Givry (Ardennes)
Givry, également appelée Givry-sur-Aisne, est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.
| Givry-sur-Aisne | |
Mairie. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Vouziers |
| Intercommunalité | Communauté de communes des crêtes préardennaises |
| Maire Mandat |
Xavier Fontaine 2026-2032 |
| Code postal | 08130 |
| Code commune | 08193 |
| Démographie | |
| Gentilé | Givryards[1] |
| Population municipale |
266 hab. (2023 |
| Densité | 22 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 29′ 27″ nord, 4° 32′ 11″ est |
| Altitude | Min. 77 m Max. 107 m |
| Superficie | 11,93 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Attigny |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
modifierLa commune est au bord de l'Aisne, entre Rethel et Vouziers, dans une région naturelle appelée le Vallage[2]. Le terroir communal compte la section de Montmarin, village aujourd'hui disparu, sur les lieux duquel est érigée une chapelle.
| Amagne | Alland'Huy-et-Sausseuil | Charbogne | ||
| Ambly-Fleury | N | |||
| O Givry E | ||||
| S | ||||
| Mont-Laurent | Saulces-Champenoises | Attigny |
Hydrographie
modifierLa commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le canal des Ardennes (versant Aisne), l'Aisne, la Foivre, les Aivis, un bras des Aivis, le Fossé 01 de la commune d'Alland'Huy-et-Sausseuil, le cours d'eau 02 de l'Epinette, le Fossé du Barquet, le Fossé 04 de la commune de Saulces-Champenoises et divers autres petits cours d'eau[3],[Carte 1].
Le canal des Ardennes (versant Aisne), d'une longueur de 57 km, est un chenal et un cours d'eau naturel navigable qui a son origine dans la commune de Dom-le-Mesnil et se jette dans le canal latéral à l'Aisne à Vieux-lès-Asfeld, après avoir traversé 24 communes[4]. Il traverse la commune, s'écoulant d'est en ouest sur une longueur d'environ 4,2 km.
L'Aisne est un cours d'eau naturel navigable de 256 km de longueur, traversant les cinq départements Meuse, Marne, Ardennes, Aisne, Oise. Elle est un affluent de rive gauche de l'Oise, ce qui fait d'elle un sous-affluent de la Seine[5]. Elle traverse la commune, s'écoulant d'est en ouest sur une longueur d'environ 5,3 km.
La Foivre, d'une longueur de 22 km, prend sa source dans la commune de Neuvizy, à 204 m d'altitude, et se jette dans l'Aisne sur la commune, à 81 m d'altitude, après avoir traversé dix communes[6].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 724 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulces-Champenoises à 5 km à vol d'oiseau[13], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,6 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,5 %), prairies (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), zones urbanisées (2,2 %)[21]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierIl s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en (i)acum, suffixe d'origine gauloise servant à désigner un lieu ou une propriété et qui a régulièrement donné la terminaison -y dans la région. Le premier élément Givr-, représente vraisemblablement le nom de personne gaulois Gabrius (Gabrios), fondé sur le nom de la chèvre gabros[22], ou bien directement celle-ci[23]. Gabros a pu également signifier « chevreuil »[24].
Homonymie avec les nombreux Gevray (Côte-d'Or, Gibriacus 630), Givry, etc. du domaine d'oïl et Gabriac du domaine d'oc[22].
Histoire
modifierPolitique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Givry, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[25]. 11 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Une seule liste, menée par Xavier Fontaine, maire sortant[26], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 55,43 %[27],[28]. Xavier Fontaine est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[29],[Note 2].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[34].
En 2023, la commune comptait 266 habitants[Note 3], en évolution de −2,21 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
modifier- Canal des Ardennes
- Église Saint-Martin : reconstruite en 1925, à nouveau détruite en mai-, totalement rebâtie en 1952-1953 dans un style néo-roman par l'architecte en chef des monuments historiques Yves-Marie Froidevaux (1907-1983) ; des vitraux en dalles de verre sont dus à Jean Barillet (1912-1997), fils de Louis Barillet (1880-1948) qui avait renouvelé l'art du vitrail dans l'entre-deux-guerres, participant à l'Union des artistes modernes créée par Mallet-Stevens en 1929 ; la statuaire : une Vierge à l'enfant est l’œuvre de Madeleine Flandrin (épouse de Froidevaux et sœurs de la peintre Marthe) ; les autres sont de la main du curé néerlandais de la paroisse depuis 1945, Arnold Kandelaars (1916-2000) : Notre-Dame, saint Antoine, Jeanne d'Arc, saint Joseph, saint Éloi, le Bon Pasteur ; le Bordelais Lucien Jeay (1911-1997) a peint en 1953 les stations du chemin de croix ; Marthe Flandrin (1904-1987), petite-nièce d'Hippolyte (élève d'Ingres) a réalisé en 1953 une fresque monumentale couvrant tout le chœur et illustrant le Credo.
- Chapelle Saint-Antoine de Montmarin de Givry.
Personnalités liées à la commune
modifier- Hubert Fontaine, dit Hubert le Jardinier.
Héraldique
modifier| Blason | De gueules à l'oie d'argent soutenue d'une burelle ondée du même, au chef cousu d'azur chargé d'une fleur de lis d'or accostée de deux croissants du même[37]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La liste officielle des maires du département des Ardennes en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Givry » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Ardennes (08) », sur habitants.fr (consulté le ).
- ↑ Octave Guelliot, Géographie traditionnelle et populaire du département des Ardennes, Librairie Emile Nourry, , 410 p., p. 78-88
- ↑ « Fiche communale de Givry », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le canal des Ardennes (versant Aisne) »
- ↑ Sandre, « l'Aisne »
- ↑ Sandre, « la Foivre »
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Givry et Saulces-Champenoises », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saulces-Champenoises », sur la commune de Saulces-Champenoises - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saulces-Champenoises », sur la commune de Saulces-Champenoises - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- 1 2 Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, 1963 (réédition guénégaud 1979), p. 308a.
- ↑ Gérard Taverdet, « Les Noms de lieux de la Nièvre », sur sfo-onomastique.fr (consulté le ).
- ↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Éditions Errance, , 385 p., p. 173
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Givry », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Givry », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 9 juin 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Municipales 2020 : enjeux et résultats. Givry », sur Le Monde.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Blason de Givry », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
