Georges Laporte

peintre, lithographe et illustrateur français (1926-2000)

Georges Laporte, né le à Paris où il meurt le , est un peintre, lithographe et illustrateur français.

Georges Laporte
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Biographie
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Georges-Charles LaporteVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Georges-Charles Laporte est né le [1] à Montmartre; son père est chauffeur de taxi[2]. Après des études en commerce international, il travaille comme agent en douane. Ses débuts en peinture datent de 1946[3].

Il épouse Jeannine Henriette Marie Schmitt (née le [4], d'origine chalonnaise) et vient s'installer dans la patrie de son épouse en 1952 puis dans la commune proche de Givry en 1959. De nombreuses vues de ce village et de ses environs, souvent sous la neige, seront exposées dans le monde entier[5].

En 1958, il obtient le prix Bastien-Lepage au Salon des artistes français. Guillermet, éditeur à Villefranche-sur-Saône et ami de Colette et Utrillo l'encourage à exposer à Lyon à la galerie Petersen. Ce sera un franc succès. Cette même année, L'Asile de Nuit de la rue aux Prêtres de Chalon obtient le Prix de la ville d'Aix-en-Provence devant 300 peintres venus de la France entière[6]. Florence Gould achète la toile qu'elle accroche à côté d'Antoine Watteau et François Boucher qu'elle collectionne[7].

En 1960 a lieu la première reproduction d'une œuvre, Bidonville à Nanterre, aux éditions Nomis en publiant ses œuvres en cartes postales collectionnées par les musées comme celui du Louvre. Raphaël Mischkind, galeriste à Lille, remarque cette œuvre. Il suivra Laporte tout au long de sa carrière[7].

Georges Laporte découvre la Bretagne dans les années 1960. La mer devient son thème principal. Il installe un atelier à Quiberon[8],[9]. Armand Lanoux observe l'artiste et parle alors de peinture gestuelle en référence à Georges Mathieu, un parallèle est également fait avec Nicolas de Staël. Les épaisseurs de matières caractéristiques de ses toiles apparaissent à cette époque[10].

Sa peinture évolue dans les années 1970 et ses bords de mer sont plus aboutis. Armand Lanoux les analyse ainsi : « Ses paysages sont devenus plus aimables et la couleur plus chantante. La volonté de finir la toile, de pousser plus que naguère est certaine[11]. »

À la mort de son épouse le à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), il multiplie les voyages et sa peinture prend une nouvelle direction : Laporte renouvelle sa peinture et ses couleurs.

Il se rend en Corse en 1987 pour réaliser des toiles que le musée de Bastia présente dans l'exposition « 40 Grandes Œuvres Corses » en 1990[12].

Il affectionne le Japon qu'il visite régulièrement dès 1983 et entreprend une série de toiles du pays[13]. Les expositions qui suivent consacrent sa notoriété[14]. Celles du printemps 1988[14] attirent pas moins de 80 000 visiteurs[15]. Georges Laporte épouse Akiko Takao, premier prix de piano du Conservatoire de Tokyo, en 1991[16].

Puis Georges Laporte découvre la Corse… Là, on s'aperçoit que Laporte renonce aux règles de la perspective traditionnelle ; qu'il construit son espace sur un système de superpositions de plans, procédé qu'Othon Friesz avant lui utilisa mais qu'il ne mena pas aussi loin. Qu'elles aient pour origine la France ou le Japon, on sent que dans ses toiles désormais l'esprit rejoint la matière pour accomplir ce que Charles Benharoum[Qui ?] appelle « la transmutation des éléments pour les rendre perceptibles à l'œil et au toucher »[17].

Georges Laporte meurt dans le 10e arrondissement de Paris le [18].

Postérité

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En 2026, année du centenaire de sa naissance, une rétrospective lui est dédiée à Dijon, hôtel de Vogüé[19].

Œuvres

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Côte sauvage, maison isolée.
  • Le Porche (Givry, 1958)
  • Île de Sein 1980
  • Cargèse 148 × 97 cm
  • Hiver en Bourgogne 1978
  • Plage de Saint-Pierre 97 × 146 cm
  • Pô à Carnac 97 × 130 cm
  • Paysage breton 97 × 130 cm
  • Plage d'Heast (Belgique)[Où ?] Huile sur toile 60 × 120 cm

Lithographies

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  • Marée Basse 38 × 46 cm 200 ex
  • Petit port breton 56 × 76 cm 165 ex
  • Petite maison de pêcheur 31 × 42 cm 150 ex
  • Petite maison de pêcheur II 28 × 38 cm 150 ex
  • Rivage breton 56 × 76 cm 150 ex
  • Sauzon 76 × 56 cm 150 ex
  • Village sous la neige 54 × 76 cm
  • Voilier sur la plage 38 × 46 cm 200 ex
  • Voiliers à l'échouage 45 × 62 cm 165 ex
  • Le Fuji-Yama

Illustrations

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  • Émile Verhaeren (préf. Armand Lanoux, ill. Georges Laporte), La Guirlande de Dunes, Paris, Cercle des Bibliophiles, (présentation en ligne)
    15 lithographies originales en illustration
  • Émile Verhaeren (ill. Georges Laporte), Les Villes à pignons, Montceau-les-Mines, Cercle des bibliophiles Anavoizard, (présentation en ligne)
    15 lithographies originales en illustration
  • Colline de Jean Giono, ill. par 17 pastels originaux de Georges Laporte, Montceau-les-Mines, Cercle des Bibliophiles, 1974

Collections publiques

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Les œuvres de Georges Laporte sont conservées dans de nombreux musées dans le monde[20]:

Distinctions honorifiques

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Notes et références

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  1. ↑ Notice de Georges-Charles Laporte sur le relevé des Fichiers de décès de l'INSEE.
  2. ↑ Mischkind 1980, p. 10-11.
  3. ↑ Mischkind 1980, p. 136.
  4. ↑ Notice de Jeannine Henriette Marie Schmitt sur le relevé des Fichiers de décès de l'INSEE.
  5. ↑ Mischkind 1980, p. 15-17.
  6. ↑ Michel Aulas, Laporte, Villefranche, du Cuvier, , p. 5-7.
  7. 1 2 Mischkind 1980, p. 14-18-19.
  8. ↑ Georges Laporte, sur artsper.
  9. ↑ Provenance de l'atelier de Georges Laporte, Yann Le Mouel, 2024.
  10. ↑ Lanoux 1982, p. 21-37.
  11. ↑ Lanoux 1982, p. 31.
  12. ↑ Musée d'ethnographie corse, Georges Laporte en Corse, peintures, Bastia, avril-octobre 1990.
  13. ↑ Georges Laporte au Japon, Raphaël Mischkind, éditions Vision Nouvelle, Paris.
  14. 1 2 Michel Aulas, « Le peintre qui a conquis le Japon : Georges Laporte : un peintre à l'assaut de Tokyo », Lyon Matin,‎ , en une et dernière page.
  15. ↑ Bertrand Duplessis, Georges Laporte. Un univers de pulsions, Paris, Vision Nouvelle, , p. 21.
  16. ↑ Jean-Claude Delaygues, « Georges Laporte : le chant de la mer », Centre France rubrique Loisirs,‎ , p. 9.
  17. ↑ Bernard Duplessis, Georges Laporte, Un univers de pulsions, éditions Vision Nouvelle, 1989, p. 16,24 (ISBN 2906079049).
  18. ↑ « Le carnet du jour », Le Figaro,‎ 11-12 novembre 2000, p. 21.
  19. ↑ Georges Laporte, peintre bourguignon et grand paysagiste du XXe siècle, Le Bien public - Dijon, .
  20. ↑ Lanoux 1982, p. 186.
  21. ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°07 du 25 juillet 1987 p. 150 - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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  • Michel Aulas, Laporte, Villefranche, éditions du cuvier J. Guillermet, 1958
  • Armand Lanoux, Le nord vrai du monde, 1966
  • Raphaël Mischkind, Laporte, 1968
  • Bernard Clavel, Lettre à Laporte, 1969
  • Raphaël Mischkind, Georges Laporte, Zurich, Marc Richard, , 162 p.
  • Armand Lanoux, Georges Laporte, Œuvre peint, Œuvre gravé, Zurich, Marc Richard, , 194 p.
  • (en + fr + ja) Bertrand Duplessis, Georges Laporte, Tome 1, Un demi-siècle de peinture, Paris, éditions Vision Nouvelle, 1986, 283 p
  • (en + fr + ja) Bertrand Duplessis, Georges Laporte, Tome 2, Un univers de pulsions, Paris, éditions Vision Nouvelle, 1989 (ISBN 2-906079-04-9)
  • (fr + ja) Raphaël Mischkind, Georges Laporte au Japon, Paris, édition Vision Nouvelle, 1989 (ISBN 2-906079-03-0)
  • Janine Serafini-Costoli, Georges Laporte, Lumière de Corse, 1990 (ISBN 2-906079-06-5)

Liens externes

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