Loudéac

commune française du département des Côtes-d'Armor

Loudéac est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Loudéac
Loudéac
La mairie.
Blason de Loudéac
Blason
Image illustrative de l’article Loudéac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité CC Loudéac Communauté − Bretagne Centre
(siège)
Maire
Mandat
Bruno Le Bescaut
2026-2032
Code postal 22600
Code commune 22136
Démographie
Gentilé Loudéacien, Loudéacienne
Population
municipale
9 987 hab. (2023 en évolution de +4,35 % par rapport à 2017)
Densité 124 hab./km2
Population
unité urbaine
14 365 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 40″ nord, 2° 45′ 14″ ouest
Altitude Min. 73 m
Max. 245 m
Superficie 80,24 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Loudéac
(ville isolée)
Aire d'attraction Loudéac
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Loudéac
(bureau centralisateur)
Législatives 5e circonscription des Côtes-d'Armor
Localisation
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Loudéac
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Loudéac
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Loudéac
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Loudéac
Liens
Site web https://www.ville-loudeac.fr

Géographie

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Localisation

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Loudéac est située en Argoat, à vol d'oiseau à 20 km au nord-est de Pontivy, à 37,4 km au sud de Saint-Brieuc, à 58,1 km au nord de Vannes, à 80 km à l'ouest de Rennes et à 382,8 km à l'ouest-sud-ouest de Paris.

La commune a une superficie de 8 024 ha dont 1 096 ha de bois[Quand ?][1]. La vaste forêt de Loudéac (2 500 ha) s'étend en partie sur la partie nord de la commune.

Communes limitrophes

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Villages, hameaux, lieux-dits, écarts

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Beauval, Bas-Guingamp, la Bellière, le Bocage, Bodin, le Bois, Bois-de-Corno, Breil de Saint-Maurice, le Diffaut, Galand, la Grange, le Haut-Breil, l'Impiguet, Kerblanc, Kerdervé, Kerneleuc, Kersuguet, Lande-aux-Eaux, Menec, la Noë-Blanche, la Peyrouse, Quilliampe, le Rez Saint-Hovec, Saint-Maurice, le Tannouer, le Tiernez, Trahelleuc, Trémuson, Truguez, Ville-au-Fèvre, Villio, Ville-Morvan, Ville-Hervé, Ville-Donnio, Ville-ès-Prévelles, Saint-Bugan, Saint-Hovec.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Oust, le Larhon, le Frameux[2] et un autre petit cours d'eau[3],[Carte 1].

L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[4]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Oust sont données par la station hydrologique située sur la commune de Hémonstoir. Le débit moyen mensuel est de 3,21 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 45,4 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 51,7 m3/s, atteint le [5].

Le Larhon, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune de La Motte et se jette dans le canal de Nantes à Brest à Rohan, après avoir traversé cinq communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Loudéac[Note 2].

Transports et voies de communication

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Loudéac, 7e ville des Côtes-d'Armor en nombre d'habitants[Quand ?], occupe une position stratégique au cœur de la Bretagne et au croisement des grands axes routiers : axe centre breton (Nationale 164), axe Saint-Brieuc-Vannes (Départementale 700).

Elle se situe à :

La commune est desservie par les autocars TER Bretagne reliant Saint-Brieuc, Rennes, Pontivy, Lorient et Vannes. Certains services étaient auparavant assurés en train, mais la section Loudéac - Pontivy a fermé en 1988 et celle entre Saint-Brieuc et Loudéac, interrompue le pour permettre des travaux sur la RN 164, n'a toujours pas été remise en service.

Cadre géologique

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Carte géologique du Massif armoricain.

Loudéac est situé au cœur du domaine centre armoricain, unité géologique du Massif armoricain qui correspond à une structure allongée sensiblement orientée est-ouest, depuis la baie de Douarnenez jusqu'au bassin de Laval. S'opposant aux bas plateaux littoraux méridionaux et septentrionaux, ce bassin sédimentaire est principalement constitué de schistes briovériens[7] (sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion du segment occidental de la chaîne cadomienne, accumulés sur plus de 15 000 m d'épaisseur et métamorphisés), formant un socle pénéplané sur lequel repose en discordance, dans sa partie orientale, des formations paléozoïques sédimentaires[8].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 892 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 25 km à vol d'oiseau[15], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[18], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au , Loudéac est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Loudéac, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est la commune-centre[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain continu 0,3 % 25
Tissu urbain discontinu 4,6 % 374
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 5,3 % 438
Réseaux routiers et ferroviaires et espaces associés 0,6 % 52
Équipements sportifs et de loisirs 0,7 % 58
Terres arables hors périmètres d'irrigation 54,5 % 4464
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 10,5 % 858
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 10,1 % 830
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,4 % 117
Forêts de feuillus 1,2 % 98
Forêts de conifères 2,4 % 196
Forêts mélangées 8,3 % 682
Source : Corine Land Cover[24]

Toponymie

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Attestations anciennes

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Le nom de la localité est attesté sous les formes Locduiac en 1059[25], Locduiac en 1066-1082[26], Lodiac[ensis pagus] en 1145[27],[28], Lodeac en 1149[29], Lodoach en 1223[29], Lodoeac en 1239[26], Lodeac en 1241[29], Lodeac en 1248[29], Lodeiac parrochia en 1263[29], par. et burgus de Lodeiac en 1263[26], Lodoeac en 1264[30], Lodoiac en 1269[29], Loudeac en 1271[26], Lodoiac en 1280[29], Lodoyac en 1286[26], Lodeac en 1296[26], Lodehac en 1369[26], Lohedac en 1371[29], Loudeac en 1396[26], Lodeac en 1493[29], Lodeac en 1630[29], par. de Loudeac en 1739, en 1740 et en 1741[30].

La forme Loudeac est mentionnée à partir de 1271[30].

Etymologie

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Les toponymistes ne s'accordent pas sur l'origine du toponyme :

  • Joseph Loth propose une forme latine hypothétique *Lucoteiacum sans lui donner de signification particulière[31] ;
  • Albert Dauzat qui ne cite que la seconde forme Lodiacensis, voit en elle le type toponymique gallo-romain Laudiacum (le suffixe latin -ensis, parasite, sert dans les textes médiévaux à former des adjectifs dérivés des noms de villages ou de tribus), basé sur le nom d'homme latin Laudius suivi du suffixe -acum d'origine gauloise. Ils comparent à Lohéac (Ille-et-Vilaine) et Loué (Sarthe, de Loiaco au Xe siècle)[32] ;
  • Ernest Nègre se base sur la forme la plus ancienne pour suggérer un nom en Loc-, appellatif toponymique issu du breton loc « lieu saint, sanctuaire » (cf. lok). Il émet l'hypothèse d'un anthroponyme breton Tovoc pour expliquer le second élément -diciac ;
  • Hervé Abalain reprend l'hypothèse d'un nom de domaine gallo-romain, composé du nom de personne Lucotius, suivi du suffixe -acos[33] (qui est une autre manière de noter le suffixe -acum déjà évoqué précédemment).
  • Selon Jean-Yves Le Moing, une forme médiévale de Loudéac permet de rapprocher ce toponyme de Lohéac et de Lothéa. Loudéac est attesté sous la forme Locduiac en 1066, Lohéac sous la forme Lohoiac en 1089 et Lothéa sous la forme monasteriolum sancti Taiaci en 1029. Ces trois formes présentent un second élément comparable, correspondant à la suffixation en -acum. L’auteur envisage que ces toponymes puissent dériver d’un anthroponyme de type Taiac ou Tuiac. Toutefois, en raison des évolutions phonétiques croisées entre breton et gallo-roman, notamment en ce qui concerne la finale en -ac et l’amuïssement du -c final dans les prononciations traditionnelles (Loudia, Loia, Loté), cette hypothèse ne peut être démontrée avec certitude[34].

Ces interprétations contradictoires soulèvent des interrogations. Celle de Dauzat nécessite le rejet de la forme la plus ancienne, même si elle peut partiellement justifier phonétiquement la forme Loudéac. En effet, l'évolution phonétique romane a souvent été arrêtée en Haute-Bretagne, notamment à cause du passage transitoire à la langue bretonne, d'où le maintien du [d] intervocalique, alors qu'il se serait normalement complètement amuï en langue d'oïl. On constate le même phénomène pour la terminaison -ac, dont l'évolution aurait dû se faire en à l'ouest (éventuellement en -ey / -ay). On aurait donc affaire à un homonyme de Loué. D'ailleurs, s'il ne s'agit pas d'une forme refaite artificiellement, la forme bretonne Lozaog va dans ce sens : alors que le breton cessait d'être parlé à Loudéac, donc que le toponyme se figeait sous une forme archaïque en français, il a continué d'évoluer phonétiquement en breton, là où cet idiome était encore parlé. L'évolution de [d] en [z] est une caractéristique propre à cette langue.

Quant à l'explication d'Ernest Nègre, elle repose sur un anthroponyme breton qui semble à la fois éloigné de l'élément -diciac de la forme la plus ancienne et de l'élément -déac de la forme moderne. De plus, généralement, les noms de personnes en -oc ont d'abord évolué en -euc puis à partir de 1500-1600 en -ec (comme Saint-Caradec, encore bretonnant en 1806). Ce qui signifie qu'il postule une confusion de suffixe -oc remplacé par -ac.

Joseph Loth et Hervé Abalain proposent tous deux une forme primitive hypothétique *Lucoteiacum pour le premier et *Lucotiacos pour le second, ce qui revient au même, donc un « domaine de Lucotius ». Ce faisant, ils rejettent implicitement la forme du second élément -diciac comme une cacographie, le premier c ne pouvant pas s'être amuï en position intervocalique pour aboutir à -déac.

Selon Xavier Delamarre, le nom de personne Lucotios (= Lucotius) est gaulois, tout comme le suffixe, ce qui en fait un nom de lieu gaulois du type *Lucot-iācon « domaine de Lucotios » ou éventuellement « lieu à souris » (Lucot- « souris » cf. breton logod(enn), même sens)[35], qui explique aussi Ligugé (Locoteiaco au VIe siècle).

Ses habitants sont appelés les Loudéaciens et les Loudéaciennes.

Appellation en gallo

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En gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[36], une prononciation du nom de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954 sous la forme « Loudya »[37],[38]. Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme gallèse parlée est Loudia[26]. L'association Chubri restitue la prononciation locale [ludja], retranscrite sous la forme Loudia, suivant l'écriture MOGA élaborée en 2007[39].

Appellation en breton

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Le nom de la commune est attesté en breton sous la forme Loudieg. Le dictionnaire diachronique du breton Devri donne Loudieg comme entrée principale et en atteste l’usage depuis le début du XXe siècle[40]. Cette graphie est également celle préconisée par l’Office public de la langue bretonne : la base toponymique KerOfis de cet organisme recense 78 attestations de formes bretonnes du nom, dont la grande majorité sous la graphie Loudieg[30]. D'autres formes rares, généralement uniques, ont été relevées dans des écrits en breton : Loudeac, Loudeag, Loudeak, Loudéak entre 1789 et 1937, Lozag en vannetais en 1906 et en 1908, Laodeg, Laudeg, Leudeg, Loadeg, Laudâc entre 1919 et 1967, Lohaog en 1986[40]. Les attestations les plus récentes recensées dans la base KerOfis sont Loudieg. Cette source indique par ailleurs que certaines variantes (Lodoag, Lohaog,...) sont des formes hyperlocalistes, inusitées dans la vie publique[30].

Les prononciations dialectales « Ludwag » et « Loraog » ont été recueillies respectivement à Saint-Connec et à Noyal-Pontivy selon le dictionnaire Devri, d'après une source de 1978, et retranscrites sous les formes Loudoag et Loraog[40]. Selon Bernard Tanguy, la transcription de la forme bretonne parlée est Loudeag[26]. La prononciation [ludiɛg] a été relevée dans la région de Bégard (Trégor) auprès de trois locuteurs bretonnants de naissance[41]. La prononciation normalisée du nom breton Loudieg est [lu'djek][30] selon la base KerOfis.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 33,9 % des toponymes de la commune sont bretons[42].

Le portail géographie et cartographique Geobreizh.bzh donne les gentilés en breton : Loudiegiz au masculin (singulier : Loudiegad) et Loudiegadezed au féminin (singulier : Loudiegadez)[43].

Histoire

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Préhistoire

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Entre 1959 et 1967, quatre dépôts de haches à douille armoricaines datées de l'âge du bronze final sont découverts sur le territoire de la commune aux lieux-dits La Bellière (80 haches)[44], Saint-Bugan (environ 800 haches)[44], au Clos-Reland (13 haches)[45] et à Limpiquel (42 haches)[46].

Moyen Âge

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Jadis simple rendez-vous de chasse en forêt, c'est seulement vers le XIe siècle que la fondation de Loudéac est vraiment reconnue. Ville renommée pour ses foires et ses marchés au Moyen Âge, elle est longtemps aux mains des vicomtes de Rohan.[réf. nécessaire]

Époque moderne

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Lors des guerres de Religion, en 1591, la bataille des Trois Croix[47] voit la victoire du marquis Jean V de Coëtquen[48], partisan du roi de France, contre les ligueurs de Jean d'Avaugour qui tentent de prendre le château de Loudéac.

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont prospères grâce au commerce des « toiles de Bretagne » qui s'exportaient jusqu'en Amérique. À la campagne, la population s'adonne aux travaux agricoles l'été et à la fabrication des toiles l'hiver. Loudéac, pays de tisserands, connut alors son apogée. Le déclin s'amorce dès la révolution industrielle et dure près d'un siècle.

Révolution française

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La ville est le chef-lieu du district de Loudéac de 1790 à 1800.

Le XIXe siècle

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Le journal Gazette de Metz écrit le , reprenant un article du publié dans le Journal des débats que « quelques troubles, occasionnés par la cherté des grains, ont eu lieu dans les Côtes-du-Nord. À Loudéac plusieurs voitures de grains ont été pillées, et des arrestations ont été faites. Les mêmes scènes ont eu lieu à Uzel[49].

Jules Janin (1804-1874) relate dans son voyage en Bretagne paru en 1862 :

« Loudéac fut le berceau d’une industrie importante. En 1567, les artisans de la Flandre, chassés de leur patrie par la flamme et le meurtre, vinrent s’établir dans ces parages, apportant, digne récompense de l’hospitalité qui leur fut accordée, l’industrie des arts utiles et surtout l’art du tisserand. Cette industrie fille des Flandres heureuses, prospéra et s’étendit dans la Bretagne, étonnée d’une vie plus facilement gagnée. Les toiles de Loudéac furent recherchées dans la province entière. Quintin, Uzel, Le Quillio, La Motte, Moncontour, se hâtèrent d’imiter Loudéac, et bientôt les tisserands bretons rivalisèrent avec les meilleurs ouvriers de la Flandre sur tous les marchés de l'Europe. On exportait des toiles bretonnes dans les Indes, en Portugal, dans l’Espagne surtout. Aujourd'hui, l’Espagne est ruinée ; l’Angleterre, par ses machines qui font en un jour le travail d’une année, a envahi les marchés des deux mondes ; la mécanique, force aveugle et sans cœur, qui tue le travail des hommes, vapeur brûlante qui brise, a brisé dans la main désarmée des jeunes filles la quenouille, l’honneur et la fortune sainte du foyer domestique.

Ainsi la force a remplacé l’intelligent travail qui remplissait la chaumière du bien-être et de chansons. Pourtant les tisserands et les fileurs de Bretagne ne s’avouent pas encore vaincus. Ils restent fidèles à leurs vieux métiers, ils s’obstinent à filer cette ingrate quenouille. Or ce métier, qui était jadis une fortune, à peine s’il donne aujourd’hui le pain noir de chaque jour ! »

 Jules Janin, La Bretagne[50]

« Donc, dépêchons-nous pendant qu’il reste un morceau de la vieille terre avec quelques bonnes gens dessus. Je vais te raconter peut-être la dernière histoire du pays des grandes pierres et des chênes tordus qui respire le sel de la mer en mangeant du blé noir et en buvant des pommes »[51].

Le poste de sous-préfet de Loudéac est décrit le comme « un poste peu envié où l'on sollicite généralement une faveur de ne pas y être envoyé. La vie qu'on y mène est tellement monotone et triste »[52].

La ville a été desservie par la gare de Loudéac, ouverte en 1872 sur l'ancienne ligne de Saint-Brieuc à Pontivy, et l'un des points névralgiques des lignes de chemin de fer secondaire à voie métrique de Saint-Méen à Loudéac et de Carhaix à Loudéac, ouvertes en 1902/1904 et fermées en 1967. Elles constituaient une partie du défunt Réseau breton, avec une liaison qui allait de Carhaix à La Brohinière.

Le XXe siècle

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Les guerres du XXe siècle

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Le Monument aux morts de Loudéac porte les noms de 271 soldats morts pour la France[53] :

L'après Seconde Guerre mondiale

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Ancienne sous-préfecture des Côtes-du-Nord, Loudéac, « capitale » du Centre Bretagne, connaît un véritable renouveau économique à partir des années 1960 avec l'implantation, pendant les mandats municipaux du docteur Étienne, de grands groupes industriels comme Olida et Duquesne-Purina.

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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La ville a été de 1801 à 1926 le chef-lieu de l'arrondissement de Loudéac du département des Côtes-d'Armor (autrefois dénommé Côtes-du-Nord). Depuis cette date, elle fait partie de l'arrondissement de Saint-Brieuc.

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la troisième circonscription des Côtes-d'Armor.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Loudéac[54]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la ville est désormais le bureau centralisateur, a été profondément modifié.

Intercommunalité

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La commune était membre depuis 1990, du SIDERAL (Syndicat Intercommunal pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac). Celui-ci se transforme en 1994 en Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac (CIDERAL).

Le CIDERAL fusionne avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes Loudéac Communauté − Bretagne Centre, dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats

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Au premier tour des élections municipales de 2020 dans les Côtes-d'Armor, la liste LREM menée par le maire sortant, Bruno Le Bescaut[55]  élu après les municipales partielles de 2016  obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 361 voix (62,16 %, 24 conseillers municipaux élus dont 11 communautaires), devançant très nettement celle LR menée par Christophe Le Ho[56], qui obtient 1 437 voix (37,83 %, 5 conseillers municipaux élus dont 2 également communautaires).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 45,74 % des électeurs se sont abstenus[57].

Lors des élections municipales de 2026 dans les Côtes-d'Armor, la liste RE menée par le maire sortant Bruno Le Bescaut est la seule candidate[58] et obtient donc la totalité des suffrages exprimés, avec 2 387 voix. Elle est élue en totalité et 12 de ses membres sont également cconseillers communautaires.
Lors de ce scrutin, 55,15 % des électeurs se sont abstenus et 25,15 % des votants ont choisi un bulletin blanc ou nul[59].

Liste des maires

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Depuis 1944, huit maires se sont succédé à la tête de la commune.

Liste des maires depuis la Libération de la France[60]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1944 Joseph Chapron   Instituteur et directeur d'école, éditeur
septembre 1944 mai 1945 Henri Le Vézouët[61]   Vétérinaire
Ancien député des Côtes-du-Nord (1928 → 1936)
mai 1945 décembre 1955 Henri Cordier[62] RPF
puis CNI
Négociant, ancien contrôleur des contributions directes
Sénateur des Côtes-du-Nord (1948 → 1959)
Conseiller général de Loudéac (1949 → 1961)
Démissionnaire pour raison de santé[63]
décembre 1955[64] septembre 1979[65] Pierre Étienne[66],[Note 5] DVD Chirurgien hospitalier
Conseiller général de Loudéac (1967 → 1985)
Conseiller régional (1973 → 1976)
Démissionnaire
septembre 1979[67] mars 1989 Yves Ropers DVD Ancien directeur de la société Duquesne-Purina
mars 1989[68] mars 2001 Didier Chouat[69] PS Professeur de collège retraité
Député des Côtes-du-Nord puis d'Armor (3e circ.)
(1981 → 1993 et 1997 → 2002)
Conseiller général de Loudéac (1985 → 1992)
Vice-président du conseil général (1985 → 1992)
mars 2001 juillet 2016[Note 6].,[71] Gérard Huet[73],[74] Centre gauche
puis DVD
Professeur de lycée
Conseiller général de Loudéac (2004 → 2015)
Vice-président du CIDERAL (? → 2016)
Mandat écourté par la démission d'une partie du conseil municipal.
juillet 2016[75],[76] en cours
(au 23 juin 2026)
Bruno Le Bescaut DVG puis
LREM-RE (TdP)
Directeur de site industriel
Vice-président de la CC Loudéac Communauté −
Bretagne Centre
(2017 → )
Réélu pour le mandat 2026-2032 [77]


Distinctions et labels

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Loudéac est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs en 2018, au concours des villes et villages fleuris[78].

Jumelages

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Loudéac est jumelée depuis 1983 avec Büdingen (Hesse) en Allemagne.

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[79]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[80].

En 2023, la commune comptait 9 987 habitants[Note 7], en évolution de +4,35 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 5946 0965 8696 4816 7366 8656 5216 6166 229
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 0896 0816 0725 9935 9015 8935 8995 9135 759
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 7825 7465 7455 5605 4335 4265 5925 8765 788
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 9257 2129 1509 7299 8209 3719 6199 6199 661
2017 2022 2023 - - - - - -
9 5719 8759 987------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2006[81].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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La ville de Loudéac dispose de quatre groupes scolaires d'enseignement primaire, ainsi que de deux collèges, trois lycées d'enseignement général et technique et d'une Maison familiale rurale[Quand ?].

Les écoles primaires

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Le territoire Bretagne Centre offre des solutions de scolarisation des enfants en secteur public et en secteur privé. Ces écoles primaires proposent des sections maternelles et/ou des sections élémentaires (du CP au CM2).

  • Groupe scolaire du Centre (public)
  • Groupe scolaire Jacques Prévert (public)
  • Groupe scolaire Jules Verne (public)
  • Groupe scolaire Sainte-Anne (privé)

Tous ces groupes sont formés d'une école maternelle et d'une école élémentaire.

L'enseignement secondaire

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La ville de Loudéac accueille deux collèges et trois lycées répartis sur l'ensemble de la ville.

  • Collège les Livaudières (public)
  • Lycée Fulgence Bienvenüe (public)
  • Collège-lycée-BTS Saint-Joseph (privé)
  • Lycée Xavier Grall (privé)

l'enseignement supérieur

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  • Le lycée Fulgence Bienvenüe propose 4 BTS :
    • Comptabilité et Gestion.
    • Maintenance des systèmes de production.
    • Maintenance des systèmes éoliens.
    • Maintenance des véhicules option motocycles.
  • Le collège-lycée-BTS Saint-Joseph propose un BTS commerce internationale.
  • Maison familiale rurale - MFR (privé)

L'hôpital de Loudéac appartient au Centre Hospitalier du Centre Bretagne (Loudéac, Plemet, Pontivy). Un hôpital unique, regroupant celui de Loudéac et de Pontivy, s'est ouvert en sur le site de Kério en Noyal-Pontivy (axe Triskell). Enfin, une Maison libérale de la santé et une Maison de garde assurent une médecine de proximité, regroupant médecins généraux et spécialistes.

Culture

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  • Palais des Congrès et de la Culture (750 places)
  • Médiathèque
  • Cinéma - Quai des Images (2 salles) (cinéma classé Art-et-Essai)
  • Bagad de Loudéac - École de Musique Bretonne affiliée à la Bodadeg Ar Sonerion
  • École de musique – Moulin à sons
  • Ludothèque
  • CyberCommune (cours et consultation gratuits)
  • Université du Temps libre (conférences et activités multiples)
  • Poste Musée Loudéac

Manifestations culturelles et festivités

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Depuis 1880, les courses de chevaux se déroulent à l’hippodrome de Calouët, aux alentours de Pâques.

La Passion de Loudéac retrace la vie du Christ, au travers d’un spectacle qui rassemble chaque année, depuis 1914, jusqu’à 2 500 spectateurs.

  • Février : Salon de l’habitat
  • Mars : Passion de Loudéac (avant Pâques)
  • Avril : Courses hippiques (Pâques)
  • Mai : Salon du Livre
  • Juin : Fête de la musique
  • Juillet / août : Mercredis de Loudia – musique traditionnelle
  • Août : Fête du cheval
  • Septembre : Forum des associations
  • Octobre : Fest'in breizh (festival)
  • Décembre : Marché de Noël

Économie

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Mairie.
  • Agroalimentaire.
    • Charcuterie/salaison "Argoat Le Hir" (ex-Olida).
    • Abattoir/découpe porc "Loudeac Viandes" .
    • Pâtisserie Ker Cadélac.
    • Laiterie/fromage Entremont Alliance (Groupe Sodiaal) . En 2023 l'usine de Loudéac, à laquelle est associée une autre usine située à Glomel pour la découpe et le conditionnement, à une capacité de production de 18 000 tonnes de fromage à raclette (environ 30 % de la production française), soit 7 500 meules de 8 kg produites chaque jour, grâce à 500 000 litres de lait collecté chaque jour dans les fermes situées dans un rayon de 60 kilomètres ; l'usine emploie en 2023 372 salariés dont une centaine de saisonniers[82].
    • "BioDéac" , unité de méthanisation utilisant les déchets des précédents pour alimenter la ville en biométhane à partir de 2019[83].
  • Ébénisterie d'art - Meubles des Ateliers Allot Frères.
  • Transports frigorifiques ou spécialisés.
  • Constructions métalliques ou de loisirs.
  • Santé et nutrition animale.
  • Surgélation de légumes et entrepôts frigorifiques.
  • Une zone d'activité commerciale (Ker d'Hervé).
  • 7 300 emplois dont 89 % d'emplois salariés.[Quand ?]
  • 440 entreprises industrielles, artisanales, commerciales ou de services implantées[Quand ?].
  • Taux de chômage d'environ 7 %[Quand ?].

Un marché se tient tous les samedis matin en centre-ville.

Culture locale et patrimoine

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Le nom de la commune est utilisé pour désigner une danse bretonne, le rond de Loudéac. Cette danse vient d'une région assez large autour du pays de Loudéac.

Langues

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Panneau bilingue en français et en gallo.

Loudéac est situé en Haute-Bretagne, à l'est de la frontière linguistique historique qui séparait les régions où l'on parlait le breton (à l'ouest) de celles où l'on parlait le gallo (à l'est)[36].

Le gallo est enseigné dans le collège public et les lycées de Loudéac.

Le breton a été parlé dans la commune jusqu'au XVe siècle. La commune possède quelques micro-toponymes d'origine bretonne : Boquého, Kerblanc, Kerloïc, Kermelin, Kersuguet, Le Resto, Trémuzon, Trohelleuc.


Lieux et monuments

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L'église Saint-Nicolas.

Patrimoine civil

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  • La gare de Loudéac abrite aujourd'hui le dépôt de l'association des Chemins de fer du Centre-Bretagne (CFCB), qui fait revivre la ligne Saint-Brieuc - Loudéac en organisant des circulations ferroviaires touristiques avec du matériel historique préservé et restauré (autorails).
  • Site Aquarev et Camping.
  • Maison du Bel-Orient.
  • Maison du Général Gautier (1798), située 31, rue de Cadelac.
  • Maisons de la rue Pontivy et la maison de 1782, située 33, rue Notre-Dame.
  • L'ancienne auberge du Cheval Blanc (1640-1650), située place de l’Église. Cet édifice a servi de corps de garde sous la Révolution.
  • Forêt de Loudéac, 2 500 hectares.
  • Hôtel de ville, 1903.
  • Hôpital (1775), ancien hospice érigé par François Le Baron, seigneur des Hayes.
  • Ancien Tribunal d’instance, 1845.
  • Trois croix du XXe siècle qui commémorent la bataille de 1591 (les partisans du roi de France contre les ligueurs)
  • Château de la Ville-Audrain (XVIe siècle). Propriété de Tristan de Kerguezengor en 1480 et de Jacques de Kerguezengor en 1514.
  • Manoir de Ténoquevel (XVIIe siècle)[84].
  • Manoir du Plessis ou Plessis-Boudet (XVIIIe siècle). En 1370, le domaine du Plessis-Boudet, situé en bordure ouest de la forêt de Loudéac, appartient au vicomte Jean Ier de Rohan et dépend de la juridiction de La Chèze. 1861 par l'achat de six fermes proches du Plessis[pas clair], puis cédé par héritage à la famille Renoux en 1957.
  • Fermes de Launay-Grésillon, 1622, propriété de Jean du Pont en 1442 et de la famille Deserts en 1536, Saint-Maurice (1752), Saint-Hovec (1780), Launay-Grésillon (1751), la Ville-Hervé (1777), Guerrieux (1772).
  • Fontaine Saint-Guillaume (XVIIIe et XIXe siècles).
  • 9 moulins dont les moulins à eau : de Beauval, du Grésillon, Launay-Belgaut, de Bodin, de Trémuzon, de Launay-Cadelac, de la Ville-Audrain, de Nezy, Forge de Vaublanc.

Sites archéologiques

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  • Motte de Cojean.
  • Enceinte fortifiée de Cadelac (camp romain).
  • Camp de Calouët.
  • Souterrain de la Ville-Bougault (âge de fer).
  • Dépôts de haches à douille de l'âge du bronze (à la Bellière, à Saint-Bugan, au Clos-Roland et à Limpiguet).

Patrimoine religieux

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  • Église Saint-Nicolas, 1746.
  • Chapelle Notre-Dame des Vertus, 1878.
  • Chapelle de l’Hôpital, 1785.
  • Chapelle Saint-Maurice, 1779, vitrail par Plénel d'après un dessin de Victor Boner (1871-1951).
  • Chapelle Saint-Guillaume, 1722.
  • Chapelle du Menec.
  • Chapelle des Parpareux.
  • Chapelle de Saint-Cado, 1930.
  • Croix et Calvaires.

Personnalités liées à la commune

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Trois résistants nés à Loudéac et membres du maquis Tito, Raymond Pedrono[85], Marcel Le Hellaye[86], Louis Winter[87], sont morts tous les trois en déportation[88].

Héraldique

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Blason Blasonnement :
D'azur à trois fusées d'argent; au chef cousu de gueules chargé de trois macles d'or.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:07 TU à partir des 498 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1978 au 01/06/2024.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Pierre Étienne, maire de Loudéac (1967-1979), conseiller général (1959-1977), conseiller régional (1973-1976), a été à l'initiative de l'essor de l'agroalimentaire à Loudéac avec l'implantation d'Olida. Son buste se trouve à l'entrée du parc d'activités de la zone sud.
  6. À la suite de dissensions au sein du conseil municipal, plusieurs maires-adjoints et conseillers municipaux de la majorité ont démissionné en 2016, entraînant l'organisation d'une nouvelle élection municipale en [70] à laquelle il ne se représente pas et soutient son ex-premier maire-adjoint, Christophe Le Ho[71]. Le second tour du voit le succès, à 11 voix près, de la liste de gauche conduite par Bruno Le Bescaut[72]
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Loudéac » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).

Références

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  1. « Loudéac », sur le site France, le trésor des régions (consulté le ).
  2. Sandre, « le Frameux ».
  3. « Fiche communale de Loudéac », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  4. Sandre, « L'Oust ».
  5. « Station hydrométrique « L'Oust à Hémonstoir» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
  6. Sandre, « Le Larhon ».
  7. « Des schistes argileux gris-verdâtre ou gris-bleuâtre alternent indéfiniment avec des grès micacés et feldspathiques. Localement, la succession de lits schisteux et gréseux est si régulière que la pierre prend un aspect zébré… En règle générale, ces matériaux sont inaptes à livrer des pierres de taille (avec toutefois quelques exceptions comme à Bodion en Pluméliau,…) ou même de bons moellons (comme à l’église de Saint-Gérand) ; ils fournissent essentiellement des moellons assez médiocres, souvent plats, dont le façonnement difficile est souligné quelquefois par les innombrables marques des outils employés aux tentatives d’équarrissage. Dans le bâti, lesdites roches se font remarquer par leur hétérométrie généralisée, leur appareillage irrégulier et fréquemment leur usure prononcée, allant jusqu’à une érosion en creux ou, tout au moins, un net émoussé ». Cf Louis Chauris, « Impacts de l'environnement géologique sur les constructions dans la région de Pontivy au cours de l'histoire », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 88, , p. 6-7.
  8. Yann Brekilien (dir.), La Bretagne, Éditions d'Organisation, , p. 35-39.
  9. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  10. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  11. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
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  77. Réélu pour le mandat 2026-2032 : Alexandre Tréhorel, « Municipales 2026. « Un mandat commence » : Bruno Le Bescaut réélu et les adjoints désignés à Loudéac », Ouest-France, (lire en ligne Accès limité, consulté le ) « Dimanche 22 mars 2026, la nouvelle équipe municipale a pris ses quartiers à la mairie de Loudéac (Côtes-d’Armor). Lors du conseil municipal d’installation, Bruno Le Bescaut a été réélu maire. Rodolphe Le Breton succède à Valérie Videlo-Ruffault au poste de premier adjoint. ».
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  87. Louis Winter, né le à Loudéac, mécanicien, déporté à Dachau où il meurt le .
  88. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Loudeac/Loudeac%20Monument%20Resistance%20et%20Guerre/2.html
  89. Michel Debary, « André Oheix, érudit et historien de la Bretagne », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, no 80, , p. 451-458 (lire en ligne).