Lorenzo Monaco

peintre italien

Piero di Giovanni dit Lorenzo Monaco ou même Don Lorenzo Monaco voire Don Lorenzo degli Angeli pour Vasari (Sienne, 1370 - Florence, 1424) est un moine, peintre et enlumineur italien de la fin du XIVe et du début du XVe siècle, appartenant à l'école florentine, et qui fut le maître de Fra Angelico.

Lorenzo Monaco
École toscane du dernier quart du XVIe siècle, Portrait de Lorenzo Monaco, Camaldoli, couvent de l'Ermitage.
Naissance
Décès
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Activités
Lieu de travail
Œuvres principales

Biographie

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Lorenzo Monaco est Siennois de naissance, puis s'installe à Florence.

Sa formation est florentine, dans la plus pure tradition giottesque et sensible aux travaux spinelliens et d'Agnolo Gaddi[1].

En 1391, il devient moine[2] bénédictin camaldule, sous le nom de Laurent des Anges, au monastère florentin de Sainte-Marie-des-Anges. Les Camaldules étaient réputés pour leur mode de vie austère. Il y travaille comme miniaturiste dans le scriptorium et comme peintre sur panneau.

Maestà, 1400-1403
Fitzwilliam Museum, Cambridge

Ordonné sous-diacre en 1392 puis diacre en 1396[3], l’ordre des Camaldules l'autorise à travailler hors du monastère, dans l’atelier florissant de Santa Maria degli Angeli[4]. Il y acquit une grande renommée, et est considéré à l'époque comme le peintre majeur des sujets sacrés à Florence.

Il peint plus sporadiquement à fresque et son œuvre majeure dans cette technique est la décoration de la chapelle de la famille Bartolini à la basilique Santa Trinita.

Vers le gothique

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Malgré sa réclusion monacale, ses réalisations montrent une certaine connaissance des nouveautés de l'époque, de la peinture siennoise et de la peinture nordique. En 1401, son style s'oriente vers le gothique international. Dans ses nombreux retables à fond doré, on retrouve un style caractéristique des mouvements sinueux des figures et des drapés, des couleurs brillantes et très riches (profusion d'or et bleu de lapis-lazuli), d'originales compositions architecturales.

Postérité

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Il sera le dernier représentant important du style giottesque, avant la révolution de la Renaissance apportée par Fra Angelico (son élève, qui éclipsera le maître, comme c'est sensible dans la Descente de Croix), et Masaccio.

Sa réputation en a souffert après sa mort. Il a été redécouvert dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe par les historiens de l'art.

Œuvres

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Une des caractéristiques qui firent la renommée de ce peintre c'est l'utilisation et l'harmonie des couleurs, vives et éclatantes, appliquées dans une palette à la fois douce et contrastée, ainsi que la douceur des lignes qui définissent les figures[5].

Le retable de San Benedetto (1407-1409), réalisé pour le monastère de San Benedetto fuori della Porta Pinti à Florence fut commandé par un citoyen florentin, Luca Pieri Rinieri Berri, qui en prit en charge la quasi-totalité du coût. En guise de reconnaissance, son nom fut peint sur le retable — quelques lettres sont encore visibles sur la marche grise de l'estrade — afin qu'il fût inclus dans les prières des moines[6].

Le polyptyque avec La Vierge en trône de la Galleria dell'Accademia de Florence (1407-1411), était destiné au maître-autel de l’église San Bartolomeo a Monte Oliveto. Il a été commandé par le frère Giovanni Istrada. Le saint titulaire de l’église est représenté en position d’honneur, à droite de la Vierge et à côté du patron du commanditaire, saint Jean-Baptiste. D’autre part, la présence de saint Benoît fait allusion à l’appartenance de la congrégation bénédictine des moines de Notre-Dame du Mont-Olivet. Dans cette œuvre, Lorenzo Monaco se penche avec intérêt sur les innovations de la sculpture florentine, en particulier celles de Lorenzo Ghiberti et de ses panneaux pour la Porte Nord du baptistère de Florence. Ce qui explique l’adoption de l’arc mixtiligne « ghibertien » pour la charpente de ce polyptyque[7].

En 1413, il réalise un grand retable sur Le Couronnement de la Vierge, commandé par Zanobi di Cecco del Frasca pour le maître-autel de l'église de son couvent. Saint Benoît, représenté à gauche, et saint Romuald, à droite, sont vêtus des robes blanches typiques de l'ordre camaldule[8].

En 1420 il travaille à la basilique Santa Trinita de Florence, dans la chapelle Bartolini Salimbeni où il réalise un cycle de fresques de la Vie de la Vierge et l'Annonciation Bartolini Salimbeni.

Le reste de ses œuvres est dispersé dans plusieurs musées du monde.

Enluminures

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Plusieurs manuscrits enluminés, sont conservés à la Bibliothèque Laurentienne, Florence.

A la National Gallery of Art :

  • Miniature du Christ donnant les clefs à saint Pierre, Rosenwald Collection[9] ;
  • Miniature du Prophète orant, Rosenwald Collection[10] ;

Au Musée du Louvre :

  • Les Trois Marie au tombeau (enluminure sur parchemin)[11].

Notes et références

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  1. ↑ Fondation Kress
  2. ↑ d'où son nom, monaco signifiant moine en italien.
  3. ↑ Catalogue Sotheby's
  4. ↑ Metropolitan
  5. ↑ Musée Thyssen-Bornemisza
  6. ↑ National Gallery
  7. ↑ Galleria dell'Accademia
  8. ↑ Galerie des Offices
  9. ↑ (en) « Notice NGA n° 1958.8.105 », sur le site de la National Gallery of Art
  10. ↑ (en) « Notice NGA n° 1950.1.8 », sur le site de la National Gallery of Art
  11. ↑ Vincent Pomarede, 1001 Peintures au Louvre : de l'Antiquité au XIXe siècle, Musée du Louvre Editions, , p. 531

Annexes

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Bibliographie

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  • Guide des Musées et de la Cité du Vatican, Edizioni Musei Vaticani, (ISBN 88-86921-80-2).
  • (en) Angelo Tartuferi et Daniela Parenti, Lorenzo Monaco, dalla tradizione giottesca al rinascimento, Giunti et Musées de Florence, Florence, 2006.
  • (it) Giorgio Vasari, Le Vite, 1568.

Articles connexes

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Liens externes

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