GIDS Uqab
Le GIDS Uqab (littéralement, « Aigle ») est un véhicule aérien sans pilote (UAV) de reconnaissance tactique construit et développé par Global Industrial Defence Solutions (GIDS) pour le programme conjoint de drones de la marine pakistanaise et de l’armée de terre pakistanaise. L’Uqab est un système tactique pouvant être utilisé pour l’évaluation des dégâts, les opérations de reconnaissance, la correction des tirs d’artillerie, et il peut effectuer d’autres types d’opérations militaires et de sécurité.
| GIDS Uqab | |
| Constructeur | Global Industrial Defence Solutions |
|---|---|
| Rôle | Drone de reconnaissance |
| Statut | En service |
| Premier vol | |
| Mise en service | à présent |
| Dérivé de | SATUMA Jasoos |
| Dimensions | |
| Envergure | 5,5 m |
| Longueur | 4 m |
| Performances | |
| Vitesse de croisière | 150 km/h |
| Plafond | 3 000 m |
| Rayon d'action | 150 km |
| Autonomie | plus de 6 heures |
| Avionique | |
| * Vidéo numérique en temps réel | |
| modifier |
|
Inspiré par la conception du SATUMA Jasoos, il a été développé par GIDS et son électronique a été modernisée par le NESCOM pour répondre aux besoins de la marine et de l’armée de terre. L’Uqab est conçu pour exécuter les missions interarmées armée/marine. Près de 30 Uqabs ont été intégrés au programme de drones de l’armée de terre, tandis qu’un escadron est actif dans le programme de drones de la marine[1].
Développement
modifierLe développement a débuté en 2007 sur la base du programme de drones des États-Unis et le contrat a été attribué à Global Industrial Defence Solutions (GIDS). Les caractéristiques de l’Uqab rappellent fortement celles de l’AAI RQ-7 Shadow, qui étaient autrefois proposées par les États-Unis au Pakistan[2].
Le programme Uqab a été conçu pour le programme de drones de l’armée de terre pakistanaise et a effectué son premier vol le 20 mars 2008[3].
Dans le programme de drones de l’armée de terre, l’Uqab a été utilisé pour l’évaluation des dégâts de combat, la reconnaissance aérienne, la correction des tirs d’artillerie, les opérations interarmées, les missions de recherche et sauvetage, la surveillance des zones côtières, la surveillance des routes, la sécurité intérieure, le contrôle des foules et les opérations de secours en cas d’inondation[4].
Le programme Uqab s’est finalement étendu de l’armée de terre à la marine, avec une équipe combinée armée/marine gérée par le programme de drones de la marine en 2011. La marine a mené plusieurs opérations d’essai avec la direction de l’armée de terre avant de lancer son propre programme de drones. Lors de sa phase d’essai, le drone Uqab de la marine s’est écrasé dans les locaux de la raffinerie de pétrole nationale située dans la ville de Korangi[5]. D’importantes mises à niveau électroniques ont été réalisées par le NESCOM avant l’intégration de l’Uqab dans le programme de drones de la Marine[5].
Le 20 juillet 2011, l’Uqab a été intégré au programme de drones de la marine et mis en service sur une base terrestre située près de la base navale de Mehran. Les Uqabs s’envolent généralement depuis une piste pour le décollage et y font leur atterrissage comme des avions normaux. Un système de contrôle et de commande installé dans un camion enregistre les retours envoyés par le drone[2].
Station de contrôle au sol
modifierCaractéristiques
modifier- Interface conviviale de planification et exécution de missions
- Débriefing de mission et simulation
- Possible reprogrammation de la mission en vol
- Saisie et édition flexibles des points de passage pendant le vol (directement depuis la carte et le clavier)
- Enregistreur de paramètres de mission et de données de vol pour l’analyse post-vol et la simulation
- Données vidéo et télémétrie en temps réel
- Logiciel de carte mobile
- Géopositionnement
- Contrôle facile de la charge utile (caméra)
- Consoles séparées pour le commandant de mission, le pilote de drone et l’opérateur de charge utile
- Affichages et jauges faciles à lire
- Liaisons de contrôle en veille (redondance)
- Alimentation électrique de secours
Exportation
modifierLe système aérien sans pilote (UAS) a suscité un vif intérêt de Bahreïn et d’autres pays d’Asie et d’Afrique, selon des responsables de la société GIDS. Les clients potentiels de l’Uqab incluent les Émirats arabes unis, l’Indonésie, le Turkménistan et l’Égypte[6].
Accidents
modifierVoir aussi
modifierNotes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « GIDS Uqab » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 (en) Salman Siddiqui, « Navy inducts first fleet of reconnaissance drones » [archive du ], sur The Express Tribune, (consulté le ).
- ↑ (en) « Picture Gallery - Uqab Unmanned Aerial Vehicle (UAV) » [archive du ], sur PAF Falcons (consulté le ).
- ↑ « Uqab UAV System » [archive du ], sur gids.com.pk/ (consulté le ).
- 1 2 (en) Salman Siddqui, « Disaster averted: Navy's unmanned aircraft crashes after 'hitting bird' » [archive du ], sur Express Tribune, (consulté le ).
- ↑ Stephen Tremple, « Pakistan builds regional interest in unmanned Uqab » [archive du ], sur Flightglobal, (consulté le ).
- ↑ (en) « Pak Navy UAV crashes in Korangi oil Refinery » [archive du ], sur Geo TV Pakistan, (consulté le ).