Gratien Iracan Unen Alingabo

homme politique congolais, député national élu de la circonscription de Bunia

Gratien Iracan Unen Alingabo, dit Gratien de Saint-Nicolas Iracan, né le 24 avril 1978 à Logo dans le territoire de Mahagi (Ituri), est un homme politique congolais, député national élu de la circonscription de Bunia-Ville depuis décembre 2018.

Gratien Iracan Unen Alingabo
Illustration.
Fonctions
Député national
Circonscription Bunia-Ville (2018-)
Président Félix Tshisekedi
Premier ministre Judith Suminwa
Gouvernement Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge
Biographie
Nom de naissance Gratien de Saint-Nicolas Iracan
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Logo, Territoire de Mahagi, Ituri
Nationalité Drapeau de la république démocratique du Congo Congolaise
Parti politique Indépendant (ex-Ensemble pour la République)
Père Unem Mican Sylvère
Mère Pacuriema Pirang'o Marie
Diplômé de UNIBU
Profession Ingénieur zootechnicien
Religion Christianisme

Image illustrative de l’article Gratien Iracan Unen Alingabo

Parcours

modifier

Formation

modifier

Diplômé de l'Université de Bunia, ingénieur zootechnicien de formation, auditeur en zootechnie à l'Université Pédagogique Nationale de Kinshasa

Il est président et promoteur de l'ONG "Initiative pour la reconstruction, action et changement adéquat pour la nation" (IRACAN Asbl).

Député national

modifier

Élu député national en décembre 2018 dans la ville de Bunia, il est réélu en décembre 2023. Il siège au sein du groupe parlementaire Ensemble et alliés, puis comme indépendant.

Il s'est fait connaître pour ses positions sur la crise sécuritaire dans l'Est. Il a notamment initié une motion de défiance contre le ministre de la Défense Aimé Ngoy Mukena en 2020 pour "défaillance" face aux massacres dans l'Ituri et les Kivus, demandant que le débat soit retransmis en direct à la RTNC[1].

Exclusion d'Ensemble pour la République

modifier

Cadre d'Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, il est suspendu en août 2024 pour avoir lancé une mobilisation sans consulter la hiérarchie et traité d'autres cadres de "manipulateurs" et "gangsters"[2].

Il est définitivement exclu le 9 avril 2025 pour "manquement grave à la discipline" après avoir participé aux consultations politiques pour un gouvernement d'Union nationale initiées par Félix Tshisekedi, contrairement à la position officielle de son parti[2],[3].

Après son exclusion, il annonce sa candidature à la prochaine élection présidentielle, déclarant vouloir être "enfin libre dans ses ambitions"[3].

En avril 2025, il explique avoir proposé au conseiller spécial du Chef de l'État la formation d'un gouvernement resserré de 25 membres pour renforcer les efforts de guerre dans l'Est[4].

Voir aussi

modifier

Références

modifier