Frontières (média)

média français

Frontières, anciennement Livre noir, est un média d'extrême droite français fondé par Erik Tegnér, François de Voyer et Swann Polydor en .

Initialement engagé exclusivement sur les réseaux sociaux, le média se développe afin de se décliner en version papier à partir de , puis vidéo et radiophonique en .

Frontières affiche une orientation conservatrice et identitaire. Peu après sa fondation, en , le média est décrit comme un soutien officieux d'Éric Zemmour et est notamment critiqué pour son traitement de l'invasion russe de l'Ukraine.

Ses méthodes d'investigation sont régulièrement remises en question en pointant ses manquements à la déontologie journalistique, notamment par le Conseil de déontologie journalistique et de médiation dans de multiples avis, tandis que ses reportages sont décrits comme sensationnalistes. Le média a été condamné à deux reprises, pour injures publiques à caractère raciste et risque causé à autrui, avec un appel en cours pour ces 2 jugements en .

Histoire

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Création lors de la pré-campagne présidentielle de

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Premier logo.

En , Erik Tegnér lance, avec François de Voyer[1],[2] et Swann Polydor (développeur informatique), la chaîne YouTube Livre noir, média à la ligne éditoriale conservatrice[3],[4],[5],[6],[7] et identitaire[8],[9],[10]. Son nom est choisi en référence à un livre de la personnalité politique Éric Zemmour : Le Livre noir de la droite[1]. La chaîne YouTube s'inspire de Thinkerview[11] en faisant des entretiens sur des sujets politiques et sociétaux[11].

D'après Le Monde, à sa création, son but officieux est de pousser la campagne électorale d'Éric Zemmour[11]. Arrêt sur images qualifie le média de « très zemmourienne chaîne YouTube »[4].

Le média couvre les débuts de l'invasion de l'Ukraine par la Russie de en optant pour un ton qualifié de pro-russe. Un reportage réalisé avec les forces russes dans la ville assiégée de Marioupol en , est vivement critiqué par Arrêt sur images et par Libération qui pointent la reprise des éléments de langages du Kremlin sans recul journalistique[12],[13]. La Revue des médias de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) vilipende également la vidéo, qui aurait pour objectif principal de dénoncer l'immigration en Europe, et donc de montrer que les Ukrainiens pourraient rester en Ukraine[14]. À l'automne , les trois investisseurs de départ, qui avaient injecté 300 000 € dans Livre noir, reprennent leurs parts, en raison de divergences quant à la ligne éditoriale, devenue « servilement pro-russe » selon Libération. Des employés partent également pour les mêmes raisons après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. D'anciens proches considèrent qu'Erik Tegnér a « vrillé » après s'être rendu « au cœur des forces russes du Donbass »[12].

En , le média publie son premier magazine[15]. Il tente en de fusionner avec le média Omerta, mais le projet n'aboutit pas[2].

Depuis  : de Livre noir à Frontières

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En , le média se rebaptise Frontières dans le but de « peser encore davantage dans le paysage médiatique »[16]. Il bénéficie alors de l'entrée au capital d'actionnaires dont l'identité n'est pas dévoilée[17].

La chaîne YouTube du média continue de voir son audience croitre, avec 565 000 abonnés en [18], contre 350 000 en [15]. La publication papier de Frontières est tirée à une trentaine de milliers d'exemplaires en [19]. Une station numérique émettant en continu est lancée en [20].

En , une quinzaine de collaborateurs parlementaires de La France insoumise sont cités nommément dans un numéro de Frontières titré « LFI, le parti de l'étranger » — « une expression empruntée à l'extrême droite antidreyfusarde », selon Mediapart[21]. En réaction, les différents syndicats d'assistants parlementaires de l'Assemblée nationale organisent une manifestation dans un jardin de l'Assemblée nationale, à laquelle environ 350 assistants parlementaires participent[21]. Trois journalistes de Frontières, accrédités à l'Assemblée, filment la scène. La situation se tend : les trois journalistes, ultérieurement soutenus par le Rassemblement national, affirment avoir été pris à partie par certains manifestants et députés de gauche, tandis que le groupe Écologiste et social affirme que le personnel de l'Assemblée a dû faire face de la part desdits journalistes à des provocations, des invectives, des prises d'images sans consentement et des mises en scène[22],[23]. Les journalistes du média sont exfiltrés par les services de l'Assemblée nationale[24].

Toujours en , le média Blast indique que la fin de certaines vidéos du média comporte un symbole présenté comme ressemblant à une rune d'Odal, un signe associé par plusieurs organisations et spécialistes à l'iconographie néonazie ; interrogé par Blast, le directeur de Frontières, Erik Tegnér, refuse de commenter cette interprétation[25].

Régulièrement invité sur CNews, le média obtient en sa propre émission quotidienne sur la chaîne télévisée, 100 % Frontières. Le but de celle-ci est d'apporter « des enquêtes, du reportage sur le terrain et des révélations exclusives »[26]. En , le fait que l'émission soit le fait essentiellement des débatteurs d'extrême droite en plateau encourage la direction à augmenter la rémunération des intervenants tiers tout en leur imposant de n'intervenir qu'à demande[27].

Lagardère News, détenue par Vincent Bolloré, prend 25 % du capital en et fusionne les locaux des rédactions avec celle d'Europe 1, CNews et du JDD[28].

En , la Parquet de Paris ouvre une enquête suite à la révélation par Les Jours qu'un groupe Facebook lié à ce média relaye des menaces de mort et des propos antisémites, anti-musulmans et racistes[29].

Ligne éditoriale et traitement de l'information

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Frontières à la manifestation du à Paris contre les violences sexistes, sexuelles et de genre.

D'après Mediapart, « qu'il s'agisse du profil de ses “journalistes” et de ses investisseurs, de son traitement éditorial ou encore de la place accordée à Éric Zemmour, tout rapproche plus Livre Noir d'une agence de communication que d'un site d'information »[5],[30]. Une analyse partagée par Télérama, qui de Frontières dit qu'il adopte « de nouveaux standards à mi-chemin entre le média et l'officine » sous l'impulsion d'Erik Tegnér ; le magazine souligne notamment la couverture par le média, contre rémunération, des journées d'étude sur « la défense de la civilisation européenne » organisées par le groupe Conservateurs et réformistes européens auquel appartient Marion Maréchal[31].

Selon une analyse de la Fondation Jean-Jaurès publiée en , Frontières est un « organe de propagande antirépublicaine ». L'étude, basée sur l'examen des sept premiers numéros de la publication papier de Frontières, affirme que le média va au-delà d'une simple ligne identitaire et anti-immigration. Elle démontre que le magazine manipule des données et fait des analogies trompeuses pour promouvoir ses thèses, qu'il rejette la philosophie des Lumières et qu'il suggère l'inéluctabilité d'une guerre civile en France[19].

Immigration

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Livre noir fait de la question de l'immigration sa priorité éditoriale. Erik Tegnér explique ainsi souhaiter que son média devienne « une référence sur l'immigration. On veut que ce soit récurrent. Jamais quelqu'un n'a fait un travail aussi complet que nous là-dessus »[2].

La Chaîne parlementaire (LCP) décrit la chaîne comme le fer de lance de la nouvelle presse d'extrême droite, fondé par des proches de Marion Maréchal et qui « donne la parole à tous ceux qui partagent la même obsession de l'immigration », caisse de résonance de Stanislas Rigault et Génération Zemmour[32].

En , le média filme sans autorisation les personnes enfermées au centre de rétention administrative du Canet, pendant la visite du député Gérault Verny, par ailleurs actionnaire du média sans que cela ne soit indiqué[33],[31].

En , Frontières dresse une liste de 60 avocats considérés comme « coupables » de « l'invasion migratoire », et diffuse sur X leurs photos, déclenchant un mouvement de harcèlement à leur encontre, ainsi que des menaces de mort. Le Conseil national des barreaux saisit alors le procureur de la République[34],[35], de même que le , les associations Utopia 56, Ligue des droits de l'Homme et MRAP[36]. Pour les suites judiciaires, voir la section Risque causé à autrui.

Prise de position « Cartographie de l'extrême gauche »

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À partir de , le média présente une « cartographie de l'extrême gauche » interactive avec une classification de 500 entités avec des personnalités, médias, associations et syndicats[37].

L'Humanité dénonce cette liste en expliquant qu'elle n'a pas seulement pour objectif de mieux connaître des personnalités de gauche en les identifiant distinctement, mais bien une volonté de « placer une cible sur leur tête »[38]. La Depêche et Télérama indiquent que ce type de listage rappelle les méthodes du site Fdesouche visé par une centaine de plaintes déposées en pour une liste d'« islamo-gauchistes »[39],[40].

Équipe de rédaction et personnalités liées

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Jordan Florentin à la manifestation du à Paris contre les violences sexistes, sexuelles et de genre.

Parmi les journalistes se trouve Pierre-René Lavier, également secrétaire général du média. Il est recruté par Erik Tegnér après avoir été administrateur d'Omerta, média d'extrême droite pro-Kremlin dirigé par Régis Le Sommier. Il anime le grand débat organisé avec Éric Zemmour et l'accompagne en voyage en Israël[41].

Constitué d'une équipe d'une quinzaine de salariés, Livre noir se dote d'un « comité stratégique » comprenant l'ex-ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, l'ancien PDG d'Elf Aquitaine, Loïk Le Floch-Prigent, et l'avocat Thibault de Montbrial[2]. En , le média compte près de vingt-cinq journalistes et son comité stratégique compte également parmi ses membres l'écrivain Boualem Sansal[31].

Pour concevoir le studio d'une émission matinale lancée en , le média fait appel à e-Politic, société de communication proche du Rassemblement national et du Groupe union défense[20].

Louise Morice, animatrice de la matinale de la webradio de Frontières qui « s'est imposée comme l'un des piliers de la rédaction » du média, est proche de Marc de Cacqueray-Valménier, militant néonazi, et fiancée à un proche de Génération identitaire collectionneur d'objets liés au IIIe Reich[42].

Conditions de travail

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La plupart des salariés démissionnent au cours de l'année . Dans une enquête de Libération, plusieurs mettent en cause les « violences verbales et psychologiques » dont ils auraient été victimes. Le quotidien relate avoir eu accès à des échanges privés confirmant l'existence de menaces et de dévalorisations de la part de l'encadrement[2].

Les conditions de travail sont ainsi particulièrement critiquées : non-respect des horaires de travail et des jours de repos, exploitation des alternants, menace de ne plus payer les employés s'ils réclament de travailler moins. Plusieurs anciens collaborateurs racontent avoir vu des alternants dormir à même le sol dans le local de Livre noir, tandis qu'un jeune Marocain, employé comme freelance au poste de monteur et créateur de contenus, s'est parfois vu privé de salaire[2].

Erik Tegnér est visé par une plainte de deux autres fondateurs de Livre noir, François-Louis de Voyer et Swann Polydor, tous deux expulsés du média, pour « abus de bien social » et « abus de pouvoir »[2].

Le , une ancienne journaliste porte plainte contre Erik Tegnér pour harcèlement moral, agression sexuelle et violences[43],[44]. La plainte est classée sans suite le [45].

Condamnation du secrétaire général

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En , Pierre-René Lavier, journaliste et secrétaire général de Livre noir, est condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 1 000 € de dommages-intérêts pour violences conjugales. Plusieurs de ses collègues et anciens collègues d'Omerta sont entendus pour cette affaire[41].

Actionnariat

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En , Erik Tegnér était l'actionnaire majoritaire de la société éditrice de Frontières, Artefakt. Le député UDR Gérault Verny, soutien d'Éric Zemmour en , possédait 20 % des parts et un « trentenaire de la tech, Français installé à Londres » en possédait 17 %[31].

En , Lagardères News entre au capital d'Artefakt à hauteur de 25%[46]. Le pourcentage de participation des autres actionnaires n'est pas connue mais Erik Tegnér en reste le premier actionnaire[46],[47].

Manquements déontologiques

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Avis du CDJM

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Le Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CJDM) a rendu de multiples avis relevant des pratiques de Livre noir puis Frontières contraires à la déontologie du journalisme.

Le , Livre noir publie sur X une photo présentant un suspect comme « l'assassin » de Thomas Perotto[48].

Saisi, le CDJM relève que les obligations d'exactitude et de véracité et celle de ne pas porter d'accusations sans fondement n'ont pas été respectées[48].

Le , Frontières publie un reportage sur l'émission Cash Investigation et sa journaliste Élise Lucet[49]. Le reportage avance que « son style » est de « surprendre ses interlocuteurs sans les avoir prévenus au préalable », que l'émission « fait l'objet de poursuites » (sans en préciser l'issue) et accuse l'équipe d'avoir surfacturé un repas à l'étranger[49].

Saisi, le CDJM relève que les obligations d'exactitude et de respect de la véracité et d'offre de réplique aux personnes mises en cause n'ont pas été respectées et que l'intention de nuire est caractérisée[49].

25-117 et 25-118

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En , lors des Amfis de LFI, des collaborateurs de Frontières obtiennent une interview en se faisant passer pour des journalistes du média en ligne Au poste de David Dufresne. Le CDJM est saisi à deux reprises à ce sujet, et conclut en que Frontières a eu recours à des méthodes déloyales[50].

Dans le reportage que le média publiera sur ce sujet le , des interviews de personnes rencontrés en dehors de l'évènement seront insérées, laissant croire que ces derniers étaient des participants[51]. Saisi, le CDJM relève que l'obligation d'exactitude et de véracité a été enfreinte[51].

25-198, 25-199, 25-200, et 25-202

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En , Frontières publie une vidéo de Pierre Ouzoulias, sénateur communiste, pris de vomissements causés par le syndrome de Gilbert dont il est atteint, alors qu'il présidait une séance nocturne au Sénat. La vidéo est repartagée par Garen Shnorhokian, éditorialiste de Frontières, accompagnée de commentaires désobligeants, en lien avec les positions politiques du sénateur[52],[53],[54]. Ouzoulias dépose plainte pour diffamation et le CDJM, saisi à cinq reprises au sujet de cette vidéo, retient en l'ensemble des manquements, estimant que la vidéo n'apporte « aucune information d'intérêt public » et qu'elle n'avait d'autre but que de « ridiculiser, voire d'humilier » le sénateur[55],[56]. Ce manquement déontologique de Frontières provoque un mouvement de soutien transpartisan à Ouzoulias et une condamnation unanime des méthodes de Frontières[57].

Le , Frontières publie sur X, sans offre de réplique, des extraits d'une conversation privée enregistrée à l'insu d'un candidat aux élections municipales à Toulon[58].

Saisi, le CDJM considère que les obligations de respect de la vie privée et de non-recours à des méthodes déloyales ont été enfreintes[58].

Analyses des autres médias

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En , le service de vérification CheckNews de Libération analyse les articles publiés sur le site web de Frontières à l'aide de Pangram, un logiciel de détection de textes générés par intelligence artificielle générative. Selon cette analyse, environ les trois quarts des articles examinés auraient été rédigés, en tout ou partie, à l'aide d'outils d'IA générative[59].

Affaires judiciaires

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Injures publiques à caractère raciste

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Le , Frontières est condamné pour injures publiques à caractère raciste par le tribunal judiciaire de Paris[60],[61],[62]. Cette condamnation fait suite à une plainte déposée par SOS Racisme concernant des propos tenus par Marguerite Stern dans une vidéo publiée sur la chaîne Youtube du média[60],[61],[62]. Elle avait alors déclaré que « les personnes issues de l'immigration (…) africaine et moyen-orientale » agresseraient « plus les femmes que les Français de culture française »[61]. Le directeur de publication a fait appel[61].

Risque causé à autrui

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Le , le média est condamné pour risque causé à autrui par le tribunal correctionnel de Bobigny[63],[60]. Une plainte avait été déposée à la suite d'un article publiant les noms d'avocats spécialisés dans le droit des étrangers que Frontières accusait d'être « coupables » d'une « invasion migratoire »[63],[60]. Le média a fait appel[63].

À la suite d'une vidéo d'Erik Tegnér appelant son public à se mobiliser contre cette condamnation, le juge qui a prononcé le verdit, Youssef Badr, est la cible de nombreuses insultes et menaces[64]. En , le magazine Frontières l'attaque en s'en prenant à son engagement associatif passé en faveur d'une plus grande diversité dans la magistrature[65].

Notes et références

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  7. ↑ « Le responsable de la communication d'Éric Zemmour, Olivier Ubéda, visé par une plainte pour viols », Libération, (consulté le ).
  8. ↑ Yunnes Abzouz, « Au lancement de “Livre Noir”, cette extrême droite qui ne veut “plus s'excuser” » Accès payant, sur Mediapart, (consulté le ).
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Liens externes

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