Grâce-Uzel
Grâce-Uzel [gʁas yzɛl] (Gras-Uzel en breton) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.
| Grâce-Uzel | |||||
Église paroissiale Notre-Dame. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
François Hindré 2026-2032 |
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| Code postal | 22460 | ||||
| Code commune | 22068 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
423 hab. (2023 |
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| Densité | 53 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 14′ 32″ nord, 2° 47′ 58″ ouest | ||||
| Altitude | 270 m Min. 146 m Max. 261 m |
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| Superficie | 7,95 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Loudéac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guerlédan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.grace-uzel.fr | ||||
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Géographie
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Grâce-Uzel se situe dans la partie sud-est du département des Côtes-d'Armor, à 30 km de Saint-Brieuc et à 10 km de Loudéac.
Relief
modifierHydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[1],[Carte 1].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[5]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 914 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 29 km à vol d'oiseau[8], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Grâce-Uzel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,3 %), prairies (30,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierC'est en 1639, par décision de l'évêque de S. Brieuc, qu'une partie de l'antique paroisse de Cadélac est détachée pour créer une desserte paroissiale, mise sous le vocable de Notre-Dame de l'Assomption près de Uzel. D'où le nom Notre-Dame de Grâce sous Uzel. À la Révolution, la paroisse devenue commune fut dénommée Grâce. Les registres municipaux attestent Grâces avec un s jusqu'en 1877.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Grace en 1801, Grâce en 1877 et Grâce-Uzel à la suite du décret du , afin d'éviter la confusion avec Grâces (Côtes-d'Armor)[17].
Le nom de Grâce-Uzel vient de l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-Grâce[17].
En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[18], Bernard Tanguy transcrit en 1992 la forme gallèse parlée sous la graphie Graz-Uzè[19]. L'association Chubri relève dans un inventaire en ligne ouvert en 2016 plusieurs attestations gallèses, orales ou écrites, qu'elle transcrit sous les graphies Grâç, Graç Uzè, et Grâç Uzé[20].
En breton, le nom de la localité est attesté sous les formes Graz en 1928, Gras de 1950 à 1986, Gras-Uzel en 1975 puis à partir de 1993[21]. La forme bretonne normalisée préconisée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1993 et 1998, puis par l'Office public de la langue bretonne est Gras-Uzel[22],[23],[21]. La prononciation du nom de la commune en breton est [grɑsˈyzɛl][21].
Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 16,3 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[24].
Histoire
modifierPréhistoire
modifierL'allée couverte du Bois, d'époque néolithique, indique un peuplement dès la Préhistoire.
Moyen-Âge
modifierJadis, Grâce-Uzel était partiellement couvert par la forêt de Lorge comme l'attestent maints lieux-dits. Grâce-Uzel est issu du démembrement de la paroisse de lArmorique primitive de Cadélac.
À partir de 1639, la trève de Notre-Dame-de-Grâce dépend de la paroisse de Loudéac. Au siècle suivant, Grâce-Uzel, qui se nommait à ce moment Grace, avait mille communiants.
Temps modernes
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Érigée entre 1725 et 1733, l’église témoigne de la richesse de la trève, qui comptait entre 1 500 et 2 000 habitants, contre 430 au début du XXIe siècle. Le pays s’appuie alors sur l’industrie de la toile de lin et de chanvre. Selon l'historien Philippe Molac « On l’appelle le pays des toileux. Peu de gens travaillaient dans les champs, il y a des maisons cossues, peu de longères »[25].
D'une superficie de 795 ha, Grace était située, à l'origine, sur la route des diligences qui faisaient la route entre Rennes et Concarneau. La commune s'est construite autour d'une chapelle érigée à cet endroit (Notre Dame de Bon Voyage). Les voyageurs faisaient une pause et les marchands achetaient les toiles de lin aux habitants, une des principales productions locales à l'époque, notamment les toiles fines des linges d'autel[26].
La mairie se trouve dans une maison qui date du XVIIIe siècle et les plus anciennes maisons du bourg sont datées de 1646 à 1793. Une halle aux toiles s'élevait sur la place du bourg.
Grace-Uzel dépendait de l'évêché de Saint-Brieuc, de la subdélégation de Josselin et du ressort de Ploërmel. Le duc de Rohan en était le seigneur au moment du déclenchement de la Révolution française.
Révolution française et Empire
modifierEn 1789, lorsque la Révolution française commença, le recteur de Grace, Thomas-Mathurin Carcreff, refusa de signer le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé < devenant doc prêtre réfractaire et s'exila à Jersey. Il revint en 1801 après le Concordat, à Grace où il demeura jusqu'à sa mort en 1806, il fut qualifié de vicaire de Grace.
Les guerres de la Révolution, puis celles de Napoléon Ier avec le Blocus continental sous le Premier Empire ruinent l'indutrie de la toile (l'âge d'or de cette activité correspond aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle), provoquant le déclin de la commune et des communes avoisinantes comme Saint-Thélo[25].
Le XIXe siècle
modifierFrappée par la crise toilière et l'exode rural, la commune de Grace-Uzel a connu un déclin démograhique quasi continu de 1793, date du premier recensement, jusq'en 1982, passant de 1 422 habitants en 1793 à 365 habitants en 1982, année du minimum démographique, soit une perte totale de 1 057 habitants en 189 ans, en dépit d'un court regain démographique sous la Restauration.

L'évolution toponymique
modifierOn rencontra plusieurs appellations au fil des siècles : Grace (au XVIIe siècle), Grâce (à partir de 1877) et ce ne fut qu'à partir de 1890 qu'on nomma la commune Grâce-Uzel grâce au décret du pour la différencier de Grâces (Côtes-d'Armor).
Ses habitants sont les Gracieux, Gracieuses.
Grace décrit vers le milieu du XIXe siècle
modifierA. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Grace en 1843 :
« Grace (sous l'invocation de la Vierge) : commune formée de l'ancienne trève de Loudéac ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : le Train du Colec, Martaillis, Taillis de la Roche-Grise, la Broussée, le Canada, le Gué, Rocheux, les Aulnais, le Marais, la Brûlée, la Perrière, le Bas-du-Bourg, le Pas Morin, le Bois, le Brillet, les Bruyères, le Bonnet, le Soulieux, le Pas-de-Lorme. Superficie totale : 794 hectares 53 ares, dont (..) terres labourables 370 ha, prés et pâturages 100 ha, bois 41 ha, vergers et jardins 17 ha, landes et incultes 204 ha (..). Moulin de la Gravelle, à eau. Le territoire de Grace a dû être primitivement couvert par la forêt de Lorge, ou pour mieux dire de l'Hermitage. Beaucoup de noms de lieux en font preuve. Il est fabriqué dans cette commune une grande quantité de toiles, et notamment de toiles à tamis. La route d'Uzel à Loudéac traverse la partie ouest de la commune ; elle court nord-nord-ouest à sud-sud-est. On parle le breton et le français. (..) Géologie : schiste talqueux[27]. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Grace possède une école de garçons ayant 49 élèves et une de filles en ayant 51, que son « territoire est accidenté, bien boisé et planté de pommiers ; il offre encore plus de 150 hectares de landes susceptibles d'être cultivées ou semées en arbres résineux » et que Grace, « autrefois appliquée presqu'exclusivement à la fabrication des toiles, fait aujourd'hui de l'agriculture sa principale industrie [activité]. Néanmoins quelques personnes s'y livrent encore spécialement à la confection de la batiste à tamis » et que « l'église est dédiée à la sainte Vierge, sous le vocable de Notre-Dame de Grace, et sa fête patronale a lieu le ; elle porte, au-dessus de l'une de ses fenêtres principales, la date de 1733. On y remarque trois autels ornés d'assez bonnes sculptures »[28].
Grace était une commune très conservatrice : après lzvoir été hostile à la Révolution française, « les gens de Grâce auraient décrit le chemin de fer comme le chemin du diable. Mais rien n’atteste cette rumeur. Des questions de terrain expliquent plus logiquement la difficulté du rail pour s’imposer ici » déclare Philippe Molac[25].
Grace vers la fin du XIXe siècle
modifierLe la foudre tomba sur le clocher de l'église, lequel avait déjà été déséquilibré par une tempête survenue en 1853[25].
Le XXe siècle
modifierLa Belle Époque
modifierL'inventaire des biens d'église à Grace-Uzel se déroula difficilement : il fallut, face aux manifestations, s'y reprendre à deux fois, enfoncer la porte de l'église la seconde fois et deux paroissiennes furent condamnées par le tribunal de Loudéac.

- Grace-Uzel ː église et place centrale du bourg au début du XXe siècle (carte postale).
- Le centre du bourg de Grace-Uzel au début du XXe siècle (carte postale).
- L'église paroissiale de Grace-Uzel au début du XXe siècle (carte postale).
- Grace-Uzel ː l'école communale au début du XXe siècle (carte postale). C'est désormais la mairie[29].
- Grace-Uzel ː une maison rue de la Gare au début du XXe siècle (carte postale)
La Première Guerre mondiale
modifierLe monument aux morts de Grace-Uzel porte les noms de 36 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 33 sont morts sur le sol français (dont Mahurin Sérandour, instituteur à Grâces-Uzel, mort lors de la catastrophe ferroviaire du à Bricquebec en rejoignant son régiment lors de la mobilisation ; Yves Beurel le à Vaubecourt (Meuse) et Jean Bourhy le à Maubeuge (Nord), tous deux tués à l'ennemi sont les premiers morts de la guerre ; Albert Bondy, mort de maladie à Angoulême, est le dernier, décédé le , donc après l'armistice) ; 3 sont morts de maladie à l'étranger (Gavriel Pého en 1916 et Pierre Le Hallay en 1918, tous deux alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne et Mathurin Le Guyadec en 1917 en Grèce)[30].
L'Entre-deux-guerres
modifierLe monument aux morts d'Uzel fut inauguré le : « Les habitants de la commune avaient répondu avec un ensemble touchant à l'appel de leur municipalité et du maire, M. Thomas, pour rivaliser de zèle et d'activité dans les pavoisements de leurs demeures et des rues. C'est en effet sous une voûte ininterrompue de drapeaux, de verdure et de fleurs qu'on gagne l'entrée du cimetière où se trouve le beau monument du souvenir » en présence de trois députés ; une messe fut célébrée et un grand banquet organisé [31].
La Seconde Guerre mondiale
modifierLe monument aux morts de Grace-Uzel porte les noms de 4 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : Victor Blanchard, mort de maladie le à Grace-Uzel ; Alphonse Le Floch, mort le à Leffincourt (Ardennes) lors de la Bataille de France ; Joseph Lostie, mort de maladie le alors qu'il était prisonnier de guerre au stalag 213VE ; Jean Le Bozec, résistant FFI, maquisard fusillé par les Allemands le à Escorpain (Eure-et-Loir)[30].
L'après Seconde Guerre mondiale
modifierUn soldat originaire de Grace-Uzel est mort pour la France durant la guerre d'Indochine : Marcel Bausson, tué à l'ennemi le au Tonkin[30].
Depuis 1982 la commune de Grace-Uzel est parvenue à faire cesser son déclin démographique, regagnant méme quelques dizaines d'habitants, passant de 365 habitants en 1982 à 423 habitants en 2023.
Politique et administration
modifierDécoupage territorial
modifierGrace-Uzel a fait partie de l'arrondissement de Loudéac entre 1801 et 1926, et de l'arrondissement de Saint-Brieuc depuis.
La commune a appartenu au canton d'Uzel entre 1801 et 2015, au canton de Mur-de-Bretagne entre 2015 et 2021, dénommé depuis 2021 canton de Guerlédan.
La commune a été membre de la communauté de communes du Pays d'Uzel-près-l'Oust, créée au . Possédant moins de 5 000 habitants, cette intercommunalité disparaît le et la commune intègre à cette date la Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac[32].
Administration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Grâce-Uzel, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[33]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 4] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[34].
Une seule liste, menée par François Hindré, maire sortant[35], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 65,29 %[36],[37]. François Hindré est réélu maire pour un deuxième mandat le [38],[Note 5].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[42].
En 2023, la commune comptait 423 habitants[Note 18], en évolution de −2,08 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
modifier- L'église paroissiale Notre-Dame (1733). On y trouve un ossuaire qui date du XVIIe siècle[45]. L'église dispose d'un riche patrimoine mobilier[46] : la statue de Notre-Dame de Grâces date de la fin du XVIIIe siècle, ; les retables, classés monuments historiques, ont été restaurés en 2020 (celui du centre est dédié à Notre-Dame du Bon Voyage, celui de gauche au Rosaire et celui de droite présente un tableau daté de 1801 qui « représente la bonne mort, entouré de la famille et du prêtre donnant les sacrements » selon l'historien Philippe Molac ; la voûte a été refaite vers 1851 et les vitraux de la fin du XIXe siècle)[25].
- Le calvaire (1830) est situé au sud de l'église. Il est orné d'un Christ en bronze et d'une croix en bois[47] ;
- La fontaine de dévotion près de l'église Notre-Dame (1788)[48] ;
- Des maisons anciennes dans le bourg (1646 et 1793) et la mairie (maison du XVIIIe siècle)[49] ;
- La ferme du Gué-Rochoux (ou Gué-Rocheux): elle date de 1767 et 1792)
- Le moulin à eau de la Gravelle ;
- La « Route du Lin » rassemble deux sites muséographiques situés dans des communes voisines : « La maison des Toiles » à Saint-Thélo et « l’Atelier-Musée du Tissage » à Uzel[50].
Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Côtes-d'Armor en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Hyacinthe Lapierre, né en 1756 à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine), décédé le à Grace [Grace-Uzel].
- ↑ François Jéglot, né le à Saint-Thélo, décédé le à Grace [Grace-Uzel].
- ↑ Jean François Marie Du Gourlay, né le à Grace, décédé le à Grace-Uzel
- ↑ Joseph Marie Gaubicher, né le à Grace, décédé le à Grace-Uzel.
- ↑ Jean Marie Nevot, né le à Grace, décédé le à Grace-Uzel.
- ↑ Joseph Marie Jegard, né le à Grace, décédé le à Grace-Uzel.
- ↑ Louis Boscher, né le à Saint-Thélo, décédé le à Saint-Brieuc.
- ↑ Pierre Le Baron, né le à Thuissime (Eure), décédé le à Grâce-Uzel.
- ↑ Victor Robin, né le à Le Brillet en Grace-Uzel, décédé le à Le Brillet en Grace-Uzel.
- ↑ Amateur du Gourlay, né le à Grâce-Uzel, décédé le à Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine).
- ↑ Isidore Thomas, né le à Paris, décédé.
- ↑ Alfred Caillebotte, né vers 1916, décédé en juillet 2019.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique de Grâce-Uzel » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
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- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
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- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Eglise paroissiale Notre-Dame (Grâce-Uzel) - POP », sur pop.culture.gouv.fr, (consulté le ) et « Eglise paroissiale Notre-Dame (Grâce-Uzel) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ « Le patrimoine mobilier de l'église paroissiale Notre-Dame (Grâce-Uzel), », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ « Les croix monumentales sur la commune de Grâce-Uzel », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ « Fontaine de dévotion Notre-Dame, la Fontaine (Grâce-Uzel) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ « Les maisons et fermes sur la commune de Grâce-Uzel », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ « La Route du Lin. Une Histoire, 2 musées », sur linchanvrebretagne.org, (consulté le ).
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Grâce-Uzel sur le site de l'Institut géographique national

