,2 % (contre 63,9 % pour l'anglais)[262].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
En , l'État sarrois annonce sa volonté de rendre le Land entièrement bilingue vis-à-vis du français et de l'allemand pour 2043[265].
Autriche
modifierSelon l'Eurobaromètre spécial numéro 386 de février/ intitulé Les Européens et leurs langues[243],[244], le français est la troisième langue étrangère la plus couramment maîtrisée en Autriche parmi les plus de 55 ans avec 3,34 % derrière, l'anglais (30,86 %) et juste derrière l'italien (3,45 %). Parmi les personnes âgées de 35 à 54 ans, sa maîtrise progresse à 6,89 % de la population, dépassant ainsi l'italien (5,29 %), contre 39,43 % pour l'anglais. Parmi les jeunes de 15 à 34 ans, la maîtrise du français progresse encore à 10,50 %, toujours deuxième derrière l'anglais et ses 52,35 %. Enfin, globalement, le français est la deuxième langue étrangère la plus maîtrisée en Autriche après l'anglais avec 6,80 % des autrichiens déclarant la maîtriser contre 40,48 % pour l'anglais.
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Arménie
modifierEn Arménie (membre associé de l'OIF), le français est enseigné en tant que deuxième ou troisième langue vivante du primaire au supérieur et concerne au total 82 545 élèves, chiffre en augmentation. De plus, il est envisagé de rendre le français obligatoire en tant que LV3 dans le secondaire. Un campus numérique francophone a été inauguré en 2008. L’Arménie prévoit d'introduire le français en tant que langue LV3 obligatoire dans tous les établissements publics, alors qu'il était jusque-là facultatif[266].
Belgique
modifierBruxelles
modifier
Au cours des XIXe et XXe siècles, Bruxelles s'est transformée d'une ville quasiment entièrement néerlandophone en une ville bilingue, voire multilingue, avec le français pour langue majoritaire et lingua franca[267]. Bien qu'historiquement Bruxelles fût une cité dont les habitants parlaient le brabançon[268] — communément appelé « dialecte flamand »[269],[270] —, la situation linguistique bruxelloise changea radicalement au cours des deux derniers siècles. À côté d'une immigration française et wallonne, cette progression du français s'explique avant tout par la conversion linguistique de la population néerlandophone au cours des générations[271]. La raison en fut le manque de considération dont jouissait le néerlandais en tant que langue de culture au sein de la société belge[272], renforcé par l'attrait que représentait à l'époque le français comme langue de haute culture et des échanges internationaux[273],[274].
Cette transformation démarra graduellement au XVIIIe siècle[275] mais prit toute son ampleur lorsque la Belgique devint indépendante et que Bruxelles déborda au-delà de ses murs[276],[277]. La francisation réelle et massive de la population urbaine ne commença cependant que dans la seconde moitié du XIXe siècle[278]. À partir de 1880[279], on constate une véritable explosion de bilingues au détriment des néerlandophones unilingues[273],[280]. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante[281], ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910[282]. À partir des années 1960[283], à la suite de la fixation de la frontière linguistique[284] et de l'essor socioéconomique de la Région flamande[280], la francisation des néerlandophones a stagné[285],[286]. Selon une étude publiée en 2008[287] par un professeur de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), 56,8 % des familles bruxelloises parlèrent le français à la maison en 2006, face à 7 % de familles néerlandophones. Il y avait également 8,6 % de familles bilingues néerlandais-français[267].
Selon une étude publiée en 2008 par un professeur de la VUB[287], cette francisation atteignait 95,55 % de francophones en 2006 contre 28,23 % de néerlandophones (le français restant la « lingua franca » de la capitale, et il s'avère que la connaissance du français augmente toujours avec une augmentation de 0,4 % comparé à 2000 alors que le néerlandais a chuté de 5,06 % de 2000 à 2006, passant de 33,29 % à 28,23 %). L'anglais, quant à lui, est devenu deuxième langue la plus connue mais elle reste une langue scolaire (elle n'est pas parlée à la maison).
| Année | Néerlandais | Français | Autre |
|---|---|---|---|
| 1846 | 60,6 % | 38,6 % | 0,8 % |
| 1910 | 49,1 % |
49,3 % |
1,6 % |
| 1920 | 39,2 % |
60,5 % |
0,3 % |
| 1930 | 34,7 % |
64,7 % |
0,6 % |
| 1947 | 25,5 % |
74,2 % |
0,3 % |
Le classement des cinq premiers de cette étude est repris ici, en comparant les chiffres de 2006 avec ceux de 2000 :
| 2000 | 2006 | ||
|---|---|---|---|
| 1 | Français | 95,52 % | 95,55 % |
| 2 | Anglais | 33,25 % | 35,40 % |
| 3 | Néerlandais | 33,29 % | 28,23 % |
| 4 | Espagnol | 6,90 % | 7,39 % |
| 5 | Arabe | 9,99 % | 6,36 % |
En 2012, tous les élèves commencent à apprendre comme langue étrangère le néerlandais en tant que matière obligatoire dès l'âge de 8 ans et ce jusqu'à l'âge de 18 ans[288].
Périphérie bruxelloise
modifierCe phénomène est bien plus récent que la francisation de Bruxelles même[réf. nécessaire]. Cette progression du français se produit en plein territoire néerlandophone et davantage dans les villes éloignées de la capitale que dans les villes proches[289].
Le magazine Carrefour indiquait « Ce qui ressort de façon constante dans notre analyse, c’est l’importante hausse de naissances francophones dans des communes plus éloignées de la capitale, que ce soit dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde ou dans celui de Louvain »[290]. La francisation des villes flamandes se produit à grande vitesse comme les villes de :
- Crainhem (Kraainem), qui passe de 36,8 % de francophones en 2006 à 49,2 %
en 2008 ; - Biévène (Bever), qui passe de 8,3 % de francophones en 2006 à 25 %
en 2008 ; - Lennik, qui passe de 8 % de francophones en 2006 à 17,3 %
en 2008 ; - Cortenbergh (Kortenberg), qui passe de 7,3 % de francophones en 2006 à 14 %
en 2008[290].
Communauté flamande
modifierL’enseignement du français en tant que première langue vivante étrangère apprise (LV1) est obligatoire dès l'âge de 10 ans (de 12 ans auparavant jusqu'à la seconde moitié des années 2000) et ce jusqu'à l'âge de 18 ans[261].
Le pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 31,5 % (contre 0,2 % pour l'anglais et 0,0 % pour l'allemand), ce qui représente le 3e pourcentage le plus élevé des 28 pays de l'Union européenne après le Luxembourg (83,6 %) et le Royaume-Uni (69,5 %)[262] ; ce taux est toutefois en légère baisse continue ces dernières années : 33,9 % en 2004/2005 puis 31,9 % en 2006/2007[291].
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Communauté germanophone
modifierL’enseignement du français en tant que première langue vivante étrangère apprise (LV1) est obligatoire dès l'âge de 3 ans (de 8 ans auparavant jusqu'à la seconde moitié des années 2000) et ce jusqu'à l'âge de 18 ans[261]. À partir de la troisième année du primaire, selon les conditions fixées par le Conseil de la Communauté germanophone, il est possible de dispenser une partie des cours en français dans les écoles primaires, secondaires et supérieures[292]. Présentement, 88 % des enfants germanophones du primaire suivent toutefois leurs cours en allemand[292].
Toutes les communes germanophones offrent des «facilités en français» pour les francophones[292]. Une très grosse majorité des 70 000 germanophones de la région de langue allemande sont bilingues allemand-français[292]. Le français est petit à petit en train de prendre la place de l'allemand : il y a beaucoup d'individus bilingues, mais pas de bilinguisme social[293].
Bulgarie
modifierEn 2012, l’AUF crée une antenne à Sofia, soulignant l’importance de la tradition francophone dans le pays, notamment celle de la Francophonie universitaire, mettant l’accent sur l’ouverture des universités bulgares à de nouvelles coopérations avec des universités francophones[245].
Entre 2002-2003 et 2009-2010 l'apprentissage du français a augmenté de 48 % en Bulgarie[294].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Chypre
modifierDepuis 1996[295], l’enseignement du français en tant que seconde langue vivante étrangère apprise (LV2) est obligatoire dès l'âge de 12 ans et ce jusqu'à l'âge de 18 ans ; l'anglais étant la première langue vivante étrangère apprise (LV1) dès l'âge de 5 ans (de 9 ans auparavant) et ce jusqu'à 18 ans également[296].
La langue française jouit d'une importance de plus en plus forte sur l’île, aussi bien du côté libre que du côté occupé[297].
Enfin, Chypre rejoint l’Organisation internationale de la francophonie, en tant qu'État associé, en 2006[298].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Croatie
modifierEn Croatie, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Danemark
modifierAu Danemark, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Espagne
modifierSelon l'Eurobaromètre spécial numéro 386 de février/ intitulé Les Européens et leurs langues[243],[299], le français est la deuxième langue étrangère maîtrisée en Espagne parmi les plus de 55 ans avec 2,93 % derrière l'anglais et ses 3,68 %. Parmi les personnes âgées de 35 à 54 ans, sa maîtrise progresse à 6,17 % de la population (toujours deuxième) contre 11,72 % pour l'anglais. Toutefois, parmi les jeunes de 15 à 34 ans, la maîtrise du français régresse à 4,19 %, toujours deuxième derrière l'anglais et ses 18,99 %. Enfin, globalement, le français est la deuxième langue étrangère la plus maîtrisée dans le pays après l'anglais avec 4,49 % des espagnols déclarant la maîtriser contre 11,28 % pour l'anglais.
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Catalogne
modifierEn 2008, la Catalogne, communauté autonome d'Espagne depuis 2006, rejoint en tant qu'observateur[300] l’Assemblée parlementaire de la francophonie[301], qui se compose de Parlements et de groupes de parlementaires partageant les valeurs de la Charte de la Francophonie[302]. La Catalogne souhaite également rejoindre en tant qu'observateur l'Organisation internationale de la francophonie[303].
Estonie
modifierFrance
modifierFrancisation historique de la France
modifierMoyen Âge
modifierAu Moyen Âge, la France n'a pas d'unité linguistique, car au début du IXe siècle le latin n'est plus qu'une langue « sacrée », on y parle différentes langues germaniques, basque, celtique, et romanes, ces dernières morcelées en différents dialectes, que l'on peut regrouper en trois différents groupes :
- français-langues d'oïl dans le nord avec le picard, le normand, l'angevin, le champenois, le poitevin-saintongeais,... ; cette région était encore très germanisée et de nombreux seigneurs composaient le système féodal.
- le francoprovençal (ou arpitan).
- l'occitano-roman:
- langues d'oc (ou occitan) dans le sud avec le limousin, l'auvergnat, le languedocien, le gascon, le provençal ; les langues de cette région, qui baignent durant des siècles dans la culture romaine, se rapprochent du latin (l'usage du droit romain était d'ailleurs courant)
- le catalan dans les Pyrénées-Orientales.
À cette époque le français n'était qu'une langue parmi d'autres, appelée le « françoys », « franceis », ou « françois ». Mais elle a pour atout de se trouver dans une région en explosion démographique, Paris et sa région[305]. Le françois s'enrichit donc très vite grâce à l'apport des autres parlers d’oïl alentour, et plus Paris prenait de l'importance, plus des gens de tout le pays y affluaient, apportant avec eux leur variante linguistique.
La période qui s'étend de la fin du XIe siècle au début du XIVe siècle correspond à une période de rayonnement du français médiéval. Le français devient une langue internationale, parlée dans toutes les cours des royaumes d'Europe, ce qui laissa des marques dans toutes les langues européennes. Elle devient la lingua franca du monde, les lois sont rédigées en français, la diplomatie se fait en français.
On voit l'importance que commence à prendre le français quand, en 1250, Saint Louis commande une traduction de la Bible en français. L'érudit florentin Brunetto Latini écrit en langue d'oïl son Livre du Trésor, vers 1265, et s'en explique en déclarant que c'est là, la « parlure plus délectable et plus commune à toutes gens ». Le chroniqueur vénitien M. da Canale assure, à la fin du XIIIe siècle, que « la langue française court le monde »[306].
C'est au XIIIe siècle qu'apparurent des œuvres littéraires en français. En 1298, Marco Polo rédige ses récits de voyages en français[307].
Ordonnance de Villers-Cotterêts
modifierMais c'est en 1539 que débute officiellement la francisation de la France avec la proclamation de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par François Ier : elle impose le français comme langue du droit et de l’administration en France, en remplacement du latin. Cependant[308], il ne faut pas en conclure que tous les Français parlent cette langue : les historiens estiment que 10 % à 20 % de la population parle la langue du roi au XVIe siècle[309]. Bien que l'ordonnance soit relativement longue avec ses 192 articles[310], seuls les articles 110 et 111 concernaient la langue :
- Texte original
- 110. Que les arretz soient clers et entendibles et afin qu'il n'y ayt cause de doubter sur l'intelligence desdictz Arretz, nous voullons et ordonnons qu'ilz soient faictz et escriptz si clerement qu'il n'y ayt ne puisse avoir aulcune ambiguite ou incertitude, ne lieu a en demander interpretacion.
- 111. Nous voulons que doresenavant tous arretz, ensemble toutes aultres procedeures, soient de noz courtz souveraines ou aultres subalternes et inférieures, soient de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, testamens et aultres quelzconques actes et exploictz de justice ou qui en deppendent, soient prononcez, enregistrez et delivrez aux parties en langaige maternel francoys et non aultrement.
- En français moderne
- 110. Afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence des arrêts de nos cours souveraines, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement, qu’il n’y ait ni puisse avoir aucune ambigüité ou incertitude, ni lieu à demander interprétation.
- 111. Nous voulons donc que dorénavant tous arrêts, et ensemble toutes autres procédures, soient de nos cours souveraines ou autres subalternes et inférieures, soient des registres, enquêtes, contrats, testaments et autres quelconques actes et exploits de justice ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties en langage maternel français et non autrement.
Temps modernes
modifierEn revanche, le français est couramment pratiqué dans toutes les cours européennes. En 1685, Pierre Bayle peut ainsi écrire que le français est « le point de communication de tous les peuples de l'Europe »[311]. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les élèves apprennent toujours à lire en latin, qui a toujours le statut de langue de transmission du savoir. Le français est enseigné de manière rudimentaire : simples notions d'orthographe et de grammaire. De plus, les classes se déroulent toujours dans les langues locales afin de se faire comprendre des élèves, car ces langues sont toujours utilisés comme langue courante dans les régions françaises.
C'est la Révolution française qui va marquer une amplification considérable de la francisation du territoire avec le « plan Talleyrand », qui prévoit de n'enseigner que le français afin de chasser cette « foule de dialectes corrompus, derniers vestiges de la féodalité ». Pour la première fois, on associe langue et nation. Le français est alors considéré comme le ciment de l'unité nationale[312]. En juin 1794 l'abbé Grégoire révèle qu'on ne parlait « exclusivement le français que dans 15 départements sur 83 »[313] ; il lui paraît paradoxal, et pour le moins insupportable, de constater que moins de 3 millions de Français sur 28 parlent la langue nationale, alors que dans toute la Nouvelle-France, cela fait plus de cent ans que le français est unifié et parlé couramment de Bâton-Rouge à Montréal[314]. Le , en vue d'accélérer le francisation dans les campagnes, la Convention nationale adopte le décret de Joseph Lakanal et, le lendemain, toujours sur proposition de Lakanal, est décidée la création de 24 000 écoles primaires (une école par 1 000 habitants). Le gouvernement veut que le français s'impose là où il y a des écoles, le décret du ordonne aux instituteurs de n'enseigner qu'en français « dans les campagnes de plusieurs départements dont les habitants parlent divers idiomes. »
En 1831 les lois visant à la francisation continuent à être votées comme le montre cette directive de Auguste Romieu, sous-préfet de Quimper : « Multiplions les écoles, créons pour l'amélioration morale de la race humaine quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux ; faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants qui parleront le français […]. » Les dialectes cèdent donc progressivement la place à un enseignement du français, la loi Guizot de 1833 amplifie le phénomène de francisation : « l'instruction primaire comprend nécessairement […] les éléments de la langue française. »
Dans toutes les écoles, l’enseignement doit être fait en français, comme on le remarque dans les règlements locaux comme le règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient, adopté par le Comité supérieur de l'arrondissement en 1836 et approuvé par le recteur en 1842[315]. Vers 1880, les ministres de l’Instruction publique Jules Ferry et Jules Simon introduisent la notion de rédaction et de composition, puis l'étude de la littérature afin d'évoquer la dimension culturelle de la langue française.
Exemple de mesures visant à privilégier le français à la fin du XIXe siècle : « Chaque classe commence et se termine par une prière en français, qui est arrêtée par le comité local sur proposition du curé ». En Bretagne : « Il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré. S'exprimer en breton et parler « grossièrement » font l'objet de la même prohibition »[316].
L'Alsace et la Lorraine thioise font exception car l'allemand, contrairement aux autres langues régionales, était une langue largement écrite et enseignée. Après 1792, les gouvernements successifs doivent renoncer à imposer l'usage exclusif du français faute de personnel scolaire et administratif capable de l'utiliser. Le pasteur Jean-Frédéric Oberlin (1740-1826) diffuse une méthode d'enseignement du français à des élèves qui ne parlaient que le dialecte alémanique. La loi Guizot du généralise l'usage du français dans l'enseignement primaire sans interdire celui de l'allemand qui, plus conforme aux habitudes des habitants, facilite en outre les échanges avec les pays germaniques, de sorte que les écoles restent bilingues jusqu'au traité de Francfort de 1871 par lequel l'Alsace-Lorraine est réunie à l'Empire allemand[317].
Mais c'est la loi Ferry qui en 1881 institue la gratuité de l'école primaire et en 1882 la rend obligatoire, imposant finalement la langue nationale sur tout le territoire français et la démocratisant. Pourtant en 1863, sur 38 millions de Français on en comptabilisait toujours 7,5 millions ne connaissant pas la « langue nationale ». D'après les témoignages de l'époque, les enfants des villages ne retenaient presque rien du français appris à l'école, celui-ci « ne laisse pas plus de trace que le latin n'en laisse à la plupart des élèves sortis des collèges ». Les élèves reparlent leur patois à la maison.
Au cours du XXe siècle et jusque dans les années 1960, les gouvernements ont adopté pas moins de quarante lois concernant surtout l’enseignement, la presse, l'administration et l'orthographe. Au début du XIXe siècle, le ministère de l'éducation nationale trouvait que la francisation était trop lente, les autorités décidèrent donc de nommer dans telle région des professeurs venant d'une autre région pour améliorer l'apprentissage français et réduire l'influence des patois. La Grande Guerre a aussi participé à la francisation de la France : des hommes de toutes les régions se sont retrouvés ensemble à combattre avec comme seule langue commune : le français[318]. En 1925, Anatole de Monzie, ministre de l'Instruction publique proclame : « Pour l'unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse »[319]. En 1926, le grammairien Ferdinand Brunot écrit dans son Histoire de la langue française que les patois sont encore bien vivants dans les campagnes : « Au XVIIIe siècle, comme de nos jours, le patois était chez lui partout où l'on causait au village […]. À l'heure actuelle, le français est la langue des villes, le patois, la langue des campagnes »[320]. Cette remarque était particulièrement vraie pour des territoires ayant des langues régionales historiquement ancrées au sein de la population, comme la Bretagne avec le breton ou le sud de la France avec l'occitan[321].
En 1972, Georges Pompidou, alors président de la République, déclare au sujet des langues régionales : « Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l'Europe de son sceau. »[322]. C'est entre 1981 et 1995 que les premières mesures pour conserver les patois en voie de disparition vont être prises comme l'annonce le discours de François Mitterrand de 1981, à Lorient : « Le temps est venu d'un statut des langues et cultures de France qui leur reconnaisse une existence réelle. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l'école, de la radio et de la télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute la place qu'elles méritent dans la vie publique. » Pourtant, en mai 1997, l'inspecteur de l'Éducation nationale Daniel Gauchon déclarait qu'il fallait privilégier la culture et la langue françaises et non pas les langues régionales[323].
Francisation face aux langues étrangères en France
modifierContrairement à d'autres pays, la France a instauré beaucoup d'organismes chargés de créer une terminologie française et d'assurer « la défense et l'expansion de la langue », comme l'Académie française, qui rend obligatoire certains mots nouveaux, mais encore l'Association française de terminologie[324], qui travaille en collaboration avec l'Office québécois de la langue française (OQLF) et le Service de la langue française de la Communauté française de Belgique, le Haut Comité pour la défense et l'expansion de la langue française, ou même l'OIF, l'Organisation internationale de la francophonie, qui est chargée de protéger la francophonie mondiale et de participer à son expansion (la France est un des 70 membres).
Une autre date importante pour la francisation de la France est la loi 94-665 du ou « Loi Toubon », qui est la première loi en France, à l'instar de la loi « loi 101 » au Québec, à imposer clairement le français comme seule langue de la République française. Son but est de défendre la langue française en France, non pas contre les patois, mais principalement contre l'américanisation de la France, elle vient s'appuyer sur une disposition introduite en 1992 dans la Constitution : « La langue de la République est le français ».
Le décret d'application du a mis en place un dispositif d'enrichissement de la langue française. Il impose l'usage des termes en français dans les services et établissements publics de l'État (articles 11 et 12 du décret) :
- Art. 11. - Les termes et expressions publiés au Journal officiel sont obligatoirement utilisés à la place des termes et expressions équivalents en langues étrangères :
- Dans les décrets, arrêtés, circulaires, instructions et directives des ministres, dans les correspondances et documents, de quelque nature qu'ils soient, qui émanent des services et des établissements publics de l'État.
- Dans les cas prévus aux articles 5 et 14 de la loi du susvisée relative à l'emploi de la langue française. La commission générale observe l'usage prévu au présent article des termes et expressions publiés.
- Art. 12. - Les listes de termes et expressions approuvés en vertu des dispositions réglementaires relatives à l'enrichissement de la langue française précédemment en vigueur sont assimilées aux listes publiées en vertu du présent décret. Elles peuvent être modifiées selon la procédure prévue aux articles 7 à 10 du présent décret.
En 2004, le sénateur Philippe Marini (UMP) fait une proposition de loi destinée à renforcer la loi Toubon. En 2005, cette proposition est finalement adoptée à l'unanimité par le Sénat. Elle comporte des dispositions visant les entreprises : l'obligation faite aux chefs d'entreprises de soumettre au personnel un rapport sur l'utilisation de la langue française dans l'entreprise, la rédaction en français de l'ordre du jour du comité d'entreprise, ainsi que du procès-verbal consignant les délibérations. Cette proposition de loi vise également les techniques de l'information et de la communication, les messages d'erreur par exemple. En 2006, à la suite de l'application de la loi Toubon, des entreprises ont été condamnées en France pour usage illégal de l'anglais. Par exemple, la société américaine GEMS, condamnée à 570 000 euros d'amende pour avoir transmis des documents en anglais sans traduction à ses salariés français[325]. Il en va de même des sociétés NextiraOne et Europ Assistance, elles aussi condamnées pour avoir voulu imposer à leurs salariés des logiciels en anglais sans traduction[326].
Finlande
modifierEn Finlande, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Le français, le russe et l'espagnol n'apparaissent pas dans les quatre langues les plus étudiées et leurs positions absolues ne sont pas fournies par la source bien qu'il soit fortement probable qu'avec 6 % le français soit cinquième.
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Grèce
modifierAprès son entrée dans l'OIF en 2004, la Grèce lance un projet de re-francisation de la population grecque, historiquement très francophile. En 2005 le français rentre comme LV2 dans certaines écoles du pays, puis en 2008-2009 le programme est élargi à toutes les écoles du pays pour qu'elles puissent proposer le français comme langue LV1 ou LV2[327].
Entre 2002-2003 et 2009-2010 l'apprentissage du français a augmenté de +8 %
en Grèce[294].
Le pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 24,4 % (contre 96,1 % pour l'anglais et 22,4 % pour l'allemand), ce qui représente le 4e pourcentage le plus élevé des 28 pays de l'Union européenne après le Luxembourg (83,6 %), le Royaume-Uni (69,5 %) ainsi que la Communauté flamande de Belgique (31,5 %)[262].
Entre 2013 et 2014 la Grèce a enregistré une hausse d'apprenants du français de +40
dans les Alliances Françaises[328].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Hongrie
modifierEn Hongrie, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Irlande
modifierLe pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 2,9 % (contre 0,8 % pour l'allemand), ce qui fait du français la langue étrangère la plus enseignée du pays en primaire (l'anglais et l'irlandais étant les langues nationales).
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Islande
modifierEn Islande, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Note : Le français n'apparait pas dans les 4 langues les plus étudiées.
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Italie
modifierDans la région autonome Vallée d'Aoste, la langue française a été la seule langue officielle de 1561 jusqu'à l'époque fasciste. Depuis 1946, elle bénéficie d'un statut de co-officialité avec l'italien). Les Valdôtains sont très majoritairement bilingues français-italien.
Au niveau national, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Lettonie
modifierLe français est en progression constante en Lettonie depuis les années 2010.
La Lettonie a signé plusieurs accords linguistiques avec la France et l'OIF en 2002, 2004, 2008 et 2011 cela créa un fort regain d’intérêt pour cette langue. La plus forte progression du français en Europe du Nord-Est est enregistrée en Lettonie avec une augmentation des effectifs de 30 %
depuis 2008.
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Liechtenstein
modifierAu Liechtenstein, l’enseignement du français en tant que seconde langue vivante étrangère apprise (LV2) est obligatoire dès l'âge de 15 ans et ce jusqu'à l'âge de 18 ans ; l'anglais étant la première langue vivante étrangère apprise (LV1) dès l'âge de 6 ans (de 8 ans auparavant) et ce jusqu'à 18 ans également[296].
Lituanie
modifierEn Lituanie, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Luxembourg
modifierAu Luxembourg, les élèves apprennent le français à partir de l'âge de 7 ans, dont le taux d'apprentissage est en légère progression continue : 82,9 % des élèves du primaire apprenaient le français en 2004/2005, 83,0 % en 2006/2007 et 83,6 % en 2009/2010[291] ; à 7 ans ils sont 100 % à apprendre l'allemand et 92,4 % le français, à 8 ans 100 % l'allemand et 99,6 % le français, à 9 ans ils sont 100 % pour les deux langues, de même qu'à 10 ans[329],[N 16]. Le pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 83,6 % (contre 100 % pour l'allemand et 0,0 % pour l'anglais), ce qui représente le pourcentage le plus élevé des 28 pays de l'Union européenne[262]. Dans les écoles secondaires il devient une langue d'enseignement.
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Macédoine du Nord
modifierEntre 2002-2003 et 2009-2010 l'apprentissage du français a augmenté de +15 %
en Macédoine du Nord[294].
Malte
modifierÀ Malte, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Norvège
modifierEn Norvège, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Note : Au niveau CITE 3, dans l’enseignement secondaire supérieur général, l'apprentissage des langues étrangères peut être interrompu, ce qui peut expliquer ces moyennes relativement faibles[330].
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Pays-Bas
modifierLes Pays-Bas sont très proches de la langue française depuis le Moyen Âge où celle-ci était la lingua franca du monde, tout se passait en français dans les cours. C'est Guillaume Ier d'Orange-Nassau qui accentue cette influence après la libération des Pays-Bas du joug espagnol en ne s'adressant qu'en français à la cour (pourtant parlant plusieurs langues dont le néerlandais).
Il déclara entre autres, ces célèbres phrases, en français : « Je ne peux pas admettre que les souverains veuillent régner sur la conscience de leurs sujets et qu'ils leur enlèvent la liberté de croyance et de religion. » puis « Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer »[331].
Il apporte aussi la devise des Pays-Bas en français : « Je maintiendrai. » À la fin de sa vie, il la compléta ainsi : Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loi de Dieu, du Roy, de mes amis et moy. Toujours en français.
Aujourd'hui, plus de 60 % des collégiens apprennent le français aux Pays-Bas en 2015, 29 établissements scolaires déclarent introduire le français en premier cycle, quant au niveau secondaire le français est obligatoire pour les deux premières années du cycle général et pour 50 % des élèves du cycle professionnel[191].
Pologne
modifierEntre 2013 et 2014 la Pologne a enregistré une forte hausse d'apprenant du français de 40 %
[332].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009-2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Portugal
modifierAu Portugal, le projet SELF (Secções Europeias de Língua Francesa), auquel participent 23 écoles du niveau secondaire, fournit un enseignement de matières non linguistiques au moyen du français[333].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Note : Au niveau CITE 3, dans l’enseignement secondaire supérieur général, l'apprentissage des langues étrangères peut être interrompu, ce qui peut expliquer ces moyennes relativement faibles[330].
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Roumanie
modifierEn 2006 est signé un accord intergouvernemental franco-roumain, portant sur 63 lycées à sections bilingues, dont 26 lycées entièrement bilingues. Ces cursus débouchent, pour ces derniers, sur un baccalauréat mention bilingue francophone[266]. Le Français LV2 passe de 35 % à 53 % entre 2001 et 2008[266].
Selon l'Eurobaromètre spécial numéro 386 de février/ intitulé Les Européens et leurs langues[243],[334], le français est la première langue étrangère maîtrisée en Roumanie parmi les plus de 55 ans avec 6,17 % devant l'anglais, deuxième, avec 2,78 %. Bien que détrônée par l'anglais parmi les personnes âgées de 35 à 54 ans, sa maîtrise progresse néanmoins à 7,18 % de la population contre 13,08 % pour l'anglais. Parmi les jeunes de 15 à 34 ans, la maîtrise du français progresse encore plus pour atteindre 15,33 %, toujours derrière l'anglais et ses 32,42 %. Enfin, globalement, le français est la deuxième langue étrangère la plus maîtrisée dans le pays après l'anglais avec 9,73 % des Roumains déclarant la maîtriser contre 16,75 % pour l'anglais. Le pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 15,7 % (contre 43,8 % pour l'anglais et 1,4 % pour l'allemand), ce qui représente le 5e pourcentage le plus élevé des 28 pays de l'Union européenne après le Luxembourg (83,6 %), le Royaume-Uni (69,5 %), la Communauté flamande de Belgique (31,5 %) et la Grèce (24,4 %)[262].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Royaume-Uni
modifierEn 2014, une nouvelle loi rend l'apprentissage d'une langue étrangère obligatoire à partir de l'âge de 7 ans.
Le français est la langue étrangère la plus apprise au Royaume-Uni avec 27,4 % des effectifs scolaires. Selon l'Eurobaromètre spécial numéro 386 de février/ intitulé Les Européens et leurs langues[243],[335], le français est de loin la première langue étrangère maîtrisée au Royaume-Uni parmi les plus de 55 ans avec 15,27 %, devant l'allemand (3,61 %) et l'espagnol (3,49 %). Parmi les personnes âgées de 35 à 54 ans, sa maîtrise régresse légèrement à 14,70 % de la population (toujours première) contre 5,77 % pour l'allemand et 4,96 % pour l'espagnol qui progressent toutes deux. Parmi les jeunes de 15 à 34 ans, la maîtrise du français régresse encore mais très légèrement à 14,62 % dans un contexte général de baisse globale des langues étrangères depuis que leur apprentissage n'est plus obligatoire. Enfin, globalement, le français est la première langue étrangère la plus maîtrisée dans le pays avec 14,87 % des Britanniques déclarant la maîtriser contre 4,50 % pour l'allemand et 4,24 % pour l'espagnol.
Le pourcentage de la population totale des élèves du niveau primaire qui apprennent le français en 2009/2010 est de 69,5 % (contre 7,8 % pour l'allemand), ce qui représente le 2e pourcentage le plus élevé des 28 pays de l'Union européenne après le Luxembourg (83,6 %)[262].
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Serbie
modifierAvec l'entrée de la Serbie dans l'Organisation internationale de la francophonie, plusieurs plans furent appliqués pour accentuer la francisation de ce territoire, amenant à la loi sur l’enseignement obligatoire d'une deuxième langue dans le cycle scolaire. Les effets de cette loi furent beaucoup plus importants que prévu, le nombre d’élèves passant de 29 000 apprenants en 2008 à 126 000 en 2010, c'est-à-dire une augmentation de (+434 %
) en deux ans[336].
Slovaquie
modifierEn Slovaquie, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Slovénie
modifierEn Slovénie, les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Note : Le français n'apparait pas dans les 4 langues les plus étudiées.
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Suède
modifierSelon l'Eurobaromètre spécial numéro 386 de février/ intitulé Les Européens et leurs langues[243],[337], le français est la troisième langue étrangère maîtrisée en Suède parmi les plus de 55 ans avec 6,09 %, derrière l'anglais (43,56 %) et l'allemand (20,62 %). Parmi les personnes âgées de 35 à 54 ans, sa maîtrise progresse à 7,72 % de la population (toujours troisième) contre 58,73 % pour l'anglais et 15,64 % pour l'allemand qui régresse. Toutefois, parmi les jeunes de 15 à 34 ans, la maîtrise du français régresse légèrement à 6,74 % et se fait dépasser par l'espagnol qui connait une progression fulgurante à 9,99 %, et toujours derrière l'anglais en légère régression (57,48 %) et l'allemand en légère reprise (17,22 %). Enfin, globalement, le français est la troisième langue étrangère la plus maîtrisée dans le pays avec 6,85 % des suédois déclarant la maîtriser contre 52,45 % pour l'anglais et 17,97 % pour l'allemand.
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Suisse
modifierDepuis les années 1970, la Suisse se francise de plus en plus au détriment du romanche, de l'italien et de l'allemand[338]. En 1970, les francophones représentent 18,1 % de la population suisse, puis 18,4 %
en 1980, 19,4 %
en 1990, 20,4 %
en 2000 et 22,8 %
en 2010 (mais avec la possibilité de choisir plusieurs langues principales contrairement aux précédents recensements, résultant en un gain pour toutes les langues)[338]. Quant à la langue la plus parlée à la maison ou au quotidien le français représente 23,2 %, soit légèrement plus que pour la langue principale.
Alors que les germanophones sont en chute depuis 1941, où ils représentaient 72,6 %
de la population suisse, ils n'en représentaient plus que 65 %
en 1980 et 63,7 %
en 2000[338]. Les francophones se sont aussi affirmés dans les régions francophones ; en 1990, ils représentaient 77 % des habitants des régions francophones, alors qu'en 2000 ils représentent plus de 81,6 %
des habitants de ces régions.
« Dans les cantons francophones, la part des germanophones et des italophones est en recul tandis que celle des francophones augmente. »[338].
Tchéquie
modifierLe nombre d'aprenants du français en Tchéquie passe de 36000 élèves en 1995 à 46000
en 2005, une hausse montrant un intérêt grandissant pour le français en Tchéquie[339].
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire inférieur (CITE 2) en 2009/2010 sont les suivantes[263],[247] :
|
|
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Turquie
modifierLa langue française est la troisième langue la plus étudiée en Turquie[340]
Selon le rapport du Ministère de l’éducation nationale le nombre d’élèves des secteurs primaires et secondaires en 2009 à Istanbul s’élève à 12 455, et l’estimation pour l’ensemble de la Turquie est d’environ 45 000 élèves en Hausse depuis 2000. Ils sont répartis ainsi en 2009 :
- 5 500 pour le primaire
- 22 500 pour le secondaire
- 10 000 pour le supérieur
- 7 000 dans les Instituts Français et Alliance Française
L’enseignement du français est dispensé par plus de 1 500 professeurs en hausse depuis 2000.
Les langues étrangères les plus étudiées en pourcentage d’élèves qui les apprennent dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3) d’orientation générale et préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivantes[264] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation générale en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Les pourcentages d'élèves étudiant l'anglais, le français, l'allemand, l'espagnol et le russe dans l’enseignement secondaire supérieur (niveau CITE 3) d’orientation préprofessionnelle/professionnelle en 2009/2010 sont les suivants[247] :
|
|
Océanie
modifierVanuatu
modifierLe français est l'une des trois langues officielles du Vanuatu. Depuis 2010, la langue y est en forte progression, 83 000 Vanuatais sont scolarisés en français depuis l'école primaire.
En 2012, un diplôme universitaire francophone est créé.
En 2013, une licence francophone délocalisée de l'université de Toulouse I est lancée.
Nouvelle-Zélande
modifierEn 2014 le français est la langue étrangère la plus enseignée en Nouvelle-Zélande[341],[342].
Les effectifs des Alliances françaises ont connu une forte progression de +12 %
entre 2011 et 2012[341].
Dans d'autres langues
modifierAllemand
modifierUn important vocabulaire français a été adopté en allemand. Ces « emprunts de luxe » ne résultent pas que du prestige économique, politique et culturel dont jouissaient la France et le français à certaines périodes de l'histoire. La révocation de l'édit de Nantes sous le règne de Louis XIV en 1685 entraîne d'abord un exode massif de Huguenots. L’Allemagne en accueille 50 000, dont 20 000 dans la région autour de Berlin (Brandebourg), qui n'abandonneront le français que progressivement, notamment en 1806, pour protester contre l'occupation de la Prusse par les troupes de Napoléon.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, alors que les Allemands construisent le palais de Sanssouci (jeu de mots en français) en pastichant Versailles et que la France se dote d'une armée à la hauteur de ses ambitions, l'influence du français atteint son paroxysme en Europe. Le siècle des Lumières entretient une dimension culturelle et prolonge l'élan du français. Certains champs lexicaux qui évoquent la finesse de la culture française, comme les arts de la table et de la mode, sont plus représentés que d'autres. Enfin, les mots adoptés changent parfois de sens, comme l'adjectif « fidel » (voir tables ci-dessous). Les mots qui apparaissent en gras sont d'utilisation particulièrement banale. Certains mots comme « appetit », « apartment », « gastronomie », « kultur », « laterne » qui peuvent paraitre d'origine française, sont en réalité d'origine directe grecque, latine ou anglaise (dans ce dernier cas parfois par l'intermédiaire du français). Certains mots, comme « coup d'État », « bain-marie » ou « Belle Époque » ne sont plus très utilisés et ont été progressivement remplacés ou simplement abandonnés.
Anglais
modifierLa langue qui a été le plus francisée est sans aucun doute la langue anglaise, qui est composée d'environ 60 à 70 % de mots d'origine normande et française[343],[344].
Les langues d'oïl, sous leur forme normande, s'introduisent en Angleterre dans le sillage de la conquête de ce pays par Guillaume le Conquérant en 1066. Le règne du normand, puis du français y durera plus de trois cents ans, notamment à la cour du Roi.
Roumain
modifierIl existe de nombreux mots français en roumain comme abajur - abat-jour, damigeana - dame-jeanne, mov - mauve, parbriz - pare-brise ou tren - train, dont certains qui ne s’emploient plus en français dans le sens acquis en roumain, comme bec - ampoule, désignant initialement les protège-becs en verre à l’époque de l’éclairage au gaz. Les roumains ont aussi emprunté le mot français merci (écrit mersi) mais mulțumesc est toujours utilisé[345].

| Vocabulaire scientifique | Vocabulaire général |
|---|---|
|
|
Dans les institutions internationales
modifierOrganisation des Nations unies
modifierLa première francisation de l'Organisation des Nations unies intervient dès sa création, faisant du français une des six langues officielles de l'organisation mais aussi la seule langue officielle de fonctionnement avec l'anglais. En 2013, une forte progression de l'usage du français est observée à l'ONU[346], principalement en raison du regroupement des États africains en un fort groupe francophone.
L'usage du français par les pays membres de l'Organisation des Nations unies augmente, passant de vingt-et-un pays s'exprimant uniquement en Français en 2006 à vingt-quatre
pays s'expriment uniquement en français en 2012[347].
Union européenne
modifierLe français est une des langues officielles de fonctionnement et de travail de l'Union européenne (UE).
Union africaine
modifierLe français est une des langues officielles de fonctionnement et de travail de l'Union africaine (UA).
Le nombre de documents sources reçus en français pour traduction est passé de 1 829 en 2014 à 2 219 (+17,6 %
) en 2015. Sur les quatre pays lusophones de L'UA, trois ont choisi le français comme langue de communication et un l'anglais[347].
Au Conseil de paix et de sécurité (CPS), les communiqués sortent simultanément en anglais et en français.
Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture
modifierPrincipaux organismes dans le monde
modifierIl existe beaucoup d'organismes francophones qui œuvrent à la diffusion, à la protection et au rayonnement du français de par le monde.
On peut par exemple citer :
- OIF (Organisation internationale de la francophonie)
- Le Centre de la francophonie des Amériques[348]
- L'AFAL (Association francophone d'amitié et de liaison)
- Le CIFLE (Comité international pour le français langue européenne)[349]
- TV5 Québec Canada
- TV5 Monde (chaîne de télévision généraliste francophone internationale)- (55 millions de téléspectateurs hebdomadaires)[350]
- RFI (Radio France Internationale)- (40,1 millions d’auditeurs hebdomadairesF)[351]
- L'AIMF (Association internationale des maires francophones)
- L'Impératif français (Organisme culturel de recherche et de communication voué à la promotion de la langue française, de la culture d'expression française et de la francophonie)[352]
- L'AUF (Agence universitaire de la Francophonie)
- Le FIPF (Fédération internationale des professeurs de français)
- L'ADIFLOR (Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues)
- L'UIJPLF (Union internationale de la presse francophone)
- L'IFRAMOND (Institut pour l'étude de la francophonie et de la mondialisation)[353]
- L'APF (Assemblée parlementaire de la francophonie)
- L'AHJUCAF (Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l'usage du français)
- Francopol (réseau international regroupant les organisations et les écoles de formations policières francophones.)
- L'Alliance française (fondation française de droit privé reconnue d’utilité publique et dont la mission est la promotion de la langue et de la culture française à l’étranger.)
- France 24 (chaîne de télévision française d’information internationale en continu.)- (45,4 millions de téléspectateurs hebdomadaires) - (diffusée 24h/24, 7j/7 dans plus de 253 millions de foyers à travers 177 pays sur les cinq continents.)[354]
- L'APDLF (Association pour la défense de la francophonie)[355]
- L’ADF (Association défense du français)[356]
- L'ALF (Avenir de la langue française)
- L'IFADEM (L’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres)[357]
- Le CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane)
- L'APFA (Action pour promouvoir le français des affaires)[358]
Notes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 Nombre d'apprenants.
- ↑ Pourcentage des effectifs totaux des élèves du second degré.
- ↑ Taux de croissance annuel du nombre d’universités offrant une spécialité de français.
- 1 2 3 Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=44.2x%2B13.0y%3D20.6%2C+15.1x%2B2.7y%3D5.8), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.257017x%2B0.710759y%3D9.6)
- ↑ Le français est une matière obligatoire ; le pays présentant ainsi le pourcentage le plus élevé au niveau CITE 2 des 28 pays de l'Union européenne après le Luxembourg (100,0 %).
- ↑ Les élèves doivent apprendre le français avant de pouvoir commencer à apprendre l'anglais, ce qui peut expliquer le pourcentage relativement moins élevé.
- ↑ Le français est une matière obligatoire ; le pays présentant le pourcentage le plus élevé au niveau CITE 2 des 28 pays de l'Union européenne après le Luxembourg (100,0 %) et la Communauté flamande de Belgique (92,9 %).
- ↑ L'apprentissage du français cessant d'être obligatoire dans l’enseignement secondaire supérieur (CITE 3), la part du français ne dépasse pas 40 % dans les programmes généraux d'enseignement et 6,8 % dans l’enseignement préprofessionnel/professionnel.
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.9x%2B83.2y%3D87.7%2C+61.2x%2B31.3y%3D39.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.287872*2.6%2B0.711893*0.2%3D)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.9x%2B83.2y%3D87.7%2C+61.2x%2B31.3y%3D39.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.287872*0.0%2B0.711893*0.0%3D)
- 1 2 Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.9x%2B83.2y%3D87.7%2C+61.2x%2B31.3y%3D39.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.287872x%2B0.711893y%3D14.4)
- 1 2 Non enseigné.
- 1 2 Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=76.5x%2B37.3y%3D66.4%2C+45.4x%2B36.4y%3D43.1), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.741702x%2B0.258977y%3D3.0)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=72.7x%2B37.3y%3D60.9%2C+25.1x%2B2.6y%3D17.6), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.666667*13.0%2B0.333333*0.8%3D)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=72.7x%2B37.3y%3D60.9%2C+25.1x%2B2.6y%3D17.6), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.666667*0.1%2B0.333333*0.0%3D)
- ↑ Tous les élèves du primaire apprennent le luxembourgeois, qui n'est pas inclus dans les données. Les écoles privées indépendantes sont exclues.
- ↑ Le français est une matière obligatoire ; le pays présentant le pourcentage le plus élevé au niveau CITE 2 des 28 pays de l'Union européenne.
- ↑ Les élèves doivent apprendre le français et l'allemand avant de pouvoir commencer à apprendre l'anglais, ce qui peut expliquer le pourcentage relativement moins élevé.
- 1 2 Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=6.9x%2B0.0y%3D3.5%2C+100x%2B100y%3D100), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.50x%2B0.50y%3D7.4).
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=43.5x%2B50.0y%3D47%2C+21.8x%2B0.1y%3D10.1), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.46083*0.1%2B0.539078*0.0%3D)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=92.4x%2B79.8y%3D86.4%2C+52.4x%2B63y%3D57.5), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.52126*1.8%2B0.479142*0.1%3Dx)
- ↑ La Roumanie est le pays présentant le pourcentage le plus élevé d'enseignement du français au niveau secondaire inférieur (CITE 2) des pays n'ayant pas le français comme matière obligatoire parmi les 28 pays de l'Union européenne.
- ↑ La Roumanie est le pays présentant le pourcentage le plus élevé d'enseignement du français au niveau secondaire supérieur (CITE 3) des pays n'ayant pas le français comme matière obligatoire parmi les 28 pays de l'Union européenne.
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.7x%2B91.6y%3D94.2%2C+86.3x%2B82.9y%3D84.2), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.348043*0.6%2B0.653365*0.3%3Dx)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.5x%2B79.6y%3D85.2%2C+64.8x%2B58.5y%3D60.4), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.291905*7.9%2B0.709138*0.8%3D)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.2x%2B88.1y%3D91.7%2C+68.9x%2B33.4y%3D45.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.351590*10.3%2B0.648965*0.2%3Dx)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.2x%2B88.1y%3D91.7%2C+68.9x%2B33.4y%3D45.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.351590*1.4%2B0.648965*0.0%3Dx)
- 1 2 Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=98.2x%2B88.1y%3D91.7%2C+68.9x%2B33.4y%3D45.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.351590x%2B0.648965y%3D10.3)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=100x%2B99.3y%3D99.6%2C+43.2x%2B4.8y%3D20.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.419263*1.2%2B0.580803*0.1%3D)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=81.9x%2B89.0y%3D84.9%2C+10.1x%2B0.3y%3D5.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.571443*0.0%2B0.428076*0.1%3D)
- ↑ Système de deux équations à deux inconnues résolu avec les autres langues (http://www.wolframalpha.com/input/?i=81.9x%2B89.0y%3D84.9%2C+10.1x%2B0.3y%3D5.9), générant une équation linéaire donnant une fourchette des possibles (http://www.wolframalpha.com/input/?i=0.571443*0.0%2B0.428076*0.0%3D)
Références
modifier- 1 2 « FRANCISATION : Définition de FRANCISATION », sur CNRTL (consulté le )
- ↑ « franciser », sur Office québécois de la langue française (consulté le )
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde : Édition 2026, Gallimard, , p. 19-21
- ↑ « FRANCISER : Définition de FRANCISER », sur CNRTL (consulté le )
- ↑ Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France, Larousse,
- ↑ Félix Martin-Doisy, Dictionnaire d’économie charitable, Jacques-Paul Migne, , p. 915
- 1 2 3 4 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 23-25
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 35-38
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 20-21
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 67
- ↑ Sénat (France), Rapport fait au nom de la commission des Affaires culturelles, , chap. 70, p. 18
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 115-118
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 23
- 1 2 3 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 52-54
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 49-51
- 1 2 3 4 5 6 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 50-54
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 84-86
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 70
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 85
- 1 2 3 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 76
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 78-83
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 77-81
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 89-91
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 13
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 167-168
- 1 2 3 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 174-175
- 1 2 3 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 191-196
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 191-200
- ↑ « Statistiques sur les langues officielles au Canada », Patrimoine canadien,
- ↑ « Inde — Politique d'enseignement supérieur et de recherche », CurieXplore, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
- ↑ Heather Olson Beal, Melanie Haj-Broussard et Nicole Boudreaux, « Foreign Language Immersion Programs and School Policy: Conflicting Agendas », Research in the Schools, vol. 19, no 2, , p. 1-16
- ↑ « Immersion française », Conseil pour le développement du français en Louisiane,
- ↑ (en) « UAE-France Strategic Dialogue reaffirms commitment to advancing shared priorities », Ministry of Foreign Affairs of the United Arab Emirates,
- ↑ (pt) République d'Angola, Decreto Presidencial n.º 162/25 de 15 de agosto, Diário da República, , chap. 154
- ↑ (en) « National Plan for the Teaching and Learning of French », Agence française de développement,
- ↑ (es) « Liceos Bicentenario plurilingües », Ministère de l'Éducation du Chili,
- 1 2 « Le français fait son entrée dans les écoles publiques chiliennes », Institut français du Chili,
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 58
- 1 2 3 4 5 (pt) République d'Angola, Decreto Presidencial n.º 162/25 de 15 de Agosto, Diário da República, , chap. 154, p. 19046-19055
- ↑ « Festival du BELFA 2026 », Organisation internationale de la Francophonie,
- ↑ Livre: La Langue Française Dans Le Monde 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0) Page:87
- 1 2 3 4 5 6 7 OIF, Éditions Nathan, Paris, 2010, (ISBN 978-2-09-882407-2).
- ↑ La Langue française dans le monde 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0), page 85.
- ↑ http://www.sudlangues.sn/IMG/pdf/doc-108.pdf
- ↑ La Langue française dans le monde 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0), p. 92.
- ↑ « Pacte linguistique ».
- ↑ http://www.francophonie.org/Pacte-linguistique-avec-le-Burundi.html
- ↑ Émergence et survie des langues nationales au Cameroun.
- ↑ Statistique OIF http://www.francophonie.org/
- ↑ La langue française dans le monde en 2010, Broché, Nathan, p. 11 et 66
- ↑ Doss, Madiha, « Le français en Égypte. Histoire et présence actuelle », Cahiers de l'AIEF, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 56, no 1, , p. 75–98 (DOI 10.3406/caief.2004.1528, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 9782072786839), p. 186-187
- 1 2 « Éthiopie : développer l’apprentissage du français dans les écoles publiques », France Éducation international,
- 1 2 3 « Renforcer l’enseignement du français en Éthiopie », France Éducation international,
- 1 2 3 (en) « French language in Ethiopia », Alliance éthio-française d'Addis-Abeba (consulté le )
- ↑ « Éthiopie — Relations bilatérales », France Diplomatie,
- ↑ La Langue française dans le monde 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0), p. 105.
- ↑ La Langue française dans le monde 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0), p. 107.
- ↑ « Relations bilatérales », sur France Diplomatie - Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le ).
- 1 2 http://www.forumfrancophonie2012.org/blogue/2012/03/en-2050-la-langue-francaise-sera-africaine/
- ↑ (en) « Home - Ministry of Education », sur Ministry of Education (consulté le ).
- ↑ (en) « Ghana’s president wants to make French a formal language, but it’s not a popular plan », sur Quartz (consulté le ).
- 1 2 « Présentation de la Guinée équatoriale », sur France Diplomatie - Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (consulté le ).
- ↑ http://www.ambafrance-gq.org/L-enseignement-du-francais-en
- ↑ La langue française dans le monde, 2014, Éditions Nathan, p. 112
- 1 2 3 « Kénya — Relations bilatérales », France Diplomatie,
- 1 2 « Kenya — Actions menées par France Éducation international », France Éducation international,
- ↑ « Centre local : deux projets phares en 2025 », France Éducation international,
- ↑ Assemblée nationale, Rapport d'information sur les relations entre la France et l'Afrique, , Kenya
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 82-83
- 1 2 3 4 « Koweït — Politique d'enseignement supérieur et de recherche », sur CurieXplore, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, (consulté le )
- ↑ (ar) « وزارة التربية تطلق حزمة من الدورات التدريبية للتعريف عن المناهج الدراسية وتعزيز كفاءات الميدان التربوي », sur Ministère de l'Éducation du Koweït, (consulté le )
- ↑ (ar) « الموجه الفني للغة الفرنسية : رضا عام عن الامتحان وبدء التصحيح وسط متابعة دقيقة », sur Ministère de l'Éducation du Koweït, (consulté le )
- ↑ (ar) « توجيه اللغة الفرنسية يقيم الملتقى التربوي الثالث في مادة اللغة الفرنسية », sur Ministère de l'Éducation du Koweït, (consulté le )
- ↑ http://www.uis.unesco.org/culture/Documents/fs24-feature-film-diversity-fr.pdf
- ↑ http://www.auf.org/auf/en-bref/reperes/
- ↑ Omar Brouksy, « Le Maroc enterre trente ans d’arabisation pour retourner au français », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ http://www.impact24.info/lecole-marocaine-se-francise/
- ↑ Selon les données du Haut Conseil de la Francophonie, État de la francophonie : données 1995-1996, Paris, La Documentation française, 1996, p. 45.
- ↑ Selon les données du Haut Conseil de la Francophonie, État de la francophonie : données 1997-1999, Paris, La Documentation française, 1999, p. 59.
- ↑ : Le français au Mozambique, FIPF, le 30 septembre 2008, 08:38.
- ↑ Organisation internationale de la francophonie.
- ↑ « L’enseignement du français au Mozambique », sur La France au Mozambique et au Swaziland (consulté le ).
- ↑ Fédération internationale des professeurs de français sur http://www.fipf.info.
- ↑ La Vitalité de la francophonie : entre monologisme et diversité ? Albino CHAVALE Université Montpellier III - Dipraling, sur https://www.ulaval.ca.
- ↑ « Remise de 600 dictionnaires de français au Ministère de l’Éducation », sur La France au Mozambique et au Swaziland (consulté le ).
- 1 2 « Francisation du Nigeria : le Nigeria, incontournable géant de l'Afrique », sur Sénat (France) (consulté le ).
- ↑ « Discours du président lors de la remise des prix aux lauréats de notre concours de langue française » [PDF], sur langue-francaise.org (consulté le ).
- ↑ « Le français au Nigeria », sur Université Laval (version du sur archive.org).
- ↑ « La langue française dans le monde, Édition 2014. », p. 228-229.
- ↑ « Initiation des enseignants de français aux normes du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) », sur La France en Ouganda (consulté le ).
- ↑ La Francophonie dans le monde 2006-2007 - Organisation internationale de la francophonie, 2007, p. 17 [PDF]
- 1 2 (en) « National Plan for the Teaching and Learning of French (NPTLFR) », sur Agence française de développement (consulté le )
- 1 2 (en) « Single Project Implementation Unit (SPIU) », sur Ministry of Education, Republic of Rwanda (consulté le )
- ↑ (en) Ministry of Education, Republic of Rwanda, 2024/2025 Education Statistical Yearbook, , p. 120
- ↑ « Mobilité des enseignant(e)s », sur Organisation internationale de la francophonie (consulté le )
- ↑ « Projet de Mobilité au Rwanda », sur Organisation internationale de la francophonie (consulté le )
- ↑ (en) « Rwanda Welcomes 50 OIF Teacher-Volunteers to Strengthen French language education », sur Ministry of Education, Republic of Rwanda (consulté le )
- 1 2 3 « Sao Tomé-et-Principe — Relations bilatérales », sur France Diplomatie, (consulté le )
- ↑ (pt) « Documentos de Orientação Curricular », sur Ministério da Educação, Cultura, Ciência e Ensino Superior de São Tomé e Príncipe (consulté le )
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-297075-1[à vérifier : ISBN invalide]), p. 186-187
- ↑ « Sao Tomé-et-Principe — Informations utiles », sur France Diplomatie (consulté le )
- ↑ http://www.auf.org/media/adminfiles/rapport.pdf
- ↑ La langue de Molière en Zambie : Le Français en Zambie - Gerald Chishaba, French Department, University of Zambia [PDF]
- ↑ Zimbabwe : bientôt 4 langues à l'école ? - Le Figaro/AFP, 11 mai 2015.
- ↑ Le Zimbabwe veut rendre obligatoire l'apprentissage de 4 langues à l'école - 7sur7, 11 mai 2015.
- ↑ « Document officiel du Zinc électrolytique du Canada Limitée : Une importante entreprise de métallurgie » [PDF], SLV2000.qc.ec.gc.ca (consulté le ).
- ↑ « La Capitale », Site officiel (consulté le ).
- ↑ « Comités de francisation en bref », Office québécois de la langue française (consulté le ).
- ↑ « Statistiques officielles de la natalité au Québec », sur stat.gouv.qc.ca (consulté le ).
- ↑ (en)[PDF] Rapport de l'association des langues vivantes aux États-Unis
- ↑ (en) Conseil américain sur l’enseignement des langues étrangères
- ↑ (en) « Voir article »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur (consulté le )
- ↑ (en) « Pourquoi apprendre le français »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) (consulté le ).
- ↑ « Article sur La grande francophonie d’Amérique, projet du XXIe siècle ? », sur vigile.net (consulté le ).
- ↑ « Document d'information – Détails sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles », sur Patrimoine canadien, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « Statistiques sur les langues officielles au Canada », sur Patrimoine canadien, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 « Rapport annuel sur les langues officielles 2023-2024 », sur Patrimoine canadien (consulté le )
- 1 2 3 « La participation aux programmes d'immersion en français, le bilinguisme et l'usage du français à l'âge adulte, 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « 897 000 enfants sont admissibles à l'instruction dans la langue officielle minoritaire au Canada », sur Statistique Canada, (consulté le )
- 1 2 3 « Tableau de bord sur l'immigration francophone hors Québec – 2025 », sur Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, (consulté le )
- ↑ « Le Canada dépasse son objectif d'immigration francophone en 2025 », sur Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, (consulté le )
- ↑ « Faits saillants sur la langue française à Terre-Neuve-et-Labrador en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « Faits saillants sur la langue française à l'Île-du-Prince-Édouard en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « Faits saillants sur la langue française en Nouvelle-Écosse en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « Historique », sur Université de Moncton (consulté le )
- ↑ « Plan sur les langues officielles – Le bilinguisme officiel : une valeur fondamentale », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le )
- ↑ « Loi sur les langues officielles », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick, (consulté le )
- 1 2 « Faits saillants sur la langue française au Nouveau-Brunswick en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « À propos de la Charte de la langue française », sur Gouvernement du Québec (consulté le )
- ↑ « Modernisation de la Charte de la langue française », sur Gouvernement du Québec, (consulté le )
- ↑ « Protection du français : entrée en vigueur de nouvelles obligations pour les entreprises et poursuite de la mise en œuvre du devoir d'exemplarité de l'Administration », sur Gouvernement du Québec, (consulté le )
- ↑ « Rapport annuel de gestion 2024-2025 », sur Office québécois de la langue française, (consulté le )
- ↑ « Rapport sur l'évolution de la situation linguistique au Québec », sur Office québécois de la langue française, (consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Kesteman, Peter Southam et Diane Saint-Pierre, Histoire des Cantons de l'Est, Institut québécois de recherche sur la culture, (ISBN 9782892242874), p. 110-116
- 1 2 « Faits saillants sur la langue française en Ontario en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- 1 2 « Faits saillants sur la langue française au Manitoba en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « Faits saillants sur la langue française en Saskatchewan en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « Faits saillants sur la langue française en Alberta en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « Plan d'action de l'Alberta 2024-2025 à 2027-2028 relatif à l'enseignement dans la langue de la minorité et à l'enseignement de la langue seconde », sur Patrimoine canadien (consulté le )
- 1 2 « Faits saillants sur la langue française en Colombie-Britannique en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- 1 2 « Faits saillants sur la langue française au Yukon en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- 1 2 « Faits saillants sur la langue française dans les Territoires du Nord-Ouest en 2021 », sur Statistique Canada, (consulté le )
- ↑ « Language Use in the United States: 2019 » [PDF], sur Bureau du recensement des États-Unis, (consulté le )
- ↑ « Language Spoken at Home by Ability to Speak English for the Population 5 Years and Over », sur Bureau du recensement des États-Unis, (consulté le )
- ↑ « Language Spoken at Home for the Population 5 Years and Over », sur Bureau du recensement des États-Unis, (consulté le )
- ↑ (en) « The National K-12 Foreign Language Enrollment Survey Report » [PDF], sur American Councils for International Education, (consulté le )
- ↑ « The State of K-12 World Language Education » [PDF], sur American Council on the Teaching of Foreign Languages, (consulté le )
- ↑ (en) « ARC Completes National Canvass of Dual Language Immersion Programs in U.S. Public Schools », sur American Councils for International Education, (consulté le )
- ↑ « French Immersion Programs Celebrate 30 Years » [PDF], sur Ambassade de France aux États-Unis, (consulté le )
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 78-79
- ↑ Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 82
- ↑ Louisiana Revised Statutes, R.S. 25:651, « Council for the Development of French in Louisiana — Creation; domicile; purposes », version consultée le 1er septembre 2026.
- 1 2 Louisiana Revised Statutes, R.S. 17:272, « French language and culture; teaching in public schools », version consultée le 1er septembre 2026.
- 1 2 Jérôme Degrave, « The Economics and Politics of Louisiana’s Latest French Renaissance », Transatlantica, no 1,
- ↑ Heather Olson-Beal, Melanie Haj-Broussard et Nicole Boudreaux, « Foreign Language Immersion Programs and School Policy: Conflicting Agendas », Research in the Schools, vol. 19, no 2, , p. 1-16
- ↑ CODOFIL, « Immersion française », consulté le 1er septembre 2026.
- 1 2 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 73
- 1 2 Louisiana Revised Statutes, R.S. 17:273.3, « Foreign language immersion programs; creation by local school boards; parent petition », version consultée le 1er septembre 2026.
- ↑ Louisiana Revised Statutes, R.S. 17:273.4, « State Seal of Biliteracy », Acts 2014, No. 99 et Acts 2018, No. 89.
- ↑ CODOFIL, « Programme d'enseignants internationaux associés », consulté le 1er septembre 2026.
- ↑ CODOFIL, « Escadrille Louisiane », consulté le 1er septembre 2026.
- ↑ Télé-Louisiane, « Developing New Francophones with French Immersion Schools », 2023.
- ↑ Louisiana Revised Statutes, R.S. 17:1977.1-1977.3 ; Acts 2022, No. 454.
- ↑ État de Louisiane, Agency Budget Request, École Pointe-au-Chien, FY 2024-2025.
- ↑ National Center for Education Statistics, Search for Public Schools — École Pointe-au-Chien, année scolaire 2024-2025.
- ↑ Louisiana Revised Statutes, R.S. 25:652 ; Acts 2024, No. 574.
- 1 2 Louisiana Revised Statutes, R.S. 25:671-674, « Louisiana French Language Services Program », Acts 2011, No. 106.
- ↑ Louisiana Revised Statutes, R.S. 25:651(C)(6), version consultée le 1er septembre 2026.
- ↑ Louisiana Revised Statutes, R.S. 32:235 ; Acts 2014, No. 263.
- ↑ Télé-Louisiane, « Nouveaux locuteurs du français en Louisiane : Poursuivre un héritage », 2024.
- ↑ Lafayette Consolidated Government, « Wayfinding and Signage » et « Route Lafayette Sign Standards », consultés le 1er septembre 2026.
- 1 2 CODOFIL, « Mission », consulté le 1er septembre 2026.
- ↑ Louisiana Legislature, Acts 2024, No. 766, dispositions relatives aux plaques « Icitte on parle français », « Bienvenue en Louisiane » et « Lâche Pas ».
- 1 2 CODOFIL, « Un projet de traduction permet aux restaurants en Louisiane de proposer des menus en français », 5 septembre 2025.
- ↑ CODOFIL, « Exel Louisiane » et « Mission », consultés le 1er septembre 2026.
- ↑ CODOFIL, « Exel Louisiane — Financement », consulté le 1er septembre 2026.
- ↑ CODOFIL, « Découvrir la Louisiane en français », consulté le 1er septembre 2026.
- ↑ CODOFIL, « Tables françaises », consulté le 1er septembre 2026.
- ↑ Alain Monnier, « Franco-Américains et francophones aux États-Unis », in Population, 42e année, no 3, 1987, p. 533 [lire en ligne]
- ↑ (en) Minnesota : Languages - City-Data.com
- ↑ https://www.washingtonpost.com/national/history-buffs-race-to-preserve-dialect-in-missouri/2014/06/24/541772ae-fb60-11e3-9f27-09f20b8bfd1a_story.html%7b%7ben%7d%7d.
- ↑ https://datausa.io/profile/geo/new-york/
- ↑ Bonjour America TV - Site officiel
- ↑ http://www.elysee.fr/declarations/article/declaration-conjointe-du-president-de-la-republique-francaise-et-du-president-de-la-republique-du-costa-rica/
- ↑ http://heredia2014.fipf.org/lieu-congres
- 1 2 http://www.francophonie.org/-80-Etats-et-gouvernements-.html
- ↑ Livre: La langue française dans le Monde 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0) Page:240
- ↑ Livre: La langue française dans le Monde 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0) Page:239
- 1 2 3 4 5 6 7 8 http://www.francophonie.org/Langue-Francaise-2014/
- ↑ http://www.francophonie.org/evenements.html
- 1 2 3 4 Organisation internationale de la francophonie, La Langue française dans le monde, Gallimard, (ISBN 978-2-07-313049-5), p. 73-74
- ↑ (es) « Liceos Bicentenario plurilingües », Ministerio de Educación de Chile,
- ↑ « Rejoignez le réseau Le français au Chili ! », Institut français du Chili,
- ↑ « Programme « Francés à la carte » : appel à candidature 2027 », Institut français du Chili,
- 1 2 3 « Arabie saoudite — Relations bilatérales », sur France Diplomatie, (consulté le )
- ↑ (en) « Our Identity », sur Alliance française d'Arabie saoudite (consulté le )
- 1 2 (en) « Misk City Welcomes Alliance Française of Saudi Arabia as New Cultural and Linguistic Hub », sur National Platform, Kingdom of Saudi Arabia, (consulté le )
- ↑ « Festival de la Francophonie 2024 », sur Alliance française d'Arabie saoudite, (consulté le )
- ↑ (en) « Alliance Francaise opens new center at Jeddah's Hayy Jameel », Arab News,
- ↑ (en) « College of Languages Launches the “Saudi Francophone Forum” », sur Princess Nourah bint Abdulrahman University, (consulté le )
- ↑ https://institutfrancais-israel.com/fr/event/le-mois-de-la-francophonie-2023/
- ↑ http://www.ambafrance-om.org/Semaine-de-la-francophonie-au
- ↑ http://www.ecolefrancaisedemascate.com/
- ↑ « Francophonie : l'entrée du Qatar comme membre associé fait polémique », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ Rapport du Secrétaire général de la Francophonie, sur francophonie.org.
- ↑ Site du Consulat de France expliquant l'historique du VALOFRASE, sur http://www.consulfrance-hcm.org.
- ↑ Site officiel de VALOFRASE
- 1 2 3 http://valofrase.taupette.fr/IMG/pdf/effectifs-apprenants-francais-cambodge.pdf
- 1 2 http://valofrase.taupette.fr/spip.php?article318
- ↑ http://valofrase.taupette.fr/spip.php?rubrique78
- 1 2 3 4 La langue française dans les universités chinoises - Ambassade de France en Chine, site de l'Association française des professeurs de Chinois (AFPC), septembre 2014 [PDF]
- ↑ État de l'enseignement du français en Chine - Claire Saillard, Ambassade de France en Chine, 4 janvier 2006 (voir archive)
- ↑ Michel Grenié, attaché de coopération linguistique et éducative, ambassade de France à Pékin.
- ↑ « Corée du Sud : lancement d'un conseil de promotion de la Francophonie », sur Organisation Internationale de la Francophonie.
- ↑ (en) Joel Lee, « French language gets boost in Korea », sur The Korea Herald, .
- ↑ Quand l'Inde apprend le français - Aujourd'hui l'Inde, 2 avril 2008
- ↑ Site de l'Alliance française en Inde
- ↑ http://lefranponais.fr/
- ↑ Livre : La langue française dans le monde 2010 (ISBN 978-2-09-882407-2)
- ↑ La Francophonie dans le monde 2006-2007 - Organisation internationale de la francophonie, 2007, p. 34 [PDF]
- ↑ La langue française dans le monde 2014, Éditions Nathan, Paris, 2014, p. 18
- ↑ La Francophonie au Laos - Ambassade de France au Laos
- ↑ Statistiques officielles du VALOFRASE
- ↑ Nouschi, André, « Meir Zamir, The Formation of Modem Lebanon », Annales, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 45, no 1, , p. 225–227 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ https://ifadem.org/fr/2013/10/28/ifadem-liban-signature-de-laccord-cadre
- 1 2 https://www.francophonie.org/Langue-Francaise-2014/projet/Rapport-OIF-2014.pdf
- 1 2 3 « Développement des filières bilingues scientifiques en Ouzbékistan : FEI accompagne la formation des enseignants », sur France Éducation international, (consulté le )
- ↑ « Signature d'un accord historique pour l'enseignement du français en Ouzbékistan », sur France Éducation international, (consulté le )
- ↑ (uz) « Француз тили фани ўқитувчилари учун ўқув тренинглари ташкил этилди », sur Ministère de l'Éducation préscolaire et scolaire de la République d'Ouzbékistan, (consulté le )
- ↑ (en) « Uzbekistan and France establish a strategic partnership », sur Présidence de la République d'Ouzbékistan, (consulté le )
- ↑ (en) « Official Statement », sur Government Portal of the Republic of Uzbekistan, (consulté le )
- ↑ (en) « Admissions to the Uzbek-French University are now open! », sur Government Portal of the Republic of Uzbekistan, (consulté le )
- ↑ « [http://www.francophonie.org/Langue-Francaise- 2014/ La langue française dans le monde, Édition 2014.] », p. 249.
- ↑ https://www.francophonie.org/IMG/pdf/2e.pdf
- ↑ https://www.francophonie.org/-La-Francophonie-en-chiffres-.html
- ↑ Site officiel de l'Organisation international de la francophonie http://www.francophonie.org/Thailande.html
- ↑ lepetitjournal.com, 9 janvier 2009.
- ↑ Consulat de France sur le VALOFRASE.
- ↑ Chiffres officiels
- ↑ (en) Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), Which languages will the Europeans speak in 2025? Heavy trends in the EU’s new linguistic equilibriums in one generation from now, Excerpt GEAB no 13 (March 16, 2007) : « The revival of French: The significant demographic growth of France (and French-speaking countries where a large part of EU immigrants come from) is key in the revival of French as a major trans-European language. With some 80 million « native » French-speakers (fastly growing), French is already the EU’s second mother-tongue. The fading away of the post-1939/1945 era, which initiated the collapse of the French language’s attractiveness as the political language of the elites (3), plays a positive role in French’s renewed vitality. »
- 1 2 3 4 5 6 http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_386_fr.pdf
- 1 2 « Explore language knowledge in Europe », sur Languageknowledge.eu (consulté le ).
- 1 2 « Rapport d'activité 2012 de l'AUF », sur AUF (consulté le ).
- ↑ http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/images/c/c2/Foreign_language_learning_statistics_YB2016.xlsx
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 « Chiffres clés de l’enseignement des langues à l’école en Europe, Édition 2012 », p. 80.
- ↑ http://europa.eu/rapid/press-release_STAT-14-144_fr.pdf
- ↑ « Journée européenne des langues 2015 », p. 3.
- ↑ http://ec.europa.eu/eurostat/news/themes-in-the-spotlight/language-day
- ↑ « Francophonie », sur Monsite.com (consulté le ).
- ↑ http://www.francophonie.org/
- ↑ http://association-albania.com/?lang=fr
- ↑ UREF
- ↑ http://crefeco.org/display.php
- ↑ (en) « Schools », sur Federal Statistical Office (consulté le ).
- ↑ « Merkel encourage les Allemands à apprendre le français », sur Slate.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Estelle Pech, Patrick Saint-Paul et Mathieu de Taillac, « L'allemand ne séduit guère les élèves français… et vice-versa », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ http://www.bundesrat.de/nn_12208/FR/organisation-fr/laender-fr/sl-fr/sl-fr-node.html?__nnn=true
- ↑ http://www.insee.fr/fr/regions/alsace/default.asp?page=themes/autres_dossiers/stat_suisse_allemagne/all_le_saviez_vous/fiche0205.htm
- 1 2 3 http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 30 et 49
- 1 2 3 4 5 6 http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 62
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 « Figure C8a. Langues étrangères les plus étudiées et pourcentage d’élèves qui les apprennent, enseignement secondaire inférieur (CITE 2), 2009/2010. », p. 75
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 « Figure C8b. Langues étrangères les plus étudiées et pourcentage d’élèves qui les apprennent, enseignement secondaire supérieur préprofessionnel/professionnel et général (CITE 3), 2009/2010. », p. 75
- ↑ (en) « German region aims to be bilingual », sur Bbc.com, (consulté le ).
- 1 2 3 Livre: LANGUE FRANÇAISE DANS LE MONDE 2010 (VERSION INTÉGRALE) (ISBN 978-2-09-882407-2), p. 162.
- 1 2 (nl) Rudi Janssens, « Taalgebruik in Brussel en de plaats van het Nederlands — Enkele recente bevindingen », Brussels Studies, no 13, (consulté le )
Traduction en français : L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes.
Rudi Janssens est sociologue linguistique et professeur à la faculté de philosophie et lettres de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Page d'accueil : Rudi Janssens sur le site de Brio. - ↑ Sera de Vriendt, Els Witte, Ann Mares (réd.), « À propos du sens de l'expression 'parler bruxellois' », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7), VUBPress (Vrije Universiteit Brussel), (ISBN 9054872926, consulté le ), p. 43 [PDF]. L'auteur est professeur émérite en philologie germanique de la Vrije Universiteit Brussel (VUB).
- ↑ Claude Javeau, Le cadre socio-politique de l'usage des langues dans la Région de Bruxelles-Capitale [275-281], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », , 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)L'auteur est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles.
Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles) - ↑ Daniel Droixhe, « Le français en Wallonie et à Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe siècles », Université libre de Bruxelles, (consulté le )
L'auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : Coordonnées de D. Droixhe. - ↑ (de) Johannes Kramer, « Zweisprachigkeit in den Benelux-ländern », Buske Verlag, (ISBN 3-8711-8597-3, consulté le )
L'auteur est docteur en science linguistique à l'Université de Trèves. Page d'accueil : Coordonnées de J. Kramer.. - ↑ Nico Wouters, Groot-Brussel tijdens WOII (1940-1944) [57-81], Bruxelles, Gand, De Boeck & Larcier, coll. « Les dix-neuf communes bruxelloises et le modèle bruxellois », , 754 p. (ISBN 2-8044-1216-4)L'auteur est docteur en histoire contemporaine à l'Université de Gand.
Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Université libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel) - 1 2 Eliane Gubin, « La situation des langues à Bruxelles au XIXe siècle à la lumière d'un examen critique des statistiques », Taal en Sociale Integratie, I, Université libre de Bruxelles (ULB), (consulté le ), p. 33-80 [PDF]
L'auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : Coordonnées.. - ↑ (nl) G. Geerts, M.C. van den Toorn, W. Pijnenburg, J.A. van Leuvensteijn et J.M. van der Horst, « Nederlands in België, Het Nederlands bedreigd en overlevend », Geschiedenis van de Nederlandse taal, Amsterdam University Press (Université d'Amsterdam), (ISBN 9-0535-6234-6, consulté le )
- ↑ Johanne Poirier, Choix, statut et mission d'une capitale fédérale : Bruxelles au regard du droit comparé [61-97], Bruxelles, Groupe De Boeck, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », , 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)L'auteur est chercheur au Centre de droit public de l'Université libre de Bruxelles.
Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
Page d'accueil : Coordonnées.. - ↑ « Wallonie - Bruxelles », Service de la langue française, (consulté le ) Accessible via Internet Archive.
- ↑ Paul Tourret, « Villes, identités et médias francophones : regards croisés Belgique, Suisse, Canada », Université Laval, (consulté le )
L'auteur est chercheur à l’Université Laval (Cellule de géographie culturelle) et directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime. - ↑ Els Witte, Analyse du statut de Bruxelles (1989-1999) [19-33], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », , 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)L'auteur est professeur à la Vrije Universiteit Brussel et directeur du Centrum voor de Interdisciplinaire Studie van Brussel de cette même université.
Rédaction : Els Witte, André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles) - ↑ (nl) Harry van Velthoven, « Taal- en onderwijspolitiek te Brussel (1878-1914) », Taal en Sociale Integratie, IV, Vrije Universiteit Brussel (VUB), (consulté le ), p. 261-387 [PDF]
- 1 2 Catherine Capron, Marc Debuisson, Thierry Eggerickx, Michel Poulin; Jacques Verón (réd.), « La dualité démographique de la Belgique : mythe ou réalité? [255-278] », Régimes démographiques et territoires: les frontières en question : colloque international de La Rochelle, 22-26 septembre 1998, INED, (ISBN 2950935680, consulté le )
- ↑ (en) Jeanine Treffers-Daller, « Mixing Two Languages: French-Dutch Contact in a Comparative Perspective », Walter de Gruyter, (ISBN 3-1101-3837-9, consulté le ), p. 300
L'auteur est professeur en science linguistique à l'Université de l'Ouest de l'Angleterre. Page d'accueil : Professor Jeanine Treffers-Daller : Linguistics Field Leader, Professor of Linguistics. sur le site de HLSS, consulté le 4 avril 2010. - ↑ (nl) Machteld de Metsenaere, « Thuis in gescheiden werelden — De migratoire en sociale aspecten van verfransing te Brussel in het midden van de 19e eeuw », BTNG-RBHC, XXI, 1990, no 3-4 [383-412], Vrije Universiteit Brussel (VUB), (consulté le )
- ↑ (nl) Ann Mares, Els Witte (réd.), « Begin van het einde van de nationale partijen.Onderzoek naar de Vlaamse Beweging(en) en de Vlaamse politieke partijen in Brussel: de Rode Leeuwen », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7) [157-185], VUBPress (Vrije Universiteit Brussel), (ISBN 9054872926, consulté le )
- ↑ (nl) Leen Depré, Els Witte, Ann Mares (réd.), « Tien jaar persberichtgeving over de faciliteitenproblematiek in de Brusselse Rand. Een inhoudsanalystisch onderzoek », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7) [281-336], VUBPress (Vrije Universiteit Brussel), (ISBN 9054872926, consulté le ), p. 281
- ↑ (nl) J. Fleerackers, chef de cabinet du ministre belge de la culture néerlandaise et des affaires flamandes, « De historische kracht van de Vlaamse beweging in België: de doelstellingen van gister, de verwezenlijkingen vandaag en de culturele aspiraties voor morgen », Colloquium Neerlandicum 5, Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letteren, (consulté le )
- ↑ Daniel Blampain, « Le français en Belgique: Une communauté, une langue », De Boeck Université, (ISBN 2801111260, consulté le )
- 1 2 L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes [PDF]
- ↑ http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 147
- ↑ « La francisation progresse », sur dhnet.be, (consulté le )
- 1 2 « Analyse du nombre de naissances francophones en périphérie. », sur docs.google.com (consulté le ). Le journal en ligne
- 1 2 http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 60
- 1 2 3 4 http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/belgiqueger.htm
- ↑ http://www.theses.ulaval.ca/2011/28523/28523.pdf p. 30-31
- 1 2 3 Livre: LANGUE FRANÇAISE DANS LE MONDE 2010 (VERSION INTÉGRALE) (ISBN 978-2-09-882407-2), p. 156.
- ↑ http://fle.asso.free.fr/sihfles/Documents/Documents%2021%20corrig%E9/Documents%2021%20on-line%20PDF%20corrig%E9/o%20D21%20imhaus.pdf p. 7
- 1 2 http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 30, 32 et 49
- ↑ http://www.bief.org/fichiers/operation/3301/media/7098/Donn%C3%A9es%20chiffr%C3%A9es%20sur%20la%20pr%C3%A9sence%20du%20fran%C3%A7ais%20dans%20le%20monde.pdf p. 4
- ↑ http://www.francophonie.org/Chypre-95.html
- ↑ http://languageknowledge.eu/countries/spain
- ↑ http://apf.francophonie.org/spip.php?article930
- ↑ http://apf.francophonie.org/spip.php?rubrique19
- ↑ http://apf.francophonie.org/spip.php?rubrique2
- ↑ Christian Rioux, « Dumont veut faire admettre la Catalogne dans la Francophonie », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ http://www.sgae.gouv.fr/webdav/site/sgae/shared/02_Institutions/Textes/20070101_Presidence_tournante_du_Conseil_UE.pdf
- ↑ Histoire du français en France [PDF].
- ↑ « Livre: Le souffle de la langue : voies et destins des parlers d'Europe, par Claude Hagège, page 95 », sur Books google (consulté le ).
- ↑ photo d'une page de livre de Marco Polo : Il milione, chapitre CXXI, consulté le 2 juin 2010.
- ↑ « Histoire de la langue française, par Jacques Leclerc. », sur Agence intergouvernementale de la Francophonie, (consulté le ).
- ↑ « L'Histoire du Français. La période féodale : l'ancien français. », sur tlfq.ulaval.ca (consulté le ).
- ↑ Texte integral
- ↑ Christian Chêne, « L’enseignement du droit français en pays de droit écrit : (1679-1793) », Google (consulté le )
- ↑ Mille ans de langue française, histoire d'une passion, Paris, Perrin, , 1465 p., broché (ISBN 978-2-262-02270-9).
- ↑ http://brezhoneg.gwalarn.org/istor/gregoire.html
- ↑ « Histoire du Français au Québec. La Nouvelle-France (1534-1760) : L'implantation du français au Canada » (consulté le )
- ↑ « La pratique du breton de l'Ancien régime à nos jours », PH Ludwigsburg (consulté le )
- ↑ « Règlement en 1836 adopté par le Comité supérieur de l'arrondissement », PH Ludwigsburg (consulté le )
- ↑ D. Goldschmidt, L’introduction de la langue française en Alsace-Lorraine. In: La revue pédagogique, tome 47, Juillet-Décembre 1905. pp. 560-569
- ↑ « Histoire du français durant la grande guerre », Université Laval (consulté le )
- ↑ Hervé Abalain, « Le français et les langues historiques de la France », Google Books (consulté le )
- ↑ (ISBN 2-2620-2270-4).
- ↑ Claude Duneton, Parler Croquant, Éditions Stock, 1973.
- ↑ « Histoire de la langue française » [PDF], Université de Provence.
- ↑ « Florilège de contre-vérités, de bêtises, de propos haineux ou racistes », Site personnel (consulté le )
- ↑ « Le français contemporain (chapitre 9) », sur tlfq.ulaval.ca (consulté le ).
- ↑ « 570 000 euros d'amende pour refus de traduction », sur novethic.fr (consulté le ).
- ↑ « La justice ordonne à Europ Assistance de traduire un logiciel en français », sur francophonie-avenir.com (consulté le ).
- ↑ Livre: LANGUE FRANÇAISE DANS LE MONDE 2010 (VERSION INTÉGRALE) (ISBN 978-2-09-882407-2).
- ↑ Livre: LA LANGUE FRANCAISE DANS LE MONDE 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0) Page:201
- ↑ http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 58-59
- 1 2 http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf, p. 76
- ↑ Lucien Jerphagnon, Le petit livre des citations latines, Tallandier Éditions, Paris, 2004. Commentaire de l'adage "La fortune sourit aux audacieux", qui provient du vers virgilien de l'Énéide X, 284 Audentes fortuna juvat.
- ↑ Livre: LA LANGUE FRANCAISE DANS LE MONDE 2014 (ISBN 978-2-09-882654-0) Page:202
- ↑ http://eacea.ec.europa.eu/education/eurydice/documents/key_data_series/143FR.pdf p. 42
- ↑ http://languageknowledge.eu/countries/romania
- ↑ http://languageknowledge.eu/countries/united-kingdom
- ↑ http://www.ambafrance-srb.org/L-apprentissage-du-francais
- ↑ http://languageknowledge.eu/countries/sweden
- 1 2 3 4 « Le paysage linguistique en Suisse. Recensement de la population suisse par langages » [PDF], sur bfs.admin.ch (consulté le )
- ↑ « L'intérêt pour le français augmente en République tchèque », sur Radio Prague International, (consulté le ).
- ↑ https://gerflint.fr/Base/MondeMed1/synergies_turquie.pdf
- 1 2 La langue française dans le monde : 2014 - Éditions Nathan, 2014, p. 250 [PDF]
- ↑ L'enseignement du français en Nouvelle-Zélande - Ambassade de France en Nouvelle-Zélande
- ↑ « Hervé Lavenir de Buffon est secrétaire général du « Comité international pour le français, langue européenne » », sur canalacademie.com (consulté le ).
- ↑ « La langue française : atout ou obstacle, Par Charles X. Durand », sur books.google.com (consulté le ).
- ↑ En 2013, RFI titrait : Le roumain et ses étonnants anthroponymes français.
- ↑ http://www.france-amerique.com/articles/2013/09/26/a_l_onu_forte_progression_du_francais.html
- 1 2 5e Document de suivi du Vade-mecum relatif à l’usage de la langue française dans les organisations internationales - Organisation internationale de la francophonie, novembre 2016 [PDF]
- ↑ http://www.francophoniedesameriques.com/
- ↑ « Comité international pour le français langue européenne », sur cifle.eu (consulté le ).
- ↑ https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/francophonie-et-langue-francaise/la-francophonie/etat-des-lieux-du-francais-dans-le-monde/article/etat-des-lieux-du-francais-dans-le-monde
- ↑ « Les chiffres clés de RFI », sur Rfi.fr, (consulté le ).
- ↑ « Site officiel Impératif français », sur imperatif-francais.org (consulté le ).
- ↑ Institut pour l'Étude de la Francophonie et de la Mondialisation, sur http://www.iframond.com.
- ↑ « France 24 : audience en forte hausse en France (+12,5% en un an) », sur France24.com, (consulté le ).
- ↑ « Association Pour la Défense de la Francophonie (l'APDLF) », sur freewebs.com (consulté le ).
- ↑ « Fondation Défense du français », sur defensedufrancais.ch (consulté le ).
- ↑ L’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres, sur http://www.ifadem.org.
- ↑ « Actions pour promouvoir le français des affaires et les autres langues des pays francophones dans le domaine des affaires », sur presse-francophone.org (consulté le ). APFA
Annexes
modifierArticles connexes
modifier- Francophonie
- Enseignement du français dans le monde
- Organisation internationale de la francophonie
- Répartition géographique du français
- Liste des pays ayant le français pour langue officielle
- Alliance française
- Langue française en Louisiane
- Français du Missouri
- Francophonie dans le Minnesota
- Lingua franca
- Langue française au Laos
- Métchif
- Expansion du français au Sénégal
- Francisation de Bruxelles
- Français haïtien
- Créole
- Franco-Ontariens
- Langue française au Liban
- Langue officielle
- Espaces linguistiques
- Anglicisation
- Anglomanie
- Franglais
- Arabisation
- Glottophobie