Hélène Bertaux

sculptrice française

Hélène Bertaux, ou Madame Léon Bertaux, née à Paris le et morte à Saint-Michel-de-Chavaignes le , est une sculptrice française et une militante pour la cause des femmes artistes, présidente fondatrice de l'Union des femmes peintres et sculpteurs.

Hélène Bertaux
En .
Fonction
Présidente
Union des femmes peintres et sculpteurs
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Autres noms
Madame Léon Bertaux
Nationalité
Activité
Conjoints
Autres informations
Membre de
Maîtres
Personne liée
Distinctions
Œuvres principales
Psyché sous l'empire du mystère
Jeune Gaulois prisonnier
Jeune fille au bain
signature de Hélène Bertaux
Signature.

Biographie

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Joséphine Charlotte Hélène Pilate nait à Paris le de Jean Louis Hippolyte Pilate et de Marie Jeanne Planson. Elle est issue d'un milieu d'artisans modestes, proches des idées saint-simoniennes favorables à l'émancipation des femmes. Hélène Pilate commence sa formation très tôt aux côtés du compagnon de sa mère, le sculpteur Pierre Hébert. Elle réalise de nombreuses sculptures de petites dimensions, telles que des pendules, très prisées à cette époque, avant de se tourner vers des œuvres d'une taille plus importante[1]. Par la suite, elle se forme auprès d'Auguste Dumont et, vers trente ans, a accès au réseau de connaissances du bronzier Victor Paillard[2].

Mariée à Augustin-François Allélit (dont elle aura un fils et une petite fille morte en bas âge), elle s'en sépare rapidement[3]. Dès 1854, elle signe ses œuvres du nom de « Mme Léon Bertaux », nom de son nouveau compagnon, lui-même sculpteur, mais qu'elle ne pourra épouser qu'en 1866[4], après la mort de son premier mari, le divorce étant alors interdit[2]. Léon Bertaux prendra alors en charge toute la gestion des commandes de son épouse, afin qu'elle puisse se consacrer entièrement à son art et à ses engagements féministes[2].

Elle décèdera, quasi oubliée, le au château de Lassay à Saint-Michel-de-Chavaignes (Sarthe).

Carrière artistique

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Jeune Gaulois prisonnier, 1867, marbre, Nantes, musée des Beaux-Arts.

Elle expose pour la 1ère fois au Salon de 1849, sous son nom de femme mariée (Allélit), puis au Salon de 1857, sous le nom de Mme Léon Bertaux, après avoir été refusée les deux années précédentes[5].

Elle commence à se faire connaître par la commande privée d'une fontaine monumentale à Amiens (dite la fontaine Herbet, du nom du mécène commanditaire). Débutée en 1863, elle sera inaugurée en [6].

Au Salon de 1864, elle expose (à une époque où les femmes n’ont pas accès aux cours de nu et d’anatomie[7]), la sculpture en plâtre (disparue) d'un Jeune Gaulois prisonnier nu[8],[9],[10], qui lui offre sa première médaille. Il est sans doute le premier nu masculin réalisé par une sculptrice[7],[10], En 1867, elle présentera au Salon sa version en marbre qui aura un réel succès.

En 1873, sa Jeune fille au bain (plâtre), achetée par l'Etat, lui vaut d'être déclarée Hors Concours. Sa version en marbre (1876) sera encensée par le public parisien.

Amiens, la fontaine Herbet.

Elle reçoit, en parallèle, des commandes monumentales de grande taille pour le Louvre/Tuileries : en 1864, un grand fronton triangulaire, sur l'aile de Flore, côté Seine : La Navigation. Puis en 1878, un second fronton, sur l'aile de Marsan, côté jardins du Carrousel : La Législation associée à deux pendentifs : Charlemagne et Moïse. Elle est la seule femme, à ce jour, à avoir réalisé de tels frontons au Louvre. Et, en 1881, elle réalise également une statue en pied du peintre Jean Siméon Chardin sur une des façades (côté rue Lobau) du nouvel hôtel de ville de Paris (détruit pendant la Commune).

Psyché sous l'empire du mystère, bronze, Paris, Petit Palais.

Lors de l'Exposition universelle de 1889, elle est la première sculptrice à recevoir une médaille d'Or de 1ère Classe[7]pour son plâtre Psyché sous l'empire du mystère - exposé, dès 1888, au Salon de l'U.F.P.S. (il est conservé de nos jours au musée Paul Valéry de Sète).

En 1893, elle est nommée vice-présidente de la délégation de femmes françaises artistes qui, au cours de l'Exposition internationale de Chicago, exposeront volontairement dans le Woman's Building[11], un bâtiment créé par l'architecte Sophia Hayden, pour pouvoir n'y montrer que des œuvres d'artistes femmes (et donc, en dehors du Palais officiel des Beaux-Arts).

Elle est promue officier d'Académie en 1881 officier de l'Instruction publique en 1888[1].

Après 1894, quand elle quitte la présidence de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, elle poursuit sa carrière en exposant encore en 1897 au Salon de cette société[12] ainsi qu'au Salon des artistes français de 1900 (Fuite en Égypte). Elle est, entre 1896 à 1907, la première et l'unique femme à faire partie du jury de sélection du Salon des artistes français en sculpture[2].

Combat pour la place des femmes dans l'art : l'Union des femmes peintres et sculpteurs

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Au XIXe siècle, dans le monde de l'art, les femmes sont souvent considérées par les artistes masculins comme des muses et des modèles, mais rarement reconnues comme artistes[13], à part quelques exceptions comme Rosa Bonheur ou Marcello, contemporaines d'Hélène Bertaux. À cette époque, l'École nationale des beaux-arts de Paris leur est interdite et les préjugés négatifs quant à leur capacité à produire des œuvres d'art de qualité sont encore profondément ancrés dans la société[14].

Devant les difficultés que rencontrent les femmes qui veulent se destiner à la sculpture, Hélène Bertaux décide alors d'ouvrir un atelier de dessin et de modelage en 1873[2] à Paris au 233, rue du Faubourg-Saint-Honoré[15]. Puis en 1879, elle lance l'édification d'un grand immeuble d'ateliers, situé 147 avenue de Villiers, destinés à former des femmes à la sculpture[2], qui ouvre en 1881.

En août 1881, elle crée avec quelques amies et élèves l'Union des femmes peintres et sculpteurs (UFPS), association reconnue d'utilité publique en 1892, qu’elle préside jusqu'en 1894[2]. Le but de cette association étant de permettre aux femmes françaises et étrangères d'obtenir un véritable statut d'artiste et de créer une solidarité entre elles. Pour cela, elle met en place un salon annuel spécifique, sans jury de sélection, mêlant artistes débutantes et artistes reconnues. Elle en assure la promotion auprès de l'État, de la presse généraliste ou féministe, des hommes politiques et des collectionneurs.

Son objectif est également de faire bénéficier les femmes de la qualité et de la gratuité de l'enseignement de l'École nationale des beaux-arts de Paris, et de leur permettre d'accéder au prestigieux concours du Prix de Rome. Dès 1889, Hélène Bertaux mène ce combat de longue haleine, et grâce à sa mobilisation et à son acharnement, les artistes femmes sont progressivement admises entre 1897 et 1900 à l'École nationale des beaux-arts, puis peuvent participer aux différents concours, dont celui du Grand prix de Rome à compter de 1903. Lucienne Heuvelmans est la première femme artiste à recevoir ce Premier Grand Prix de Rome — de sculpture, en l'occurrence — en 1911.

En 1894, en conflit ouvert avec Virginie Demont-Breton qui revendique un jury de sélection pour professionnaliser le Salon de l'Union, Hélène Bertaux se retire de la présidence de l'UFPS, tout en restant sociétaire à vie[16] et présidente honoraire[17].

Hélène Bertaux, malgré sa brillante carrière et son engagement pour les artistes femmes, meurt en 1909 quasi oubliée, à Saint-Michel-de-Chavaignes, au château de Lassay. Un monument original, évoquant sa carrière, y abrite sa sépulture dans le cimetière communal[18].

En avril 2009, à l'occasion du centenaire de son décès, une Salle Communale Hélène Bertaux est inaugurée à Saint-Michel de Chavaignes, et un Prix Hélène Bertaux y sera créé dans les années 2010[19].

Salons et expositions

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  • Salon de l'Académie des beaux-arts :
    • 1849 : Portrait de Melle Gabrielle de V… (sous le nom de son premier mari « Allélit ») ;
    • 1857 : Portrait de M. P. de B… ;
    • 1861 : Assomption de la Vierge, groupe (plâtre), L'Hiver bas-relief (bronze) ; Pour les pauvres, s'il vous plaît, groupe formant un tronc (bronze) ;
    • 1863 : Assomption de la Vierge, bas-relief (bronze), Couronnement de la Fontaine Herbet à Amiens, groupe (bronze), mention honorable ;
    • 1864 : Jeune Gaulois prisonnier, statue (plâtre) ;
    • 1865 : L'Amour dominateur ;
    • 1867 : Jeune Gaulois prisonnier, statue (marbre) ;
    • 1866 : Les Caresses fatales ;
    • 1868 : "Saint-Philippe, statue (pâtre), et "Saint-Mathieu", statue (plâtre) ;
    • 1873 : Jeune fille au bain (plâtre) ;
    • 1874 : Jeune Gaulois prisonnier, statue (bronze) ;
    • 1875 : Le Printemps, buste (marbre) ;
    • 1876 : Une jeune Fille au bain (marbre) ;
    • 1880 : Portrait de M. Émile Cardon, buste (bronze).
  • Salon de la Société des artistes français :
    • 1881 : Buste de Sophie Arnould (marbre), Buste de Louise Belloc (marbre) ;
    • 1882 : Jeune fille au bain (bronze) ; Portrait de M. Marc Buttet du Bourget ;
    • 1885 : Buste de François Boucher (marbre) ;
    • 1889 : Psyché sous l'empire du mystère, statue (marbre) ;
    • 1900 : En Égypte ou Vierge à l'Enfant, statue (marbre).
  • Expositions universelles :
    • 1867, Paris : "Jeune Gaulois prisonnier" (marbre), Voir catalogue de cette exposition 2ème édition complétée ;
    • 1873, Vienne (Autriche) : "Jeune fille au bain" (bronze), et citée pour le travail collectif sur la façade de l'église Saint-Laurent à Paris (où elle a produit 2 statues) ;
    • 1876, Philadelphie (Etats-Unis) : "Buste" (marbre), "Jeune fille au bain" (bronze) ;
    • 1878, Paris : "Jeune Gaulois prisonnier" (bronze), "Jeune fille au bain" (marbre) ;
    • 1889, Paris : Psyché sous l'empire du mystère (plâtre), médaille d'Or de 1re classe ; Jeune fille au bain (bronze) ;
    • 1893, Chicago (Woman's Building) : Buste de Sophie Arnould (marbre), Jeune fille au bain (bronze), Psyché sous l'empire du mystère (bronze) ;
    • 1900, Paris : Psyché sous l'empire du mystère (bronze).

Œuvres

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Œuvres visibles dans l'espace public ou dans les collections muséales

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France[20]

Œuvres d'édition industrielle

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Au catalogue Durenne de 1867, panneaux bas-reliefs les quatre saisons planche 460, et, l'industrie, l'agriculture, commerce et beaux-arts planche 461.[réf. souhaitée]

Distinctions

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Rétrospectives

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  • 2009, Saint-Michel-de-Chavaignes, Service de l’architecture et du patrimoine du Pays du Perche-Sarthois, « Pays d’art et d’histoire », exposition itinérante sur la vie artistique et les engagements d’Hélène Bertaux, à l’occasion du centenaire de son décès[23].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 Édouard Lepage, Une conquête féministe : Mme Léon Bertaux, Paris, Imprimerie française J. Dangon Soleil en livres., 1911. réédition en 2009, 214 p. (ISBN 978-2-7466-0610-4).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Christine Bard et Sylvie Chaperon (Notice rédigée par Catherine Gonnard), Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe – XXIe siècle, Paris, Presses universitaires de France, , 1700 p. (ISBN 978-2-13-078720-4, OCLC 972902161, BNF 45220443, lire en ligne), p. 151 à 153.
  3. ↑ Jacques 2015, p. xv.
  4. ↑ « Acte de mariage Bertaux-Pilate, 7 juin 1866, Paris 11e », sur Archives départementales de Paris, page 4, acte no 42 (consulté le ). Elle y est dite « sans profession ».
  5. ↑ Anne Bourrassé, Les Refusées. Les artistes femmes n'existent pas. Seuil, Paris, 2026 (p. 69-87).
  6. 1 2 Déplacée quelques années plus tard, elle aurait été fondue en 1941 sur ordre de Pétain pour soutenir l'effort de guerre allemand, selon Amiens Métropole.
  7. 1 2 3 Mathilde Huet : zoom sur Hélène Bertaux à l'occasion du centenaire de son décès (2009) : https://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Musees/Les-musees-en-France/Les-collections-des-musees-de-France/Decouvrir-les-collections/Helene-Bertaux-1825-1909.
  8. ↑ Elle prend pour modèle du visage Charles de Sivry, demi-frère de Mathilde Mauté, future épouse de Paul Verlaine.
  9. ↑ Jacques 2015, ch. I (« Jeune Gaulois prisonnier »), p. 29-52.
  10. 1 2 « Hélène Bertaux, une conquête artistique et féministe » sur France-Mémoire.
  11. ↑ (en) World's Columbian Exposition, 1893 : Official catalogue : pt. XIV, woman's building, Chicago, 1893 (en ligne).
  12. ↑ Sanchez Pierre, Dictionnaire de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs, Dijon, l'Echelle de Jacob, t. 1, p.184.
  13. ↑ Caterine Gonnard et Elisabeth Lebovici, Femmes artistes/artistes femmes, Paris, Hazan, , 479 p. (ISBN 978-2-7541-0206-3).
  14. ↑ [PDF] Biographie d'Hélène Bertaux sur vpah.culture.fr.
  15. ↑ Édouard Lepage, Une conquête féministe, Mme Léon Bertaux, p .43.
  16. ↑ Chantal Beauvalot, préface du Dictionnaire de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (1882-1965), tome 1, de Pierre Sanchez, Éditions Echelle de Jacob, Dijon 2010, p. 21.
  17. ↑ Sanchez Pierre, Dictionnaire de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs, Dijon, l'Echelle de Jacob, t. 1, p. 41.
  18. ↑ Parcours-découverte Saint-Michel-de-Chavaignes, Pays d'art et d'histoire du Perche sarthois, à lire en ligne.
  19. ↑ « Résultats du prix Hélène Bertaux 2011 », sur Mains d'art (consulté le ).
  20. ↑ Liste établie par Mathilde Huet (ex-ingénieure d'études au Service des musées de France), entre 2008 et 2009.
  21. ↑ « Fontaine Herbet – Amiens (fondue) », notice sur e-monumen.net.
  22. ↑ Jacques 2015.
  23. ↑ « Exposition Hélène Bertaux, une artiste engagée », sur histoiredesarts.culture.gouv.fr (consulté le ).

Annexes

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Bibliographie

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  • Pauline Craven, Récit d'une sœur, Paris, Librairie Didier et Cie, 1866 (en ligne sur Gallica). — Récit de l'histoire de son frère Léon et de son épouse Hélène Bertaux, tous deux sculpteurs.
  • Édouard Lepage, Une conquête féministe. Mme Léon Bertaux, Paris, Imprimerie française J. Dangon, 1911, rééditée en 2009, Soleil en livres (ISBN 978-2-7466-0610-4).
  • Tamar Garb, Sisters of the Brush, Women' Artistic Culture in Late Nineteenth-Century, Yale University Press, UK, 1994.
  • Bérengère Wasselin, L'Union des Femmes peintres et sculpteurs et la critique, Lille, Mémoire de Master 2 d'histoire de l'art contemporain, sous la direction de François Robichon, Université Charles de Gaulle - Lille 3, 2006, 85 p.
  • Fabienne Dumont et Séverine Sofio, « Esquisse d'une épistémologie de la théorisation féministe en art », Cahiers du Genre, vol. 43, no 2, 2007, pp. 17-43 (en ligne sur cairn.info).
  • Sophie Jacques, La statuaire Hélène Bertaux (1825-1909) et la tradition académique : Analyse de trois nus (mémoire de maîtrise en histoire de l'art), Québec, Université Laval, , 173 p. (lire en ligne [PDF]).
  • Anne Rivière, Dictionnaire des sculptrices en France, Mare & Martin, 2017 (ISBN 979-1-0-92054-57-6).
  • Anaïd Demir, Les Suffragettes de l'art. L'entrée des femmes à l'école des beaux-arts, Paris, Beaux-Arts de Paris éditions, 2024.
  • Paroles d’artistes femmes, 1869-1939, textes réunis et présentés par Lucia Pesapane et Delphine Wanes, préface de Camille Morineau, Paris, Éditions de La Martinière, 2025 (ISBN 9791040121640), p. 32-37.
  • Anne Bourrassé, "Hélène Bertaux sans Auguste Rodin", Les Refusées. Les artistes femmes n'existent pas. Seuil, Paris, 2026 (p. 69-87).

Iconographie

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Liens externes

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