Monthermé
Monthermé est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.
| Monthermé | |
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De gauche à droite, de haut en bas : la boucle de Monthermé ; Roc la Tour ; l'abbaye de Laval-Dieu ; l'église Saint-Antoine vue depuis la Longue Roche ; la girouette ; et les bords de Meuse. |
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Blason |
Logo |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Charleville-Mézières |
| Intercommunalité | CC Vallées et Plateau d'Ardenne |
| Maire Mandat |
David Léonard 2026-2032 |
| Code postal | 08800 |
| Code commune | 08302 |
| Démographie | |
| Gentilé | Baraquins[1] |
| Population municipale |
2 138 hab. (2023 |
| Densité | 66 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 53′ 11″ nord, 4° 43′ 56″ est |
| Altitude | Min. 127 m Max. 487 m |
| Superficie | 32,33 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Monthermé (ville isolée) |
| Aire d'attraction | Charleville-Mézières (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Bogny-sur-Meuse |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | |
| modifier |
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En , Monthermé est choisi pour représenter la région Grand Est lors du concours « Le Village Préféré des Français » présenté par Stéphane Bern sur France 3[2], terminant à la 5e place lors de l'émission du [3].
Géographie
modifierLocalisation
modifierSituée dans le massif de l'Ardenne, la commune de Monthermé s'est développée de part et d'autre d'un méandre de la Meuse et d'un de ses principaux affluents, la Semoy.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Charleville-Mézières ainsi que dans sa zone d'emploi, et est la ville-centre de son unité urbaine ainsi que de son bassin de vie[I 1].
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Bogny-sur-Meuse, Deville, Hargnies, Laifour, Revin, Sécheval, Thilay et Tournavaux.
Géologie et relief
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L'altitude minimale de la ville se situe au niveau de la mairie : 127 m et le maximum sur le plateau des « Hauts-Buttés » : 487 m[4]. Sa surface est de 32,33 km²[5]>L
Sur le plan géologique, Monthermé se situe en limite du Cambrien et du Dévonien, marqué dans cette partie de l'Ardenne par un conglomérat, relique d'un cordon littoral appelé le poudingue de Fépin. On peut observer celui-ci au lieu-dit de la Roche aux Corpias.
Hydrographie
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La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse.
Elle est drainée par la Meuse, le canal de l'Est Branche-Nord, la Semoy, le ruisseau de la Faligee, le ruisseau des Manises, le ruisseau de Hutin, le ruisseau la Lyre et le ruisseau de la Pilette[6],[Carte 1].
La Meuse, d'une longueur de 486 km dans sa partie française, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[7]. Elle traverse la commune sur une longueur d'environ 6,5 km, formant un méandre enserrant le quartier des Écaillettes, constituant un site remarquable dénommé la « boucle de Monthermé ».
Le canal de l'Est Branche-Nord, d'une longueur de 141 km, est un chenal et un cours d'eau naturel navigable qui relie Givet à Troussey, où il rejoint le canal de la Marne au Rhin[8]. Il se superpose, dans la commune, à la Meuse sur une longueur d'environ 3,2 km.
La Semoy, d'une longueur de 210 km, prend sa source dans la commune de Arlon et se jette dans la Meuse sur la commune, après avoir traversé cinq communes françaises[9].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[13]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 998 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 9,8 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charleville-Mézières à 13 km à vol d'oiseau[16], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 928,4 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité
modifierMonthermé fait partie du parc naturel régional des Ardennes depuis sa création en [20].
Les Marais des Hauts-Buttés, situés à une altitude de 470 m sont une clairière de 30 ha constituée d'une lande tourbeuse humide. Les conditions écologiques particulières de l'endroit, sol acide, climat froid et humide donnent un intérêt botanique et hydrique du lieu[21].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Monthermé est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].
Elle fait partie de l'unité urbaine de Monthermé, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[23],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charleville-Mézières, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (84,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %), prairies (3,5 %), eaux continentales[Note 4] (3 %), zones urbanisées (2,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %), zones humides intérieures (0,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[26].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Hameaux
modifierHabitat et logement
modifierEn 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 1 259, alors qu'il était de 1 265 en 2016 et de 1 260 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 80,6 % étaient des résidences principales, 3,9 % des résidences secondaires et 15,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 73,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 25,5 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Monthermé en 2022 en comparaison avec celle des Ardennes et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,9 %) supérieure à celle du département (3,9 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Monthermé[I 3] | Ardennes[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 80,6 | 84,6 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 3,9 | 3,9 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 15,5 | 11,5 | 8 |
Voies de communication et transports
modifierMonthermé est traversée par la RD 1, reliant par la vallée de la Meuse Charleville-Mézières à Givet, et qui est sa principale voie de communication.
L'ancienne route nationale 389 (actuelle RD 989), qui franchit la Meuse par le Pont de Monthermé, relie par le plateau Charleville-Mézières à Vireux-Wallerand où elle rejoint la RD 1, via Monthermé et Hargnies La RD 31, rejoint depuis Monthermé la frontière belge, par la vallée de la Semoy française, via Thilay et Hautes-Rivières.
La gare de Monthermé, située sur la ligne de Soissons à Givet, est desservie par des trains TER Grand Est circulant entre les gares de Charleville-Mézières et Givet, via Revin.
La voie navigable Meuse (ancien canal de l'Est) emprunte le lit de la Meuse, voie navigable pour péniches et bateaux de plaisance qui peuvent bénéficier de son port[27].
Un quai pour le port a été réalisé sur la rive gauche de la Meuse. Il permet d'accoster sur 174 m ; labellisé « port exemplaire », il devrait contribuer à l'essor du tourisme fluvial[28].
Le , les ports de plaisance de Monthermé obtiennent le Pavillon Bleu[29].
- Le pont sur la Meuse
- Rame TER en gare en 2024.
- Le port fluvial (12 juillet 2013).
Risques naturels et technologiques
modifierLa commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[30].
Toponymie
modifierLa plus ancienne mention écrite connue date de 1141 dans le cartulaire de Laval Dieu dans laquelle on peut lire « de Monte Hermeri ». En 1264 on trouve en vieux français « de Monthermeis ». Monthermé devient courant dès le XVIe siècle[31].
L'origine du nom de Monthermé, comme nous pouvons le lire en latin dans les anciennes chartes de l'abbaye de Laval Dieu est composé des mots mons et hermerius qui a pour origine un mot celtique hermes qui signifie « un lieu boisé qui n'appartient à personne ». Le mont hermes situé sur la rive gauche de la Meuse, ainsi nommé par les premiers habitants. Certains ont suggéré pour origine le Mont Ermel, nom emprunté au saint vénéré à Vireux. Mais le mot latin hermelius nous éloigne de hermerius qui se trouve dans tous les anciens écrits[32].
Histoire
modifierMoyen Âge
modifierAu XIIe siècle, Ithier dit le Dévot, fonde plusieurs abbayes sur ses terres et notamment en 1128, à Monthermé l'abbaye de Laval Dieu destinée à des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré sous le vocable de saint Remi au lieu-dit la Bouche de Semoy. Laval Dieu vient du latin Vallis Dei, la Vallée de Dieu.
C'est également de cette époque que sont datés les éléments les plus anciens de l'église Saint-Léger, paroisse du bourg.
Monthermé a vécu de l'exploitation de la forêt ainsi que de l'ardoise. Au Moyen Âge se pratique l'« essartage », défrichement pour mise en culture.
À partir du XIIe siècle, diverses carrières et ardoisières sont exploitées employant une nombreuse main d'œuvre. Bénéficiant du trafic fluvial, exploitées pendant près de huit siècles elles sont fermées dans les années 1930/1940.
Temps modernes
modifierMonthermé, qui fait partie de la châtellenie de Château Regnault, entre successivement dans la maison de Flandre, la maison de Bourgogne, de Guise puis de Conti laquelle la cède à Louis XIII en 1629[32].
Le XVIe siècle voit apparaître les « boutiques » de forgerons, néanmoins l'exploitation forestière reste très active. L'année 1749 voit apparaître une verrerie à proximité de l'abbaye de Laval-Dieu qui reste active jusqu'en 1846[33].
Monthermé vit de l'exploitation de la forêt ainsi que de plusieurs ardoisières. L'année 1749 voit apparaître une verrerie à proximité de l'abbaye de Laval Dieu.
Époque contemporaine
modifierLe XIXe siècle, apporte la révolution industrielle et l'apparition de la métallurgie.
En 1852, un auteur décrit Monthermé :
« La Meuse serpente lentement au milieu de vallées calmes et fertiles qu'entrecoupent des rangées de peupliers et de saules ; ailleurs elle réfléchit les vertes ombres des collines. plus loin, elle se rétrécit et s'enfonce brusquement dans une gorge étroite, et en passant, entoure comme une presqu'ile ce mont arrondi qui domine Monthermé. La Meuse est à la fois pour ce bourg si pittoresquement situé, un chemin rapide et laborieux qui l'enrichit, et un spectacle animé qui le distrait de la vue un peu monotone d'une chaine de hauts rochers dressés entre lui et l'horizon comme un rempart infranchissable ; elle transporte les ardoises et les écorces de chêne, fortune du pays ; elle baigne les jolies maisonnettes, les vergers, les jardins, les champs du bourg. Du sommet de la montagne on n'aperçoit d'abord qu'un gouffre aride, silencieux, inanimé ; on se croirait dans un désert si l'on ne voyait quelques lourds bateaux descendre ou remonter la rivière. Les maisons sont construites de fortes pierres rougeatre et violette ; les toitures sont couvertes de belles ardoises et un pont suspendu en fer unit les deux rives. la population se compose de 1800 habitants actifs et laborieux. C'est seulement dans la saison où l'on récolte l'écorce de chêne que Monthermé ressemble à ces petits bourgs muets et endormis. À cette époque de l'année, hommes, femmes, enfants abandonnent leurs habitations, gravissent les flancs des rochers, fourmillent dans les taillis et dépouillent à l'envi les arbres de leur rude vêtement. De hardis bucherons suspendus à une corde frappent de la hache les chênes isolés... Les habitants de Monthermé se nourrissent de pommes de terre, de pain de seigle et surtout de café au lait. On évalue que chaque travailleur en consomme près de deux litres par jour en trois repas... »
— Article paru dans le Magasin pittoresque de 1852.
Le chemin de fer est installé dans la vallée dès 1862 avec la mise en service de la section Nouzonville à Givet de la ligne de Soissons à Givet et la création de la gare de Monthermé, qui permettent le développement rapide des échanges et l'essor des entreprises. Les courts embranchements des lignes de Monthermé à Laval-Dieu et à Phade assure la desserte des sites industriels qui y sont implantés. Les « boutiques » sont remplacées par les usines : fonderie, emboutissage, estampage et tôlerie. Néanmoins, les conditions de travail sont dures et les salaires bas.
En 1865, on construit les premiers fours à puddler pour affiner la fonte. C'est sur ce secteur, situé entre la Meuse et la Semoy que se concentrent, encore aujourd'hui les principales industries de la commune.
En 1901, les chemins de fer départementaux des Ardennes, une compagnie de chemin de fer secondaire, mettent en service pour le compte du Département des Ardennes le Chemin de fer de Monthermé à Hautes-Rivières, une ligne à voie métrique passant dans la vallée de la Semois et desservant ses sites industriels, prolongée à Sorendal en 1912. Cette ligne, détruite par les Allemands durant la Première Guerre mondiale, est reconstruite la paix revenue et exploitée jusqu'en 1950[34],[35].
- Horaires de la ligne en mai 1914
Son emprise est utilisée par l'actuelle Trans-Semoysienne, une une piste cyclable et piétonne.
De 1905 à 1914, Monthermé est le siège de l'« Union des syndicats ouvriers des Ardennes », le syndicat de la métallurgie s'organise autour de Théophile Sauvage ; la coopérative ouvrière « La Ménagère » est créée ainsi que « La Maison du Peuple », première bourse du travail des Ardennes, fondée en 1911.
Seconde Guerre mondiale
modifierEntre le 10 et le , les Ardennais sont évacués vers la Vendée et les Deux-Sèvres. Les autorités préfectorales avaient décrété que les habitants de Monthermé soient dirigés vers Saint-Jean-de-Monts, Fromentine, Notre-Dame-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer et L'Île-d'Yeu[36].
Objectif Monthermé
modifierEn vue de la bataille de France qu'ils s'apprêtent à déclencher le , les Allemands prévoient dans leur plan (Fall Gelb) que la zone de Monthermé soit l'un des trois points de passage de leurs Panzer-Divisionen sur la Meuse[37],[Note 5] sur laquelle repose la ligne principale de résistance prévue par le généralissime Maurice Gamelin ; c'est le XLI. Armee-Korps (mot.) de Georg-Hans Reinhardt qui doit passer dans le secteur de Monthermé. L'isthme de Monthermé constitue un point faible dans la défense française du secteur, affecté au II/42e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux[Note 6] (II/42e DBMC) du commandant Verdier : le haut commandement a en effet tenu à ce que la défense s'appuie le long du cours d'eau, refusant, comme le voudrait Verdier, d'abandonner l'isthme en ne défendant que sa base[38]. La défense de l'isthme (essentiellement 5e compagnie (lieutenant Barbaste) du II/42e DBMC[38]) a donc du s'étaler tout le long de la Meuse (soit 9 000 m[38]) au lieu d'être concentrée sur une portion réduite (1 200 m[38]), ce qui avec le manque d'effectifs et de moyens, donne une défense légère dont ses sept blocs[Note 7] et deux tourelles mitrailleuses blindés ne peuvent se couvrir les uns les autres[39],[40]. Le à 7 h, après le repli des éléments de cavalerie situés sur la rive droite, le pont de Monthermé est détruit par les Français, cependant ses superstructures métalliques émergent de la Meuse[41].
La prise de Monthermé le 13 mai 1940
modifierLes Allemands de l'une des deux Panzer-Divisionen du XLI. Armee-Korps (mot.), la 6e Panzerdivision[Note 8] de Werner Kempf, arrivent sur la rive droite du fleuve à Monthermé le et ils investissent immédiatement les habitations de la rive droite[40]. Les mitrailleuses françaises réagissent et les empêchent de s'approcher plus du fleuve, ainsi que l'artillerie de 155 mm, celle-ci ne tirant que légèrement, ignorant l'importance des forces allemandes qui s'approchent et de l'attaque qu'ils préparent[40]. Les chars de la 6e Panzerdivision arrivent à leur tour : les Panzer IV s'installent sur les hauteurs pour soutenir l'attaque tandis que les Panzer II et III, plus légèrement armés, attaqueront avec les fusiliers allemands[40]. L'aviation allemande intervient également, succédant bombardements d'interdictions et de destructions[40],[Note 9].
Après une préparation d'artillerie sur la presqu'île « qui ressemble maintenant à une chaudière »[42], les fusiliers allemands du III./Schützen-Regiment 4 entament la traversée vers 15 h, en canots pneumatiques, de part et d'autre du pont détruit la veille[43]. Les Allemands remarquent rapidement que les superstructures du pont, qui dépassent des eaux, peuvent permettre l'établissement d'une passerelle de fortune à l'abri des tirs français qui les gênaient jusque-là considérablement[43] et fait échouer, dans le sang, leurs premières tentatives d'approche depuis les pentes de l'« enveloppe »[44]. Devenus ainsi nombreux à être passés sur la rive gauche, les Allemands isolent et prennent à revers les positions françaises qui tombent les unes après les autres, les blocs étant orientés pour faire feu sur le fleuve, ils ne peuvent se défendre d'une attaque par la terre[39]. Le lieutenant Barbaste communique alors à son supérieur « Situation désespérée. Décide de contre-attaquer avec éléments disponibles en direction de l'observatoire. PA 1, 2 et 3[Note 10] doivent être tombés. Tiendrai jusqu'au bout »[45]. Il trouve la mort au cours de cette action qui échoue[43]. À 19 h, l'isthme est entièrement aux mains des Allemands[46]. Dans le même temps, les Allemands se sont dirigés vers la base de l'isthme, où se trouve la ligne intermédiaire, initialement défendue par la 4e compagnie du II/42e DBMC[38]. Ils l'attaquent au soir mais sans succès[44]. Dans la nuit du 13 au 14, un coup au but de l'artillerie française touche finalement la passerelle mais elle sera remise en état[47].
14 mai : les Allemands tenus en échec sur la ligne d'arrêt
modifierLe 14 au matin, les combats reprennent sans résultats pour les Allemands mais les défenseurs sont également épuisés et à court de ravitaillement[47]. Le III/248e régiment d'infanterie (III/248e RI, commandant Le Coroller) arrive en renfort mais ne peut monter en première ligne à cause du jour, les hommes de ce bataillon reçoivent finalement l'ordre de contre-attaquer mais « le combat en sous-bois les déroute [...] ils sont pris de panique et fuient »[48] ; les artilleurs envoyés en renfort se replient intempestivement et également le II/248e RI dont « les hommes, les officiers même, refluent »[48]. Les malgaches du II/42e DBMC sont « démoralisés d'avoir vu leurs camarades du 248 refuser de les aider, de les soutenirs »[48]. Cependant, au soir du 14, les Allemands n'ont pas réussi à percer la défense française grâce à l'artillerie qui empêche toute traversée[44].
15 mai 1940 : les Allemands percent
modifierDans la nuit du 14 au 15, le Pionier-Bataillon 57 met en service un pont, les chars peuvent ainsi passer sur l'autre rive et dès l'aube la 1./Panzer-Regiment 11 peut lancer une attaque avec le II./Schützen-Regiment 4[49]. Manquant d'armes antichars et d'hommes (10 000 soldats de la 102e DIF ayant battu en retraite, la 61e DI connaissant un destin similaire[50]), la défense cède enfin, la Kampfgruppe Esebeck fonce alors vers Montcornet qu'elle atteint dans l'après-midi, faisant de très nombreux prisonniers[51]. Le plan Dyle qui prévoyait de livrer la bataille décisive qui aurait dû stopper l'invasion allemande en Belgique ne sera ainsi jamais mis en œuvre.
1944
modifierLes maquis se battaient dans la région dans le cadre de la Mission Citronelle, Judex empêchait avec ses hommes la destruction du pont de chemin de fer à la gare en .
Politique et administration
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Rattachements administratifs et électoraux
modifierRattachements administratifs
modifierLa commune se trouve dans l'arrondissement de Charleville-Mézières du département des Ardennes[I 1].
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Monthermé[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
modifierPour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bogny-sur-Meuse[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Ardennes.
Intercommunalité
modifierMonthermé était membre de la communauté de communes Meuse et Semoy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes Portes de France[52] pour former, le , la communauté de communes Vallées et Plateau d'Ardenne dont est désormais membre la commune[I 1].
Élections municipales et communautaires
modifierScrutins récents
modifierPour les élections municipales de 2014 dans les Ardennes, la liste DVG menée par le maire sortant Alain Bernard est la seule candidate et obtient donc la totalité des 700 suffrages exprimés. Elle est élue en totalité et 5 de ses membres sont également des conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin, 45,42 % des électeurs se sont abstenus et 23,75 des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[53].
Pour les élections municipales de 2020 dans les Ardennes, la liste DVG menée par Catherine Joly[54] — soutenue par le maire sortant Alain Bernard qui ne se représente pas[55] — est la seule candidate et obtient donc la totalité des 537 suffrages exprimés. Elle est élue en totalité et 4 de ses membres sont également des conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin marqué par la Pandémie de Covid-19 en France, 60,31 % des électeurs se sont abstenus et 11,68 des votants ont choisis un bulletin blanc ou nul[56].
Au premier tour des élections municipales de 2026 dans les Ardennes, la liste SE menée par David Leonard[57] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 589 voix (57,46 %, 15 conseillers municipaux élus dont 3 également communautaires), devançant largement celle DVG menée par la maire sortante Catherie Joly[58], qui recueille 436 voix (42,54 %, 4 conseillers municipaux élus dont 1 également communautaire).
Lors de ce scrutin, 31,22 % des électeurs se sont abstenus[59].
Liste des maires
modifierAutres élections
modifier- Récapitulatif des résultats électoraux récents
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | |||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | ||||||||
| Européennes 2014 | FN | 35,23 | PS | 16,75 | UMP | 15,54 | FG | 12,09 | Tour unique | ||||||||||||
| Régionales 2015 | FN | 42,43 | PS | 19,86 | LR | 17,00 | FG | 7,14 | FN | 41,38 | LR | 32,76 | PS | 25,86 | |||||||
| Présidentielle 2017 | FN | 36,83 | LFI | 22,29 | EM | 18,98 | LR | 9,94 | FN | 52,50 | EM | 47,50 | Pas de 3e | ||||||||
| Législatives 2017 | LR | 23,77 | LREM | 22,16 | PS | 20,56 | FN | 17,22 | LR | 57,29 | LREM | 42,71 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2019 | RN | 39,11 | LREM | 14,27 | LFI | 8,66 | EELV | 8,03 | Tour unique | ||||||||||||
| Régionales 2021 | LR | 34,09 | RN | 24,75 | EELV | 12,88 | G.s | 10,61 | LR | 43,78 | RN | 27,98 | EELV | 22,02 | |||||||
| Présidentielle 2022 | RN | 41,47 | LREM | 19,96 | LFI | 16,15 | REC | 5,90 | RN | 64,94 | LREM | 35,06 | Pas de 3e | ||||||||
| Législatives 2022 | LR | 46,08 | RN | 20,45 | NUPES | 16,53 | LREM | 11,62 | LR | 73,06 | RN | 26,94 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2024 | RN | 48,77 | RE | 10,76 | PS | 8,31 | LR | 6,27 | Tour unique | ||||||||||||
| Législatives 2024 | RN | 41,68 | LR | 35,63 | NFP | 13,76 | RE | 8,01 | LR | 55,51 | RN | 44,49 | Pas de 3e | ||||||||
Équipements et services publics
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Espaces publics
modifierLa commune est labellise, en 2025, « deux fleurs » au Concours des villes et villages fleuris[74].
Enseignement
modifier- École maternelle
- École élémentaire
- Collège
Lycées présents à environ 20 km, Charleville-Mézières et Revin
Santé
modifier- Cabinet médical
- Cabinet infirmier
- Masseur kinésithérapeute
- 2 pharmacies
- 1 Maison de retraite « Les Résidences Saint-Antoine », écart des Hauts-Buttés.
- Hôpital le plus proche
Hôpital de Manchester à Charleville-Mézières (20 km)
Population et société
modifierLes habitants de la ville de Monthermé sont appelés « Baraquins ». Ce nom aurait pour origine les habitants des quelques maisons ouvrières situées en bord de Semoy près d'un ancien moulin, à l'entrée de la voie trans-semoysienne. On les appelait « ceux des baraques ». D'après quelques anciens, ce n'est que dans les années 1950 que le nom de Baraquin s'est généralisé à toute la population[75].
Démographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[76]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[77].
En 2023, la commune comptait 2 138 habitants[Note 11], en évolution de −8,44 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
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- Ville étape du Critérium international de la route jusqu'en 2009 :
- Le Printemps des Légendes, un festival bisannuel consacré au légendaire et à la féerie. La première édition date du .
- Fête du café le .
- Festival Rock le .
Sports et loisirs
modifierÉconomie
modifierMonthermé a été un important centre industriel de la vallée de la Meuse et de la Semoy durant la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle : des scieries, des forges et une industrie verrière s'y sont développées en grande partie grâce aux transports fluviaux et ferroviaires, mais son activité a fortement décliné après les années 1970.
Il reste désormais :
- forge et estampage (SEFAC) ;
- transformation des métaux (Plafometal) ;
- exploitation forestière ;
- ébénisterie ;
- tourisme :
- 1 aire d'accueil camping-car
- 3 campings : Port diseur, l'Echina , Rapides de Phades
- 1 port de plaisance (Pavillon bleu).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierPoints de vue
modifierMonthermé offre, par sa position géographique au confluent de la Meuse et de la Semoy et son implantation dans une boucle de la Meuse, un ensemble de points de vue permettant de voir la commune sous différents angles :
- Roche à sept heures et Longue-Roche : « Boucle de la Meuse ».
- Roche Roma : nouveau barrage de Monthermé et commune de Deville.
- Roche aux sept villages : point d'orientation vers sept villages.
- Croix Sainte-Anne : confluence de la Meuse et de la Semoy et Monthermé.
Certains de ces sites, comme celui de la Roche à 7 heures, permet également au promeneur d'observer des affleurements de schistes dont certains bancs ardoisiers qui ont été exploités dans ce secteur. Depuis ce site, le visiteur pourra également voir cette curiosité géologique, formée de bancs de quartzite évoquant, selon la légende, le passage des quatre fils Aymon dans la région (site situé et à voir sur la commune de Bogny-sur-Meuse).
Patrimoine religieux
modifierÀ son origine, Monthermé compte deux bassins de population, établis autour de l'église Saint-Léger et de l'abbaye de Laval Dieu.
- Église Saint-Léger

L'église Saint-Léger est l'une des trois églises bâties sur la commune. Les parties les plus anciennes, comprenant le mur nord de la nef, la croisée du transept et le croisillon nord sont datés de la fin du XIIe siècle. L'édifice fut en grande partie détruit en 1445 par une incursion d'une bande de pillards nommés les Écorcheurs à la solde d'un prince de Liège. Reconstruite, elle fut consacrée en 1452 par l'archevêque Jean II Jouvenel des Ursins. L'édifice connut plusieurs modifications, notamment durant les Guerres de religion où il fut fortifié.
À l'intérieur, on peut observer une cuve baptismale fin XIIe siècle-début XIIIe siècle. Le maître-autel, en marbre, aurait été réalisé en 1783 par un artiste de Charleville-Mézières, François Feuillat. À voir également, les fresques du XVIe siècle.
L'édifice a été classé au titre des Monuments historiques en 1959[79].
- Abbaye de Laval Dieu

L'abbaye fut fondée en 1128, à la « Bouche de Semoy » au confluent de la Meuse et de la Semoy par Ithier (Whiter) dit le Dévot. L'église de la communauté de chanoines prémontrés fut détruite par un incendie volontaire durant la nuit du 16 au . La façade ouest de l'édifice fut réparée trois ans plus tard.
C'est au sein de cette communauté qu'Étienne Nicolas Méhul s'exercera, sous la direction du chanoine allemand Hanser Guillaume. Seul le buffet de cet orgue (1771) subsiste aujourd'hui. On peut aussi y voir des boiseries du XVIIIe siècle ainsi que plusieurs dalles funéraires.
La communauté est dissoute à la Révolution française, les biens vendus. Les bâtiments sont transformés et détruits, dont une grande partie le .
L'église, les ruines de la maison canoniale et le sol du jardin jusqu'à la Semoy ont été classés au titre des Monuments historiques en 1963[80].
- Église Saint-Antoine des Hauts-Buttés
Sur les Hauts, l'écart des Hauts-Buttés (altitude 500 m) est, depuis le XVIIIe siècle, un lieu de culte, l'église Saint-Antoine des Hauts-Buttés dédiée à saint Antoine de Padoue y est située.
Autres curiosités
modifier- Le Roc la Tour, un site situé à une altitude de 400 m dans la forêt domaniale de Château-Regnault sur les hauteurs de Monthermé, au confluent de la Meuse et de la Semois, caractérisé par des colonnes de quartzite qui seraient les vestiges d'un hypothétique « château du diable ».
Dans la rue principale on peut également voir :
- Une girouette à la place de la grande cheminée d'une ancienne brasserie.
- La façade de l'ancienne coopérative ouvrière datant de 1910.
- La Maison du Peuple (1911).
- La façade de la coopérative La Ruche (1906).
Une halte fluviale est aménagée dans la commune[81]
- La boucle de la Meuse sous la neige.
- Maison du Peuple (1911).
- La Ruche société coopérative (1906).
- La ménagère société coopérative (1910).
Roc la Tour. .- Affleurement de schiste sur le site de la Roche à 7 heures.
Monthermé dans les arts et la culture
modifierOn peut signaler :
- L'écrivain Julien Gracq (1910-2007), y a situé l'action de son roman Un balcon en forêt. Monthermé y apparaît sous le nom de Moriarmé.

Personnalités liées à la commune
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- Hubert Gobert (1420-1497), abbé de Laval Dieu, puis abbé général de l'ordre des Prémontrés
- Joseph-Auguste Desrousseaux (1753-1838), homme politique, copropriétaire des glaces et verreries de Monthermé.
- Étienne Nicolas Méhul (1763-1817), compositeur d'opéras, y étudia.
- Georges Scheyermann (1767-1827), musicien, y naquit
- William Degouve de Nuncques (1866-1935) : peintre symboliste, et post-impressionniste, connu pour ses paysages du Brabant et ses sujets mystiques et religieux, y est né.
- Louis-Édouard Taton-Vassal (1881-1938), député sous la Troisième République, est né dans la commune.
- Roland Pérot (1910-1956), résistant, officier mort pour la France au Maroc. Une rue porte le nom du commandant Roland Pérot à Revin.
Héraldique
modifierPour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Dom Albert Noël, Monthermé et ses environs, Lorisse, coll. « Mvvf », (ISBN 2877600947).
- Jean-Maurice Carlier, Églises de Monthermé et Laval Dieu, .
- Bernard Schrub, Laval Dieu, une Abbaye Prémontrée dans les Ardennes. 1128-1791, .
- Bernard Schrub, Remacle Lissoir, un enfant de Bouillon, dernier abbé de Laval Dieu. 1730-1806, .
- Bernard Demoulin et Bernard Schrub, Église Saint Léger de Monthermé, .
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Site de la mairie », sur villedemontherme.com (consulté le )
- Site du C.R.E.H.Lo.M., Cercle de Recherche et d'Etudes sur l'Histoire Locale de Monthermé.
- « Dossier complet : Commune de Monthermé (08302) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 12]
- Monthermé sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Monthermé » sur Géoportail.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Le XIX. Armee-Korps (mot.) de Heinz Guderian doit passer la Meuse dans le secteur de Sedan et le XV. Armee-Korps (mot.) de Hermann Hoth au nord de Dinant.
- ↑ La demi-brigade est endivisionnée à la 102e division d'infanterie de forteresse, elle-même incorporée au 41e corps d'armée.
- ↑ De type Barbeyrac, Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 29
- ↑ La 8e Panzerdivision, qui devait franchir la Meuse le même jour, est prise dans les itinéraires surchargés et se trouve encore en Allemagne. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 215 et 264
- ↑ Elle bombarde aussi par erreur la 6e Panzerdivision, faisant plusieurs morts et blessés en plus du matériel détruit.
- ↑ Le point d'appui 1 (PA 1) « du village » est dans l'ouest de Monthermé, le PA 2 « du confluent » est au niveau du confluent de la Meuse et de la Semois, le PA 3 « du barrage » est au sud du PA 1. Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, carte p. 28 / Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 263
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Monthermé » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- 1 2 3 4 5 6 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Monthermé - Section LOG T1 » (consulté le ).
- 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Monthermé - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans les Ardennes - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
modifier- ↑ « Ardennes (08) », sur habitants.fr (consulté le ).
- ↑ Samuel Monod, « Concours du "Village Préféré des Français" : une commune des Ardennes représentera le Grand Est », sur France 3 Grand Est, (consulté le ).
- ↑ Antoine Jeuffin, « "On est très fiers", réagit la maire de Monthermé, après la 5e place au "Village préféré des Français" - France Bleu », sur ici par France Bleu et France 3, (consulté le ).
- ↑ « Monthermé », sur Cartesfrance.fr.
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Fiche communale de Monthermé », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Meuse »
- ↑ Sandre, « le canal de l'Est Branche-Nord »
- ↑ Sandre, « la Semoy »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 21
- 1 2 3 4 5 Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 29
- 1 2 Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 23
- 1 2 3 4 5 Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 229 à 231
- ↑ Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 208
- ↑ Témoignage de Heinz Maassen publié dans son livre Über die Maas (1943), cité par Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 31.
- 1 2 3 Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 260 à 263
- 1 2 3 Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 32 à 35
- ↑ Cité par Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 260 à 263
- ↑ Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 35.
- 1 2 Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 342-343
- 1 2 3 Rapport de De Pinsun, à l'époque lieutenant-colonel commandant la 42e DBMC. Cité par Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 342-343
- ↑ Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 360
- ↑ (en) Battle of Montherme - May 13-15, 1940, consulté le 2 mai 2013
- ↑ Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés no 33, octobre-novembre 2009, p. 36 à 38.
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- ↑ « GOLINVAL Polydor », Le Maitron patrimonial, (consulté le ).
- ↑ Didier Bigorgne, « RENARD Paulin », Le Maitron patrimonial, 13/9/2013 mis à jour le 7/10/2024 (consulté le ) « Né le 1er août 1882 à Monthermé (Ardennes), mort le 26 septembre 1954 à Monthermé; ouvrier métallurgiste; libre penseur, coopérateur, militant socialiste puis communiste; maire de Monthermé (1925-1929) ».
- ↑ Didier Bigorgne, « PESCHEUX Henri », Le Maitron patrimonial, 2/3/2013 mis à jour le 7/10/2024 (consulté le ) « Né le 28 octobre 1894 à Monthermé (Ardennes), mort le 30 juillet 1983 à Charleville-Mézières (Ardennes) ; ouvrier d’usine, puis des Ponts et Chaussées ; syndicaliste, militant communiste et du Mouvement de la paix ; dirigeant de l’UD-CGTU des Ardennes (1924-1927) ; administrateur CGT de la Sécurité sociale (1950-1967) ; maire de Monthermé (1947-1953) ».
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, consulté le ) « ARDENNES. - Les deux sénateurs sortants, Mme Marie-Hélène Cardot et M. René Tinant, conseiller général de Machault, maire de Cauroy, sont membres du groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès [...] La fédération U.D.R. patronne une liste composée de M. Lucien Meunier, député (apparenté à l'U.D.R.) [...] et de M. René Lemaire, ingénieur général des ponts et chaussées, chef de l'inspection générale de l'aviation civile, maire de Monthermé, qui ne se réclame d'aucun parti ». - ↑ Claude Goffette, « Un ancien maire de Monthermé : René Lemaire », Monthermé d'autrefois, no 12, (présentation en ligne).
- ↑ Didier Bigorgne, « GILQUIN André, Alexis », Le Maitron patrimonial, (consulté le ) « Né le 23 août 1919 à Monthermé (Ardennes), mort le 24 avril 2011 à Bogny-sur-Meuse (Ardennes) ; instituteur, puis principal de collège; syndicaliste enseignant ; maire de Monthermé (1977-1983) ».
- ↑ Didier Bigorgne, « GATIER Serge », Le Maitron patrimonial, (consulté le ) « Né le 4 mai 1925 à Monthermé (Ardennes), mort le 19 septembre 2009 à Charleville-Mézières (Ardennes) ; ouvrier métallurgiste, puis employé à la Sécurité sociale; militant communiste; maire adjoint (1977-1983), puis maire de Monthermé (1983-1989) ».
- ↑ Didier Bigorgne, « KELLER Louis », Le Maitron patrimonial (consulté le ) « Né le 11 juin 1927 à Monthermé (Ardennes), mort le 9 juillet 2009 à Monthermé ; conducteur des travaux aux Ponts et Chaussées, puis assistant technique à l’Equipement ; syndicaliste CGT et militant communiste ; maire de Monthermé (1989-2001 ».
- ↑ « À savoir », L'Est éclair, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ « Municipales : Entouré de cinq adjoints, David Léonard est officiellement maire de Monthermé », L'Ardennais, (consulté le ) « Avec quinze voix en sa faveur, deux bulletins blancs et 2 non exprimés, David Léonard a officiellement été installé à la tête de la Perle des Ardennes ».
- ↑ « Monthermé », Communes, sur https://villes-et-villages-fleuris.com (consulté le ).
- ↑ « Dis moi ton surnom... »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Union.fr, .
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no PA00078468, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no PA00078467, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Une halte fluviale flambant neuve Montherme », sur Champagne-ardenne.france3.fr (consulté le )




