L’Étoile du Roy est un trois-mâts carré de 46m, réplique inspirée d'une frégate corsaire Française du XVIIIe siècle, du type sixième rang de 16 canons[1]. Initialement baptisé Le grand Turc, il a été construit en 1997 en Turquie[1].
Le voilier a été construit en 1997 en Turquie, pour le besoin de la série télévisée britannique Hornblower[2], tiré du roman de C.S. Forester. Baptisé Grand Turk, il s'agit d'une réplique inspirée par la frégate française "Le Grand Turc" (capturé en 1745 par les anglais)[3]. Son pont découvert est garni de canons lisses. Dans la série télévisée, il apparaît aux côtés de l’Étoile de France.
En 2010, il est acquis par Étoile Marine Croisières. Il a été dès lors rebaptisé l’Étoile du Roy[4] avec comme port d'attache, la cité corsaire de Saint-Malo. L’Étoile du Roy est le deuxième plus grand navire traditionnel français[5], le plus grand étant le Belem.
En 2012, la figure de proue est remplacée par «Violette de La Hisse», une femme corsaire imaginée par Valérie Gautier, et sculptée par Stéphane Desdouets dans un tronc de pin de 180 kg[6],[7]. C'est Valérie Gautier qui a peint la statue.
En 2015, la société Étoile Marine Croisières d'Escoffier est rachetée par Wilfrid Provost[8], nouvel armateur d'Étoile du Roy[9],[10].
La frégate participe aujourd'hui à des parades navales lors de festivals, et navigue également pour des événements privés tels que des séminaires, des mariages ou des tournages de films et des séries, elle sert également de bateau musée.
Son constructeur britannique, Michael Turk est l'héritier d'une longue lignée d'armateurs. Il a souhaité reproduire à l'identique et entièrement en bois un élégant navire
L'Etoile du Roy est la réplique basée sur les plans historiques du bateau Le Grand Turc. Le Grand Turk a été construit à Marmaris (Turquie), en 1996, pour un prix 2 000 000 £[12]. Son gréement comprend 17 voiles dont 9 voiles carrées. Le grand mat est grée de la grand voile, du grand hunier et du grand perroquet. Sur le mât de misaine se trouve: la misaine, le petit hunier ainsi que le petit perroquet, sur le mât d'artimon: la brigantine et le perroquet de fougue enfin sur le beaupré on retrouve la civardière. Pour les voiles d'étai: entre le beaupré et le mât de misaine il y a la trinquette, le grand foc et le clin foc; entre grand mât et le mât de misaine sont placé l'étai de grand hunier, la contre voile d'étai ainsi que l'étai de grand perroquet. Enfin entre le grand mât et le mât d'artimon il y a l'étai d'artimon et l'étai de perroquet de fougue Le navire est équipé de 2 moteurs diesel de 450 ch[13].
Le nom initial de Grand Turk lors de la reconstruction vient de son constructeur Michael Turk. Coïncidences patronymiques voulues ou hasard, puisque le nom originale du bateau de 1745 était Grand turc.
Sur les registres de l'Amirauté de Saint-Malo conservés aux Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, le Grand Turc est un navire corsaire de 260 tonneaux capturé au printemps 1745; son armateur est Gaud Anquetil, sieur de la Brunetière et son capitaine Robert Le turc, nom d'une famille d'armateurs de Saint-Servan[14]. Il embarquait a son bord 236 marins.
L'Étoile du Roy a servi comme décor pour la série télévisée britannique Hornblower, basée sur les romans de C. S. Forester et son personnage de fiction Horatio Hornblower, un officier de la Royal Navy durant la Révolution française et les guerres napoléoniennes. La série a été diffusée entre 1998 et 2003 sur ITV.
Le 28 juin 2005, il a remplacé le HMSVictory, le vaisseau amiral de Nelson, lors de l'International Fleet Review, commémorant le 200e anniversaire de la bataille de Trafalgar.
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
(en) Otmar Schäuffelen (trad.de l'allemand par Casay Servais), Chapman, Great sailing ships of the world, New York, Hearst Books, , 420p. (ISBN1-58816-384-9, lire en ligne).
Gwendal Jaffry et Gilles Millot, Guide des grands voiliers: Des voiliers de travail aux navires écoles, Le Chasse Marée, , 128p. (ISBN2-903708-86-X, BNF37625366)
François-Marie Rolland (photogr.Benoît Stichelbaut), Grands voiliers, Brest, Editions Le Télégramme, , 140p. (ISBN978-2-84833-198-0, BNF41415912)
Dominique Le Brun (photogr.Benoît Stichelbaut), Grands voiliers, Brest, Editions Le Télégramme, , 37p. (ISBN978-2-84833-283-3, BNF43601019)
Dominique Le Brun, Le Guide des grands voiliers, Grenoble, Le Chasse Marée - Glénat, , 127p. (ISBN978-2-35357-059-1, BNF42230724)
Ollivier Puget et Jean-Noël Darde, Partir sur les grands voiliers: le guide pour embarquer, Paris, Guides Balland (Paris), , 318p. (ISBN2-7158-1277-9, BNF37103911)