Hattin
Hattin est un village palestinien, situé à 8 kilomètres à l'ouest de la ville de Tibériade. C'est le site probable de la bataille de Hattin.
| Pays | |
|---|---|
| Superficie |
22,76 km2 |
| Coordonnées |
Géographie
modifier
Hattin est situé sur le versant nord de la double colline appelée les cornes d'Hattin. Ce site a une importance stratégique et commerciale par sa position dominante la plaine de Hattin qui débouche à l'est sur la plaine bordant le lac de Tibériade, et qui est reliée à l'ouest à la basse Galilée et à la côte méditerranéenne par plusieurs passages dans la montagne. Ces plaines et ces passages est-ouest ont servi de routes commerciales pour les caravanes et les armées d'invasion depuis des millénaires[1].
Histoire
modifierDe l'Âge du Bronze à l'Empire byzantin
modifierUn mur du début de l'Âge du Bronze a été fouillé à l'ouest du village[2]. Le village arabe a pu être construit sur l'emplacement de la ville cananéenne de Siddim ou Chitim (citée dans Josué 19:35), qui au IIIe siècle av. J.-C. prend le nom de Kfar Hittin ("village des céréales" en hébreu ancien). Sous l'Empire romain, le village est appelé Kfar Hittaya et appartient aux provinces de Judée puis de Syrie-Palestine[3]. Au IVe siècle, c'est une ville rabbinique[1].
Ayyoubides et Mamelouks
modifierLa célèbre bataille de Hattin s'est déroulée près du site du village : Saladin y défait les Croisés en 1187[4]. Son camp aurait été dressé très près, selon le lieutenant-colonel Claude Conder[5].
Plusieurs personnalités de l'époque musulmane sont nées ou inhumées à Hattin, comme Yaqout al-Rumi (1179–1229) et al-Ansari al-Dimashqi (1256–1327), surnommé le cheikh d'Hattin. 'Ali al-Dawadari, l'écrivain, calligraphe et exégète du Coran, mort à Hattin en 1302[1].
Au 13e siècle, plusieurs voyageurs mentionnent le tombeau de Jéthro : Samuel bar Simson dans sa chronique (en), ainsi que rabbi Iakob et Ishak Chelo[6].
Empire ottoman
modifierLa Palestine est conquise par les armées de l'Ottoman Sélim Ier en 1517, grâce à leur victoire sur les armées mameloukes à la bataille de Marj Dabiq, et annexée à l'Empire ottoman.
En 1596, Hittin relevait de la nahié (arabe : نَـاحِـيَـة, sous-district ou arrondissement) de Tibériade et de la liwa (arabe : لِـوَاء, district ou département) de Safed. Selon le defter (registre fiscal), les villageois payaient un impôt à taux fixe sur leurs productions agricoles, dont le blé, l'orge, les olives, les chèvres et les ruches[7],[8]. En 1646, ce bulaydah (arabe : بُـلَـيْـدَة, "petit village") est visité par Evliya Çelebi, qui le décrit ainsi : « C'est un village sur le territoire de Safed, consistant en 200 maisons musulmanes. Aucun Druze ne vit ici. Cette petite ville (bulayda) florissante abonde de vignes, de jardins et de vergers. L'air et l'eau sont rafraîchissants. Une grande foire s'y tient chaque semaine, où des milliers d'hommes se rassemblent de tout le voisinage pour acheter et vendre. Il est situé dans une vallée large, bordée de chaque côté par des hauteurs rocheuses peu élevées. Il y a une mosquée, des bains publics et un caravansérail »[9]. Çelebi mentionne aussi un sanctuaire appelé le Teyké Mughraby, habité par une centaine de derviches et qui abrite la tombe de cheikh 'Imād ed-dīn, de la famille du prophète Shu'aib, réputé avoir vécu 200 ans[9].
Richard Pococke visite Hattin en 1727 et écrit qu'il est connu pour ses vergers de citronniers et d'orangers et sa mosquée à laquelle les Turcs vouent une grande vénération. Un grand cheik y était enterré, Sede Ishab, qui serait selon la tradition Jéthro, le beau-père de Moïse[10]. À cette époque et jusqu'à la fin du 18e siècle, Hattin est un petit village du cheikhat de Dahir al-Umar. En 1766, Sa'id, fils de Dahir, cherche à prendre le contrôle d'Hattin et de Touran, mais est battu par son père. Dahir lui pardonne ensuite et lui accorde les deux villages[11]. Une carte datant de la campagne d'Égypte et de Syrie du général Napoléon Bonaparte, réalisée par Pierre Jacotin, montre le village sous son nom[12].
Jean Louis Burckhardt, un voyageur suisse au Moyen-Orient qui passe vers 1817, signale Hattin[13], ainsi qu'Edward Robinson en 1841[14]. William McClure Thomson (en), missionnaire protestant, visite Hattin dans les années 1840 et mentionne les « gigantesques » haies de figuiers de Barbarie entourant Hattin. Il rapporte également que visiter le sanctuaire passe pour guérir la folie[15].
En 1863, H. B. Tristram écrit à propos des « mines lumineuses et des couleurs vives » qu'il croise à Hattin, ainsi que des costumes particuliers : « robes longues et moulantes, ou soutanes, de soie écarlate, avec des bandes jaunes écarlates obliques, généralement portée avec une veste rouge et bleue ou jaune brillante ; les joues entourées de piastres, d'après la façon de Nazareth, les plus aisés portant des colliers de pièces d'or et un doublon pendant sur le front »[16]. En 1875, Victor Guérin visite le village et mentionne la tradition locale plaçant le tombeau de Jéthro (Neby Chaʾīb), à Hattin[6]. Une source alimentant le village se trouvait au sud et au-dessus du village, dont il estime la population à 700 habitants, qui ont pour coutume de se bâtir des huttes de roseau sur les toits pour y dormir l'été. Le sanctuaire ou oualy de Nabi Cha'ib était situé près de la source, ainsi que le tombeau de ses filles< (oualy benat Nabi Cha'ib )[6].
À la fin du XIXe siècle, Hattin est un des centres de production de cédrat considéré comme casher et exporté[17].
En 1881, le rapport du Palestine Exploration Fund décrit Hattin comme un grand village bien construit, en pierre, entouré de vergers et d'oliveraies. Sa population est estimée à 400-700 habitants, tous musulmans[18].
Une liste de population de 1887 recense 1350 habitants à Hattin, dont 100 juifs et 1250 musulmans[19]. Une école primaire est fondée vers 1897[1].
Au début du XXe siècle, des terres du village situées dans la vallée d'Arbel, à l'est du village, sont vendues à des sociétés juives d'achat de terres. En 1910, le premier village juif du voisinage, Mitzpa, y est créé[1].
Mandat britannique
modifier
En 1917-1918, les combats de la campagne du Sinaï et de la Palestine permettent au Royaume-Uni de faire la conquête de la Palestine. La région de Hattin est conquise en septembre 1918 et la Palestine est administrée comme territoires ennemis occupés jusqu'en 1923 puis sous l'autorité d'un mandat de la Société des Nations.
Au recensement de la Palestine mandataire de 1922 conduit par les autorités britanniques, Hattin avait une population de 889 habitants, dont 880 musulmans et 9 juifs[20], augmentant au recensement de 1931 à 931 habitants, tous musulmans, dans 190 maisons[21].
En 1924, Kfar Hittim, un deuxième village juif, est créé sur les terres achetées à Hattin[1].
En 1932, le cheikh Ezzedine al-Qassam et les dirigeants locaux du parti Istiqlal (parti de l'indépendance) innovent en lançant la commémoration de l'anniversaire de la victoire de Saladin à Hattin. La fête d'Hattin se tient le 27 août dans la cour d'une école d'Haïfa avec la volonté d'en faire une mobilisation anti-impérialiste. Des milliers de personnes venues de Palestine, du Liban, de Damas et de Transjordanie y participent. Les discours insistent sur l'indépendance du monde arabe et l'importance de l'unité entre Arabes chrétiens et Arabes musulmans[22].
Lors de la grande révolte arabe (1936-1939), il subit une action de représailles des Special Night Squads. L'escouade commandée par Yigal Allon abat quatre hommes du village[23].
Les statistiques de Village de 1945 donnent une estimation de 1190 habitants musulmans pour la population de Hattin[24].
Guerre de 1948
modifierDans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Hattin est attribué à l’État juif[25].
En 1948, le village moukhtar du village était Ahmad ´Azzam Abu Radi. Selon les témoignages des villageois, ils ne se sentaient pas menacés par leurs voisins juifs de Kfar Hittim, dont ils avaient reçu la visite en novembre 1947, après le vote du plan de partage de la Palestine. Ils les avaient qu'ils ne voulaient pas la guerre[26],[27]. Une cinquantaine d'hommes du village possédaient un fusil, avec entre 25 et 50 cartouches chacun[26].

Les habitants d'Hattin étaient de plus en plus anxieux en écoutant Radio Amman et Radio Damas, mais restèrent en-dehors du conflit jusqu'au 9 juin, quand les habitants du bourg voisin de Lubya repoussèrent une attaque de combattants juifs. Peu après une colonne de blindés israélienne accompagnée d'infanterie avança de Mitzpa vers Hattin. L'attaque fut elle aussi repoussée, mais les munitions de la milice villageoise étaient épuisées[28]. La nuit du 16 au 17 juillet, la plupart des habitants du village évacuèrent. Beaucoup d'entre eux se réfugièrent à Sallama, entre Deir Hanna et Maghar. Seuls restèrent quelques personnes âgées et de 30 à 35 miliciens[28]. Le 17 juillet, Hattin est occupé par la brigade Golani au court de l'opération Dekel[29]. Quand les habitants de Hattin tentèrent de rentrer chez eux (voir Infiltrations de Palestiniens), ils furent chassés. En une occasion au moins, quelques hommes et des bêtes de somme furent abattus[30].
Les réfugiés de Hattin restèrent à Salamah environ un mois, mais leurs réserves alimentaires diminuant et leurs espoirs de retour s'évanouissant, ils partirent ensemble pour le Liban[28]. Quelques uns s'installèrent à Nazareth. Le gouvernement israélien envisagea d'autoriser le retour de 560 Palestiniens réfugiés de l'intérieur d'Hattin et d'Alut dans leurs villages, mais l'armée opposa des « raisons de sécurité » pour ceux d'Hattin[31].
Le gouvernement israélien rase entièrement le village, à l'exception d'une mosquée[32].
Période israélienne
modifier
Dès 1949, la colonie d'Arbel est implantée sur les terres d'Hattin, suivie en 1950 par celle de Kfar Zeitim[33]. Dans les années 1950, les Druzes d'Israël reçoivent la garde du tombeau de Jéthro avec 100 dounams (10 hectares) de terrain autour. Les Druzes demandent l'autorisation de construire des logements pour leurs soldats servant dans l'armée israélienne, mais cela leur est refusé. Le pèlerinage druze continue d'avoir lieu ; il est même reconnu comme fête religieuse par Israël en 1954[34].
En 2000, la mosquée a été interdite d'accès et clôturée[32].
Selon Ilan Pappé, un habitant de Deir Hanna a essayé de monter un camp d'été à la mosquée d'Hattin afin de la restaurer. Le terrain qui l'entoure est utilisé comme pâturage par les kibboutz voisins[35]. En 2007, l'association israélo-palestinienne Zochrot proteste contre des projets de construction qui empiètent sur le site site et menacent de faire disparaitre les restes du village[36].
Dans les années 2010, le gouvernement israélien projette d'y construire une ville nouvelle pour la minorité druze d'Israël (14 villages). Ce projet met en lumière les inégalités entre ethnies au sein d'Israël : alors que les Juifs ont pu construire des dizaines de nouveaux villages depuis 1948, les Palestiniens (120 villages) n'ont pas pu en fonder un seul, et les Druzes ont du attendre un projet qui les concerne pendant 60 ans[32]. Un parking a aussi été construit à la place du village[32].
Reprise du nom
modifierUn bataillon de la 13e division SS Handschar porte le nom de la bataille de Hattin[37].
Notes et références
modifier(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Hittin » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 Khalidi, 1992, p. 521.
- ↑ Nimrod Getzov, 2007, Hittin, Volume 119, Year 2007, Israel Antiquities Authority
- ↑ p. 77 [21] in: (he) Ben-Zion Rosenfeld, « Places of Rabbinic Settlement in the Galilee, 70-400 C.E.: Periphery versus Center », Hebrew Union College Annual, vol. 69, , p. 57–103 (JSTOR 23508858)
- ↑ Lane-Poole, 1898, p. 197 ff.
- ↑ Conder, 1897, p. 149.
- 1 2 3 Guérin, 1880, p. 190-192.
- ↑ Hütteroth, Abdulfattah, 1977, p. 190. Cité par Khalidi, p. 521.
- ↑ Selon Rhode, 1979, p. 6 « https://web.archive.org/web/20190420031504/https://www.academia.edu/2026845/The_Administration_and_Population_of_the_Sancak_of_Safed_in_the_Sixteenth_Century »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), , ce defter ne date pas de 1595/6, mais de 1548/9.
- 1 2 Stephan, St. H. (Annoté par L. A. Mayer), « Evliya Tshelebi's travels in Palestine III », Quarterly of The Department of Antiquities in Palestine, vol. 5, , p. 69-73 (lire en ligne)
- ↑ Pococke, 1745, vol 2, p. 67.
- ↑ Joudah, 1987, p. 51-52.
- ↑ Karmon, 1960, p. 166 « https://web.archive.org/web/20191222063351/http://jchp.ucla.edu/Bibliography/Karmon,_Y_1960_Jacotin_Map_(IEJ_10).pdf »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), .
- ↑ Burckhardt, 1822, p. 319, 336.
- ↑ Robinson and Smith, 1841, vol 3, p. 250.
- ↑ Thomson, 1859, vol 2, p. 117-118.
- ↑ Tristram, 1865, p. 451.
- ↑ Yair Wallach, « The Unexplored History of Ashkenazi Integration in Late Ottoman Palestine », Jewish Social Studies, hiver 2024.
- ↑ Conder, Kitchener, 1881, SWP I, p. 360. Cité par Khalidi, 1992, p. 521.
- ↑ Schumacher, 1888, p. 185.
- ↑ Barron, 1923, Table xi, Sub-district of Tiberias, p. 39.
- ↑ Mills, 1932, p. 82.
- ↑ Matthews, 2006, {{p. Ll153.
- ↑ Matthew Hughes, « Terror in Galilee: British-Jewish Collaboration and the Special Night Squads in Palestine during the Arab Revolt, 1938–39 », The Journal of Imperial and Commonwealth History, volume 43, 2015, p. 590-610.
- ↑ Department of Statistics, 1945, p. ;12.
- ↑ Sami Hadawi, « Palestine - Index to villages & settlements », Palestine Arab Refugee Office, 1949.
- 1 2 Nazzal, 1978, p. 84.
- ↑ Mark Tessler, A History of the Israeli-Palestinian Conflict, p. 302, Indiana University Press.
- 1 2 3 Nazzal, 1978, p. 85.
- ↑ Morris, 2004, p. 423.
- ↑ Morris, 2004, p. 445.
- ↑ Masalha, 2005, p. 107.
- 1 2 3 4 Jonathan Cook, « Israel Plans to Build New Druze Town on Land Belonging to Displaced Palestinians », Middle East Affaires, mars-avril 2016.
- ↑ Khalidi, 1992, p. 523.
- ↑ Firro, 1999, p. 236.
- ↑ Pappé, 2006, p. 218.
- ↑ Nicolle, 1993, p. 91Le modèle {{dead link}} doit être remplacé par {{lien brisé}} selon la syntaxe suivante :
{{ lien brisé | url = http://example.com | titre = Un exemple }}(syntaxe de base)
Le paramètreurlest obligatoire,titrefacultatif.
Le modèle {{lien brisé}} est compatible avec {{lien web}} : il suffit de remplacer l’un par l’autre. - ↑ Damnjanović, Vuk, « From Bosnia to Palestine: The SS Handschar Veterans Who Fought Israel's Birth », Middle East Quarterly, été 2026.
Bibliographie
modifier- Palestine: Report and General Abstracts of the Census of 1922, Government of Palestine, (lire en ligne)
- A. Bitan, Changes of Settlement in the Eastern Lower Galilee (1800-1976),
- J.L. Burckhardt, Travels in Syria and the Holy Land, J. Murray, (lire en ligne)
- C.R. Conder et H.H. Kitchener, The Survey of Western Palestine: Memoirs of the Topography, Orography, Hydrography, and Archaeology, vol. 1, London, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne)
- C.R. Conder, The Latin Kingdom of Jerusalem, 1099 to 1291 A.D, London, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne)
- Edna Dalali-Amos, « Hittin », Hadashot Arkheologiyot – Excavations and Surveys in Israel, no 121, (lire en ligne)
- Department of Statistics, Village Statistics, April, 1945, Government of Palestine, (lire en ligne)
- Kais Firro, The Druzes in the Jewish state: a brief history, BRILL, (ISBN 90-04-11251-0, lire en ligne)
- Nimrod Getzov, « Hittin », Hadashot Arkheologiyot – Excavations and Surveys in Israel, no 110, (lire en ligne)
- V. Guérin, Description Géographique Historique et Archéologique de la Palestine, vol. 3: Galilee, pt. 1, Paris, L'Imprimerie Nationale, (lire en ligne)
|year=1887 }} (p.152 )
- E.H. Palmer, The Survey of Western Palestine: Arabic and English Name Lists Collected During the Survey by Lieutenants Conder and Kitchener, R. E. Transliterated and Explained by E.H. Palmer, Committee of the Palestine Exploration Fund, (lire en ligne)
- I. Pappé, The Ethnic Cleansing of Palestine, London and New York, Oneworld, (ISBN 1-85168-467-0, lire en ligne
) - Andrew Petersen, A Gazetteer of Buildings in Muslim Palestine (British Academy Monographs in Archaeology), vol. I, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-727011-0, lire en ligne), 148
- R. Pococke, A description of the East, and some other countries, vol. 2, London, Printed for the author, by W. Bowyer, (lire en ligne)
- H. Rhode, Administration and Population of the Sancak of Safed in the Sixteenth Century, Columbia University, (lire en ligne [archive du ])
- E. Robinson et E. Smith, Biblical Researches in Palestine, Mount Sinai and Arabia Petraea: A Journal of Travels in the year 1838, vol. 3, Boston, Crocker & Brewster, (lire en ligne)
- Schumacher, G., « Reports from Galilee », Quarterly Statement - Palestine Exploration Fund, vol. 32, , 355–360 (lire en ligne)
- W.M. Thomson, The Land and the Book: Or, Biblical Illustrations Drawn from the Manners and Customs, the Scenes and Scenery, of the Holy Land, vol. 2, New York, Harper & brothers, , 1re éd. (lire en ligne)
- H.B. Tristram, Land of Israel, A Journal of travel in Palestine, undertaken with special reference to its physical character, London, Society for Promoting Christian Knowledge, (lire en ligne)
- Tsafrir, Y., Leah Di Segni et Judith Green, (TIR): Tabula Imperii Romani: Judaea, Palaestina, Jerusalem, Israel Academy of Sciences and Humanities, (ISBN 965-208-107-8, lire en ligne), p. 163
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :