Bridget Phillipson
Bridget Maeve Phillipson[1], née le à Gateshead (Angleterre, Royaume-Uni), est une femme politique britannique, membre du Parti travailliste. Députée de la circonscription de Houghton et de Sunderland South depuis 2010, elle est ministre des Femmes et des Égalités depuis 2024 et présidente du Parti travailliste depuis 2026. Elle a également été secrétaire d'État à l'Éducation de 2024 à 2026.
| Bridget Phillipson | |
Portrait officiel de Bridget Phillipson en 2026. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre britannque des Femmes et des Égalités | |
| En fonction depuis le (2 ans, 2 mois et 25 jours) |
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| Premier ministre | Keir Starmer Andy Burnham |
| Gouvernement | Starmer Burnham |
| Prédécesseur | Kemi Badenoch |
| Présidente du Parti travailliste | |
| En fonction depuis le (2 mois et 6 jours) |
|
| Prédécesseur | Anna Turley |
| Secrétaire d'État à l'Éducation | |
| – (2 ans et 15 jours) |
|
| Premier ministre | Keir Starmer |
| Gouvernement | Starmer |
| Prédécesseur | Gillian Keegan |
| Successeur | Lucy Powell |
| Secrétaire d'État à l'Éducation du cabinet fantôme | |
| – (2 ans, 7 mois et 6 jours) |
|
| Gouvernement | Cabinet Starmer |
| Prédécesseur | Kate Green |
| Successeur | Damian Hinds |
| Secrétaire en chef du Trésor du cabinet fantôme | |
| – (1 an, 7 mois et 23 jours) |
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| Gouvernement | Cabinet Starmer |
| Prédécesseur | Peter Dowd |
| Successeur | Pat McFadden |
| Députée britannique | |
| En fonction depuis le (16 ans, 4 mois et 27 jours) |
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| Élection | 6 mai 2010 |
| Réélection | 7 mai 2015 8 juin 2017 12 décembre 2019 4 juillet 2024 |
| Circonscription | Houghton et de Sunderland South |
| Législature | 55e, 56e, 57e, 58e et 59e |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Bridget Maeve Phillipson |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Gateshead (Angleterre, Royaume-Uni) |
| Nationalité | Britannique |
| Parti politique | Parti travailliste |
| Diplômée de | Hertford College |
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Biographie
modifierElle fait ses études à l'école catholique St Robert of Newminster de Washington, Tyne and Wear, et étudie l'histoire moderne au Hertford College, Oxford.
Elle rejoint le parti travailliste à l'âge de 15 ans[2]. En 2003, elle est élue coprésidente du Oxford University Labour Club[3] et en 2005, elle obtient un baccalauréat spécialisé en histoire moderne.
Entre 2007 et 2010[4] elle est directrice de Wearside Women in Need, un foyer pour les femmes victimes de violence domestique.
Carrière politique
modifierBridget Phillipson est élue députée à 26 ans lors des élections générales de dans la circonscription de Houghton and Sunderland South[5]. Alors que les travaillistes retournent dans l'opposition lors du scrutin, Phillipson soutient la candidature de David Miliband pour l'élection à la direction du Parti travailliste pour désigner le successeur de Gordon Brown[6].
Quelques semaines après son entrée au Parlement, elle est nommée secrétaire privée parlementaire de Jim Murphy, alors secrétaire d'État fantôme de la Défense[7].
Elle est élue à la commission des affaires intérieures en et reste membre jusqu'en . Elle est membre du comité pour la loi relative à la réforme de la défense de 2014[8] et du comité de la procédure de à . Elle est également membre de la commission sur les élections depuis , ainsi que de la commission des normes et de la commission des privilèges depuis . Elle est ensuite membre du comité des comptes publics et du comité des textes réglementaires européens[9].
De 2010 à 2015, elle est secrétaire du groupe parlementaire multipartite sur la violence domestique et sexuelle[10] qui publie le rapport « L'évolution du paysage des services de violence domestique et sexuelle » en [11].
Entre et , elle est whip de l'opposition à la Chambre des communes britannique[12].
Elle est réélue pour un deuxième mandat de députée lors des élections générales de [13]. Après le scrutin et la démission du chef travailliste Ed Miliband, elle apporte son soutien à la candidature malheureuse d'Yvette Cooper lors de l'élection à la direction du parti[14].
Le , elle fait partie des 66 députés travaillistes à rompre avec la ligne du chef du parti Jeremy Corbyn en soutenant le gouvernement conservateur lors d'un vote parlementaire sur l'autorisation de bombardements en Syrie contre l'État islamique[15].
Comme la large majorité des députés travaillistes, elle fait campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne lors de la campagne en vue du référendum de [16]. Après le référendum, elle soutient la candidature malheureuse d'Owen Smith pour remplacer Jeremy Corbyn à la direction du Parti travailliste lors de l'élection interne organisée après le vote d'une motion de défiance contre Corbyn par les députés travaillistes[17].
Elle est réélue pour un troisième mandat de députée lors des élections générales anticipées de [18].
En 2018, elle est l'une des premières députés travaillistes à demander un référendum sur tout éventuel accord de sortie de l'Union européenne[19].
Elle est réélue pour un quatrième mandat lors des élections générales anticipées de , avec une avance sur son adversaire conservateur considérablement réduite par rapport au scrutin de 2017, dans un contexte de large défaite des travaillistes au niveau national[20]. Après la démission de Jeremy Corbyn de la direction du parti après le scrutin, Phillipson soutient la candidature de victorieuse de Keir Starmer lors de l'élection de son successeur[21].
Après que Keir Starmer soit devenu chef de l'opposition, Briget Phillipson est nommée secrétaire en chef du Trésor du cabinet fantôme[22]. Lors d'un remaniement du cabinet fantôme en , elle est promue au poste de secrétaire d'État à l'Éducation du cabinet fantôme[23].
Après la victoire des travaillistes aux élections générales de , elle devient secrétaire d'État à l'Éducation et ministre des Femmes et des Égalités dans le gouvernement formé par Keir Starmer[24].
Le , elle annonce briguer le poste de leader adjoint du Parti travailliste lors de l'élection organisée pour désigner le successeur d'Angela Rayner après sa démission[25]. Le , elle et Lucy Powell sont les deux seules candidates à obtenir suffisamment de parrainages pour se qualifier pour l'élection[26]. Phillipson est perçue pour le scrutin comme la candidate officieuse du Premier ministre Keir Starmer quand sa rivale, renvoyée du cabinet en est davantage présentée comme une candidate contestataire de la ligne de Starmer[27]. Elle remporte 48,2 % des suffrages lors l'élection interne le et est battue par Powell, dans un scrutin marqué par un faible taux de participation[28].
Le , alors qu'Andy Burnham remplace Keir Starmer au poste de Premier ministre, Phillipson est démise de ses fonctions de secrétaire d'État à l'Éducation, mais conserve toutefois sa place au cabinet en étant reconduite dans son role de ministre des Femmes et des Égalités[29]. Le , elle est choisie par le Premier ministre pour également occuper la présidence du Parti travailliste[30].
Résultats électoraux
modifier| Parti politique | Nom | Voix | % | ±% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Travailliste | Bridget Phillipson (sortant) | 16 210 | 40,72 % | −18,7 | 3 115 | |
| Conservateur | Christopher Howarth | 13 095 | 32,89 % | 3,2 | ||
| Brexit | Kevin Yuill | 6 165 | 15,49 % | 15,5 | ||
| Libéraux-démocrates | Paul Edgeworth | 2 319 | 5,83 % | 3,6 | ||
| Vert | Richard Bradley | 1 125 | 2,83 % | 1,1 | ||
| UKIP | Richard Elvin | 897 | 2,25 % | −3,5 | ||
| Total des votes valides | 39 811 | 100 % | ||||
| Électeurs inscrits | 68 828 | |||||
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Bridget Phillipson » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « List of Members Returned to Serve in Parliament at the General Election in 2010 », the gazette.co.uk (consulté le )
- ↑ « Bridget Phillipson », labour.org.uk (consulté le )
- ↑ « Labour select Bridget Phillipson for Houghton and Sunderland South », Labour North (consulté le )
- ↑ Who's Who 2013, A&C Black of Bloomsbury Publishing plc, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Election 2010: Sunderland wins race to declare result », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) Richard Moss, « North MPs back David Miliband for Labour leadership », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ « Bridget Phillipson MP: parliamentary activities », parliament.uk, UK Parliament (consulté le )
- ↑ « House of Commons Public Bill Committee on the Defence Reform Bill 2013-14 », parliament.uk, UK Parliament (consulté le )
- ↑ « Bridget Phillipson MP: Biography », parliament.uk, UK Parliament (consulté le )
- ↑ « Register Of All-Party Groups [as at 30 March 2015]: Domestic and Sexual Violence », parliament.uk, UK Parliament (consulté le )
- ↑ Siân Hawkins et Katy Taylor, The Changing Landscape of Domestic and Sexual Violence Services, Bristol, Women's Aid (ISBN 9780907817970, lire en ligne)
- ↑ « Bridget Phillipson MP: Biography », parliament.uk, UK Parliament (consulté le )
- ↑ (en) « Election 2015: Sunderland wins race to declare », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Who’s backing whom and who did endorsers vote to be leader in 2010? », sur labourlist.org, (consulté le )
- ↑ (en) Jon Stone, « The 66 Labour MPs who voted for bombing in Syria listed », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) « EU vote: Where the cabinet and other MPs stand », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) Conor Pope, « Full list of MPs and MEPs backing challenger Owen Smith », sur labourlist.org, (consulté le )
- ↑ (en) « Election results 2017: Labour holds Newcastle and Sunderland », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ « Labour Brexit row explodes as northern MPs break ranks with Corbyn and demand new referendum », The Independant, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Sean Seddon, « Houghton and Sunderland South general election results 2019 - full standings, MP and reaction », sur chroniclelive.co.uk, (consulté le )
- ↑ (en) Sebastian Whale, « Bridget Phillipson: “We can’t just have one more heave. That would potentially destroy the Labour party altogether” », sur politicshome.com, (consulté le )
- ↑ (en) Iain Watson, « Labour Party: Starmer moves to rein in shadow cabinet spending plans », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) Heather Stewart, « Labour reshuffle: who’s up and who’s down in Keir Starmer’s shake-up », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « The new cabinet: Who is in Sir Keir Starmer's top team », sur Sky News, (consulté le )
- ↑ (en) « Phillipson and Thornberry among six Labour deputy hopefuls », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Phillipson and Powell confirmed as final contenders in Labour deputy race », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) « Why Labour's deputy leadership race could be a verdict on Starmer », sur BBC News, (consulté le )
- ↑ (en) « Labour left piles pressure on Starmer as sacked critic elected to be his deputy leader », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ (en) Rowena Mason et Peter Walker, « Andy Burnham’s first Labour cabinet: who’s in and who’s out? », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) Alexandra Topping, « Andy Burnham appoints Bridget Phillipson as Labour party chair », sur The Guardian, (consulté le )
- ↑ (en) BBC News, « UK results 2019 », sur bbc.com (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :
- Contributions au Parlement au Hansard 2010 – présent
- Profil au compte rendu parlementaire de Westminster