Jacques d'Ulm
Jacques d'Ulm (Ulm, 1407 - Bologne, ) est un dominicain, peintre sur verre du Quattrocento, et reconnu bienheureux par l'Église catholique.
| Jacques d'Ulm | |
| Bienheureux | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ulm |
| Date de décès | (v. 84 ans) |
| Lieu de décès | Bologne |
| Ordre religieux | Ordre des Prêcheurs |
| Vénéré à | Bologne, basilique San Domenico |
| Béatification | par Léon XII |
| Fête | 11 octobre |
| Saint patron | verriers |
| modifier |
|
Biographie
modifierJacques naît à Ulm[1], en 1407. Il est le deuxième fils d'une famille aisée : son père, Théodoric, homme pieux, lui permet de recevoir une bonne éducation ; outre le latin, le jeune homme apprend l'art, très répandu en Allemagne du XVe siècle, de la composition de vitraux historiés.
À l'âge de 25 ans, Giacomo se rend en pèlerinage à Rome, où il passe le Carême de 1432. Ne disposant pas de l'argent nécessaire pour le voyage de retour en Allemagne, il va à Naples et s'engage comme condottiere dans les troupes d'Alphonse, duc de Calabre. Au bout de quatre ans, il quitte l'armée et se rend à Capoue au service d'un riche seigneur, où il reste encore cinq ans : enfin, en 1441, il prend la route pour rentrer chez lui.
Arrivé à Bologne, il se retrouve une fois de plus sans moyens de subsistance et s'engage dans la milice du duc de Milan. Se rendant sur la tombe de saint Dominique dans la basilique san Domenico, il se fascine par la vie et la ferveur des Dominicains, et décide d'entrer dans l'ordre des Frères prêcheurs.
Au couvent Saint-Dominique de Bologne, il reçoit l'habit de frère convers et se consacre aux travaux manuels, avec humilité et patience. Il se dédie volontiers à la prière et à la mortification ; et ce sera le cas pour le reste de sa vie. Son humilité et son amour du prochain mettent en évidence un esprit de sainteté bien avant sa mort. Le Pater Noster qui d'après ses dires « lui était plus doux que le miel » et la préparation (qui durait une nuit entière) à la communion eucharistique font partie de ses principales dévotions.
Il a par la suite l'occasion de mettre au service de la communauté une grande sensibilité artistique et son talent pour la réalisation de vitraux colorés destinés aux églises qui, à cette époque, étaient en cours de rénovation à Bologne. On lui attribue l'un des grands vitraux de la chapelle des Notaires (ou de la Sainte-Croix) de la basilique San Petronio.
Après une vie intègre et pieuse, il meurt le 11 octobre 1491 au couvent des dominicains de Bologne, où il est inhumé.
Postérité
modifierAmbrosino da Tormoli a été un de ses élèves. Leur collaboration a duré trente trois ans. Après la mort du maître en 1491, Ambrosino a écrit La Vie du Beato Giacomo da Ulma publié à Bologne en 1501. Elle fut reprise en traduction latine dans les Acta Sanctorum d'octobre, tome 5[2].
En 1922, le dominicain Hieronymus Wilms publia une biographie édifiante et détaillée en allemand.
Le pape Léon XII confirme sa béatification le . Ses reliques sont gardées dans une urne placée sous l'autel qui lui est dédié dans la chapelle du Sacré-Cœur de la basilique San Domenico à Bologne.
Œuvres
modifierÀ Bologne :
- basilique San Petronio, vitraux de la chapelle des Notaires, dite aussi de la Sainte-Croix (1463-1465), sur dessins de Michele di Matteo
- couvent de San Domenico, vitraux de la bibliothèque (1465-1472 ; perdu)
- basilique de San Domenico, vitraux de l'église (1474-1476 ; perdu)
Galerie
modifier- Décret latin du 3 août 1825 de la congrégation des Rites, approuvant le culte du bienheureux Jacques d'Ulm.
- Représentation du bienheureux (Annus dierum Sanctorum publiée à Augsbourg, milieu du XVIIIe siècle).
Notes et références
modifier- ↑ Emmanuel Bénézit Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs, page 205, 1976
- ↑ Acta Sanctorum. Meursius, 1786, S. 790. Google Books
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :