Ismaïl Ier

shah de l’Iran Safavide de 1501 à 1524

Ismail Ier (persan : اسماعیل یکم), né le à Ardabil et mort le à Tabriz est le fondateur et le premier chah de l'Iran Séfévide, régnant de 1501 jusqu'à sa mort en 1524. Le règne d'Ismail Ier est l'un des plus cruciaux dans l'histoire de l'Iran[1].

Ismaïl Ier
اسماعیل یکم
Illustration.
Copie posthume d'un portrait contemporain de Chah Ismaïl, fondateur de la dynastie des Séfévides, par Behzad, son directeur de l'atelier royal.
Titre
Chah d'Iran

(22 ans, 5 mois et 1 jour)
Prédécesseur Aucun
Successeur Tahmasp Ier
Biographie
Dynastie Séfévides
Date de naissance
Lieu de naissance Ardabil (Empire timouride)
Date de décès (à 36 ans)
Lieu de décès Tabriz (Séfévides)
Père Cheikh Heidar
Mère Halima
Enfants Tahmasp Ier
Alqas Mirza
Sam Mirza
Bahrâm Mîrzâ
Religion Islam chiite

Image illustrative de l’article Ismaïl Ier

L'une de ses premières actions fut la proclamation de la confession duodécimaine de l'Islam chiite comme religion officielle de son nouvellement fondé Empire persan[2], marquant l'un des tournants les plus importants de l'histoire de l'Islam[1].

Ismail Ier était également un poète prolifique sous le nom de plume Khaṭāʾī (arabe : خطائي).

Origines

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La bataille entre le jeune Ismāʿīl et le shah Farrukh Yassar de Chirvan

Ismail Ier est né de Martha et Shaykh Haydar le , à Ardabil. Son père, Haydar, était le cheikh de l'ordre Safavid tariqa (ordre soufi) et un descendant direct de son fondateur kurde[N 1],[3],[N 2], Safi-ad-din Ardabili (1252–1334). Ismail était le dernier de cette lignée de grands maîtres héréditaires de l'ordre, avant son ascension à une dynastie régnante.

Sa mère Martha, mieux connue sous le nom de Halima Begum, était la fille d'Ouzoun Hassan, le souverain de la dynastie turcomane Aq Qoyunlu, par sa femme grecque pontique Theodora Megale Komnene, mieux connue sous le nom de Despina Khatun[4], la fille de l'empereur Jean IV de Trébizonde. Elle s'était mariée à Ouzoun Hassan dans le cadre d'un accord pour protéger l'empire de Trébizonde des Turcs ottomans[5]. Ismail était un arrière-arrière-petit-fils de l'empereur Alexis IV de Trébizonde et du roi Alexandre Ier de Géorgie. Issu d'une famille d'origine kurde, sa montée au pouvoir symbolise également la diversité ethnique au sein de la formation de l'État safavide.

Roger Savory (en) suggère que la famille d'Ismail était d'origine iranienne, probablement du Kurdistan iranien, et que plus tard elle a déménagé en Azerbaïdjan où ses membres se sont assimilés à la population azerbaïdjanaise turcique[N 3]. Ismail était bilingue en persan et dans un dialecte turcique du Sud, précurseur (c'est-à-dire version « proto ») du turc azerbaïdjanais moderne[6],[7]. Son ascendance était mélangée, issue de divers groupes ethniques tels que les Géorgiens, Grecs, Kurdes et Turkomans[8],[3],[9],[10],[N 4]; la majorité des chercheurs conviennent que son empire était un empire iranien[11],[12],[13],[14],[N 5]. En 700/1301, Safi al-Din est devenu le murshid de la Zahediyeh, un confrérie soufie (tariqa) importante du Gilan, cette direction lui ayant été transmise par son maître spirituel et beau-père Zahed Gilani. Safi al-Din la renomma Safavieh. Une généalogie affirmait que Cheikh Safi (le fondateur de l'ordre et l'ancêtre d'Ismail) était un descendant direct d'Ali. Ismail s'est également proclamé le Mahdi et une réincarnation d'Ali[15].

Son père, considéré comme le fondateur de l'alévisme anatolien (encore existant aujourd'hui), a organisé les futur alevi qui l'ont reconnu comme leur chef. Une de ses pratiques, qui a survécu jusqu'à nos jours, consistait à faire porter à ses sujets des bonnets rouges afin de les reconnaître facilement. Ainsi, les Turcs qui portaient un bonnet rouge indiquaient qu'ils étaient des Qizilbash[16], au service du cheikh Heidar, puis de chah Ismail[17],[18],[19].

Inquiet de la puissance et de la popularité montante de Djunayd, le petit-fils de Khodja Ali, les souverains Akkoyunlu les chassent d'Ardabil. En 1500, un Qurultay (réunion des armées) est organisé à Erzincan. Là se réunissent les tribus turques d'Anatolie et d'Azerbaïdjan : Shamlu, Ustadjlu, Tekelü, Dzulqadir, Jepni, Rumlu, Varsak, Bayat, Qadjar, Karamanlu, Afchars, Karadaĝlu, etc.

Au printemps 1501, Ismaïl revient en force à la tête de son armée, défait les armées du dernier souverain Akkoyunlu, et se fait couronner chah à Tabriz. Après la bataille, les Qizilbashs sont rejoints par les Akkoyunlu et Karakoyunlu.

Lorsque Ismaïl s'empare de Tabriz et se fait couronner Shah, il déclare le chiisme religion d'État[20] et fait de la langue turkmène la langue de toute l'administration[N 6], ce qui eut des conséquences majeures sur l'histoire de l'Iran[21].

Son règne est souvent considéré comme le début de l'histoire moderne de l'Iran[21], ainsi que celui d'un des empires de la poudre à canon[22]. Avant son accession, l'Iran, depuis sa conquête par les Arabes huit siècles et demi plus tôt, n'avait pas existé en tant que pays unifié sous la règle autochtone iranienne. Bien que de nombreuses dynasties iraniennes aient pris le pouvoir pendant toute cette période, ce n'est que sous les Bouyides qu'une grande partie de l'Iran a véritablement repassé sous la règle iranienne (945–1055)[23].

Il a provoqué des tensions sectaires au Moyen-Orient lorsqu'il a détruit les tombeaux des califes abbassides, l'imam sunnite Abu Hanifa an-Nu'man, et l'ascète musulman soufi Abdul Qadir al-Jilani en 1508[2]. De plus, cet acte radical lui a également procuré un avantage politique en séparant le croissant Empire safavide de ses voisins sunnites — l'Empire ottoman à l'ouest et la Confédération des Ouzbeks à l'est. Cependant, il y avait là une impossibilité implicite : celle d'un conflit important entre le Shah, la conception d'un État « laïc », et les dirigeants religieux, qui voyaient tous les États laïcs comme illégaux et dont l'ambition absolue était un État théocratique.

La dynastie fondée par Ismail Ier régnerait pendant plus de deux siècles, constituant l'un des plus grands empires iraniens et, à son apogée, l'un des empires les plus puissants de son temps, régnant sur l'ensemble de l'Iran actuel, la république d'Azerbaïdjan, Arménie, la majorité de la Géorgie, le Caucase du Nord, Irak, Koweït et Afghanistan, ainsi que des parties des territoires modernes de Syrie, Turquie, Pakistan, Ouzbékistan et Turkménistan[11],[12],[13],[14]. Il a également réaffirmé l'identité iranienne dans de grandes parties du Grand Iran[21],[N 7]. L'héritage de l'Empire safavide fut également la renaissance de l'Iran en tant que bastion économique entre l'Est et l'Occident, l'établissement d'un État et d'une bureaucratie efficaces basés sur des « contrôles et équilibres », ses innovations architecturales, et le patronage des beaux-arts[21].

Conquêtes

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Portrait contemporain probable de Shah Ismail à la chasse, dans Divan de Ali-Shir Nava'i, 1526-27, Herat (BNF, Supp. Turq. 316)[24].

De 1503 à 1508, Ismaïl Ier conquiert l'Iran central (1503), les provinces du sud de la mer Caspienne (1504) et l'Irak actuel (1505-1508). Cependant, En 1507, les Ouzbeks anéantissent à Herat les derniers Timourides et menacent les Séfévides qui décident de marcher contre eux. La rencontre a lieu lors de la bataille de Merv (en) le et c'est une victoire totale, le Khorassan revient aux Séfévides.

Mais Ismaïl premier connaît aussi des revers. En effet, inquiet des victoires du chah, le nouveau sultan ottoman Sélim Ier (1512-1520) décide de partir en guerre. Il ordonne de massacrer 30 000 Turkoman dans l'est de l'Anatolie, craignant qu'ils n'apportent leur soutien aux Qizilbashs, qui luttaient aux côtés d'Ismaïl. Finalement, la rencontre entre les deux parties a lieu le 25 août 1514, et donne lieu à la bataille de Tchaldiran : les Ottomans écrasent — grâce à leur artillerie lourde — l'armée séfévide[25]. Après cette bataille, Ismaïl se décide à renforcer son empire qui s’étendait de l'Euphrate à l'Amou-Daria.

Ismaïl Ier meurt le . Sa tombe (que son épouse, Tajlu Khanum, a fait bâtir vers 1524-1529) se trouve à Ardabil, dans l'ensemble du khanegah et du sanctuaire du Cheikh Safi al-Din[26].

Ascendance

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Divan de Khatai

Ismaïl aimait à s'entourer des gens de poésie, notamment Süruri, Şahi, Matami, Tüfeyli, Qasımi et Habibi, et il a également pratiqué l'art de la poésie tout au long de sa vie. Il signait ses poèmes sous le nom de Khatai, et les écrivait dans l'ancienne langue Turque azérie[27],[28],[N 8]. Khatai a renouvelé les thèmes traditionnels du lyrisme turc. Les accents très personnels sur la bravoure, sur les martyrs et les combattants de la foi lui ont valu un grand renom. En plus de son Divan, on lui doit un long poème épique, Dehname, et un mesnevi philosophique, Nasihatname. Il a également contribué à la littérature persane, bien que peu de ses écrits persans survivent[29].

Mécène

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Ismaïl est aussi un grand mécène. À sa cour sont réunis les plus grands miniaturistes du monde islamique notamment Kemaleddin Behzad, Sultan Mehemmed Tabrizi, Shah Mahmud Nishaburi, etc. Ces maîtres donnent naissance à l'école de Tabriz qui forme des miniaturistes talentueux notamment Mir Ali Khattat, Mir Seyyid Ali Müsavvir, Sadiq bey Afshar (aussi grand écrivain) et Agha Mirak Khan (aussi grand architecte).

Culture populaire

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Notes et références

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  1. « Les Shahs Safavides qui ont régné sur l'Iran entre 1501 et 1722 descendent de Sheikh Safi ad-Din d'Ardabil (1252–1334). Sheikh Safi et ses successeurs immédiats étaient reconnus comme des ascètes soufis saints. Leurs origines étaient obscures ; probablement d'extraction kurde ou iranienne. » (in (en) Richard Tapper, Frontier Nomads of Iran: A Political and Social History of the Shahsevan, Cambridge University Press, 1997, (ISBN 978-0521583367 p. 39) [lire en ligne (page consultée le 25 avril 2026)]
  2. « L'ordre Safavide était à l'origine un ordre soufi dont le fondateur, Shaykh Safi al-Din, un maître soufi sunnite descendant d'une famille kurde. » (in (en) Kamal Muhammad, Mulla Sadra's Transcendent Philosophy, Routledge, 2006, 142 p. (ISBN 978-0-754-65271-7) [lire en ligne (page consultée le 25 avril 2026)], p. 24)
  3. « Les preuves disponibles actuellement conduisent à la conviction que la famille des Safavides est d'origine iranienne autochtone, et non d'ascendance turque comme cela est parfois affirmé. Il est probable que la famille soit originaire du Kurdistan persan, et ait ensuite déménagé en Azerbaïdjan, où elle s'est assimilée aux Azerbaïdjanais parlant turc et s'est finalement établie dans la petite ville d'Ardabil quelque part au cours du onzième siècle. » ((en) Roger M. Savory. « Safavids » in Peter Burke, Halil Inalcik (Eds.), History of humanity, scientific and cultural development Vol. 5, From the sixteenth to the eighteenth century, Routledge, 1999, xxvii+508 p. (ISBN 0-415-09309-0) p. 259)
  4. La question de la langue parlée par le shah Ismaïl n'est pas identique à celle de sa « race » ou de sa « nationalité ». Son ascendance était mélangée : l'une de ses grand-mères était une princesse grecque Comnène. Walther Hinz, Irans Aufstieg zum Nationalstaat im fünfzehnten Jahrhundert, Berlin, 1936, p. 74, conclut que le sang dans ses veines était principalement non turc. Déjà, son fils, le shah Tahmasp, commença à se débarrasser de ses prétoriens turkmènes. – Vladimir Minorsky, « The Poetry of Shāh Ismā'īl I », Bulletin of the School of Oriental and African Studies, vol. 10 n° 4, 1942 : 1006–1029. [lire en ligne (page consultée le 25 avril 2026)]
  5. « De même, l'effondrement de l'Eranshahr sassanide en 650 après J.-C. n'a pas mis fin à l'idée nationale iranienne. Le nom "Iran" a disparu des registres officiels des Saffarides, Samanides, Buyides, Saljuqs et de leurs successeurs. Mais on utilisait officieusement le nom Iran, Eranshahr, et des désignations nationales similaires, notamment Mamalek-e Iran ou "terres iraniennes", qui traduisaient exactement le vieux terme avestique Ariyanam Daihunam. D'autre part, lorsque les Safavides (et non Reza Shah, comme on le suppose souvent) ont ravivé un État national officiellement connu sous le nom d'Iran, l'usage bureaucratique dans l'Empire ottoman et même en Iran lui-même pouvait encore y faire référence par d'autres appellations descriptives et traditionnelles. » ((en)Alireza Shapur Shahbazi, « The History of the Idea of Iran », in Vesta S. Curtis (Ed.), Birth of the Persian Empire, London, I.B. Tauris, 2005, 192 p. (ISBN 978-1-845-11062-8) V. p. 108)
  6. « Au XVIe siècle, la famille turcophone séfévide d'Ardabil en Azerbaïdjan, probablement d'origine iranienne turquisée (peut-être kurde), conquit l'Iran et établit le turc, langue de la cour et de l'armée, comme langue vernaculaire de l'empire. Le turc influença le persan parlé, tandis que le persan écrit, langue de la littérature et de l'administration civile, demeura quasiment inchangé quant à son statut et son contenu. » ((en) John R. Perry, « Turkic-Iranian contacts i. Linguistic Contacts », sur iranicaonline.org, Encyclopædia Iranica, (consulté le ))
  7. « Pourquoi y a-t-il tant de confusion sur les origines de cette importante dynastie, qui a réaffirmé l'identité iranienne et établi un État iranien indépendant après huit siècles et demi de règne par des dynasties étrangères ? » ((en) Roger Savory, Iran under the Safavids, Cambridge, Cambridge University Press, 2007 [1980], p. 2 [lire en ligne (page consultée le 25 avril 2026)])
  8. « The Turkish of Amir Hidayat is undoubtedly a ‘southern Turkish‘ dialect, as used by Turcoman tribes. Dialectically it belongs to the same class as the divans of Jahan-shah Qara-qoyunlu, Khata’i (= Shah Isma'il), Fuduli, etc. The current designation of this dialect is ‘Azarbayjan Turkish', but it is spoken by the Turkish tribes of Transcaucasia, Persia, as well as those of Eastern Turkey and Mesopotamia. » V. Minorsky, A catalogue of the Turkish manuscripts and miniatures, Dublin, Hodge Figgis, 1958, p. 1 [lire en ligne (page consultée le 26 avril 2026)]

Références

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  1. 1 2 Savory 1995
  2. 1 2 (en) Bruce Masters, « Bagdad », dans Gábor Ágoston et Bruce Masters (Eds.), Encyclopedia of the Ottoman Empire, New York, Facts on File, (ISBN 978-0-816-06259-1, lire en ligne), p. 70-72
  3. 1 2 Savory, « Ebn Bazzâz », sur iranicaonline.org, (consulté le )
  4. (en) Peter Charanis. « Review of Trébizonde en Colchide d'Émile Janssens », Speculum, vol. 45, N° 3, (July 1970), p. 475-476 [lire en ligne (page consultée le 25 avril 2026)]
  5. (en) Anthony Bryer, « Greeks and Türkmens: The Pontic Exception », Dumbarton Oaks Papers, Vol. 29 (1975), pp. 43 pages), vol. 29, , p. 113-148 (v. p. 136) (lire en ligne)
  6. (en) Stephen Frederic Dale, « Turks, Turks and türk Turks: Anatolia, Iran and India in Comparative Perspective », dans A.C.S. Peacock and Richard Piran McClary (Eds.), Turkish History and Culture in India. Identity, Art and Transregional Connections, Leiden, Brill, (ISBN 978-9-004-43326-7), p. 56-87
  7. (en) Mana Kia, « Imagining Iran before Nationalism: Geocultural Meanings of Land in Azar's Atashkadeh », dans Kamran Scot Aghaie & Afshin Marashi, Afshin (Eds.)., Rethinking Iranian Nationalism and Modernity, University of Texas Press, , 373 p. (ISBN 978-0-292-75749-3), p. 89–112.
  8. H.R. Roemer, H.R. « The Safavid Period » in Peter Jackson & Laurence Lockhart (Eds.), The Cambridge History of Iran. Vol. 6. The Timurid and Safavid Periods. Cambridge University Press. 1986, p. 189-350 (v. p. 224 ; 229) // David Blow, Shah Abbas: The Ruthless King Who Became an Iranian Legend, I.B. Tauris, 2009, p. 3. // Savory et Karamustafa 1998 // (en) Kioumars Ghereghlou, «  [archive] », sur, Encyclopaedia Iranica, (consulté le, « Haydar Ṣafawī », sur iranicaonline.org, (consulté le )
  9. (en) Roger M. Savory, « Safavids » in Peter Burke, Halil Inalcik (Eds.), History of humanity, scientific and cultural development Vol. 5, From the sixteenth to the eighteenth century, Routledge, 1999, xxvii+508 p. (ISBN 0-415-09309-0) p. 259
  10. Peter B. Golden, An introduction to the history of the Turkic peoples. Ethnogenesis and State-Formation in Medieval and Early Modern Eurasia and the Middle East, Wiesbaden, Otto Harrowitz, 1992 (p. 321 de la traduction en turc par Osman Karatay, Ankara, 2002)
  11. 1 2 (en) Helen Chapin Metz, Iran. A Country Study, Washington, U.S. Government Printing Office, 1989, p. 313.
  12. 1 2 Emory C. Bogle, Islam : Origin and Belief, University of Texas Press, 1989, p. 145.
  13. 1 2 Stanford J. Shaw, History of the Ottoman Empire and Modern Turkey, Vol. 1, Cambridge University Press, 1976
  14. 1 2 Andrew J. Newman, Safavid Iran: Rebirth of a Persian Empire, I.B. Tauris, 2006
  15. (en) Stephen P. Blake, Time in Early Modern Islam: Calendar, Ceremony, and Chronology in the Safavid, Mughal and Ottoman Empires, Cambridge, Cambridge University Press, , 224 p. (ISBN 978-1-107-03023-7, lire en ligne), p. 27
  16. Terme qui signifie au départ « bonnet rouge », puis désigne celui qui le porte.
  17. Vassili Barthold, Soçineniya, C. II, bölüm I, Moscou, 1963, p. 748 [Œuvres, vol. II, chapitre I]
  18. (fa) Âlem-i Ârâ-yi Safevî (en persan : عالم‌ آرای صفوی) p. 11. [Chronique persane consacrée à l'histoire de l'État safavide, et plus particulièrement au règne du shah Ismaïl]
  19. (az) Heyyət, C. Azərbaycanın Türkləşməsi və Azəri Türkçəsinin Təşəkkülü [La turquification de l'Azerbaïdjan et la formation du turc azerbaïdjanais], Varlıq, Téhéran, 1992, p. 9-12.
  20. « Chronologie », Qantara no 75, avril 2010
  21. 1 2 3 4 Matthee 2008
  22. (en) Douglas E. Streusand, Islamic Gunpowder Empires: Ottomans, Safavids, and Mughals, Boulder, Westview Press, 2011, 390 p. (ISBN 978-0-813-31359-7) p. 135.
  23. Savory 1998, p. 628–636.
  24. Ivan Stchoukine, Les peintures des manuscrits safavis de 1502 à 1587, P. Geuthner, (lire en ligne), p. 9 :
    « Nous croyons reconnaître l'image d'Isma'îl dans celle de Bahrâm Gûr chassant l'onagre, illustrant un manuscrit de 'Alî Shîr Nevâ'î, daté de 933/1526-27 (Bibliothèque Nationale, suppl. turc 316, fol. 350). Le fait que le texte fut achevé trois ans après la mort du souverain ne constitue pas d'obstacle à notre hypothèse, car le dessin ayant servi de modèle à la peinture en question aurait pu être exécuté plus tôt, encore de son vivant. Il était tout indiqué de représenter le chasseur passionné qu'était Isma'îl dans le rôle de l'illustre chasseur sâsânide, son prédécesseur sur le trône de l'Iran. Remarquons que l'image tracée par l'artiste répond parfaitement à la description du voyageur vénitien. »
  25. Abolala Soudavar (de), Art of the Persian Courts: Selections from the Art and History Trust Collection, New York, Rizzoli, 1992, 423 p. (ISBN 978-0-847-81660-6) p. 30 [lire en ligne (page consultée le 26 avril 2026)]
  26. (en) Archnet, « Imamzadah Shaykh Ṣafi al-Din Ardabili. Ardabil, Iran », sur archnet.org (consulté le )
  27. G. Doerfer, « Turc azerbaïdjanais », dans Encyclopædia Iranica, viii, édition en ligne (lire en ligne), p. 246
  28. « Divan (collected poems) by Khatai (Shah Isma'il) (d. 1524) », sur Smithsonian's National Museum of Asian Art
  29. « Esmā ʿĪl I Ṣafawī – Encyclopædia Iranica », iranicaonline.org (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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  • Yves Bomati et Houchang Nahavandi, Shah Abbas, empereur de Perse, 1587-1629, éd. Perrin 1998 (prix Eugène-Colas, Académie française)
  • (en) Rudi Matthee, « Safavid Dynasty », sur iranicaonline.org, Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
  • (en) R.M. Savory, « Safawids I. Dynastic, political and military history. », dans Bosworth, C. E. et al. (Eds.), The Encyclopaedia of Islam, vol. VIII (Ned–Sam), Leiden, E. J. Brill, , 2e éd. (ISBN 978-9-004-09834-3), p. 765-771
  • (en) Roger M. Savory et Ahmet T. Karamustafa, « Esmāʿīl Ṣafawī », sur iranicaonline.org, Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
  • (en) R.M. Savory et T. Gandjeï, « Isma'îl I », dans Bosworth, C. E. et al. (Eds.), The Encyclopaedia of Islam, vol. IV (Iran-Kha), Leiden, E. J. Brill, , 3e éd. (ISBN 9-004-05745-5), p. 186-188
  • Abolala Soudavar, « Le Fer, le verbe et le pinceau », in Qantara no 75, , traduit par Jeanne Bouniort

Articles connexes

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Liens externes

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