Gherardo Starnina
Gherardo Starnina ou Lo Starnina ou Gherardo di Jacopo di Neri, né à Florence en 1360 et mort dans la même ville en 1413[1], est un peintre italien de la fin de l'ère gothique et du début de la Renaissance.
Biographie
modifierGherardo Starnina est attesté à Florence en 1387, en tant que membre de la Guilde de Saint-Luc[2].
Selon le biographe Giorgio Vasari (1511-1574) dans Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, Starnina s'est formé auprès d'Antonio Veneziano, puis avec Agnolo Gaddi, et a participé à la peinture des fresques dans la chapelle Castellani de la basilique Santa Croce de Florence.
Selon Vasari, il séjourne en Espagne et travaille pour Jean Ier de Castille. Ce séjour est documenté de 1395 à 1401[3]. A Tolède il lui est attribuée une peinture dans la chapelle San Blas de la cathédrale. Il est à Valence entre 1401 et 1404 avant de rentrer à Florence[2].
Vasari dit que Starnina part en Espagne en étant un rustre (rozzo), et qu'il est revenu en homme de cour. Il l'a placé au rang des plus grands artistes, le considérant comme l'égal d'Agnolo Gaddi (vers 1350-1396) et de Lorenzo Monaco (1370-1425). Selon lui Starnina fit découvrir le style gothique international à ses confrères, ouvrant ainsi la voie à des artistes tels que Masaccio (1401-1428), Fra Angelico (1395-1455) et Masolino da Panicale (1383-1447)[4].
Postérité
modifierJusqu'en 1974, l'artiste demeure une énigme pour les historiens de l'art. L'œuvre de Starnina était scindée en deux, la majeure partie étant attribuée au « Maestro del Bambino Vispo ». L'historienne de l'art Jeanne van Waadenoijen identifie ce maître à Gherardo Starnina[4],[5].
Œuvre
modifierIl a effectué les fresques de la chapelle des Pouilles à Santa Maria del Carmine.
- La Vierge d'humilité, vers 1410, Paris, Collection Claire et Giovanni Sarti[6].
- Deux Évangélistes, 1407, deux pendants, Amsterdam, Rijksmuseum.
- La présentation de Jésus au Temple, vers 1404 ou 1408, tempera et or sur bois, 31 × 51,3 cm, Newark, Collection Alana. Ce panneau fait partie de la prédelle d'un retable dont les autres panneaux se composent de :
- Nativité, ccollection particulière[réf. nécessaire] ;
- L'Adoration des Mages, Kansas City, musée d'art Nelson-Atkins ;
- La Dormition de la Vierge, Philadelphie, Philadelphia Museum of Art ;
- L'Ascension de la Vierge), Cambridge, musées d'Art de Harvard ;
- Trois saints, panneaux latéraux, Lucques, musée de la villa Guinigi. Selon Andrea De Marchi, les sections supérieures de ce retable auraient intégrées L'Annonciation, conservée au musée diocésain (en) de Milan[7].
Retable de frère Bonifacio Ferrer,
musée des Beaux-Arts de Valence.Dormition de la Vierge (vers 1404-1408), Philadelphia Museum of Art, Philadelphie.
Notes et références
modifier- ↑ « Gherardo Starnina », The J. Paul Getty Trust (consulté le ).
- 1 2 Musée Poldi Pezzoli
- ↑ Galerie Nationale de Parme
- 1 2 Christie's 2022
- ↑ (en)Jeanne van Waadenoijen, « A Proposal for Starnina: Exit the Maestro del Bambino Vispo? », Burlington Magazine, 1974, CCXVI, p. 82-91.
- ↑ Nicolas Powell, « Salon des Beaux Arts de Paris », Muséart, vol. n°74, .
- ↑ Carlo Falciani et Pierre Curie (dir.), La Collection Alana : Chefs-d'œuvre de la peinture italienne, Bruxelles, Fonds Mercator, , 216 p. (ISBN 978-94-6230-154-2)Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition au musée Jacquemart-André du au. Article de Carl Brandon Strehlke, pp. 102-103.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Giorgio Vasari, Le Vite, 1566.
- (it) Jeanne Van Waadenoyen, Starnina e il gotico internazionale a Firenze, Florence, Istituto Universitario Olandese di Storia dell'Arte, 1983.
- (it) Lorenzo Monaco. (A. Tartuferi et D. Parenti) Dalla tradizione giottesca al Rinascimento, [catalogue d'exposition], Florence, Giunti, 2006.
- (it) Intorno a Lorenzo Monaco. Nuovi studi sulla pittura tardogotica, actes d'études (Fabriano-Foligno-Florence, 2006) (D. Parenti et A. Tartuferi), Livourne, Sillabe, 2007.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (es) Retable des Sept Sacrements sur le site du musée des Beaux-Arts de Valence.
- (en) « Madone à l'Enfant avec des anges musiciens » sur le site du musée Paul J. Getty.