Henri Didier de Rousset
Henri Didier de Rousset, né à Gap, dans le quartier de Bonne, le [1] et mort dans la même ville le , est un peintre de l'École française de peinture du XIXe siècle[2] et avocat français.
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Henri Didier |
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| Genres artistiques |
Portrait, peinture de personnage, scène de genre, peinture de fleurs (d) |
| Distinction |
Biographie
modifierHenri Didier est le fils de Jean Casimir Didier et de Clémence Virginie Meissonnier[1]. Étudiant en droit à Paris, il suit en parallèle les enseignements de Joseph Blanc à l'École des beaux-arts de Paris et travaille dans l'atelier de Diogène Maillart[2]. Par un jugement de [1], à son nom d'état civil est ajouté celui d'un ancien fief familial de la vallée de la Durance, le fief de Rousset[3]. Quand la guerre de 1870 est déclarée, il s'engage dans la cavalerie, fait toute la campagne et en revient sans blessure. En 1873, Henri Didier de Rousset s'inscrit au barreau de Paris, puis pour des raisons familiales s'installe à Gap en où il continue d'exercer son métier d'avocat tout en consacrant la majeure partie de son temps à la peinture[4]. Son mariage en 1882 à Écully[5], le conduit à séjourner fréquemment dans la région lyonnaise et à participer aux activités de la Société lyonnaise des beaux-arts. Le , il meurt accidentellement à Gap à l'âge de 58 ans[6],[3].
Œuvre
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Henri Didier de Rousset peint principalement des figures et des portraits, quelques scènes de genre également[2]. Il s'est aussi essayé à la gravure et à la lithographie. Son œuvre est présent dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lyon avec la toile Tête de jeune fille acquise par la ville de Lyon en 1905[7], au musée de Grenoble avec la Villageoise sous le voile[8],[9], et au musée des Beaux-Arts de Marseille avec Le Pâtre des Alpes[10].
Expositions
modifierHenri Didier de Rousset commence au Salon de Paris en 1878 avec un dessin Portrait de mon père[2] et l'année suivante avec un fusain, Dolorosa. En 1880 et 1886 au Salon des artistes français, il présente des portraits[11]. À partir de 1888, il expose régulièrement au Salon de la Société lyonnaise des beaux-arts, et ce jusqu'en 1908, année précédant son décès accidentel[12].
Distinctions
modifierEngagé volontaire en 1870, puis officier de réserve, il est fait chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire le [13].
Notes et références
modifier- 1 2 3 Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap, Naissances, 1850, n° 197, vue 47/137.
- 1 2 3 4 Bénézit 1999, p. 561.
- 1 2 J. Roman, « Bulletin de la Société d'études des Hautes-Alpes, 1 janvier 1910, p 54 à 56 » (consulté le ).
- ↑ Marie Hélèe Trouvelot, Marie-Odile Mergnac, Loïc Gogué, Les dictionnaires patronymiques : Les Didier/Dietrich, Paris, Archives & Culture, , p. 62-63.
- ↑ Archives départementales du Rhône, Écully, Mariages, 1882, n° 13, vue 9/12.
- ↑ Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap, Décès, 1909, n° 81, vue 97/245.
- ↑ Paul Dissard, Le musée de Lyon, Les peintures, Paris, Librairie Renouard, H. Laurens, (lire en ligne), p. 20.
- ↑ Notice no 09940005765, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
- ↑ « Villageoise sous le voile - Didier-Henri de Rousset », sur CNAP.
- ↑ Notice no 000PE014139, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
- ↑ Musée d'Orsay, « Base de données documentaire, Salons 1673-1914 » (consulté le ).
- ↑ Dominique Dumas, Gérard Bruyère, Jacques Foucart, Salons et expositions à Lyon, 1786-1918, Catalogue des exposants et liste de leurs œuvres, Tome I, Dijon, L'Échelle de Jacob, (ISBN 978-2-913-22471-1), p. 435.
- ↑ « Base Léonore, Chancellerie de la Légion d'honneur » (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 4 (Coudert-Dzwonowski), Paris, Gründ, , 958 p. (ISBN 978-2-7000-3010-5, lire en ligne), p. 561.
- Georges Dioque, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, Gap, Société d'études des Hautes-Alpes, , 481 p. (ISBN 2904071059 et 9782904071058, OCLC 463891393), p. 184.
- Gérald Schurr, Les Petits Maîtres de la peinture (1820-1920) : valeur de demain, t. IV, Éditions de l'Amateur, (ISBN 978-2-85917-047-9), p. 114.
- (de) Hermann Alexander Müller et Hans Wolfgang Singer, « Didier de Rousset, Henri », dans Allgemeines Künstler-Lexicon, vol. 6, Frankfurt a. M., Literarische Anstalt, Rütten & Loening, , 307 p. (lire en ligne), p. 68.
- (de) Ulrich Thieme et Felix Becker, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, vol. 9 (Delaulne-Dubois), Leipzig, E.A. Seemann, , 618 p. (lire en ligne), p. 224.
- Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours, t. I, Paris, Librairie Renouard, , 1070 p. (lire en ligne), p. 434.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :