Henri Kagan

chimiste français

Henri Kagan, né le à Boulogne-sur-Seine, est un chimiste français, professeur émérite à l'université Paris-Saclay. Il est l'un des pionniers de la catalyse asymétrique et de l'usage des lanthanides en synthèse organique.

Henri Kagan
Description de cette image, également commentée ci-après
Henri Kagan en 2014.
Nom de naissance Henri Boris Kagan
Naissance (95 ans)
Boulogne-Billancourt (France)
Nationalité Drapeau de la France française
Domaine chimie organique, catalyse asymétrique, lanthanides
Formation Faculté des sciences de Paris, École nationale supérieure de chimie de Paris, Collège de France (doctorat, 1960)
Renommé pour ligand DIOP, effets non linéaires en catalyse asymétrique, iodure de samarium (SmI2)
Distinctions

En 2026, il reçoit le prix Nobel de chimie, avec le chimiste japonais Kensō Soai, « pour la découverte des effets non linéaires et de l'autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique »[1],[2].

Biographie

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Jeunesse et formation

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Henri Kagan grandit dans une famille juive qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, se cache sous des noms d'emprunt dans le sud de la France[3]. Il commence sa carrière au Centre national de la recherche scientifique en 1954[4], avant de se voir nommer par la suite à la faculté des sciences de Paris et à l'École nationale supérieure de chimie de Paris[5]. Il soutient en 1960, au Collège de France, un doctorat sur des stéroïdes modifiés, sous la direction de Jean Jacques[4],[6],[5]. De 1962 à 1967, il est collaborateur d'Alain Horeau, également au Collège de France, avec un séjour en 1965 auprès de Tom J. Mabry à l'université du Texas à Austin[6].

Carrière à Orsay

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En 1967, il est nommé maître-assistant à la faculté des sciences d’Orsay, au sein de l’université de Paris (devenue université Paris-Sud puis université Paris-Saclay). Il y fonde son propre groupe de recherche, auquel il demeurera toujours étroitement associé[6],[5]. Il accède au rang de professeur des universités en 1973[6]. De 1993 à 1998, il exerce les fonctions de membre senior à l'Institut universitaire de France[7],[8],[9]. Professeur invité dans plusieurs universités européennes et américaines, il devient professeur émérite de l’université Paris-Sud en 1999[6].

Recherches

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Les travaux d'Henri Kagan portent sur le contrôle de la chiralité en synthèse organique : comment obtenir, à partir d'un mélange ou d'un précurseur achiral, un excès de l'une des deux formes miroir d'une molécule, dites énantiomères. Cette question est décisive pour les médicaments, dont les deux énantiomères peuvent avoir des effets biologiques différents, et pour la compréhension de l'homochiralité du vivant[10],[11].

Stéroïdes et stéréochimie

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Au Collège de France, dans le laboratoire de chimie organique des hormones, les premiers travaux d'Henri Kagan portent sur la chiralité moléculaire. Sa thèse aborde la chimie des stéroïdes et la stéréochimie[6],[5]. Avec Jean Jacques et Guy Ourisson, il participe en 1965 à deux recueils de constantes publiés chez Pergamon Press, Pouvoir rotatoire naturel et Constantes sélectionnées. Stéroïdes, édités par Simone Allard et préfacés par William Klyne.

Ligand DIOP et catalyse énantiosélective

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En 1971, Henri Kagan rapporte une avancée en hydrogénation catalytique énantiosélective. Il utilise pour la première fois un ligand diphosphine de symétrie C2, le DIOP – (2,3-O-isopropylidène-2,3-dihydroxy-1,4-bis(diphénylphosphino)butane) –, associé à un complexe de rhodium, et obtient un fort excès énantiomérique dans l'hydrogénation d'alcènes[12],[5]. L'article correspondant, cosigné avec son collègue Tuan-Phat Dang, paraît en 1972 dans le Journal of the American Chemical Society[13].

La Fondation Wolf souligne que ce travail a orienté la recherche en catalyse asymétrique, en suscitant toute une famille de ligands de symétrie C2 et en stimulant l'étude de l'hydrogénation, de l'hydroformylation, de l'hydrosilylation et de l'alkylation allylique asymétriques[12]. Le DIOP est préparé à partir de l'acide tartrique, produit naturel chiral peu coûteux : le principe, repris ensuite par de nombreux groupes, est de transférer l'information stéréochimique d'un pool chiral vers un catalyseur métallique. En 2001, le prix Wolf de chimie, partagé avec Ryōji Noyori et Karl Barry Sharpless, cite « leur travail pionnier, créatif et décisif dans le développement de la catalyse asymétrique pour la synthèse de molécules chirales »[12].

Henri Kagan a également contribué à l'état de l'art des réactions de Diels-Alder catalytiques asymétriques, notamment par une revue cosignée avec son doctorant Olivier Riant dans Chemical Reviews en 1992[14].

Lanthanides et iodure de samarium

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À partir de la fin des années 1970, le laboratoire d'Orsay développe l'usage des dérivés de lanthanides divalents en synthèse. En 1980, avec Pierre Girard et Jean-Louis Namy, Henri Kagan décrit une préparation douce de l'iodure de samarium(II) (SmI2) et de l'iodure d'ytterbium(II) (YbI2), par réaction du métal sur le 1,2-diiodoéthane dans le tétrahydrofurane, et leur emploi comme réducteurs ou agents de couplage[15]. Une revue de 1986, écrite avec Namy, fait le point sur les lanthanides en synthèse organique[16].

Le SmI2, stable en solution et maniable, est devenu un réactif standard de chimie organique, utilisé pour des réductions chimiosélectives et des couplages carbone-carbone. Chimie ParisTech le range, avec le DIOP, parmi les outils de synthèse issus de ses travaux[5].

Effets non linéaires

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En 1986, avec Christian Puchot, Odile Samuel, Elisabet Duñach, Shuhong Zhao et Claude Agami, Henri Kagan publie les premiers exemples d'effets non linéaires en synthèse asymétrique[17], observés dans des oxydations et des aldolisations[18]. Jusqu'alors, on attendait en général une relation linéaire entre l'excès énantiomérique du ligand ou de l'auxiliaire chiral et celui du produit. Henri Kagan montre qu'un catalyseur préparé à partir d'un ligand partiellement énantiomériquement enrichi peut donner un produit dont l'excès énantiomérique est supérieur, ou, dans d'autres cas, inférieur, à celui du ligand.

Le communiqué Nobel de 2026 présente cette observation comme le premier pas décisif : Henri Kagan a trouvé un moyen de manipuler les réactions de façon à créer un excès de l'une des images miroir plus grand que ce que l'on croyait possible[1]. Avec son équipe, il propose ensuite des modèles mathématiques simples, distinguant notamment des réservoirs de complexes inactifs et un catalyseur actif, pour décrire ces écarts à la linéarité. Un article de 1994, coécrit avec Denis Guillaneux, Shu-Hai Zhao, Odile Samuel et David Rainford, systématise ces effets non linéaires en catalyse asymétrique[19].

Ces effets sont devenus un outil de diagnostic mécanistique : une relation non linéaire renseigne sur l'agrégation des complexes, le nombre de ligands autour du métal et la mise hors jeu d'espèces minoritaires. Ils ont aussi été discutés comme modèle chimique d'amplification asymétrique, susceptible d'éclairer l'apparition d'une seule chiralité dans les molécules du vivant[1],[5].

La controverse de 2001

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Le , le prix Nobel de chimie est attribué à William S. Knowles, Ryōji Noyori et Karl Barry Sharpless pour la catalyse chirale. Le règlement Nobel limite à trois le nombre de lauréats d'un même prix. Plusieurs chimistes français estiment alors que Henri Kagan, considéré comme l'un des pères de la synthèse asymétrique catalytique, aurait dû être associé[20]. Le Monde du 8 novembre 2001 rapporte que le ministre de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a écrit au directeur de la Fondation Nobel pour dire « combien les scientifiques français sont étonnés que le professeur Henri Kagan n'ait pas été associé au Nobel de chimie », ajoutant qu'il « aurait été plus équitable de décerner ce prix aux quatre scientifiques qui ont mené à bien ces travaux »[21]. Un article du même journal, le 16 octobre 2001, titrait « Le Nobel de chimie volé à Henri Kagan »[22].

Nature relate le 15 novembre 2001 la démarche du ministre et le fait que plusieurs scientifiques français avaient exprimé leur déception de voir le professeur Henri Kagan écarté, ce qui en a fait, selon le titre de l'article, une « cause célèbre »[23]. La même année, la Fondation Wolf avait d'ailleurs distingué ensemble Henri Kagan, Noyori et Sharpless pour la catalyse asymétrique[12].

Prix Nobel de chimie 2026

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Le Japonais Kensō Soai et son équipe de l'université des sciences de Tokyo travaillent parallèlement sur ces thématiques. Le communiqué Nobel indique, en effet, qu'une publication de 1995 décrit une réaction chimique ayant, pour la première fois, le potentiel d'être homochirale, et qu'en 2003 Soai présente une réaction où une seule des deux images miroir se forme (un résultat que le comité rapproche de ce que « la vie seule » avait jusqu'alors accompli[1]). Heiner Linke, président du comité Nobel de chimie, résume ainsi la portée commune des deux œuvres : « Henri Kagan et Kenso Soai ont apporté une solution à une énigme chimique vieille de plus d'un siècle : comment l'homochiralité peut émerger spontanément. Les réactions chimiques qu'ils ont mises au point sont spectaculaires. »[1] Le comité ajoute que ces découvertes ont été décisives pour les chimistes qui conçoivent des réactions destinées à la fabrication de médicaments[1].

Le 7 octobre 2026, le prix Nobel de chimie est décerné à parts égales à Henri Kagan et à Kensō Soai[24],[25]. Tous deux sont récompensés pour leurs travaux sur la synthèse asymétrique, qui permet de privilégier une forme plutôt que son image dans un miroir[26]. La motivation officielle est : « pour la découverte des effets non linéaires et de l'autocatalyse dans la synthèse organique asymétrique »[1]. La somme associée, 12 millions de couronnes suédoises, est partagée à parts égales[1]. La remise officielle est prévue le 10 décembre 2026 à Stockholm, date anniversaire de la mort d'Alfred Nobel.

Le prix Nobel de 2026 ne récompense pas la même citation que celui de 2001 : il porte sur les effets non linéaires et l'autocatalyse, et associe Henri Kagan à Kenso Soai plutôt qu'aux lauréats de 2001[1]. Chimie ParisTech, l'Académie des sciences, l'université Paris-Saclay et plusieurs commentaires de presse présentent le prix de 2026 comme la reconnaissance, tardive, de travaux engagés dès les années 1970 et 1980[5],[27],[28].

Distinctions

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Prix et récompenses

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Docteur honoris causa

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Sociétés savantes

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Henri Kagan est élu membre de l'Académie des sciences en 1991[35], après avoir été membre correspondant en 1978[6],[36], membre étranger de l'Académie polonaise des sciences en 1994, Honorary Fellow de la Royal Society of Chemistry en 2003[6] et membre honoraire de la Société de recherche chimique de l'Inde (en)[29].

Décorations

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Publications choisies

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  • avec Tuan Phat Dang, « Asymmetric catalytic reduction with transition metal complexes. I. Catalytic system of rhodium(I) with (−)-2,3-O-isopropylidene-2,3-dihydroxy-1,4-bis(diphenylphosphino)butane, a new chiral diphosphine », Journal of the American Chemical Society, vol. 94, n° 18, 1972, p. 6429-6433[13].
  • avec P. Girard et J. L. Namy, « Divalent lanthanide derivatives in organic synthesis. 1. Mild preparation of samarium iodide and ytterbium iodide and their use as reducing or coupling agents », Journal of the American Chemical Society, vol. 102, n° 8, 1980, p. 2693-2698[15].
  • avec J. L. Namy, « Lanthanides in organic synthesis », Tetrahedron, vol. 42, n° 24, 1986, p. 6573-6614.
  • avec C. Puchot, O. Samuel, E. Duñach, S. Zhao et C. Agami, « Nonlinear effects in asymmetric synthesis. Examples in asymmetric oxidations and aldolization reactions », Journal of the American Chemical Society, vol. 108, n° 9, 1986, p. 2353-2357[18].
  • avec Olivier Riant, « Catalytic asymmetric Diels–Alder reactions », Chemical Reviews, vol. 92, n° 5, 1992, p. 1007-1019.
  • avec D. Guillaneux, S.-H. Zhao, O. Samuel et D. Rainford, « Nonlinear Effects in Asymmetric Catalysis », Journal of the American Chemical Society, vol. 116, n° 21, 1994, p. 9430-9439.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) « Nobel Prize in Chemistry 2026 », The Nobel Prize, (consulté le ).
  2. ↑ « Le prix Nobel de chimie 2026 est décerné au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai », sur lemonde.fr, .
  3. ↑ (en) « Henri Kagan », Jewish Virtual Library (consulté le ).
  4. 1 2 « Le Prix Nobel de chimie 2026 attribué à Henri Kagan, professeur émérite de l’Université Paris-Saclay », sur universite-paris-saclay.fr, .
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Henri B. Kagan, diplômé ingénieur de Chimie ParisTech – PSL (promotion 1954), lauréat du prix Nobel de chimie 2026 », Chimie ParisTech – PSL, (consulté le ).
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) ChemViews, « Lavoisier Medal Awarded », ChemistryViews, (consulté le ).
  7. ↑ « Arrêté du 5 juillet 1993 portant nomination à l'Institut universitaire de France », sur legifrance.gouv.fr, .
  8. ↑ « Arrêté du 28 mars 1996 portant nomination des membres des jurys de l'Institut universitaire de France », sur legifrance.gouv.fr, .
  9. ↑ « Arrêté du 29 juin 1998 portant nomination à l'Institut universitaire de France », sur legifrance.gouv.fr, .
  10. ↑ Gilbert Balavoine, « Sur la route d’Henri Kagan, dialogue… », l’actualité chimique, vol. 377,‎ , p. 7-10 (lire en ligne).
  11. ↑ « "Une idée géniale, une rupture complète" : Henri Kagan, la chimie en symétrie », sur lefigaro.fr, .
  12. 1 2 3 4 (en) « Henri B. Kagan », Wolf Foundation (consulté le ).
  13. 1 2 (en) Henri B. Kagan et Tuan Phat Dang, « Asymmetric catalytic reduction with transition metal complexes. I. Catalytic system of rhodium(I) with (−)-2,3-O-isopropylidene-2,3-dihydroxy-1,4-bis(diphenylphosphino)butane, a new chiral diphosphine », Journal of the American Chemical Society, vol. 94, no 18,‎ , p. 6429-6433 (DOI 10.1021/ja00773a028).
  14. ↑ (en) Henri B. Kagan et Olivier Riant, « Catalytic asymmetric Diels–Alder reactions », Chemical Reviews, vol. 92, no 5,‎ , p. 1007-1019 (DOI 10.1021/cr00013a013).
  15. 1 2 (en) P. Girard, J. L. Namy et H. B. Kagan, « Divalent lanthanide derivatives in organic synthesis. 1. Mild preparation of samarium iodide and ytterbium iodide and their use as reducing or coupling agents », Journal of the American Chemical Society, vol. 102, no 8,‎ , p. 2693-2698 (DOI 10.1021/ja00528a029).
  16. ↑ (en) H. B. Kagan et J. L. Namy, « Lanthanides in organic synthesis », Tetrahedron, vol. 42, no 24,‎ , p. 6573-6614 (DOI 10.1016/S0040-4020(01)82098-6).
  17. ↑ « Les effets non linéaires en catalyse asymétrique - p40 - N°491 - L'Actualité Chimique, le journal de la SCF », sur Société Chimique de France (SCF) (consulté le )
  18. 1 2 (en) C. Puchot, O. Samuel, E. Dunach, S. Zhao, C. Agami et H. B. Kagan, « Nonlinear effects in asymmetric synthesis. Examples in asymmetric oxidations and aldolization reactions », Journal of the American Chemical Society, vol. 108, no 9,‎ , p. 2353-2357 (DOI 10.1021/ja00269a036).
  19. ↑ (en) Denis Guillaneux, Shu-Hai Zhao, Odile Samuel, David Rainford et Henri B. Kagan, « Nonlinear Effects in Asymmetric Catalysis », Journal of the American Chemical Society, vol. 116, no 21,‎ , p. 9430-9439 (DOI 10.1021/ja00100a004).
  20. ↑ « "Un rôle déterminant" pour les médicaments : qui est Henri Kagan, le Français prix Nobel de chimie snobé il y a 25 ans ? », sur leparisien.fr, .
  21. ↑ « Remous français autour du dernier prix Nobel de chimie », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. ↑ « Le Nobel de chimie volé à Henri Kagan », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. ↑ (en) Sally Goodman, « French Nobel protest makes chemist a cause célèbre », Nature, vol. 414,‎ , p. 239 (DOI 10.1038/35104765).
  24. ↑ « Le prix Nobel de chimie 2026 décerné au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai pour leurs travaux sur les réactions moléculaires utilisées notamment en pharmacologie », sur franceinfo.fr, .
  25. ↑ « Prix Nobel de chimie 2026 : le Français Henri Kagan récompensé », sur liberation.fr, .
  26. ↑ Matthew Addicoat, « De l’autre côté du miroir : le Nobel de chimie 2026 récompense des travaux sur des molécules reflets l’une de l’autre », sur theconversation.com, .
  27. ↑ « Henri Kagan membre de l'Académie des sciences et Kenso Soai, lauréats du prix Nobel de chimie 2026 », sur academie-sciences.fr, .
  28. ↑ « Henri Kagan récompensé par le Prix Nobel de chimie 2026 », sur enseignementsup-recherche.gouv.fr, .
  29. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 « Henri Kagan », sur chemie.de.
  30. ↑ (en) « Nagoya Gold Medal Recipients », sur ocyrd.csj.jp.
  31. ↑ « Henri B. Kagan », sur wolffund.org.il.
  32. ↑ (en) « Ryoji Noyori Prize | SSOCJ | The Society of Synthetic Organic Chemistry, Japan », sur Ryoji Noyori Prize | SSOCJ | The Society of Synthetic Organic Chemistry, Japan (consulté le )
  33. ↑ « Les anciens lauréats », sur fondation.maisondelachimie.com.
  34. ↑ « Henri B. Kagan », sur fi.edu, .
  35. ↑ « Décret du 21 juin 1991 portant approbation d'élections à l'Académie des sciences », sur legifrance.gouv.fr, .
  36. ↑ « Henri Kagan », sur academie-sciences.fr.
  37. ↑ « Décret du 29 mars 2002 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.fr, .
  38. ↑ « Décret du 7 mai 2007 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.f, .
  39. ↑ « ORDRE NATIONAL DU MERITE Décret du 21 novembre 1995 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.fr, .

Voir aussi

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