Gouvernement Burnham
Le gouvernement Burnham (en anglais : Burnham ministry) est le gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, sous la 59e législature de la Chambre des communes.
(en) Burnham ministry
| Roi | Charles III |
|---|---|
| Premier ministre | Andy Burnham |
| Élection | 4 juillet 2024 |
| Législature | 59e |
| Formation | |
| Durée | 1 mois et 25 jours |
| Parti politique | Travailliste |
|---|---|
| Ministres | 22 |
| Femmes | 11 |
| Hommes | 11 |
| Chambre des communes |
|
|---|---|
| Chef de l'opposition | Kemi Badenoch |
Il est dirigé par le travailliste Andy Burnham et formé après la démission de Keir Starmer.
Majoritaire à la Chambre des communes, il est constitué du seul Parti travailliste.
Historique du mandat
modifierCe gouvernement est dirigé par le nouveau Premier ministre, Andy Burnham. Il est constitué et soutenu par le Parti travailliste, qui dispose seul de 404 députés sur 650, soit 62,15 % des sièges de la Chambre des communes.
Il est formé à la suite de la démission de Keir Starmer.
Il succède donc au gouvernement de Keir Starmer constitué et soutenu par une coalition identique.
Formation
modifierAprès la large défaite des travaillistes aux élections locales du , des dizaines de députés du parti appellent à la démission du Premier ministre Keir Starmer, et Andy Burnham est alors perçu comme un candidat probable à sa succession s'il parvient à retrouver un siège à la Chambre des communes[1]. Le , Josh Simons, député de la circonscription de Makerfield dans le Grand Manchester annonce son intention de démissionner pour permettre à Burnham de briguer son siège lors d'une élection partielle[2]. Andy Burnham est ainsi réélu membre du Parlement le , dans le but assumé de déclencher un vote interne contre Starmer pour le remplacer comme chef du Parti travailliste[3],[4].
Le , Keir Starmer annonce sa démission, provoquant ainsi une élection interne. Burnham officialise sa candidature dans les heures qui suivent, et obtient alors le soutien de Wes Streeting, considéré comme son adversaire le plus probable[5]. Sa candidature est également rapidement ralliée par les principales figures du gouvernement Starmer, comme le vice-Premier ministre David Lammy, la secrétaire d'État aux Affaires étrangères Yvette Cooper, ou la chancelière de l'Échiquier Rachel Reeves[6].
Après le retrait de Streeting, plusieurs députés travaillistes cherchent à ce que Burnham ait au moins un adversaire pour qu'une élection ait lieu. Darren Jones, le chancelier du duché de Lancastre et un proche allié de Keir Starmer, ainsi qu'Alistair Carns, un ancien sous secrétaire d'État au ministère de la Défense qui avait annoncé préparer une campagne pour la direction du parti après les élections locales, sont les deux noms les plus mentionnés pour défier Burnham[7]. Jones annonce dès le qu'il ne sera pas candidat et apporte son soutien à Burnham, tandis que Carns fait une annonce similaire le , la veille de l'ouverture du dépôt des candidatures et des parainnages, rendant alors presque certain que Burnham sera élu sans opposition à la tête du parti[8],[9].
Le , Burnham obtient le parrainage de 349 députés travaillistes, rendant mathématiquement impossible à tout autre candidat potentiel d'obtenir les 81 parrainages nécessaires pour se présenter contre lui[10]. Il est ainsi désigné sans opposition nouveau chef du Parti travailliste le suivant, et succède à Keir Starmer comme nouveau Premier ministre du Royaume-Uni le [11],[12].
Composition
modifierNotes et références
modifier- ↑ (en) Rowena Mason, « Who are the main threats to Keir Starmer’s Labour leadership? », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) Pippa Crerar, « Labour MP to stand down to allow Burnham run for byelection amid leadership row », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ « Ce scandale qui a longtemps bridé l’une des successeurs potentiels de Starmer », sur Le HuffPost, (consulté le )
- ↑ « Royaume-Uni : Andy Burnham, principal rival de Keir Starmer au Labour, élu député avec Downing Street dans le viseur », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ (en) Peter Walker, « Wes Streeting backs Andy Burnham to become Labour leader and PM », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) Nina Llyod, « Cabinet ministers back Burnham as he prepares to enter No 10 as early as July », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) Jack Fenwick et Chris Graham, « Labour MPs mull leadership challenge to prevent Burnham 'coronation' », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) Ben Quinn, « Darren Jones says he will not challenge Andy Burnham for Labour leadership », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) Helen Corbett, « Burnham on course for coronation as nominations open for Labour leadership », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) Aletha Adu et Pippa Crerar, « Andy Burnham secures Labour leadership with landslide support of MPs », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ « Royaume-Uni: Andy Burnham prend la tête du Labour avant de devenir Premier ministre », sur Courrier international (consulté le )
- ↑ « Burnham prend la tête du Labour avant de s’installer à Downing Street lundi », sur 20 Minutes, (consulté le )