Giovanni Verga

écrivain italien

Giovanni Verga, né le à Catane (royaume des Deux-Siciles) et mort dans la même ville, le , est un écrivain italien et le principal représentant du vérisme.

Giovanni Verga
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Giovanni Verga
Naissance
Catane (Deux-Siciles)
Décès (à 81 ans)
Catane (Italie)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Italien
Mouvement Vérisme
Genres

Œuvres principales

Signature de Giovanni Verga

Biographie

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D'une famille aisée et cultivée, d'origine aristocratique, il est éduqué dans une atmosphère ouverte aux idées nouvelles. Il entame des études de droit menées sans grande conviction puis est enrôlé dans la Garde nationale pour mater les troubles agraires suscités par le mouvement garibaldien. Il se met à écrire des romans historiques et patriotiques. I Carbonari della montagna, Sulle lagune.

I carbonari della montagna (1861-1862) est un roman historique qui dépeint les carbonari de Calabre luttant contre le despotisme napoléonien et son représentant Murat, fait roi de Naples.

En 1869, il quitte Catane pour le nord et s'installe à Florence, alors capitale du royaume d'Italie. Là, il fréquente écrivains et salons littéraires, il rencontre entre autres Emilio Praga, Federico De Roberto, Camillo et Arrigo Boito[1]. Une passion malheureuse le détourne du mariage, et il se met à travailler à deux romans. Storia di una capinera paraît en 1871 sans rencontrer un grand succès. En 1872 il quitte Florence pour s'établir à Milan tout en faisant des séjours réguliers en Sicile. Il découvre Flaubert et le naturalisme français, ce qui bouleverse sa conception de la littérature. Son roman Eva paraît en 1873. Le succès est grand, mais il est accusé d'immoralité. En 1878 il entreprend un projet ambitieux de cycle romanesque, I Vinti (Les Vaincus). Mais des cinq volumes prévus il n'écrira finalement que deux: I Malavoglia en 1881, et Mastro don Gesualdo en 1889. En 1882 il rencontre Émile Zola au cours d'un voyage en France. Il publie également plusieurs nouvelles Vita dei campi (1880), Novelle rusticane (1883), et pièces de théâtre dont Cavalleria Rusticana et La Lupa. Il se retire définitivement à Catane en 1893 où il meurt en 1922.

En , la police italienne retrouve 36 manuscrits, ainsi que des lettres et dessins, disparus depuis les années 1930[2].

Regards sur l’œuvre

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L'intérêt de Giovanni Verga est centré sur les «vinti dalla vita» (« les vaincus de la vie »). L'écrivain adhère moralement au courage viril avec lequel les humbles affrontent la vie.

Verga énonce ainsi « l'ideale dell'ostrica » (« l'idéal de l'huître »), l'attachement au lieu de naissance, aux anciennes coutumes, la résignation à la dureté d'une vie parfois inhumaine, la conscience, enracinée en chacun, que cette société fermée, archaïque, souvent bornée, est la seule défense contre les nouveautés venues de l'extérieur et que l'on n'est pas préparé à accepter, l'obstination à résister aux obstacles malgré tout, la fidélité à des sentiments simples et à des valeurs anciennes, une conception rigide des hiérarchies familiales, un sentiment archaïque de l'honneur, la constatation que celui qui renonce à tout cela est destiné à succomber, puisque le progrès ronge ceux qu'il attire, s'ils ne sont pas prêts à le vivre.

Cette vision virile est pessimiste et tragique, parce que Verga, de manière positiviste, ne croit pas en la Providence et Dieu est absent de ses livres, mais il ne croit pas non plus en un avenir meilleur à conquérir sur terre par la force des hommes.

La découverte de l'humanité du bas peuple et l'analyse des aspects négatifs du progrès poussent Verga à considérer le présent et l'avenir avec un pessimisme qui le porte à la critique de la société bourgeoise, mais aussi au renoncement démoralisé à toute tentative de lutte.

Adaptations et influence

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Verga photographe

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Galerie

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Œuvres

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Frontispice de l'édition I Malavoglia
  • Amore e Patria (1856-1857)
  • I carbonari della montagna, 4 vol., Catania, Galatola, 1861-1862.
  • Sulle lagune, in "La Nuova Europa", 5 et 9 août 1862 - 13 janvier et 15 mars 1863.
  • Una peccatrice, Turin, Negro, 1866.
  • Storia di una capinera, Milan, Lampugnani, 1871.
  • Eva, Milan, Treves, 1873.
  • Eros, Milan, Brigola, 1875.
  • Tigre reale, Milan, Brigola, 1875.
  • I Malavoglia, Milan, Treves, 1881.
  • Il marito di Elena, Milan, Treves, 1882.
  • Mastro-don Gesualdo, Milan, Treves, 1889.
  • Dal tuo al mio, Milan, Treves, 1906.
  • La duchessa di Leyra, inachevé, in Federico De Roberto, Casa Verga e altri saggi verghiani, Florence, Le Monnier, 1964.
  • Romanzi giovanili, introduction et postface de Giuseppe Leonelli, Milan, Frassinelli, 1996.

Nouvelles

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  • Nedda. Bozzetto siciliano, Milano, Brigola, 1874.
  • Primavera; La coda del diavolo; X; Certi argomenti; Le storie del castello di Trezza; Nedda, Milano, Brigola, 1877.
  • Rosso Malpelo, in "Fanfulla", 2-5 agosto 1878.
  • Vita dei campi. Nuove novelle, Milano, Treves, 1880. [Fantasticheria, Jeli il pastore, Rosso Malpelo, Cavalleria rusticana, La lupa, L'amante di Gramigna, Guerra di Santi, Pentolaccia]
  • Un'altra inondazione, in "Roma-Reggio", numero speciale del "Corriere dei Comuni", Roma, Tipografia elzeviriana dell'Officina Statistica, 1880.
  • La roba, in "Rassegna settimanale di politica, scienze, lettere ed arti", 26 dicembre 1880.
  • Casamicciola, in "Don Chisciotte", n. 8, 3 aprile 1881.
  • I dintorni di Milano, in Milano 1881, Milano, Ottino, 1881.
  • Il come, il quando ed il perché, in appendice alla seconda edizione di Vita dei campi, Milano, Treves, 1881.
  • Pane nero, Catania, Giannotta, 1882.
  • Libertà, in "Domenica letteraria", 12 marzo 1882.
  • Novelle rusticane, Torino, Casanova, 1883. [Il Reverendo, Cos'è il Re, Don Licciu Papa, Il Mistero, Malaria, Gli orfani, La roba, Storia dell'asino di S. Giuseppe, Pane nero, I galantuomini, Libertà, Di là del mare
  • Per le vie, Milano, Treves, 1883. [Il bastione di Monforte, In piazza della Scala, Al veglione, Il canarino del N. 15, Amore senza benda, Semplice storia, L'osteria dei «Buoni Amici», Gelosia, Camerati, Via Crucis, Conforti, L'ultima giornata]
  • Nella stalla, in Arcadia della carità. Strenna internazionale a beneficio degli inondati, Lonigo, Tipo-litografia ed. Luigi Pasini, 1883.
  • Drammi intimi, Roma, Sommaruga, 1884. [Drammi intimi, frammento 2, «Nel carrozzone dei profughi» (frammento 3), frammento IV, Un'altra inondazione, - Il Carnevale fallo con chi vuoi; - Natale e Pasqua falli con i tuoi. -, Ultima visita]
  • Mondo piccino, in "Nuova Antologia", 1º ottobre 1884.
  • Vagabondaggio, Firenze, Barbera, 1887. [Vagabondaggio, Il maestro dei ragazzi, Un processo, La festa dei morti, Artisti da strapazzo, Il segno d'amore, L'agonia d'un villaggio, ...e chi vive si dà pace, Il bell'Armando, Nanni Volpe, Quelli del colèra, Lacrymae rerum]
  • I ricordi del capitano d'Arce, Milano, Treves, 1891. [I ricordi del capitano d'Arce, Giuramenti di marinaio, Commedia da salotto, Né mai, né sempre!, Carmen, Prima e poi, Ciò ch'è in fondo al bicchiere, Dramma intimo, Ultima visita, Bollettino sanitario (Corrispondenza in 4ª pagina)]
  • Don Candeloro e C.i, Milano, Treves, 1894. [Don Candeloro e C.i, Le marionette parlanti, Paggio Fernando, La serata della diva, Il tramonto di Venere, Papa Sisto, Epopea spicciola, L'opera del Divino Amore, Il peccato di donna Santa, La vocazione di suor Agnese, Gli innamorati, Fra le scene della vita]
  • Una capanna e il tuo cuore, in "Illustrazione italiana", 12 febbraio 1922.
  • Tutte le novelle, 2 voll., Milano, A. Mondadori, 1940-1942.

Théâtre

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La caccia al lupo - La caccia alla volpe, Bozzetti scenici, ed. Treves, Milan, 1902
  • I nuovi tartufi (1865-1866)
  • Rose caduche (1867)
  • L'onore I (1869)
  • L'onore II
  • Cavalleria rusticana (1884)
  • In portineria (1885)
  • La lupa (1886)
  • Dopo (1886)
  • Mastro-don Gesualdo (1889)
  • Cavalleria rusticana (1896)
  • La caccia al lupo (1901)
  • La caccia alla volpe (1901)
  • Dal tuo al mio (1903)
  • Libertà, Atto unico (2014)

Adaptations au cinéma

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Œuvres traduites en français

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  • La Louve, traduit par Michel Arnaud, L'Avant-scène, n° 340, 1965.
  • Nouvelles siciliennes, traduit par Béatrice Haldas, Denoël, 1976.
  • Drames intimes, traduit par Marguerite Pozzoli, Actes Sud, 1987.
  • Les Malavoglia, traduit par Maurice Darmon, Gallimard-L’arpenteur, 1988.
  • Mastro-don Gesualdo, par Maurice Darmon, Gallimard-L’Arpenteur, 1991.
  • La Soufrière, traduit par Maurice Darmon, L’Horizon chimérique, 1991.
  • Don Candeloro et sa troupe, par Maurice Darmon, Actes-Sud, 1994.
  • Cavalleria rusticana et autres nouvelles (trad. Gérard Luciani), Paris, Gallimard, coll. « Folio/bilingue », , 309 p. (ISBN 2070394409, OCLC 829246672)
  • La Louve et Nedda, livre+CD (Audio), éditions des Femmes, 2006.
  • Cavalleria rusticana et autres nouvelles siciliennes, préf. Gérard Haldas, trad. fr. Béatrice Haldas, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Domaine étranger », , 408 p., 2013 (ISBN 978-2251210124)

Notes et références

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  1. Christian Bec et François Livi, La littérature italienne : De l’unité à l’époque contemporaine (XIXe – XXe siècles) (ISBN 9782130536406, lire en ligne), « Vérisme et décadentisme : Giovanni Verga ».
  2. « Saisie de manuscrits de Verga d'une valeur de 4 millions d'euros », sur La-Croix.com, (consulté le )
  3. La presente filmografia verghiana è tratta da Franco La Magna, Lo schermo trema. Letteratura siciliana e cinema, Città del Sole Edizioni, Reggio Calabria, 2010.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Gesù Sebastiano, L'Etna nel cinema. Un vulcano di celluloide, Giuseppe Maimone Editore, Catane, 2005.
  • Nunzio Zago, Racconto della letteratura siciliana, Giuseppe Maimone Editore, Catane, 2000.
  • Verga e il cinema. Con una sceneggiatura verghiana inedita di Cavalleria rusticana, texte de Gesualdo Bufalino sous la direction de Nino Genovese et Sebastiano Gesù, Giuseppe Maimone Editore, Catane, 1996.
  • Luigi Pirandello et Vittorio Emanuele Orlando, Scritti su Verga, préface de Giuseppe Giarrizzo, Giuseppe Maimone Editore, Catane, 1992.

Liens externes

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