Johannes Baumann

politicien suisse

Johannes Baumann, né le à Herisau et mort le dans la même ville (originaire du même lieu), est une personnalité politique suisse du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures, membre du Parti radical-démocratique.

Johannes Baumann
Illustration.
Photo officielle de Johannes Baumann.
Fonctions
Conseiller fédéral

(trois mandats)
Président lui-même en 1938
Département DFJP
Prédécesseur Heinrich Häberlin
Successeur Karl Kobelt
Conseiller aux États
Président lui-même en 1920-1921[n 1]
Législature 22e à 29e
Conseiller d'État du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures
Président lui-même (landamman) de 1910 à 1913, 1916 à 1919 et 1921 à 1925
Département Militaire et police
Député au Conseil cantonal d'Appenzell Rhodes-Extérieures
Président lui-même en 1904-1905
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Herisau
Origine Appenzell Rh.-Ext.
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Herisau
Nationalité Suisse
Parti politique Parti radical-démocratique
Diplômé de Université de Zurich
Profession Juge

Il est conseiller fédéral de 1934 à 1940, à la tête du Département de justice et police, et président de la Confédération en 1938.

Johannes Baumann par sa demi-sœur Ida Baumann en 1910.

Biographie

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Origines et famille

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Johannes Baumann naît le à Herisau, dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures, en Suisse[1]. Il est originaire du même lieu[1].

Son père, également prénommé Johannes, fabricant de broderies, est ultérieurement caissier de l'assurance cantonale des bâtiments et député ; sa mère est née Anna Altherr[1]. Il a deux sœurs : les peintres Ida et Anna Baumann (de)[1].

Il épouse en 1905 Hanna Bischofberger, fille d'un fabricant de tissus, agriculteur et juge cantonal à Rehetobel[1].

Études, parcours professionnel et armée

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Après sa scolarité obligatoire à Herisau, Johannes Baumann étudie au gymnase libre de Berne (de) puis fait études de droit aux universités de Bâle, Berne, Leipzig et Zurich, conclues par un doctorat à Berne en 1897[1]. Il est membre de la société d'étudiants Zofingue[1].

Il commence sa carrière professionnelle dans un bureau d'avocat à Zurich en 1898[1]. Il est greffier au tribunal criminel et de district en 1898, puis juge d'instruction et directeur de la police cantonale à Trogen de 1899 à 1905[1].

Durant la Première Guerre mondiale, il commande le bataillon appenzellois 83 comme major[1]. Il est élevé au grade de colonel de l'armée suisse en 1922[1].

Parcours politique

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Niveau cantonal et Conseil des États

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Johannes Baumann est député au Conseil cantonal d'Appenzell Rhodes-Extérieures de 1900 à 1905. Il préside l'hémicycle en 1904-1905[1].

Il est ensuite élu au Conseil d'État, où il dirige le département militaire et de la police de 1905 à 1931[1]. Il préside le gouvernement, avec le titre de landammann, à trois reprises : de 1910 à 1913, de 1916 à 1919 et de 1921 à 1925[1]. Il y est le promoteur d'une assurance-vieillesse cantonale et d'une assurance cantonale contre les dégâts naturels et le chômage, la première en Suisse, et l'auteur de la loi cantonale sur l'économie[1].

Il est par ailleurs membre du Conseil des États, sous les couleurs du parti radical, de 1911 à 1934 et préside la chambre haute en 1920-1921. Au cours de ses huit mandats, il préside également la commission des finances et celle du code pénal[1].

Il est le premier président du parti bourgeois progressiste d'Appenzell Rhodes-Extérieures, qui succède au Parti radical-démocratique (PRD) cantonal, de 1919 à 1931. Il est par ailleurs membre du comité du PRD suisse[1].

Conseil fédéral

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Johannes Bauman est membre du Conseil fédéral de 1934 à 1940, où il dirige le Département fédéral de justice et police tout au long de ses trois mandats[1]. Il préside la Confédération en 1938[1].

Son nom est lié l'introduction du code pénal suisse, à la révision de la loi sur l'alcool, au statut des fonctionnaires, à la révision du code des obligations, à la loi sur le désendettement des domaines agricoles et au renforcement de la protection de l'État (création de la police fédérale en 1935, interdiction de la direction de l'organisation étrangère du Parti national-socialiste des travailleurs allemands en 1936) et au projet d'un code pénal militaire[1].

Il n'est pas l'un des conseillers fédéraux les plus marquants de son temps, mais il est l'auteur de lois importantes et il s'efforce d'opposer une Suisse unie et démocratique à la menace nazie, préconisant dans ce but l'entrée des socialistes au Conseil fédéral[1]. Sa politique controversée à l'égard des étrangers (accord concernant l'apposition du tampon « J » dans les passeports des Juifs allemands) est en contradiction avec son image de champion des droits démocratiques[1].

Autres mandats

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Johannes Baumann préside le conseil d'administration de la Banque cantonale d'Appenzell de 1914-1933. Il est aussi administrateur des Forces motrices de Saint-Gall-Appenzell de 1914 à 1929 et de celles de la Suisse du Nord-Est de 1928 à 1934 et membre du conseil de surveillance de la Rentenanstalt de 1920 à 1934 et du conseil de la Banque nationale suisse de 1932 à 1934[1].

Il préside également la Société appenzelloise des officiers, le conseil d'administration de la centrale électrique de Rupperswil-Auenstein et l'Association suisse pour la diffusion des bonnes lectures[1].

Johannes Baumann meurt le à Herisau, à l'âge de 78 ans[1].

Notes et références

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  1. Du au .

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 Thomas Fuchs (trad. Walter Weideli), « Johannes Baumann » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du

Liens externes

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