Gothard de Hildesheim

évêque et saint catholique
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Saint Gothard (Godard, Godehard) ou Gothard de Hildesheim (en latin : Gothardus, Godehardus), né en 960 à Reichersdorf (aujourd'hui quartier de Hengersberg) près de Niederalteich, en Bavière, et mort le à Hildesheim, en Saxe, était évêque de Hildesheim et compte au nombre des prêcheurs les plus influents du Moyen Âge. On trouve des témoignages de son autorité (noms d'églises et de domaines) de l'Italie et la Croatie jusqu'en Scandinavie.

Gothard de Hildesheim
Image illustrative de l’article Gothard de Hildesheim
La fontaine Gothardus à Gotha.
Saint, moine et évêque catholique
Date de naissance
Lieu de naissance Reichersdorf (Hengersberg)
Date de décès
Lieu de décès Hildesheim
Autres noms Godehard, Godard
Nationalité Franc
Ordre religieux bénédictin
Canonisation 1131
par Innocent II
Fête 5 mai
Saint patron Marchands voyageurs

Mais il est surtout connu grâce au col du Saint-Gothard et au tunnel en Suisse qui portent son nom. Une chapelle lui était dédiée au col.

Biographie

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Il existe deux Vitae (antérieure et postérieure), toutes deux écrites par Wolfhere, l'élève de Gothard[1].

Né au village de Reichersdorf dans la paroisse de Schwanenkirchen, diocèse de Passau, Gothard fit ses premières études à l'école de l'abbaye bénédictine de Niederaltaich, où son père Ratmund a été nommé prévôt. Il prononça ses vœux monastiques et fut prévôt à partir de 984. Favorisé par le duc Henri de Bavière (le futur empereur Henri II), il devint abbé en 996, d'abord à Niederaltaich, puis bientôt au monastère du Tegernsee (1001–1002), à Hersfeld (1005–1012) et à Kremsmünster (1007–1012).

Gothard fut un adepte convaincu de la réforme clunisienne, qu'il promut dans les monastères qu'il dirigeait. En tant qu'abbé de Hersfeld, il a introduit une rigide réforme aux fins de la règle de saint Benoît, ce qui poussa une cinquantaine de moines à quitter le couvent. Dès 1012, ses activités sont demeurées centrées sur la direction de l'abbaye de Niederaltaich.

À la mort de Bernward, Gothard fut choisi en 1022 comme évêque de Hildesheim par l'empereur Henri II et ordonné par l'archevêque Aribon de Mayence le . C'était alors le temps des « empereurs saxons », et Hildesheim formait l'un des centres politiques et religieux du Saint-Empire. Gothard poursuivit sans relâche le travail d'évangélisation de ses prédécesseurs, faisant construire trente églises à travers son diocèse, parachevant la construction de l'église Saint-Michel de Hildesheim même, et reconstruisant le massif occidental de la cathédrale.

Mais surtout il rendit la foi chrétienne plus prégnante par des voyages et des synodes. Sa rigueur toute monastique aussi bien que sa calme franchise laissèrent une profonde impression sur ses contemporains, et les chroniques s'en font fréquemment l'écho. Les légendes qui s'attachèrent très tôt à sa vie reflètent la vigueur et la force de conviction de son apostolat.

Sanctuaire de Saint-Gothard, cathédrale de Hildesheim.

Gothard mourut le au couvent de Saint-Maurice qu'il avait fait construire près de Hildesheim.

Postérité

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La vénération de Saint-Gothard a déjà été évoquée dans les chroniques du moine bénédictin Hermann de Reichenau au XIe siècle. Il fut le premier Bavarois à être canonisé : le décret fut promulgué en 1131 par le pape Innocent II. On édifia en son honneur l'église Saint-Gothard de Hildesheim. Ses reliques sont conservées dans la crypte de cet édifice. À la cathédrale de Mayence, l'archevêque Adalbert (mort en 1137) fit ériger la chapelle Saint-Gothard, en tant que chapelle princière.

Notamment en Souabe, de nombreux monastères ont reçu des reliques de Saint-Gothard, dont Zwiefalten, Weissenau et Salem. Selon certaines sources, la chapelle au col du Saint-Gothard a été consacrée par Guglielmo da Rizolio, archevêque de Milan, vers 1230. Sous les seigneurs de Milan de la famille Visconti le culte de Saint-Gothard se répandit en Italie.

Gothard est le patron de la ville de Gotha en Thuringe, et l'évêque apparaît en effigie sur le blason de la ville. L'abbaye de Niederaltaich n'est pas en reste, qui a baptisé son lycée « St.-Gotthard-Gymnasium ».

Gothard est souvent représenté en habit d'évêque avec des charbons ardents sur son manteau. Cette représentation se réfère à une légende, selon laquelle il aurait, en tant qu'enfant de chœur, porté dans son habit des charbons incandescents pour l'encensoir sans être brulé.

Fête commémorative

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  • Catholiques et Luthériens : le

Notes et références

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  1. Bernhard Gallistl: Eine unbekannte Überlieferung der Vita Godehardi posterior. In: Concilium medii aevi. vol. 24, 2021, p. 3–43.

Liens externes

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