Félix Lobligeois

médecin radiologue français

Félix Lobligeois (1874-1941), vice-président du Conseil municipal de Paris, docteur en médecine, radiologue et victime de la science (effet des rayonnements ionisants)[2].

Félix Lobligeois
Fonctions
Conseiller municipal de Paris
Conseiller général de la Seine
Biographie
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Distinctions

Biographie

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Félix Lobligeois naît le à Paris 2e de Charles Lobligeois, docteur médecin, et de Marie Alexandrine Colmet-Daage (fille de Gabriel Frédéric Colmet-Daage, doyen de la faculté de droit, officier de la Légion d'Honneur)[3],[4].

Il se marie le au Bugue (Dordogne) avec Henriette Aléxis-Archambeaud. De cette union naissent à Paris deux enfants : Henri (né en 1903 à Paris 8e et mort en 1978 à Boulogne-Billancourt) et Christiane (née en 1906).

Radiologue, il est chef de service des Hôpitaux de Paris et créateur avec Antoine Béclère de la Société française de radiologie. Il a dirigé les services de radiologie de l'hôpital Bretonneau durant plus de trente ans puis celui de l'hôpital Lariboisière[5]. Ses travaux sur les rayons X l'exposent comme nombre de ses confrères à une époque où l'on n'en maîtrisait pas encore tous les risques. Atteint de radiodermite dès la première guerre mondiale qui l'ont obligé à être évacué de l'armée[3]. Il a été mobilisé dès le et est resté sous les drapeaux jusqu'au [4], On doit lui amputer les doigts de la main gauche puis du reste de la main puis en 1926 le bras droit et ce sera enfin le bras gauche en 1941[3],[6],[5]. Malgré les amputations, il continue de s'occuper de ses patients et de ses recherches. Il imagine un appareil lui permettent de tourner les pages des ouvrages qu'il consulte[3].

En parallèle de sa carrière médicale, son parcours politique l'amène à occuper les mandats de vice-président du Conseil municipal de Paris et de conseiller général du département de la Seine.

Victime des rayons X, il meurt le à Paris 17e[3],[6],[5]. Il réside alors au 84 boulevard des Batignolles.

Hommages

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  • Une maison de retraite dans sa ville natale du Bugue (Dordogne) a été nommée en son honneur[2].
  • Son nom est gravé sur le Mémorial de la radiologie, qui commémore les pionniers et martyrs de la radioactivité (physiciens, chimistes, médecins, infirmiers, laborantins etc), victimes parmi les premiers utilisateurs des rayons X dans le monde entier. Le mémorial qui comportait à l'origine 159 noms a été érigé dans le jardin de l'ancien hôpital Saint-Georges (de) à Hambourg (Allemagne) et a été inauguré le [10].

Notes et références

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  1. ↑ Acte de décès à Paris 17e, vue 14/20.
  2. 1 2 « EHPAD Félix Lobligeois », sur fhf.fr (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 « Recherche et amour de la vie. IV. Le Dr Lobligeois », L'École et la vie, no 18,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  4. 1 2 « Le professeur Lobligeois est mort victime du radium », Le Journal des débats politiques et littéraires, vol. 153e année, no 542,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 3 « Victime de la radiodermie, le professeur Lobligeois est mort dimanche à Paris », La Croix, vol. 63e année, no 18020,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 3 (nl) « Frankrijk. Schaltoffer van rontgenstralen » [« France. Victime des rayons X »], Nederlandsch tijdschrift voor geneeskunde, H.A. Frijlink,‎ , p. 213 (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », , 172 p. (ISBN 2-913044-47-6), p. 121.
  8. ↑ L’Écho d’Alger, (lire en ligne)
  9. ↑ « L'inauguration de la place du Docteur Félix-Lebourgeois », Paris-Presse, vol. 2e année, no 292,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. ↑ Olivier Renault, « Les pionniers de l’Ouest victimes des rayons X », sur ouest-france.fr, (consulté le ).

Bibliographie

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  • Félix Jayle, Félix Lobligeois, 20 février 1874-19 octobre 1941, Masson, , 8 p.

Liens externes

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