Françoise Trehet

(Redirigé depuis Françoise Tréhet)

Françoise Trehet (Saint-Mars-sur-la-Futaie, - Ernée, ) est une sœur de la charité de Notre-Dame d'Évron. Reconnue martyre par l'Église catholique, elle est béatifiée par le pape Pie XII en 1955.

Françoise Tréhet
Image illustrative de l’article Françoise Trehet
Bienheureuse, martyre
Date de naissance
Lieu de naissance à Saint-Mars-sur-la-Futaie
Date de décès (à 37 ans)
Lieu de décès à Ernée)
Ordre religieux sœur de la Charité de Notre Dame d'Évron
Vénérée à Saint-Pierre-des-Landes
Béatification
par Pie XII
Fête 13 mars

Biographie

modifier

Origine

modifier

Françoise Tréhet voit le jour dans une famille de propriétaires terriens aisés le . On sait peu de choses sur son enfance à Saint-Mars-sur-la-Futaie[1].

Entrée en religion

modifier

Rapidement dévouée au service de l'Église, Françoise Tréhet prononce ses vœux chez les Sœurs de la charité de Notre-Dame d'Évron. Elle s'occupe de l'éducation des petites filles et s'engage dans diverses œuvres de charité[1]. Sœur de la Charité de Notre Dame d'Évron, elle soigne et porte secours à tous ceux qui ont besoin de son aide.

Dotée d'un caractère affirmé et d'une grande volonté, la jeune femme est invitée à ouvrir une école paroissiale à Saint-Pierre-des-Landes, assistée dans cette tâche par Jeanne Véron[1]. Ensemble, les deux religieuses enseignent et apportent leur aide aux malades de la paroisse[1].

Durant la Révolution française

modifier

Refusant la constitution civile du clergé, et donnant asile à des prêtres réfractaires[2], Tréhet et Véron sont arrêtées en 1794. Le , Françoise Tréhet est interrogée par la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne[1] ; l'accusateur public, Jean-Baptiste Volcler, ancien religieux[1], l'accuse d'avoir protégé des réfractaires et de « panser les blessures des soldats du roi ». Toujours ferme dans ses convictions, elle déclare aux juges que « les bleus ou chouans, tous sont mes frères en Jésus-Christ ; je ne refuse de soins à personne ». Lorsqu'on lui demande de crier « longue vie à la République », elle refuse et est immédiatement condamnée à mort[1].

Le jour même, elle se dirige vers l'échafaud, installé à Ernée, en chantant le Salve Regina, faisant preuve d'un courage remarquable[1]. Une semaine plus tard, Jeanne Véron subit le même sort.

Béatification

modifier

Le pape Pie XII béatifie Françoise Tréhet avec les 14 martyrs de Laval le , en même temps qu'un curé et trois religieuses également guillotinés en 1794[3].

Sources partielles

modifier
  • Isidore Boullier, Mémoires ecclésiastiques concernant la ville de Laval et ses environs.

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Les figures historiques du Bocage Mayennais. La bienheureuse Françoise Tréhet et l'obscurantisme du XVIIIe siècle », sur lecourrierdelamayenne.fr, (consulté le )
  2. ↑ « Bienheureuse Françoise Tréhet », sur Nominis (consulté le )
  3. ↑ Église Catholique en Mayenne, « Souvenons-nous : 70 ans de la béatification des martyrs de Laval - Diocèse de Laval », (consulté le )

Liens externes

modifier