Georges Scheyermann
Georges Scheyermann, né à Monthermé en et mort à Nantes, le , est un compositeur et organiste français.
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Biographie
modifierGeorges Scheyermann nait à la verrerie de Monthermé, dépendante de l'abbaye de Laval Dieu, où son père, Suisse d'origine, est ouvrier.
L'abbaye, sous la direction de Remacle Lissoir, lui fournit, dès l'âge de 8 ans, les moyens de recevoir une bonne éducation, particulièrement dans la musique où il reçoit, en compagnie d'Étienne-Nicolas Méhul, les leçons d'orgue, de clavecin et de composition, de Guillaume Hanser.
À 15 ans, Scheyermann est déjà assez habile pour aller remplir les fonctions d'organiste à l'abbaye de Foucarmont, dans la Haute Normandie. Après trois années de séjour dans ce lieu, il se rend à Paris, où il trouve son ancien ami Méhul qui lui fait continuer ses études d'harmonie, et lui fait obtenir des leçons de Nicolas Séjan pour l'orgue.
Au mois de , il accepte la position d'organiste et de directeur des concerts de la ville, à la Rochelle, où il passe dix années.
De retour à Paris, en 1801, avec l'intention de s'y livrer à la culture de l'art, il ne s'y arrête cependant que huit mois, parce que des propositions avantageuses lui sont faites pour aller s'établir à Nantes, où s'écoule le reste de sa vie.
Il y donne des leçons de musique, et particulièrement à François Benoist[1].
Œuvres
modifier- Trois sonates pour piano et violon, op. 1 ; Paris, Porro.
- Deux sonates pour piano et violon ou flûte, op. 2 ; Paris, Sieber.
- Pastorale pour piano et harpe ; Ibid.
- Deux recueils de romances avec accompagnement de piano ; Paris, Leduc.
- Le Couronnement de Numa Pompilius, opéra en deux actes, composé pour le théâtre de Nantes (en manuscrit).
- Plusieurs cantates avec orchestre (en manuscrit).
- Trois concertos pour le piano (en manuscrit).
- Symphonie concertante pour deux pianos et orchestre (en manuscrit).
- Trio concertant pour piano, flûte et basson obligés (en manuscrit).
- La Bataille d’Austerlitz, symphonie militaire (en manuscrit).
- Une ouverture à grand orchestre (en manuscrit).
- Beaucoup de morceaux détachés pour le piano.
- Plusieurs morceaux pour des loges de francs-maçons (en manuscrit).
Notes et références
modifier- ↑ Guy Bourligueux, François Benoist : un maître nantais oublié (version, abrégée, revue et corrigée, de l'étude Autour de Franck, Benoist et Scheyermann (notes historiques), parue dans la Revue Belge de Musicologie, vol. XLVII, 1993, p. 213-228) [lire en ligne].
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, vol. 7, Paris, Firmin Didot, , 2e éd. (lire en ligne), p. 455.

- Paul Vandevijvere, Dictionnaire des compositeurs francs-maçons, traduit par Guy Bastiaensen, Louvain-la-Neuve : EME Éditions (collection Explorations maçonniques), 2015
Article connexe
modifierLiens externes
modifier- Georges Scheyermann sur le site mvmm.org.
- Ressources relatives à la musique :