Guy Ier de Noyers

archevêque catholique

Gui ou Guy Ier de Noyers, mort le ou le , est un prélat français de la fin du XIIe siècle, issu de la maison de Noyers.

Gui Ier de Noyers
Fonction
Archevêque de Sens
-
Biographie
Décès
Activité
Famille
Autres informations
Consécrateur
Sceau.

Biographie

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Origines

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Armes de la maison de Noyers (D'azur à l'aigle d'or).

Né vers 1120 probablement au château de Noyers, Guy de Noyers est le fils de Miles [III], seigneur de Noyers, et d'Agnès, peut-être issue de la famille de Sens[1]

Son frère Miles IV succédera à leur père à la tête de la seigneurie de Noyers et un de ses neveux, Hugues de Noyers, deviendra évêque d'Auxerre[2].

Carrière ecclésiastique

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Cathédrale Saint-Étienne de Sens.

Il fait ses études à Auxerre avant de devenir prévôt d'Anvers puis d'Auxerre en 1161 et enfin archidiacre à Sens en 1166. En 1176 il est nommé archevêque de Sens par le pape Alexandre III, succédant à Guillaume aux Blanches Mains nommé archevêque de Reims, et est sacré par Maurice de Sully, évêque de Paris[3].

En 1179, il assiste au troisième concile du Latran[4]. Il participe, la même année au mois de novembre, au sacre par l'archevêque Guillaume aux Blanches Mains, de Philippe-Auguste, à Reims[5]. Il célèbre la cérémonie de Saint-Denis[5].

En 1180, il couronne la reine Isabelle de Hainaut à Saint-Denis ainsi que le roi Philippe-Auguste qui souhaitait une seconde consécration au grand dam de son prédécesseur Guillaume aux Blanches Mains qui l'accuse d'usurpation. Mais en 1182, il a une querelle avec le roi qui expulse les juifs de France et qui fait preuve de zèle sur son diocèse. Il en vient aux censures contre le roi qui l'exile en représailles avant de le rappeler peu après[3].

En 1183, il sacre son neveu Hugues de Noyers évêque d'Auxerre[2].

Le , la ville de Sens subit un grand incendie qui ravage de nombreux édifices dont la cathédrale Saint-Étienne[3].

Gui de Noyers meurt le [3] ou le [6] selon les sources et est inhumé derrière le maître-autel de la cathédrale Saint-Étienne[3].

La Collection de sceaux possède un sceau, daté de 1191, sur lequel on observe un archevêque debout, mitré, crossé, portant un pallium, de face, bénissant de la main gauche et tenant une crosse de la droite. La légende en bordure, entre deux filets pleins, est « + SIGILLVM GVIDONI[S SE]NONENSIS ARCHIEPISCOPI ».

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Dubois Dominique et Robert Biton, Les Noyers, des ducs de Bourgogne aux rois de France du XIe au XVe siècle, Les Amis du Vieux Noyers, , 67 p..
  • Honoré Fisquet, La France pontificale (Gallia Christiana), Métropole de Sens - Sens et Auxerre, Paris, E. Repos, (lire en ligne), p. 51-52.
  • Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, vol. 3, Dijon, Imprimerie Darantière, (lire en ligne).
  • Ernest Petit, « Les sires de Noyers », Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, , p. 67-381, Les sires de Noyers (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. MedLands.
  2. 1 2 Racines & Histoire.
  3. 1 2 3 4 5 Jean-Louis-Auguste Clavel, Histoire chrétienne des diocèses de France, 1855, p.???.
  4. Jean Longère, Le Troisième Concile de Latran (1179) : sa place dans l'histoire, Études Augustiniennes, , 152 p. (ISBN 978-2-85121-044-9), p. 23, 25, 148.
  5. 1 2 Jerzy Pysiak, « Philippe Auguste. Un roi de la fin des temps ? », Annales. Histoire, Sciences sociales, Éditions de l'EHESS, no 2, , p. 1165 à 1190 (lire en ligne).
  6. Petit 1874, p. 99.