Jakin

maison d'édition

Jakin est une revue en langue basque fondée en 1956. Publiée à Saint-Sébastien, elle est consacrée à la pensée, à la culture et aux sciences sociales. Son leitmotiv est Pentsamendua eta kultura La pensée et la culture »). Elle est membre de l'ARCE (Asociación de Revistas Culturales de España). Jakin signifie « savoir » en basque[1],[2],[3],[4].

Jakin
Pays Espagne
Zone de diffusion Pays basque
Langue basque
Périodicité bimestrielle
Genre revue de pensée et de culture
Fondateur Franciscains d'Arantzazu
Date de fondation 1956
Éditeur Jakin
Ville d’édition Saint-Sébastien

Directeur de publication Lorea Agirre
ISSN 0211-495X
Site web https://www.jakin.eus

Histoire

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Joxe Azurmendi, l'un des premiers collaborateurs de la revue.
Joan Mari Torrealdai en 2008.
Paulo Agirrebaltzategi a participé, avec Joseba Intxausti, à la création de UZEI.
Lorea Agirre, directrice de Jakin.

Fondation

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La revue est fondée en 1956 autour d'un groupe de franciscains du sanctuaire d'Arantzazu, dans un contexte où l'usage public de la langue basque est fortement limité par le régime franquiste. Le premier numéro paraît à l'occasion du congrès d'Euskaltzaindia (Académie de la langue basque) organisé à Arantzazu en 1956. À l'origine, Jakin est une revue de théologie destinée aux étudiants franciscains, mais elle accueille dès ses premiers numéros des collaborateurs issus d'autres séminaires et des écrivains basques des deux côtés des Pyrénées[5],[4],[6].

Les premiers numéros traitent principalement de théologie, de philosophie et d'éducation. Ils abordent également les questions terminologiques et linguistiques liées au développement d'une littérature moderne en langue basque[7],[8],[4].

Évolution

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Au cours des années 1960, la revue élargit progressivement son champ d'étude à la sociologie, à la politique, à la culture et aux questions de société. En 1968, la rédaction quitte Arantzazu pour s'installer à Tolosa, tandis que Joan Mari Torrealdai devient directeur[5],[4].

Au cours des années 1960, la revue élargit progressivement son champ d'étude à la sociologie, à la politique, à la culture et aux questions de société. En 1968, la rédaction quitte Arantzazu pour s'installer à Saint-Sébastien, tandis que Joan Mari Torrealdai prend la direction de la revue[5],[4].

Pendant cette période d'interdiction, le groupe Jakin poursuit son activité éditoriale en publiant des ouvrages en langue basque dans la collection Jakin Sorta. La revue est autorisée à reparaître en 1977, après le rétablissement de la démocratie en Espagne[5],[9].

Ligne éditoriale

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À partir de sa reparution en 1977, Jakin s'affirme comme une revue consacrée à la pensée et à la culture. Son orientation éditoriale s'élargit progressivement : les questions religieuses, importantes dans ses premières années, occupent une place moins centrale au profit d'articles portant sur la culture, l'éducation, les médias, la politique, la sociologie, la philosophie et les transformations de la société basque[5],[10],[4].

La revue participe également aux débats sur la normalisation de la langue basque et soutient très tôt le développement de l'euskara batua, le basque unifié.

Éditions

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Outre la revue, Jakin développe une activité éditoriale. Durant la période d'interdiction de la publication périodique, le groupe poursuit son activité grâce à la publication d'ouvrages en langue basque dans la collection Jakin Sorta. Par la suite, Jakin développe plusieurs collections d'essais et d'ouvrages consacrés notamment aux sciences humaines, à la pensée, à l'histoire et à la culture basques[5],[11].

Direction

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Parmi les principaux responsables de la revue figurent Kepa Enbeita, Joseba Intxausti et Joan Mari Torrealdai. Ce dernier dirige Jakin de 1964 à 1969, puis de 1977 à 2002. Il reste ensuite lié au projet éditorial de la revue jusqu'en 2014, année où Lorea Agirre lui succède à la direction de publication[5],[12].

Distinction

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En 2006, Jakin reçoit le prix Argizaiola, décerné par le salon du livre et du disque basques de Durango, qui récompense une contribution remarquable à la culture basque[13].

Bibliographie

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  • Olaziregi, Mari Jose. Basque Literary History, Reno: Center for Basque Studies/University of Nevada, 2012. (ISBN 978-1-935709-19-0)
  • Sudupe, Pako. 50eko hamarkadako euskal literatura I. Hizkuntza eta ideologia eztabaidak, Donostia: Utriusque Vasconiae, 2011. (ISBN 978-84-938329-4-0)
  • Sudupe, Pako. 50eko hamarkadako euskal literatura II. Kazetaritza eta saiakera, Donostia: Utriusque Vasconiae, 2011. (ISBN 978-84-938329-5-7)

Références

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  1. (es) « Jakin », Latindex (consulté le ).
  2. (es) « Jakin », Dialnet (consulté le ).
  3. (eu) « Jakin », Eusko Jaurlaritza (Gouvernement basque) (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 5 6 (en) Mari Jose Olaziregi, Basque Literary History, Reno, Center for Basque Studies, University of Nevada, , 370 p. (ISBN 9781935709190).
  5. 1 2 3 4 5 6 7 (es) « JAKIN », Auñamendi Eusko EntziklopediaEusko Ikaskuntza (consulté le ).
  6. Juaristi Larrinaga, Patxi, « Le mouvement de revitalisation de la langue basque dans la Communauté Autonome Basque », Cahiers internationaux de sociolinguistique, vol. 11, no 1, , p. 131-155 (ISSN 2257-6517, lire en ligne, consulté le ).
  7. (eu) Pako Sudupe, 50eko hamarkadako euskal literatura I. Hizkuntza eta ideologia eztabaidak, Donostia, Utriusque Vasconiae, (ISBN 9788493832940).
  8. (eu) Pako Sudupe, 50eko hamarkadako euskal literatura II. Kazetaritza eta saiakera, Donostia, Utriusque Vasconiae, (ISBN 9788493832957).
  9. (eu) « JAKIN aldizkaria berriro kalera », Argia, (lire en ligne, consulté le ).
  10. (eu) « Jakin aldizkaria », Jakin (consulté le ).
  11. (eu) « Argitalpenak », Jakin (consulté le ).
  12. (es) Iñaki Mendizabal Elordi, « Joan Mari Torrealdai: "Jakin es un parlamento abierto, plural y crítico" », Deia, (lire en ligne, consulté le ).
  13. (es) « Durango acoge hasta el domingo las últimas novedades editoriales y discográficas en euskera », El País, (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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