Heinrich Häberlin
Heinrich Häberlin, né le à Weinfelden (originaire de Bissegg et de Frauenfeld) et mort le à Frauenfeld, est une personnalité politique suisse, membre du Parti radical-démocratique.
| Heinrich Häberlin | |
Heinrich Häberlin. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Conseiller fédéral | |
| – (cinq mandats) |
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| Président | lui-même en 1926 et 1931 |
| Département | DFJP |
| Prédécesseur | Felix-Louis Calonder |
| Successeur | Johannes Baumann |
| Conseiller national | |
| – | |
| Président | lui-même en 1918-1919[n 1] |
| Législature | 20e à 25e |
| Député au Grand Conseil thurgovien | |
| – | |
| Président | 1909-1910 et 1915-1916 |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Weinfelden |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | Frauenfeld |
| Nationalité | Suisse |
| Profession | Parti radical-démocratique |
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Il est conseiller fédéral de 1920 à 1934, à la tête du Département de justice et police. Il préside le gouvernement en 1926 et 1931.
Biographie
modifierOrigines et famille
modifierHeinrich Häberlin naît le à Weinfelden, dans le canton de Thurgovie, en Suisse[1]. Il est originaire de Bissegg et de Frauenfeld, dans le même canton[1].
Son père est le conseiller national radical Friedrich Heinrich Häberlin (de)[1] ; sa mère, née Anna Maria Gmünder, est la fille d'un ouvrier et facteur[2]. Son oncle paternel, Eduard Häberlin (de)[1], est successivement conseiller national, conseiller aux États et président du Tribunal fédéral[3].
Heinrich Häberlin épouse en 1897 Paula Freyenmuth, fille d'un architecte[1].
Études et parcours professionnel
modifierHeinrich Häberlin commence des études de droit à l'Université de Zurich en 1887, poursuivies aux universités de Leipzig et de Berlin[1].
Après avoir obtenu le brevet d'avocat thurgovien en 1891, il ouvre une étude à Weinfelden en 1892, qu'il transfère à Frauenfeld en 1894[1].
Il est président du tribunal de district de Frauenfeld de 1899 à 1920[1].
Parcours politique
modifierHeinrich Häberlin est président du parti radical thurgovien de 1908 à 1915 et membre du comité central suisse du parti de 1911 à 1920[1].
Il est conseiller national de 1904 à 1920 et préside l'hémicycle en 1918-1919. Il siège en parallèle au Grand Conseil du canton de Thurgovie de 1905 à 1920 et préside le parlement cantonal en 1909-1910 et 1915-1916[1].
Il est élu le au Conseil fédéral, où il dirige le département de justice et police[1]. Il préside le gouvernement en 1926 et 1931[1]. Son nom est associé à deux projets avortés relatifs à la protection pénale de l'État : en 1922, le peuple suisse repousse la loi sur la subversion (dite lex Häberlin I), élaborée en réaction à la grève générale de 1918, et, en 1934, la loi sur la protection de l'ordre public (dite lex Häberlin II)[1]. Le second rejet le conduit à démissionner du Conseil fédéral, en 1934[1]. Plus que la protection de l'État, c'est l'unification du droit pénal qui a la priorité durant son mandat. Le code pénal suisse, entré en vigueur en 1942, repose pour l'essentiel sur ses travaux préparatoires[1].
Au cours de sa carrière politique, il passe du rôle de partisan engagé à celui d'homme d'État au-dessus des partis, sans toutefois renier ses convictions démocratiques et libérales, au nom desquelles il condamne les totalitarismes fasciste et national-socialiste[1].
Autres mandats
modifierHeinrich Häberlin est président de Pro Helvetia de 1939 à 1944, de la commission fédérale pour la protection de la nature et du patrimoine de 1936 à 1946, du conseil de fondation de Pro Juventute de 1924 à 1937 et de la fondation Ulrico Hoepli (de) de 1921 à 1947[1].
Mort
modifierHeinrich Häberlin meurt le à Frauenfeld, à l'âge de 78 ans[1].
Distinctions
modifier- 1930 : docteur honoris causa de la faculté de droit de l'Université de Bâle[1].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Du au .
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 Verena Rothenbühler (trad. Florence Piguet), « Heinrich Häberlin » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ André Salathé (trad. Florence Piguet), « Friedrich Heinrich Häberlin » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Verena Rothenbühler (trad. Florence Piguet), « Eduard Häberlin » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Informations sur Heinrich Häberlin avec résultat de l'élection sur le site internet du Conseil fédéral suisse.