Guglielmo Castelli
Guglielmo Castelli, né en 1987 à Turin, est un peintre italien. Formé à la scénographie théâtrale, il pratique une peinture figurative nourrie de littérature, dont les figures évoluent dans des espaces conçus comme des scènes de théâtre. Il travaille aussi le dessin, le collage sur tissu et la sculpture.
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité |
Italienne |
| Activité | |
| Formation | |
| Distinction |
Prix Ettore e Ines Fico (2019) Prix Casarini Due Torri (2019) |
I Believe in The Nights (2021) Sempre aperto teatro (2023) Ressasser (2025) |
Après des débuts en Italie et des résidences à Berlin et à Los Angeles, il expose dans des galeries et des institutions en Europe, aux États-Unis et au Brésil. Il participe en 2025 à l’exposition Copistes au Centre Pompidou-Metz, et la Kunsthalle de Vienne lui consacre en 2026 sa première exposition personnelle en Autriche. Il vit et travaille à Turin.
Biographie
modifierFormation et débuts
modifierGuglielmo Castelli naît en 1987 à Turin, où il vit et travaille[1],[2]. Il étudie la scénographie théâtrale à l’Accademia Albertina de Turin[3],[4]. Dans un entretien publié par Numéro, il indique que cette formation lui a permis d’aborder aussi la conception de costumes ; selon le magazine, il a commencé par réaliser des décors de théâtre et des costumes[4]. Il commence à illustrer des livres pour enfants à quinze ans, puis réalise des illustrations de mode pour Vogue Italia[5],[3]. Il situe sa première rencontre avec l’art au même âge, devant la reproduction d’une œuvre de Carol Rama[4].
Le curriculum de la galerie Francesca Antonini mentionne des expositions personnelles à Gênes en 2010 et à Rome en 2011, à la galerie Il Segno[1]. En 2014, il est en résidence au MACRO, le musée d’art contemporain de Rome. À la fin de cette résidence, il abandonne l’acrylique pour la peinture à l’huile[1],[3],[n 1]. En 2016, le magazine Forbes l’inclut dans sa liste « 30 Under 30 » des arts visuels en Europe[1],[3].
Berlin et premières expositions institutionnelles (2015-2020)
modifierIl effectue deux résidences à Berlin, à GLOGAUAIR en 2015 puis au Künstlerhaus Bethanien en 2017[1]. En 2018, il expose au Künstlerhaus Bethanien Goodmorning Bambino : il y dispose de grandes toiles comme des coulisses de théâtre, entre lesquelles le visiteur peut choisir d’entrer[3]. La même année, il participe à l’exposition Recto/Verso 2 de la Fondation Louis-Vuitton à Paris et à la Biennale internationale d’art contemporain de Melle[1],[6].
En 2019, il reçoit le prix Ettore e Ines Fico à la foire Artissima de Turin et le prix Casarini Due Torri à ArtVerona[1]. En 2020, il est en résidence à Los Angeles, où The Cabin présente l’exposition Ornate Impotence. Il participe la même année à la 17e Quadriennale de Rome[1],[6].
Expositions internationales (depuis 2021)
modifierDu au , la galerie Mendes Wood DM présente à Bruxelles sa première exposition consacrée à l’artiste, avec quatre peintures à l’huile et trois œuvres sur papier[7],[n 2]. En octobre 2022, la galerie montre à la foire Paris+ par Art Basel un ensemble de dessins et de peintures réalisés pour l’occasion[8]. La même année, il expose Imitative Creature à la galerie Rolando Anselmi de Berlin, et la galerie Rodeo présente à Londres et au Pirée A Knife With No Blade, Missing Its Handle. Il participe aussi à l’exposition Espressioni au Castello di Rivoli[6],[9].
En 2023, Mendes Wood DM présente à New York Demonios Familiares, du au [2]. La même année, il expose à l’Aspen Art Museum, dans le Colorado[10],[n 3].
En 2024, la Villa Médicis l’invite dans le cycle Art Club, du au , sous le commissariat de Pier Paolo Pancotto[11]. Pendant la Biennale de Venise de la même année, la Fondazione Bevilacqua La Masa présente au Palazzetto Tito, à Venise, Improving Songs for Anxious Children, sous le commissariat de Milovan Farronato[5],[10],[n 4].
En 2025, il participe à l’exposition Copistes du Centre Pompidou-Metz, organisée avec le musée du Louvre[12]. La même année, le Castello di Rivoli lui confie une salle du cycle Inserzioni, ouvert le . Il y présente une nouvelle série sculpturale et des peintures, dont une de plus de trois mètres[13],[n 5].
Du au , la Kunsthalle de Vienne présente Sweet Baby Motel, sa première exposition personnelle en Autriche, sous le commissariat de Sarah Crowe. L’exposition est organisée en collaboration avec le Castello di Rivoli[14]. En 2026, Sospeso nel moto con addebito di vuoto est également présentée à San Carlo, à Crémone[2].
Œuvre
modifierScénographie et théâtre
modifierCastelli décrit la surface de la toile comme une scène de théâtre, une limite qu’il se fixe pour construire des récits[9],[5]. Il compare son travail à celui du trovarobe, le régisseur des compagnies théâtrales qui réunissait le matériel de scène[7],[15]. Il dit représenter des actions « en stase », qui laissent le spectateur se demander ce qui s’est passé avant et ce qui se passera après[7].
Selon l’artiste, sa formation de scénographe n’a pris de l’importance dans sa peinture que tardivement, dans les deux années précédant son séjour à Berlin. Il cite alors Pina Bausch, Jerzy Grotowski et Henrik Ibsen, et dit avoir commencé à traiter le corps humain comme un paysage[3].
Littérature et références
modifierLa littérature est sa principale source d’inspiration, et ses titres viennent des livres qu’il lit[3],[4]. Selon Francesco Dama, il cite souvent des personnages secondaires de romans, comme les enfants de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee ou Rebeca dans Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez[9]. Le titre de l’exposition vénitienne de 2024 reprend celui d’un livre de berceuses de 1913, destiné à corriger le comportement des enfants, que l’artiste a trouvé à la bibliothèque publique de New York[10].
En peinture, il cite en 2019 Balthus, Pieter Brueghel l’Ancien, Paul Sérusier, Léon Spilliaert, Édouard Vuillard et Domenico Gnoli. Parmi les artistes plus récents, il nomme Louise Bourgeois, Berlinde De Bruyckere et Anna Uddenberg[3]. La galerie Mendes Wood DM relève dans ses toiles des références à l’histoire de l’art européenne, à la peinture métaphysique, à la littérature gothique et symboliste, à l’architecture de la Renaissance et à la scénographie[7].
Technique
modifierCastelli réalise une étude préparatoire pour chaque toile ; selon lui, la gamme chromatique se fixe au cours du travail[4]. Il peint à l’huile en couches fines, en mêlant essence de térébenthine et eau, et commence souvent ses toiles à plat[10]. Il dessine en permanence dans des carnets, présentés pour la première fois au Castello di Rivoli en 2025[15],[13]. Il dit privilégier les petits formats[4].
Il pratique aussi le dessin, le collage sur tissu et la sculpture[2]. L’exposition vénitienne de 2024 réunit des peintures, des maquettes, des textiles et des sculptures tricotées[5]. Au Castello di Rivoli, il présente des figures découpées dans du papier, disposées autour de petites maquettes de tables qu’il a conçues[13].
Corps, enfance et mélancolie
modifierCastelli dit traiter les corps comme des paysages, porteurs de traces d’événements passés, sans s’attacher à leur genre[10]. L’enfance est un thème récurrent de son travail ; il relie l’exposition de 2024 à son éducation stricte[10],[5]. Il décrit la mélancolie comme un sentiment partagé par tous et dit s’intéresser aux instants qui précèdent ou suivent un événement[3],[9].
Ressasser
modifierPour l’exposition Copistes, Castelli réunit dans le diptyque Ressasser (2025) deux tableaux de Jean Siméon Chardin : L’Enfant au toton, conservé au Louvre, et Le Château de cartes, conservé à la National Gallery of Art de Washington. L’artiste dit avoir voulu évoquer la tension entre présence et absence, immobilité et mouvement[16].
Sweet Baby Motel
modifierÀ la Kunsthalle de Vienne, Castelli présente un ensemble entièrement nouveau de peintures, de sculptures et une peinture murale conçue pour le lieu. Les sept toiles sont chacune centrée sur une figure isolée, souvent en apesanteur ; les ciseaux, motif récurrent et outil de travail de l’artiste, y apparaissent. Certaines évoquent les Chasseurs dans la neige de Pieter Brueghel l’Ancien ou des façades rappelant l’architecture de Friedensreich Hundertwasser. Elles sont accrochées sur une peinture murale de vingt-deux mètres inspirée du conte Hänsel et Gretel, au centre de laquelle figure une maison en pain d’épice renversée[14].
Réception critique
modifierDans Hyperallergic, Francesco Dama rapproche ses toiles des intérieurs de Pierre Bonnard et d’Édouard Vuillard, des paysages de Paul Klee, des contes d’E. T. A. Hoffmann et de l’atmosphère décadente des récits de Joris-Karl Huysmans[9]. Numéro évoque les scènes d’intérieur de Vuillard et les corps de James Ensor, tout en estimant qu’il a plutôt été influencé par l’arte povera ; le magazine le présente comme une révélation de la Quadriennale de Rome[4]. À propos de la foire Paris+ de 2022, Matthieu Jacquet décrit dans Numéro des « images mentales » souvent nocturnes, aux tons végétaux et telluriques, où les corps des personnages semblent se fondre dans le décor[8].
Pour Katie White, dans Artnet News, les œuvres de l’exposition vénitienne traduisent une angoisse qu’elle qualifie de kafkaïenne. Elle estime que l’artiste ne correspond pas au profil du jeune peintre à la mode, ses œuvres étant réfléchies et ancrées dans l’histoire de l’art[10]. Dans Wallpaper, Sofia Hallström voit dans les mêmes œuvres un univers métaphysique et rapproche les vêtements intégrés à certaines pièces de la notion d’« inframince » de Marcel Duchamp[5]. Selon le dossier de presse de Copistes, Ressasser reprend la tension intime des scènes de Chardin pour l’orienter vers une anxiété contemporaine[16].
Dans un texte publié par la Quadriennale de Rome en 2024, Marco Bassan le présente, avec prudence, comme peut-être l’un des peintres italiens les plus intéressants de sa génération. Il relève cependant, dans les regards et les visages, l’influence de peintres contemporains. Il estime aussi que le souci d’équilibre des compositions risque parfois d’affaiblir la charge symbolique de l’œuvre[15].
Expositions
modifierExpositions personnelles (sélection)
modifier| Année | Exposition | Lieu |
|---|---|---|
| 2011 | Se si prescinde dai corpi | Galleria Il Segno, Rome[1] |
| 2018 | Goodmorning Bambino | Künstlerhaus Bethanien, Berlin[1] |
| 2020 | Ornate Impotence | The Cabin, Los Angeles[1] |
| 2021 | Calm acts in closed room | Mendes Wood DM, Bruxelles[7] |
| 2022 | Imitative Creature | Galerie Rolando Anselmi, Berlin[6] |
| 2022-2023 | A Knife With No Blade, Missing Its Handle | Rodeo, Londres et Le Pirée[6],[9] |
| 2023 | Demonios Familiares | Mendes Wood DM, New York[2] |
| 2024 | Art Club #38 | Villa Médicis, Rome[11] |
| 2024 | Improving Songs for Anxious Children | Fondazione Bevilacqua La Masa, Venise[5] |
| 2025 | Um galo sozinho não tece uma manhã | Mendes Wood DM, São Paulo[2] |
| 2025-2026 | Inserzioni (salle personnelle) | Castello di Rivoli, Rivoli[13] |
| 2026 | Sweet Baby Motel | Kunsthalle Wien, Vienne[14] |
| 2026 | Sospeso nel moto con addebito di vuoto | San Carlo, Crémone[2] |
Expositions collectives (sélection)
modifier| Année | Exposition | Lieu |
|---|---|---|
| 2016 | Challenging Beauty, Insights of Italian Contemporary Art | Parkview Green Museum, Pékin[1] |
| 2018 | Recto/Verso 2 | Fondation Louis-Vuitton, Paris[6] |
| 2020 | Fuori, 17e Quadriennale de Rome | Palazzo delle Esposizioni, Rome[1] |
| 2022 | Espressioni | Castello di Rivoli, Rivoli[6] |
| 2023 | I See No Difference Between a Handshake and a Poem | Mendes Wood DM, Paris[2] |
| 2024 | Dreaming of Spilliaert | D’Ouwe Kerke, Retranchement[2] |
| 2025-2026 | Copistes | Centre Pompidou-Metz, Metz[12] |
Distinctions
modifierCollections publiques
modifierSelon la galerie Mendes Wood DM, ses œuvres figurent dans les collections du Castello di Rivoli et de la Blenheim Art Foundation à Woodstock[6].
Œuvres
modifier| Année | Titre | Technique | Notes |
|---|---|---|---|
| 2020 | Dorofoco. Bonotto for A collection | Tapisserie en plastique recyclé et fils naturels | Villa Médicis, 2024[11] |
| 2021 | I Believe in The Nights | Huile sur toile, diptyque | Villa Médicis, 2024[11] |
| 2022 | The righteousness | Huile sur toile, 23⅝ × 31½ pouces | Paris+ par Art Basel, 2022[9],[8] |
| 2022 | Dark was the night, cold was the ground | Huile sur toile, 70⅞ × 137¾ pouces | [9] |
| 2022 | Primo Notturno | Huile sur toile, 47¼ × 55⅛ pouces | [9] |
| 2022 | The Fear of Shipwreck | Huile sur toile, 80 × 60 cm | [4] |
| 2022 | Good Enough | Huile sur toile, 50 × 40 cm | [4] |
| 2022 | Le Jardin des Refusés | Huile sur toile | Villa Médicis, 2024[11] |
| 2022 | The mutiny’s space | Huile sur toile | Villa Médicis, 2024[11] |
| 2023 | Buon Vento | Huile sur toile | Villa Médicis, 2024[11] |
| 2023 | The minimum labyrinth | Huile sur toile | Venise, 2024[5] |
| 2023 | Sempre aperto teatro | Huile sur toile | Venise, 2024[5] |
| 2023 | the nightingale | Huile sur toile | Venise, 2024[5],[10] |
| 2023 | body of prey | Huile sur toile | Venise, 2024[5] |
| 2024 | Of aggression and possession | Technique mixte sur tissu | Venise, 2024[5] |
| 2025 | Ressasser | Huile sur toile, diptyque, 76 × 134 cm | Centre Pompidou-Metz[16] |
| 2025 | Madame Sato | Peinture sur toile | Kunsthalle Wien[14] |
| 2025 | Prediletta | Peinture sur toile | Kunsthalle Wien[14] |
| 2026 | Sans titre | Peinture murale, 22 m de long | Kunsthalle Wien[14] |
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ La galerie Francesca Antonini et Artribune datent de 2014 la résidence au MACRO ; Francesca Antonini situe la même année l’exposition Eparina à la galerie Il Segno de Rome. Le curriculum de Mendes Wood DM date ces deux événements de 2015 et situe Eparina à la Sala Reale de la gare de Porta Nuova à Turin[1],[3],[6].
- ↑ La page de l’exposition sur le site de Mendes Wood DM porte le titre Calm acts in closed room ; le curriculum de 2023 de la galerie indique Calm act in closed room[7],[6].
- ↑ Mendes Wood DM classe A Lover’s Discourse (Aspen, 2023) parmi les expositions personnelles de l’artiste ; la Villa Médicis la range parmi ses expositions collectives[2],[11].
- ↑ Wallpaper indique une ouverture du au , Mendes Wood DM du 16 avril au 7 juillet ; Artnet News annonce l’exposition jusqu’au 17 juillet[5],[2],[10].
- ↑ Le Castello di Rivoli annonce la fermeture de la salle de Castelli le ; Mendes Wood DM indique le [13],[2].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 (en) « CV Guglielmo Castelli », sur Francesca Antonini Arte Contemporanea (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « Guglielmo Castelli », sur Mendes Wood DM (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (it) Damiano Gullì, « Pittura lingua viva. Parola a Guglielmo Castelli », Artribune, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « Guglielmo Castelli : « La peinture est très dangereuse car elle contient toute la liberté du monde » », Numéro (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 (en) Sofia Hallström, « Guglielmo Castelli considers fragility and violence with painting series in Venice », Wallpaper, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Guglielmo Castelli. CV » [PDF], sur Mendes Wood DM (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 (en) « Calm acts in closed room », sur Mendes Wood DM (consulté le ).
- 1 2 3 Matthieu Jacquet, « Paris+ par Art Basel : 8 stands à visiter absolument », Numéro, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) Francesco Dama, « Guglielmo Castelli the Melancholic Painter », Hyperallergic, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Katie White, « Artist Guglielmo Castelli’s Poetic and Kafkaesque Childhood Reveries », Artnet News, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 « Art Club #38 Guglielmo Castelli », sur Villa Médicis (consulté le ).
- 1 2 « Copistes. En collaboration exceptionnelle avec le musée du Louvre », sur Centre Pompidou-Metz (consulté le ).
- 1 2 3 4 (it) « Inserzioni: Guglielmo Castelli, Lydia Ourahmane, Oscar Murillo », sur Castello di Rivoli Museo d’Arte Contemporanea (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 (en) « Guglielmo Castelli, Sweet Baby Motel », sur Kunsthalle Wien (consulté le ).
- 1 2 3 (it) Marco Bassan, « Guglielmo Castelli », sur Quadriennale di Roma, (consulté le ).
- 1 2 3 (en) « Copyists. Press Kit » [PDF], sur Centre Pompidou-Metz (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Guglielmo Castelli. Duemilaquattordici / duemiladiciotto, Francesca Antonini, , 205 p..
- Guglielmo Castelli : Sweet Baby Motel, Lenz ; Castello di Rivoli ; Kunsthalle Wien, , textes de Sarah Crowe et Lillian Davies, entretien avec Francesco Manacorda.