Isabelle Waldberg

sculptrice suisse

Isabelle Waldberg née Marghareta Isabella Maria Farner le 10 mai 1911 à Oberstammheim dans le Canton de Zurich en Suisse et morte le 12 avril 1990 à Chartres dans l'Eure-et-Loir, est une sculptrice franco-suisse. Son œuvre s'inscrit dans le courant de l'abstraction.

Isabelle Waldberg
Tombe d'Isabelle et Michel Waldberg au cimetière de Montmartre (division 22).
Naissance
Décès
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ChartresVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Autres noms
Margaretha Farner
Nationalités
Activités
Formation

Biographie

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Fille d'Ulrich Farner, un cultivateur et de Frieda Ischi, une couturière. Enfant, elle passe son temps dans la forge de son oncle. Margaretha Farmer fait d'abord des études en comptabilité en 1926. Souhaitant apprendre le français, elle devient fille au pair au Locle dans le Canton de Neuchatel en 1928[1]. En 1932, elle s'installe à Zurich. Elle étudie la sculpture auprès du sculpteur Hermann Haller.

En 1936, elle part pour Paris. Elle étudie avec Charles Malfray à l'académie Ranson, avec Robert Wlérick à la Grande-Chaumière et avec Marcel Gimond à l'académie Colarossi[1]. Elle prépare une thèse sur Nietzsche, et poursuit des études de sociologie et d'ethnologie à l’École des Hautes études de la Sorbonne. L'année 1936 est aussi celle de sa rencontre avec Alberto Giacometti, déterminante dans le reste de son parcours[2]. En 1937, elle séjourne longtemps en Italie. A son retour à Paris, elle commence à travailler la sculpture de grand format[1].

En 1938, elle fait la connaissance de Patrick Waldberg, écrivain et essayiste du surréalisme, de nationalité américaine, au Dôme. Il la convainc de changer son prénom, car sa première femme s'appelle Margareta. Avec lui, elle a un fils en 1940, l'écrivain et poète Michel Waldberg[1]. Patrick Waldberg et Georges Bataille l'invitent à rejoindre la société secrète Acéphale. En , à la mort de Laure, la compagne de Georges Bataille, Isabelle et Patrick Waldberg s'installent avec lui à Saint-Germain-en-Laye[3]. C'est également Patrick Waldberg qui lui fait rencontrer l'ethnologue Marcel Mauss ou encore l'essayiste Roger Caillois. C'est dans ce contexte qu'elle suit des cours et séminaire en anthropologie et sociologie à la Sorbonne et à l'EHESS[1].

Les années de guerre

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Elle passe les années de guerre à New York. Elle crée ses premières sculptures en tiges de hêtre ou osier, sorte de constructions souples et fragiles. En 1942, Isabelle Waldberg rejoint à New York, Patrick Walberg. Le couple côtoie d'autres surréalistes en exil dont Marcel Duchamp, André Breton, Robert Lebel, Hans Arp. Isabelle et Patrick se marient en . À partir de 1943, Isabelle Waldberg produit des Constructions en métal. Il s'agit de structures faites de lignes et courbes, de treillis et de mailles. En 1944, ses œuvres sont exposées au Museum of Modern Art, à l’exposition Art in Progress, à l’exposition Twenty Painters à la Peggy Guggenheim Gallery. Sa première exposition personnelle a lieu à la galerie The Art of This Century, en 1945[4].

Après la guerre

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Elle rentre à Paris en 1946 et s'installe dans l'atelier de Marcel Duchamp, rue Larrey à Paris. Elle abandonne la structure filaire. Elle travaille la masse avec des plaques de plâtre. Ces sculptures sont trouées, percées, traversées de failles. Marcel Duchamp disait d'elle : « Isabelle sculpte, ausculte, s'occulte et exulte »[5]. Elle obtient sa première exposition particulière à la galerie Jeanne Bucher qui donnera suite à une longue série d'expositions internationales[1].

Le couple Patrick Waldberg - Isabelle Waldberg se sépare en 1953[1].

Son œuvre explore les relations entre la sculpture, sa mise en espace avec l'architecture[1].

À partir de 1975, elle est professeure de sculpture à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris[4]. Elle est la première femme cheffe d’atelier de sculpture[6].

Son travail fait l'objet d'une rétrospective en 1981, à Berne[7].

Elle meurt le 10 mai 1911 et est inhumée au cimetière de Montmartre (division 22).

Expositions

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Contributions à des ouvrages

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  • Michel Fardoulis-Lagrange, G.B. ou un Ami présomptueux, Le Soleil noir, 1969 (illustration de la couverture).
  • Patrick & Isabelle Waldberg, Un amour acéphale. Correspondance 1940-1949, La Différence, 2002.

Catalogues, monographies

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  • Dominique Le Buhan, Waldberg - Sculptures, La Différence, 1991
  • Michel Waldberg, appareil critique par Marie Voisin, Isabelle Waldberg. Monographie, La Différence, 1992
  • Isabelle Waldberg. Sculptures, Musée des beaux-arts de Chartres, La Différence, 1999

Filmographie

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Distinctions

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Anne Rivière, Bruno Gaudichon et Frédéric Chappey, Dictionnaire des sculptrices en France, Éditions Mare & Martin, (ISBN 979-10-92054-57-6), p. 532
  2. ↑ Nikoleta Tsagkari, « Isabelle Waldberg, sculpteur (1911-1990) : une trajectoire émancipée », Source(s), nos 8-9,‎ , p. 119–140 (ISSN 2261-8562 et 2265-1306, DOI 10.57086/sources.304)
  3. ↑ (en) Jacquelynn Baas, « Isabelle Waldberg | Essay », sur Gagosian Quarterly, (consulté le )
  4. 1 2 Agnès de La Beaumelle, « Isabelle Waldberg », sur AWARE Women artists / Femmes artistes (consulté le )
  5. ↑ Notice de Jean-Michel Goutier in Le Soleil Noir, catalogue, Carré d'Art de Nîmes, 1994, p. 111.
  6. ↑ Nikoleta Tsagkari, « L’érotisme dans l’œuvre sculpté d’Isabelle Waldberg », sur AWARE Women artists / Femmes artistes, (consulté le )
  7. ↑ « Mort du sculpteur Isabelle Waldberg », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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