Guerre des gangs en Haïti
Depuis 2020, la capitale d'Haïti, Port-au-Prince, est le théâtre d'une guerre de gangs[2],[3],[4],[1] entre deux groupes criminels majeurs et leurs alliés : les Forces révolutionnaires de la famille du G9 et leurs alliés (FRG9 ou G9) et le G-Pep[3]. Le pouvoir haïtien et les forces de sécurité haïtiennes ont du mal à maintenir leur contrôle sur Port-au-Prince au milieu de ce conflit[4]. Les gangs contrôlent apparemment jusqu'à 90 % de la ville en 2023[5].
| Date |
Depuis le (6 ans, 4 mois et 23 jours) |
|---|---|
| Lieu |
Principalement Port-au-Prince, |
Gangs criminels
|
Manifestants, groupes d'autodéfense et autres factions armées |
| Jimmy Chérizier Ti Greg † Gabriel Jean-Pierre Vitel'Homme Innocent |
Guy Philippe Jeantel Joseph |
1,3 million déplacés internes (juin, 2025)
En réponse à l'escalade des combats entre gangs, un mouvement d'autodéfense armé, connu sous le nom de bwa kale (du français bois calé), a également émergé dans le but de lutter contre les gangs[4],[6].
Contexte
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Depuis les années 1950, des groupes armés non étatiques sont solidement implantés en Haïti. Ce processus commence avec la création des milices paramilitaires, les Tontons Macoutes par le dictateur haïtien François Duvalier, utilisés pour réprimer violemment les dissidents[7],[1]. Après la fin de la dictature avec la destitution de Jean-Claude Duvalier du pouvoir en 1986, la violence non étatique s'est poursuivie. Les Tontons Macoutes sont dissous, mais ils n’ont jamais été désarmés et se sont donc réorganisés en milices d’extrême-droite. Les acteurs politiques haïtiens ont continué à recourir à des groupes armés pour défendre leurs intérêts, manipuler les élections et réprimer les troubles publics.

En 1994, le président Jean-Bertrand Aristide interdit les groupes armés pro-Duvalier et dissout l’armée haïtienne, mais cela n’a pas résolu le problème car, là encore, il n’y a pas eu de désarmement. Ainsi, d’anciens militaires et d’anciens miliciens sont venus encore grossir les rangs des factions militantes officieuses. De 1994 à 2004, une insurrection anti-Aristide a lieu à Port-au-Prince, alors que d'anciens soldats attaquaient le gouvernement[7]. En réponse au chaos, des jeunes créent des groupes d'autodéfense, appelés les chimères[1], qui ont été soutenus par la police et le gouvernement pour consolider leur position. Bénéficiant de facto du soutien de l'État et du parti Fanmi Lavalas d'Aristide, les gangs de jeunes ont pris le contrôle de communes entières et sont devenus de plus en plus indépendants d'esprit[8]. Le diplomate américain Daniel Lewis Foote (en) soutient qu'« Aristide a créé [les gangs] exprès au début des années 1980, comme voix, comme moyen d'obtenir un certain pouvoir, […] et ils se sont transformés au fil des ans »[9].
Après le séisme de 2010 en Haïti, des gangs plus jeunes et plus impitoyables ont surmonté la domination de gangs plus âgés et plus politiquement alignés. Les groupes armés de jeunes sont devenus de plus en plus puissants[10]. Le tremblement de terre a également entraîné une évasion massive de criminels des prisons en Haïti[9]. La MINUSTAH, une opération de maintien de la paix des Nations unies en Haïti lancée après la fin du coup d'État de 2004, n'a pas réussi à contenir les troubles et a commis ses propres abus[9]. Depuis la fin de la MINUSTAH en , il y a eu une augmentation de la violence liée aux gangs, ainsi qu'une augmentation de la violence contre les civils, l'acte le plus notable de violence liée aux gangs étant le massacre de Port-au-Prince en 2018, au cours duquel 71 civils ont été tués[11],[12].
De 2017 à 2021, les dirigeants politiques d'Haïti se sont retrouvés plongés dans une crise, le Parlement haïtien est entré dans une impasse, l'administration publique a progressivement cessé de fonctionner faute de financement et le système judiciaire s'est effectivement effondré[13]. Les élections prévues ont été reportées à plusieurs reprises. L'économie d'Haïti a souffert des catastrophes naturelles répétées et des troubles croissants, qui ont encore contribué à la crise[11]. La journaliste de Vox, Ellen Ioanes, a résumé que « Haïti a fait face à des crises graves et aggravantes, notamment un tremblement de terre dévastateur de 2010, des inondations, des épidémies de choléra, des ouragans et des dirigeants corrompus, dictatoriaux et incompétents »[9]. Les gangs sont intervenus dans le vide du pouvoir, s'emparant du pouvoir politique grâce à des politiciens coopératifs et du contrôle économique grâce au racket de protection, aux enlèvements et aux meurtres[13].
Déroulement
modifierAttaque de mai 2020
modifierCréation du gang G9
modifierLe G9 est une famille constitué de 9 gangs à l'origine étant passé à 12 de nos jours. Le gang fondateur, le Delma 95, est né de la relation entre le président Jovenel Moïse de l'époque et l'officier Jimmy Chérizier (surnommé "Barbecue"). Ce dernier étant connu pour ces massacres extrajudiciaires, il se fit renvoyer de la police mais continua malgré tout de recevoir de l'argent, des armes, des uniformes de police et des véhicules gouvernementaux sous l'administration de Moïse. Comme de nombreux politiciens utilisant les gangs pour réprimander la population, Jovenel Moïse fit de même avec le Delma 95 en réponse aux manifestations de masse faisant écho à la grave crise économique du pays, la corruption endémique, les pénuries d'essence et la montée de la violence qui l'ont rendu largement impopulaire[14]. Ainsi lorsque Barbecue forme son alliance nommée G9, le but semble être de soutenir le dirigeant actuel. Or le survient l'assassinat du président Moïse par une escouade militaire entrainée[15]. Les responsables de cette attaque sont encore inconnus mais malgré cela Chérizier appelle a une révolution contre les élites politiques et économiques. Lors de l'enterrement de Jovenel Moïse il a annoncé vouloir se venger personnellement de la mort de l'ancien chef d'état, il aurait dit : "La vengeance est un plat qui se mange froid. Nous ne sommes pas pressés. Cette bataille sera longue. Nous allons faire la révolution[16]."
Cependant la perte de son principal soutien politique n'a pas semblé désavantager l'alliance. Cela lui permit au contraire, grâce à l'instabilité qui a suivi l'assassinat de Moïse, d'étendre sa zone d'influence et de prendre le contrôle d'infrastructures clés comme le Terminal Varreux (le plus grand d'Haïti[17]).
Escalade de 2023-2025
modifierEffondrement de l'autorité étatique et crise politique
modifierLe , la résolution 2699 du Conseil de sécurité des Nations unies est approuvée et une « mission multinationale de soutien à la sécurité », dirigée par le Kenya en Haïti[18], est autorisée. En , la violence des gangs s'est propagée à Port-au-Prince dans le but de provoquer la démission du Premier ministre Ariel Henry, entraînant la prise d'assaut de deux prisons et la libération de milliers de prisonniers. Ces attaques et les attaques ultérieures contre diverses institutions gouvernementales ont conduit le gouvernement haïtien à déclarer l'état d'urgence et à imposer un couvre-feu.
En , après un voyage officiel au Kenya, Ariel Henry est bloqué à Porto Rico, à la suite de menaces des gangs qui annulent les vols à Haïti et de nombreux pays lui demandant de démissionner[19],[20]. Il tente ainsi sans succès de rentrer via les États-Unis, la République dominicaine puis la Jamaïque[21]. En parallèle, le Palais national et différents bâtiments étatiques ont été attaqués par des gangs, attaques repoussées par les forces armées[22]. Les infrastructures portuaires et aéroportuaires ainsi que les écoles, les hôpitaux et les institutions publiques sont fermées[22]. Le , l'armée américaine évacue par avion le personnel non essentiel de l'ambassade américaine à Port-au-Prince, en Haïti, dans un contexte d'escalade de la violence dans le pays[23].
Alors qu'il a exclu dans un premier temps de quitter le pouvoir, et que l'opposant Moïse Jean-Charles propose la mise en place d'un Conseil présidentiel après l'appui d'autres partis[24],[25], il démissionne le [26]. La décision a été prise lors d'une réunion de la Communauté caribéenne au cours de laquelle les signataires de l'accord de Montana, En avant, le Collectif des signataires de la déclaration du , ont soumis des propositions en vue d'organiser une transition. Les États-Unis ont proposé le remplacement d'Ariel Henry par un Conseil présidentiel, c'est ainsi qu'a été créé le Conseil présidentiel de transition (CPT)[27].
Ce conseil était composé de neuf membres (dont deux observateurs) et se caractérisait par une structure de gouvernance collégiale ainsi que par la présence d'un nouveau chef de gouvernement (Premier ministre par intérim) agissant sous la supervision du conseil. Chaque membre du conseil a été désigné soit par l'un des principaux partis politiques d'Haïti, soit par le groupe Montana, soit par le secteur privé[28].

La composition initiale du CPT a été annoncée le , six des sept sièges ayant alors été pourvus. Le 20 mars, deux modifications ont été apportées à la composition du conseil : Emmanuel Vertilaire a été choisi pour représenter le parti Pitit Desalin (en) (formation initialement rejetée par Jean-Charles Moïse), et Dominique Dupuy a été sélectionnée pour remplacer le candidat initial de la coalition RED–EDE–Compromis historique. Dupuy, alors ambassadrice et déléguée permanente d'Haïti auprès de l'UNESCO, aurait été la seule femme siégeant au conseil ainsi que sa plus jeune membre. Toutefois, son mandat au sein du conseil proposé fut de courte durée, elle a démissionné après seulement quatre jours, le 24 mars, invoquant des attaques politiques, des propos sexistes et des menaces contre sa vie[29].
Le 12 avril, le gouvernement a publié un décret dans Le Moniteur créant officiellement le Conseil présidentiel de transition et en précisant le mandat. Le 25 avril, les premiers membres du conseil ont prêté serment. Le 28 mai, le CPT a tenu une réunion pour choisir le prochain Premier ministre, Garry Conille, qui avait brièvement occupé ce poste sous l'administration de Michel Martelly.
Difficultés du déploiement international
modifierLe , le Kenya décide de suspendre l'envoi de policiers en Haïti, dans le cadre d'une mission internationale soutenue par l'ONU. Le Kenya attend l'installation d'une nouvelle autorité constitutionnelle en Haïti avant de prendre d'autres décisions[30]. Le , les États-Unis évacuent leurs citoyens par hélicoptère alors que les combats s'étendent[31]. Le , l'éminent chef de gang haïtien Ti Greg, qui s'est évadé de prison au début du mois de mars, est abattu par la police[32]. Le , d'après l’ONU, « la corruption, l’impunité et la mauvaise gouvernance, aggravées par les niveaux croissants de violence des gangs, ont érodé l’État de droit et conduit les institutions de l’État au bord de l’effondrement »[33]. Le , Jimmy Chérizier alias « Barbecue », à la tête d'une coalition de groupes armés et gangs en Haïti, se dit prêt à un dialogue[34].
En , 33 000 nouveaux déplacés fuient Port-au-Prince, qui s'ajoutent à 110 000 déplacés ayant fui la capitale les mois précédents. Près de la moitié de la population du pays est en insécurité alimentaire[35]. Quelques semaines après, ce chiffre monte à 50 000 déplacés[36].
En , d'après l'ONU, l'impact des sanctions contre plusieurs chefs de gangs en Haïti est « extrêmement limité ». C'est la conclusion à laquelle est arrivé un rapport d'experts de l'ONU[37]. Un accord politique est signé le pour permettre l'entrée en fonction du Conseil présidentiel et prévoit une transition de 22 mois jusqu'au [38]. Le , Ariel Henry démissionne officiellement de son poste de Premier ministre d'Haïti dans une lettre publiée et signée à Los Angeles. Le Conseil présidentiel de transition prête serment le lendemain[39].
Le , un parti d'opposition au Kenya dépose un recours, devant un tribunal de Nairobi, pour annuler le déploiement de policiers kényans en Haïti[40]. Le , après plusieurs mois de discussions, un premier contingent de 400 policiers kényans arrive finalement à Port-au-Prince[41], auxquels s’ajoutent une vingtaine d’agents venus de Jamaïque et du Belize[42].
Le , la fille et le gendre de l'homme politique américain Ben Baker (en), venus dans le pays en tant que missionnaires, sont abattus avec une troisième personne dans les rues de Port-au-Prince[43].
Le avant l'aube, un massacre de plus de 115 personnes[44] est perpétré par le gang « Gran Grif » (Grande Griffe) à Pont-Sondé dans le département de l'Artibonite. Plus de 3 661 personnes sont mortes liées à ce conflit en 2024 et 700 000 déplacées[45].
Entre les et , dans le bidonville de Cité Soleil, au moins 207 personnes dont une majorité âgée sont tuées[46], après avoir été accusées par un chef de gang d'avoir pratiqué le vaudou haïtien contre son enfant[47],[48].
Le , Kendy, alias « Jeff Mafia », homme de droit du chef de gang "Barbecue", est abattu, lors d'affrontement avec la police, à Port-au-Prince[49]. Trois mois après son déploiement, la force multinationale, confrontée à des manques d’équipement, de logistique et de fonds, n'a montré aucun résultat en matière d'amélioration sécuritaire, selon des journalistes locaux, tandis que le président kényan William Ruto affirme à la tribune de l'ONU que le déploiement des forces kenyanes sera terminé d’ici à [42].
Le , un contingent de soldats de la paix du Guatemala et du Salvador arrive à Port-au-Prince, en Haïti, pour renforcer une mission de sécurité multinationale soutenue par les Nations unies visant à rétablir l'ordre à Port-au-Prince dans un contexte d'augmentation de la violence des gangs[50]. Le , un policier kenyan déployé en Haïti dans le cadre de la Mission multinationale de soutien à la sécurité est tué, dans une embuscade présumée d'un gang[51].
Aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire
modifierFormée en et réactivée en , coalition de gangs Viv Ansanm (Vivre ensemble), formée autour de l'alliance des factions G9 et G-Pèp sous l'impulsion de Jimmy Chérizier, s'est imposée comme l'un des principaux acteurs de la déstabilisation du pays en menant des attaques coordonnées contre des institutions étatiques, des infrastructures critiques et des quartiers stratégiques de Port-au-Prince. Ses actions ont contribué à l'effondrement de l'autorité publique et à la démission du Premier ministre Ariel Henry. La coalition est impliquée dans de nombreux massacres, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et à Kenscoff, provoquant des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés. Elle recourt également à l'enrôlement de mineurs, y compris dans des fonctions combattantes ou de renseignement. Entre février et , Viv Ansanm a systématiquement détruit ou pillé des bâtiments publics, des établissements de santé, des universités, des écoles, des bibliothèques et des infrastructures humanitaires. Les attaques contre les ports, les routes, les hôpitaux et les convois d'aide ont aggravé une crise humanitaire déjà sévère en entravant l'accès aux soins, aux biens essentiels et à l'assistance internationale[52].
Le , le sous-secrétaire de l'ONU chargé des Amériques, Miroslav Jenca, s'alarme et déclare devant le Conseil de sécurité : « Nous avons continué à voir une nette érosion de l'autorité de l'État et de l'état de droit. La violence brutale des gangs touche tous les aspects de la vie publique et privée[53]. » Le même jour, la directrice de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Ghada Waly, déclare que « Les groupes criminels armés ont pris le quasi-contrôle de la capitale, avec environ 90 % de Port-au-Prince sous leur emprise[53]. »
Le , le Conseil de sécurité — la Russie, la Chine et le Pakistan s’abstenant — décide, sur proposition du Panama et des États-Unis, de la formation d’une Force de répression des gangs (FRG), remplaçant la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), pouvant disposer de 5 500 hommes (policiers et militaires) avec pour mission, dans le cadre du chapitre VII de la charte des Nations unies, de « mener des opérations ciblées contre les gangs, sécuriser les infrastructures vitales, épauler la police et l’armée haïtiennes, et préparer la tenue d’élections libres en Haïti ». Un Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (BANUH) est également créé afin de fournir « vivres, carburant, infrastructures, moyens aériens et maritimes, ainsi qu’un mécanisme de remboursement des équipements »[54],[55]. Cette résolution est prise alors que 90 % de Port-au-Prince est contrôlée par les gangs, que 16 000 Haïtiens ont été tués depuis et que 1,3 million de personnes ont été déplacées et nécessitent une aide alimentaire évaluée par le Programme alimentaire mondial à 139 millions de dollars d’ici un an[56]. La nouvelle mission doit être déployée dans les six mois alors que le mandat de la MMAS se termine le [57].
En , les premiers effectifs de la Force de répression des gangs (FRG) arrivent à Haïti[58].
Environ 40 personnes sont tuées, dans la nuit de dimanche 23 à lundi 24 août, par des membres de gangs à Kenscoff[59].
Principaux gangs
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- Delmas 6
- Baz Pilate
- Nan Ti Bwa
- Simon Pelé
- Pierre VI
- Baz Krache Dife
- Baz Nan Chabon, Waf Jérémie
- Belekou gang
- Nan Boston
G-Pep :
- 400 Mawozo
- Bel Air
Gang n'ayant aucune alliance :
- Grand Ravine
- 5 Second
- Baz Galil
- Titanyen gang
- Base 5 Secondes
- Canaan gang
- Village de Dieu
Pertes
modifierMi-2022, environ 1 100 personnes ont été tuées dans la guerre des gangs[60],[61]. Fin 2023, les Nations unies estiment que 2 439 personnes supplémentaires ont été tuées entre et [62]. On compte 314 000 déplacés internes[63].
Depuis le début de l'année 2024, plus de 5 350 personnes ont été tuées et plus de 2 155 autres blessées selon un rapport de l’ONU paru le [46]. Chiffre qui est finalement monté à 5 601 morts sur l'ensemble de l'année 2024, pour près d'un million de déplacés[64].
Entre janvier et , l'ONU estime que 2 680 personnes ont été tuées dans les violences[65]. Jusqu'en , selon l'OIM, environ 1,3 million de personnes avaient été forcées de fuir la violence des gangs en Haïti pour trouver refuge dans d'autres régions du pays[66].
En , l'ONU estime à 5 500 morts sur les 10 derniers mois liée à la criminalité à Haïti ou à la lutte contre cette criminalité par les autorités, avec près de 3 500 morts pour ce seul motif et de près de 600 morts lié à l'autodéfense de la population, alors que les morts violentes liées aux gangs s'élèvent à environ 1 400 morts[67].
Voir aussi
modifierNotes et références
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Liens externes
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