Jacques Langlade de Montgros
Jacques Langlade de Montgros, né le au Petit-Quevilly (Seine-Maritime), est un militaire français. Général d'armée, il était directeur de la direction du Renseignement militaire depuis le . Depuis le 26 juillet 2026, il est chef d'état-major de l'Armée de terre.
| Chef d'état-major de l'armée de terre | |
|---|---|
| depuis le | |
| Directeur du renseignement militaire | |
| - | |
Patrick Justel (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Formation |
École spéciale militaire de Saint-Cyr (- École de cavalerie de Saumur (- United States Army Armor School (en) () École militaire (- Institut des hautes études de défense nationale (- |
| Activité |
Militaire |
| Unités | |
|---|---|
| Grades militaires |
Sous-lieutenant (d) () Capitaine (- Commandant (- Lieutenant-colonel (- Colonel (- Général de brigade (- Général de division () Général de corps d'armée (- Général d'armée (depuis ) |
| Distinctions |
Biographie
modifierOrigines familiales
modifierJacques Langlade de Montgros est un membre de la famille de Langlade.
Formation
modifierIl est élève de l'École spéciale militaire de 1988 à 1991 (promotion Général Delestraint), dont il est diplômé avec la mention assez bien[1]. À l'issue de sa formation, il choisit de servir dans l'arme blindée et cavalerie et intègre l'École de cavalerie de Saumur.
Il suit une formation à l'United States Army Armor School (en), à Fort Knox, en 1997[2].
Il est élève à l'École de guerre de 2003 à 2004[3].
De 2014 à 2015, il est auditeur à la 67e session de l'Institut des hautes études de défense nationale[4].
Carrière militaire
modifierEn 1992, il rejoint le 1er régiment de hussards parachutistes à Tarbes, puis il est affecté au 2e régiment de dragons en 1995, année durant laquelle il est promu capitaine. De retour au 1er régiment de hussards parachutistes, il commande un escadron en 1997 qui se déploie en République centrafricaine, au Tchad et en Bosnie.
En 2000, il rejoint la cellule communication de l'État-major des armées[2]. Devenu chef d'escadrons en 2001, il est envoyé en Afghanistan de 2002 à 2003. En 2004, il prend les fonctions de chef du bureau opérations-instruction du 1er RHP. En 2005, il est promu lieutenant-colonel et l'année suivante, il est engagé en Afghanistan.
Il travaille au Centre de contrôle opérationnel des armées en 2006. De 2007 à 2010, il est affecté au bureau réservé du cabinet du ministre de la Défense, chargé des relations avec les services de renseignement du ministère[5]. Il est promu colonel en 2008.
De 2010 à 2012, il commande le 1er régiment de hussards parachutistes[6].
De 2015 à 2017, il dirige le bureau renseignement du Centre de planification et de conduite des opérations[7]. Il intègre ensuite la cellule opérations – relations internationales du cabinet de la ministre des armées, Florence Parly[8]. Le , il est promu général de brigade[9].
De à , il prend la tête de la 11e brigade parachutiste à Toulouse[10]. Il est inspecteur à l'inspection de l'Armée de terre à partir du [11].
Du à , Jacques Langlade de Montgros est nommé commandant de la mission de formation de l'Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA) à Bangui, où il succède au général Paulo Manuel Simões das Neves de Abreu[12],[13]. En raison de tentatives de débauchage des militaires centrafricains formés par l'EUTM RCA par les mercenaires du Groupe Wagner, l'Union européenne suspend les formations en [14]. Le , il est promu général de division[15].
Le , il succède à Éric Vidaud à la tête de la direction du Renseignement militaire[16] ; il est élevé à la même date aux rang et appellation de général de corps d'armée[17].
Durant l'année 2026, il fait partie des candidats pour devenir Chef d'état-major de l'Armée de terre (CEMAT), en remplacement de Pierre Schill. Intelligence Online précise qu'il pourrait également rejoindre l'Inspection générale des armées (IGA)[18].
Par décret du 24 juin 2026[19], il est nommé chef d'état-major de l'Armée de terre, à compter du 26 juillet 2026[19] et, pour prendre rang de la même date, élevé aux rang et appellation de général d'armée.
Grades militaires
modifier- : sous-lieutenant[20] ;
- 1er août 1992: lieutenant ;
- : capitaine[21] ;
- : commandant[22] ;
- : lieutenant-colonel[23] ;
- : colonel[24] ;
- : général de brigade[9] ;
- : général de division[15] ;
- : général de corps d'armée[17] ;
- 26 juillet 2026 : général d'armée[19].
Décorations
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Commandeur de la Légion d'honneur en 2024 (officier en 2013[25], chevalier en 2003[26]) ;
Commandeur de l'ordre national du Mérite en 2021[27] (officier en 2008[28]) ;
Croix de la Valeur militaire avec 2 citations ;
Croix du combattant ;
Médaille d'Outre-Mer ;
Médaille de la Défense nationale, échelon or ;
Médaille de reconnaissance de la Nation ;
Médaille commémorative française ;
Médaille des Nations unies pour UNPROFOR (Yougoslavie) ;
Médaille de service en ex-Yougoslavie (OTAN) ;
Médaille de service en Afghanistan (OTAN).
Références
modifier- ↑ « Arrêté du 11 juillet 1991 portant attribution du diplôme de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr pour l'année 1991 », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le ).
- 1 2 Laurent Lagneau, « Le général Jacques Langlade de Montgros nommé directeur du renseignement militaire », sur opex360.com, Zone militaire, (consulté le ).
- ↑ « Arrêté du 1er octobre 2003 portant attribution du brevet technique d'études militaires supérieures », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Arrêté du 5 juin 2015 conférant la qualité d'auditeur de la 67e session nationale « politique de défense » de l'Institut des hautes études de défense nationale (cycle 2014-2015) », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Qui est le général Jacques Langlade Montgros, le nouveau patron du renseignement militaire français ? », sur CNews avec AFP, (consulté le ).
- ↑ Th. J., « Tarbes. Le 1er RHP a un nouveau chef », La Dépêche du Midi, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Qui est Jacques Langlade de Montgros, nouveau patron du renseignement militaire français ? », L'Est républicain, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « DRM : Le général Jacques Langlade de Montgros prend la tête du renseignement militaire français », 20 Minutes, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Décret du 29 mai 2019 portant nominations et affectations, promotions et nominations dans la 1re et la 2e section d'officiers généraux.
- ↑ Décret du 1er juillet 2019 portant affectations d'officiers généraux.
- ↑ Décret du 19 juillet 2021 portant affectations d'officiers généraux.
- ↑ « General Jacques LANGLADE de MONTGROS, EUTM RCA Mission Force Commander ».
- ↑ « Le général Langlade de Montgros à la tête de l'EUTM RCA ».
- ↑ « Centrafrique: l'UE suspend la formation des forces armées à cause de Wagner », sur Le Point, .
- 1 2 Décret du 23 février 2022 portant nominations d'officiers généraux.
- ↑ Jean Guisnel, « Le renseignement militaire a un nouveau patron », Le Point, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Décret du 13 avril 2022 portant nomination d'un officier général.
- ↑ Pierre Gastineau, « France • L'ultime mercato diplomatico-militaire d'Emmanuel Macron se précise », sur Intelligence Online, (consulté le )
- 1 2 3 Décret du 24 juin 2026 portant nomination d'officiers généraux :https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054306241
- ↑ Décret du 8 octobre 1990 portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du 10 juillet 1995 portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du 20 décembre 2001 portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du 28 novembre 2005 portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du 2 décembre 2008 portant nomination et promotion dans l'armée active.
- ↑ Décret du 28 juin 2013 portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du 3 juillet 2003 portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du 15 juin 2021 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite en faveur des militaires appartenant à l'armée active.
- ↑ Décret du 5 novembre 2008 portant promotion et nomination.