Gare de Quevaucamps

gare ferroviaire belge

La gare de Quevaucamps est une ancienne gare ferroviaire belge, terminus d'une courte ligne venant de Blaton, située à Quevaucamps, section de la commune de Belœil en province de Hainaut. Fermée après le démontage de la voie durant la Seconde Guerre mondiale, elle est rachetée par la commune en 1970 et abrite depuis 1988 le Musée de la Bonneterie et du Négoce de la Toile, rejoint en 2026 par le Musée de la Pierre et du Marbre.

Quevaucamps
Image illustrative de l’article Gare de Quevaucamps
L'ancienne gare, aujourd'hui musées
Localisation
Pays Belgique
Adresse Rue Paul Pastur, 62
7972 Quevaucamps
Coordonnées géographiques 50° 31′ 34″ nord, 3° 41′ 22″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire Commune de Belœil
Ligne(s) Spoorlijn 79 (d)
Historique
Mise en service
Fermeture

Carte

Histoire

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La gare, terminus d'un embranchement d'environ quatre kilomètres depuis Blaton, dessert les mineurs se rendant au Borinage, les ouvrières des bonneteries et les écoliers en route vers Péruwelz ou Mons. Elle assure aussi le trafic des marchandises produites localement : bonneterie, cartonnerie, pierre des carrières et chaux des fours[1]. Un tramway vicinal venant de Saint-Ghislain dessert également Quevaucamps, où un petit dépôt est implanté[2].

Pendant l'occupation allemande, la voie, jugée sans intérêt stratégique, est démontée et évacuée ; la ligne ne sera jamais reconstruite[1]. Le , le conseil communal de Quevaucamps décide de racheter à l'État belge le bâtiment, le jardin et le hangar à marchandises[1].

Reconversion en musées

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Les deux musées installés dans l'ancienne gare sont gérés par l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine de Belœil, cercle d'histoire fondé en 1979[3]. Ils se visitent sur réservation.

Musée de la Bonneterie et du Négoce de la Toile

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Depuis septembre 1988, l'ancienne gare accueille le Musée de la Bonneterie et du Négoce de la Toile[4]. Il retrace l'histoire de la bonneterie, industrie qui compta à Quevaucamps plus de cinquante ateliers occupant environ 1 500 personnes au milieu du XXe siècle[2].

Le musée compte neuf salles : un atelier reconstitué autour d'un métier « balotil » (métier anglais vers 1831), l'origine et la localisation des bonneteries, le travail à domicile, le négoce de la toile et les colporteurs, la mesure du fil et les bobinoirs, les bas et formes à bas, les tricoteuses circulaires et rectilignes, les enseignes et publicités, et une bibliothèque spécialisée[4]. Il accueille aussi des expositions temporaires, comme en 2022 sur le marbre noir des carrières de Basècles et Quevaucamps[5].

Musée de la Pierre et du Marbre

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Fondé en 1981 à Basècles, le Musée de la Pierre et du Marbre est transféré en 2026 dans l'ancienne gare de Quevaucamps, où il occupe une salle[6]. Il est consacré au marbre noir de Basècles, pierre calcaire qui, une fois polie, fut exportée en Allemagne, en France, en Italie et en Autriche ; on en trouve notamment dans la cathédrale de Cologne. Les marbriers en tiraient aussi bien des colonnes que des objets de prestige comme des encriers, des horloges de cheminée ou des sets de bureau. La dernière carrière ferme en 1973 et les anciennes excavations sont aujourd'hui inondées[6].

Notes et références

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  1. 1 2 3 « L'Ancienne Gare et Musée de la bonneterie », sur visitbeloeil.be (consulté le )
  2. 1 2 « Quevaucamps », sur marchedudimanche.be, (consulté le )
  3. « Association pour la sauvegarde du patrimoine de Beloeil », sur beloeil.be (consulté le )
  4. 1 2 « Musée de la Bonneterie et du Négoce de la Toile », sur walloniebelgiquetourisme.be (consulté le )
  5. « Belœil : une exposition met à l'honneur « l'or noir » des carrières », L'Avenir, (lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 « Musée de la Pierre et du Marbre », sur aspb.info (consulté le )

Voir aussi

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Liens externes

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