Henry Cheffer
Henry Lucien Cheffer, né le à Paris (6e) et mort dans cette même ville (7e) le [1], est un peintre et graveur français. Il est l'auteur de timbres-poste et de billets de banque.
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Peintre, artiste graphique, orfèvre graveur, graveur, dessinateur ou dessinatrice de timbres, graphiste |
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Émile Cheffer (d) |
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Prix de Rome () |
Biographie
modifierSa grand-mère, Thérèse Cheffer, d'origine lorraine, est la sœur de Marie Cheffer, mère d'Auguste Rodin[2]. Son père est Émile Eugène Cheffer (1845-1930), graveur-illustrateur de mode[3].
Henry Cheffer sort diplômé de l'École des beaux-arts de Paris où il fut l'élève de Léon Bonnat et de Jean Patricot[4]. Pour la gravure, il est initié par son père, et par Raphaël Collin et Gustave Courtois[5].
Il est lauréat du prix de Rome en gravure de 1906 (2e second grand prix)[6]. Sociétaire du Salon des artistes français, il expose, à partir de 1902, exclusivement dans ce salon, des gravures sur métal et sur bois[5].
En février 1907, il épouse Fanny Dillaye, fille du journaliste Frédéric Dillaye (1848-1917)[7].
Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il en rapporte des croquis[8].
Il illustre des livres et collabore durant vingt-cinq pour L'Illustration. Les banques françaises d'Algérie et de Tunisie, des Pays-Bas et des Indes néerlandaises font appel à lui pour la conception graphique de leurs billets.
En 1911, il grave son premier timbre[2]. Il travaille pour la Perse, la Belgique (dont le timbre à l'effigie d'Albert Ier en tenue de soldat), le Luxembourg, le Danemark et l'Espagne, avant d'être engagé dans des projets pour les postes françaises en 1929. Ses deux premiers timbres français[2], à partir de 1927, ont été : Le port de La Rochelle et Le Pont du Gard ; beaucoup de ses timbres ont eux aussi porté des sujets touristiques. En 1931, il dessina des projets de timbres pour l'Exposition coloniale internationale de 1931 : une scène typique par colonie. Mais, ils ont été refusés au profit de deux motifs seulement. En 1933, il voit émettre son Aristide Briand imprimé en typographie.
En 1954, son projet de Marianne pour le timbre d'usage courant est refusé. Après sa mort, ce projet a été choisi finalement en 1967, c'est la Marianne de Cheffer[9].
Œuvres
modifierAquarelles
modifier- La cale du port de Douarnenez
- Le port. Soleil couchant
- Le pardon de saint Vandame
- Le calvaire de Sainte-Marie du Ménez-Hom
- La rue Monte-au-ciel, à Douarnenez
- Sur le quai du port de Tréboul. Le poste des douaniers
- Tréboul. Le port
Ces six aquarelles précitées sont reproduites dans la revue L'Illustration no 4393 du .
Illustrations
modifier- Pasteur Vallery-Radot, Pour la terre de France par la douleur et la mort, Paris, société du livre d'art, 1920
- Tharaud, l'Ombre de la croix, Paris, société du livre d'art, 1924
- « Avion survolant un aérodrome », in: L'Illustration, n° 4267, .
- Franc-Nohain, Aux quatre coins de Paris, Société des amis des livres, 1926
- Charles Géniaux, L'Océan, 108 bois originaux[10], Paris, Aux dépens d'un Amateur,1928
- Alphonse de Chateaubriant, la Brière, Paris, édition Piazza, 1932
- Charles Géniaux, La Passion d'Armelle Louanais, Paris chez l'artiste, 1933
- Abbé Naudet, la Communauté de l'Hôtel-Dieu de Beaune, chez l'artiste, 1943
- Pierre Loti, Pêcheur d'Islande, Paris, l'édition d'art H. Piazza, , 20 aquarelles, 1945
- Roger Vercel, Au large d'Eden, Paris, L'édition d'art H. Piazza, 1947
- Émile Verhaeren, Almanach, cahier de vers, Société de Saint Éloy, 1951. Chaque mois de l'année est illustré par un artiste différent : Paul Adrien Bouroux, Paul Baudier, Jean Frélaut, Eugène Corneau, Henry Cheffer, Adolphe Beaufrère, Camille Paul Josso, Pierre-Yves Trémois, Paul Lemagny, Robert Jeannisson, et André Vahl.
Collections publiques
modifier- Nemours, Château-Musée : Scène de marché en Bretagne, eau-forte, 14,1 x 19,7 cm. 2024.122.1.
- Paris, L'Adresse Musée de La Poste : fonds Cheffer[11]
Références
modifier- ↑ Son acte de décès (n°602) dans les registres de décès du 7ème arrondissement de Paris pour l'année 1957. L'acte donne les date et lieu de naissance
- 1 2 3 Nécrologie, in: Bulletin des PT&T, Paris, mai 1957 — sur Gallica.
- ↑ (en) Pascal Griener, « Rodin’s Family: The Intersection between Myth and Reality », Nineteenth Century Art Worldwide, Volume 20, Issue 1 | Spring 2021.
- ↑ Loïc des Goys, « M. Henry Cheffer, peintre et graveur », in: La Revue moderne illustrée, Paris, 10 décembre 1908, p. 10-12 — sur Gallica.
- 1 2 Notice exposant SAF 1902, base salons du musée d'Orsay.
- ↑ Grands Prix de Rome de Gravure en taille-douce Académie des Beaux-arts : De 1866 à 1968, sur Grande-Masse (ENSBA).
- ↑ L'Éclair, Paris, 28 février 1907, p. 2 — sur Gallica.
- ↑ Automobilia, 3& décembre 1918, p. 34 — sur Gallica.
- ↑ « Cheffer, Henry », sur philatelie-française.com.
- ↑ Bibliothèque du Professeur Georges Marchal, notice 47, Paris, G. Blaizot, 1968, p. 19 — sur Gallica.
- ↑ « L’œuvre du graveur Henry Cheffer fait son entrée au musée ! » sur ladresseip.wordpress.com, 16 octobre 2012
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Charles Saunier, « Henry Cheffer, peintre-graveur illustrateur », Byblis, hiver 1928, p. 113-120.
- Yves Le Floch et Jean-François Simon, Henry Cheffer, peintre de la vie quotidienne en Bretagne, Douarnenez, éditions de l'Estran, 1983.
- Catalogue Guerpillon-Bergeron Écoles Bretonnes, vente du .
- Philippe Le Stum, La Gravure sur Bois en Bretagne, 1850-2000, Spézet, Coop Breizh, , 319 p. (ISBN 9782843468216)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :