Gaston Thomson

personnalité politique française

Gaston Thomson, né le à Oran (Algérie) et mort le à Bône (Algérie), est un homme politique français. Député sans discontinuer de 1877 à 1932, il détient la palme de la longévité parlementaire en France, avec 54 ans et 320 jours.

Gaston Thomson
Illustration.
Fonctions
Ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes

(1 an, 4 mois et 16 jours)
Gouvernement Viviani I et II
Prédécesseur Marc Réville
Successeur Étienne Clémentel
Ministre de la Marine

(3 ans, 8 mois et 28 jours)
Gouvernement Rouvier II et III
Sarrien
Clemenceau I
Prédécesseur Camille Pelletan
Successeur Alfred Picard
Député français

(55 ans et 21 jours)
Élection 23 avril 1877
Réélection 14 octobre 1877
21 août 1881
4 octobre 1885
22 septembre 1889
20 août 1893
8 mai 1898
27 avril 1902
6 mai 1906
24 avril 1910
26 avril 1914
16 novembre 1919
11 mai 1924
22 avril 1928
8 mai 1932
Circonscription Constantine
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe, VIIe, VIIIe, IXe, Xe et XIe (Troisième République)
Groupe politique Union républicaine (1877-1889)
Gauche démocratique (1906-1914)
Républicains de gauche (1914-1924)
Gauche radicale (1924-1932)
Prédécesseur Alexis Lambert (Constantine)
Dominique Forcioli (2e de Constantine)
Successeur Alcide Treille (1re de Constantine)
Émile Morinaud (1re de Constantine)
Joseph Serda (2e de Constantine)
Biographie
Nom de naissance Gaston Arnold Marie Thomson
Date de naissance
Lieu de naissance Oran, Algérie française
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Bône, Algérie française
Sépulture Cimetière du Montparnasse
Nationalité Française
Parti politique Alliance démocratique
Radical indépendant
Fratrie Charles Thomson
Enfants Valentine Thomson
Profession Journaliste
Résidence Algérie

Signature de Gaston Thomson

Biographie

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Rédacteur de L'Homme Libre, proche de Jaurès, Ferry, Gambetta et Clemenceau, il sert de témoin à ce dernier lors de son duel avec Déroulède à la suite du scandale de Panama. Thomson prend la défense de Dreyfus lorsqu'éclate la fameuse affaire qui coupe la France en deux. En 1898, il perd son poste de maire de Constantine au profit de son adversaire, l'avocat Émile Morinaud, qui l'accuse de « n'être élu que grâce au vote massif des juifs[1] ».

Député de Constantine pendant un temps record de 55 ans (d' jusqu'à sa mort) au sein des groupes modérés de l'Union progressiste, de l'Alliance démocratique ou de la Gauche radicale, il occupe plusieurs postes ministériels sous la IIIe République. Sitôt élu, lors de la crise du 16 mai, il fait partie des 363 députés opposants à Mac-Mahon[2]. Il s'illustre notamment en tant que ministre de la Marine dans les cabinets Rouvier, Sarrien et Clemenceau. Le chef de son cabinet civil au ministère de la Marine est Jules Schlisler (1852-1933). On lui doit la construction de nombreux navires de guerre, croiseurs et cuirassés qui font de la Marine militaire française la deuxième du monde, avec les unités les plus rapides.

Défenseur de la politique des rattachements et de la colonie de peuplement, il veille à préserver les intérêts économiques des colons d'Algérie[3]. En , il interpelle Albert Grévy, commissaire du gouvernement et gouverneur de l'Algérie, dénonçant l'incarcération arbitraire d'Arabes de la province de Constantine[4].

Il doit démissionner après l'accident qui survient au cours d'un exercice de tir aux Salin-d'Hyères sur le Latouche-Tréville le , accident qui fait quatorze morts. Son œuvre est poursuivie par Georges Leygues[5].

La tombe de Gaston Thomson au cimetière du Montparnasse (division 10).

Il est directeur du journal Le National de 1892 à 1896.

Au reste, il est franc-maçon[6] et avait un frère ainé, Charles, qui fut de 1882 à 1886 gouverneur de Cochinchine.

Notes et références

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  1. Jacques Marseille, France et Algérie, journal d'une passion, Paris, Larousse, 2002, p. 143
  2. Fiche sycomore
  3. Jacques Marseille, idem
  4. « Albert Grévy - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le ).
  5. http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/latouche-treville-croiseur-sujet_702_1.htm
  6. Livre de Hubert Lamant-Duhart et Michel Gaudart de Soulages, Dictionnaire des francs-maçons français, Albatros, p. 548

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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