Genech

commune française du département du Nord

Genech (prononcé [ʒənɛ]) est une commune française, située dans la région naturelle de la Pévèle, dans le département du Nord, dans la région Hauts-de-France.

Genech
Genech
La mairie.
Blason de Genech
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Communauté de communes Pévèle-Carembault
Maire
Mandat
Anne Wauquier[1].
2026-2033
Code postal 59242
Code commune 59258
Démographie
Gentilé Genechois
Population
municipale
2 803 hab. (2023 en évolution de +3,74 % par rapport à 2017)
Densité 376 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 53″ nord, 3° 13′ 02″ est
Altitude Min. 29 m
Max. 59 m
Superficie 7,46 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Genech
(ville isolée)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Templeuve-en-Pévèle
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Genech
Géolocalisation sur la carte : France
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Genech
Géolocalisation sur la carte : Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
Genech
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Genech
Liens
Site web genech.fr

Géographie

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Localisation

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Située dans la région naturelle de la Pévèle, Genech est proche de la communauté urbaine de Lille Métropole, à environ 20 km au sud-est de Lille, dans 500 hectares de nature, dont une grande partie boisée, pour une superficie totale de 736 hectares. Elle se situe, par la route, à 5 km de Cysoing, à 20 km de Lille, à 21 km de Roubaix, à 27 km de Tourcoing, à 12 km d'Orchies et à 18 km de Tournai, en Belgique.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Cobrieux, Cysoing, Mouchin, Nomain et Templeuve-en-Pévèle.

Communes limitrophes de Genech
Cysoing Cobrieux
Templeuve-en-Pévèle Genech Mouchin
Nomain

Hydrographie

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Réseau hydrographique

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La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le Zecart, le Courant des Planches, le Moulin d'Eau[2] et divers autres petits cours d'eau[3],[Carte 1].

Le Zécart, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Bersée et se jette dans la Marque à Templeuve-en-Pévèle, après avoir traversé six communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Genech[Note 2].

Gestion et qualité des eaux

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Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Marque Deûle ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 120 km2 de superficie, délimité par les bassins versants de la Marque et de la Deûle, formant une vaste cuvette sédimentaire de 40 km de long et de 25 km de large, où la pente est très faible. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la Métropole européenne de Lille[5].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lesquin à 10 km à vol d'oiseau[12], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Genech est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle appartient à l'unité urbaine de Genech[Note 4], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[16],[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[17]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[18],[19].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,2 %), prairies (23,5 %), zones urbanisées (21 %), forêts (8,5 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %)[20]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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L'ancienne gare de Genech.

Voies de communication

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Genech se situe sur la D 145 (Genech > Templeuve-en-Pévèle > Fretin > Lesquin),

Transports

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Genech est desservie par les lignes de bus du réseau interurbain Arc-en-Ciel 2. Des bus scolaires en provenance des communes voisines et à destination du lycée Charlotte Perriand et de l'Institut desservent également la commune.

La gare de Genech qui est construite au début du siècle et toujours desservie aujourd'hui, mais il n'y a ni possibilité de s'abriter ni de se restaurer car la gare est murée en 1997 à cause des squatteurs qui la dégradaient. Aujourd'hui, c'est un point d'arrêt non-géré (PANG) sur la ligne de Somain à Halluin (ligne TER Hauts-de-France Orchies > Ascq).

Toponymie

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Genst en flamand[21].

Histoire

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Avant 1789

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Pévèle vient du gallo-romain Pabula, dérivé de Pabulus, qui signifie pâturages. L'étymologie du nom de Genech, vient d'un mot grec guné (femme) qui donne gynécée, d'où genech par corruption. Gynécée, sous la domination romaine cette appellation était donnée aux ateliers de femmes chargées de la confection des vêtements militaires.

Au Moyen Âge, Genech dépendait de la baronnie de Cysoing domaine de la Couronne de France, donné en dot par Louis le comte Évrard, duc de Frioul et fondateur de l'Abbaye Saint-Calixte de Cysoing.

Genech est le siège d'une seigneurie, détenue à partir du XVIIe siècle par les Saint-Aldegonde.

Maximilien de Sainte-Aldegonde, seigneur de Genech, restaure vers 1600 le château en partie détruit par un incendie. Il y meurt en 1635.

Vers 1670, Albert-André de Sainte-Aldegonde est baron de Maingoval et seigneur de Genech. Il a épousé 1) Agnès le Machon de Sauch, 2) Anne d'Ongnies (sans doute Oignies). Leur fils Baltazar de Sainte-Aldegonde, écuyer, nait à Genech, devient bourgeois de Lille le , épouse le à Lille Marie Thérèse Françoise de Lannoy (1682-1764), fille de Jean Baptiste François Olivier de Lannoy, chevalier, seigneur de Salomé, bourgeois de Lille , grand bailli de Furnes et de Françoise Henriette de Tramecourt[22].

Balthazar-Alexandre de Saint-Aldegonde, comte de Genech, prend pour femme Marie-Jacqueline-Alexandrine d'Ennetières. Il épouse ensuite en 1750 Marie-Françoise Libert (1717-1758), dame de Quartes, veuve de Charles-Julien Bidé de la Grandville (1717-1747). Née le , elle meurt à Paris le [23].

François-Balthazar-Ignace-Ghislain (1734-1808), comte de Sainte Aldegonde de Noircames, est seigneur de Genech, baron de Rosimbos (sur Fournes-en-Weppes), fils de Balthazar-Alexandre et de Marie-Jacqueline-Alexandrine d'Ennetières. Il nait en 1734, devient mestre de camp d'un régiment de cavalerie portant son nom (Régiment de Sainte-Aldegonde cavalerie), incorporé dans celui de la reine (Régiment de La Reine cavalerie) en 1762, passe maréchal de camp par brevet du . Il meurt à Tournai le , est enterré à Ascq. Il épouse à Lille le , Marie-Albertine-Amélie Bady (1739-1826), fille de Pierre-Joseph Bady, seigneur d'Aymeries, de Pont, bourgeois de Lille, grand bailli de la ville de Lille, et de Marie-Albertine-Amélie Jacops, dame d'Ascq, baptisée à Lille Saint-Maurice le , morte à Tournai le , enterrée à Ascq[22]. Le couple laissa une postérité[24].

Le centre avec la mairie et l'église.

Avant la Révolution, Genech est un village agricole écoulant ses produits vers l'agglomération lilloise et en 1549 l'« assiette de l'impôt » indique 118 foyers, 262 mesures de labours, 186 mesures de prés, bois, viviers, 1 moulin à blé, 28 chevaux, 223 vaches, 145 moutons.

Période contemporaine

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Quelques dates : 1853, 1157 habitants, 1872 : création de la gare de Genech. 1894 : fondation de l'école d'agriculture, d'abord centre d'initiation agricole et qui devint très vite un véritable institut d'enseignement théorique et pratique.

L'industrie s'est installée et on compte à la fin du XIXe siècle : 2 tissages, 1 tannerie, 1 brasserie, 1 malterie, 2 moulins ; mais une partie de la population travaille néanmoins à Roubaix-Tourcoing ou Lille.

1945 :inauguration de la nouvelle mairie

Politique et administration

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Découpage territorial

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La commune de Genech est membre de la communauté de communes Pévèle Carembault[25], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Pont-à-Marcq. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[26].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Lille, au département du Nord, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Hauts-de-France[25].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Templeuve-en-Pévèle pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[25], et de la sixième circonscription du Nord pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[27].

Élections municipales et communautaires

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Liste des maires

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Titulaires de la fonction de maire de GenechVoir et modifier les données sur Wikidata
IdentitéPériodeDuréeÉtiquette
DébutFin
Léon Abraham (d)6 ans
Octave Laurent (d)20 ans
Jules Brienne (d)
(mort en fonction)
10 ans
Henri Devaux (d)8 ans
Roger Catteau (d)[32]18 ansGénération écologie
Mouvement écologiste indépendant
Gérard Boutteville (d)[33],[34]7 ans divers droite
Yves Olivier (d)[35]12 ans et 2 mois divers droite
Odile Riga (d)[36]2 ans et 8 mois divers droite
Anne Wauquier (d) indépendant

Équipements et services publics

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Enseignement

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La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B. Elle dispose de quatre établissements scolaires.

La commune comprend notamment[37] :

Sur le territoire communal se trouve le foyer d'accueil pour autistes La Ferme au Bois.

Justice, sécurité, secours et défense

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La commune dépend du tribunal judiciaire de Lille, du conseil de prud'hommes de Lille, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce de Lille métropole, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Lille et du tribunal pour enfants de Lille[38].

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[40].

En 2023, la commune comptait 2 803 habitants[Note 6], en évolution de +3,74 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8508589279741 1261 1241 1121 1251 157
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1521 1541 1691 1191 1331 1311 1261 0921 131
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1231 0801 1191 0741 1101 0941 0971 1461 109
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 0081 0891 1871 3721 6422 0502 5872 6112 685
2021 2023 - - - - - - -
2 8252 803-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 43,4 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 18,2 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 436 hommes pour 1 332 femmes, soit un taux de 51,88 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,23 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ou +
0,7 
3,1 
75-89 ans
5,1 
13,8 
60-74 ans
13,8 
19,9 
45-59 ans
22,8 
16,6 
30-44 ans
17,8 
30,2 
15-29 ans
21,3 
16,5 
0-14 ans
18,5 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Économie

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Revenus de la population et fiscalité

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En 2021, la commune compte 1 018 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 2 542 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 28 530 , supérieur à celui du département (21 340 ) et supérieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

La part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 69 %, supérieure à celle du département (47,7 %) et supérieure à celle de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

Entreprises et commerces

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Agriculture

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La commune est dans la « Pévèle », une petite région agricole dans le département du Nord[45]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].

1988200020102020
Exploitations29221416
SAU[Note 9] (ha)653535522634

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 29 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 22 en 2000 puis à 14 en 2010[47] et enfin à 16 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 45 % depuis 1988[48],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 653 ha en 1988 à 634 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 23 à 40 ha[47],[Carte 7].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le château de Genech

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Le château de Genech fut construit dès le XIIIe siècle.

Sa chapelle aurait abrité, jusqu'à la Révolution, une relique insigne : la tête de sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin.

En partie détruit par un incendie, il fut restauré vers 1600 par Maximilien de Sainte-Aldegonde qui y mourut en 1635. Son fils demeura au château. Celui-ci fut habité de manière à peu près continue par les seigneurs de Genech jusqu'en 1737.
Aux époques troublées le château de Genech servit de refuge aux habitants du village, lorsqu'ils étaient en danger.
Le château de Genech fut reconstruit en 1906 par Albert Crespel, industriel lillois, qui meubla le château avec du mobilier venant de la Loire. Il fit aménager le parc et tracer une large allée afin de pouvoir y faire atterrir son avion personnel. En 1939, une tornade emporta la toiture puis, pendant la Seconde Guerre mondiale, le château fut occupé par les Allemands qui causèrent encore bien des déprédations et l'abandonnèrent dans un état pitoyable en 1944. La famille Crespel s'en sépara vers 1950 et l'État s'en rendit acquéreur en 1969.

Le château abrite, depuis 2004, l'administration et le CDI du lycée polyvalent Charlotte-Perriand. Les salles de classe, inaugurées en 2006 en un bâtiment moderne, et l'atelier d'ébénisterie-menuiserie, se trouvent dans ses jardins[49].

L'église Notre-Dame-de-la-Visitation

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Église Notre-Dame-de-la-Visitation de Genech.

La première mention de l'église de Genech date de 1164.

L'église fut, entièrement reconstruite au milieu du XVIe siècle sous l'impulsion de Mathéas de Barbé, abbé de Cysoing (1526-1565). En effet, Genech faisait partie de l'ancien diocèse de Tournai. Sa vétusté a entraîné une reconstruction quasi totale de l'édifice. Les murs témoignent des remaniements ayant eu lieu de manière économique ; les fenêtres ont notamment été diminuées à l'aide de briques.
Le clocher qui se trouve en façade est un exemple du gothique troubadour représentatif de l'époque de la Restauration.

L'église possède une riche série de tableaux datant du XVIIe siècle. Dans le chœur, le maître-autel et le retable (privé de son tableau en 1900), sont de belles pièces baroques. Les stalles et les boiseries ont été apportées en ce lieu par Albert Crespel, propriétaire du château de Genech.

Dans les nefs latérales, deux autels de bois sculptés du XVIIIe siècle, puis dans les chapelles, deux retables probablement transformés à partir d'œuvres du XVIIIe siècle.

Le tableau le plus beau est un extraordinaire arbre de Jessé, qui est la représentation de la généalogie du Christ d'après les Évangiles. Le triptyque qui se trouve dans la chapelle de droite représente le sacre de saint Martin, ou saint Nicolas. Sur les volets, est représenté Erasme d'Autel, abbé de Cysoing, en compagnie de son saint patron, puis des miracles de saint Nicolas. Aux revers de ceux-ci, sont présents Évrard de Frioul et son épouse Gisèle, petite-fille de Charlemagne, qui sont à l'origine de l'abbaye de Cysoing, représentés devant la tour de ce monastère en cours de construction (1624). Sont également représentés dans la chapelle de gauche, un Dieu de Pitié, sainte Aldegonde et saint Nicolas.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Les armes de Genech se blasonnent ainsi :" D'hermines à la croix de gueules, chargée de cinq quintefeuilles d'or ".

Pour approfondir

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  7. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d'habitation.
  8. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  9. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  10. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[46].
  1. « Réseau hydrographique de Genech » sur Géoportail (consulté le 21 septembre 2024).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. 1 2 « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Autres sources

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  1. « Genech - Anne Wauquier nouvelle femme élue maire de la commune » Accès payant, (consulté le )
  2. Sandre, « le Moulin d'Eau »
  3. « Fiche communale de Genech », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
  4. Sandre, « le Zécart »
  5. « SAGE Marque Deûle », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  6. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  7. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  8. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  9. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  10. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  11. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Genech et Lesquin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
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