Je ne suis pas sortie de ma nuit
« Je ne suis pas sortie de ma nuit » est un journal intime, d'abord confidentiel, puis publié par Annie Ernaux en 1997. Ce journal a été tenu pendant la maladie de sa mère[1], atteinte de la maladie d'Alzheimer entre décembre 1983 et avril 1986, date à laquelle cette dernière décède.
| Je ne suis pas sortie de ma nuit | ||||||||
| Auteur | Annie Ernaux | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | France | |||||||
| Genre | Journal intime | |||||||
| Éditeur | Gallimard | |||||||
| Collection | Blanche | |||||||
| Date de parution | 14 janvier 1997 | |||||||
| Nombre de pages | 112 | |||||||
| ISBN | 9782070747887 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
| ||||||||
| modifier |
||||||||
Présentation
modifierIl s'agit, en 2026, d'un des deux seuls journaux intimes qu'Annie Ernaux ait accepté de publier. Le titre provient de la dernière phrase que la mère d'Annie Ernaux aurait écrite avant de mourir. Le journal s'ouvre sur une analepse qui permet au lecteur de mieux saisir le contexte de l'ouvrage et indique, dès les premiers paragraphes, la rage de l'autrice tout autant que son désarroi face à la maladie de sa mère.
"C’est dans la période où elle était encore chez moi que je me suis mise à noter sur des bouts de papier, sans date, des propos, des comportements de ma mère qui me remplissaient de terreur."
"J’écrivais très vite, dans la violence des sensations, sans réfléchir ni chercher d’ordre. […] Je les livre [ces pages] telles qu’elles ont été écrites, dans la stupeur et le bouleversement que j’éprouvais alors. Je n’ai rien voulu modifier dans la transcription de ces moments où je me tenais près d’elle, hors du temps – sinon, peut-être, celui d’une petite enfance retrouvée –, de toute pensée, sauf : « c’est ma mère »"[2],[3]
L'autrice donne à lire un texte respectant le scrupuleux pacte autobiographique[4] qu'elle a instauré dans son oeuvre[5].
Place dans l'oeuvre d'Annie Ernaux
modifierCe journal s'inscrit dans la grande catégorie des journaux publiés par Annie Ernaux et plus précisément dans la catégorie des journaux intimes. Pour cette catégorie, il s'agit du premier ouvrage puisqu'il sera suivi de Se Perdre en 2001. Le livre peut être vu comme un complément du roman Une femme paru 9 ans auparavant et qui commence par le décès de sa mère.
Editions et traductions
modifier- « Je ne suis pas sortie de ma nuit », Blanche, 14 janvier 1997, (ISBN 9782070747887)
- « Je ne suis pas sortie de ma nuit », Folio, 2 février 1999, (ISBN 9782070407163)
- « Je ne suis pas sortie de ma nuit » in Ecrire la vie, Quarto, 2011, (ISBN 9782072917783)
- « Je ne suis pas sortie de ma nuit » (nouvelle édition), Folio, 13 novembre 2025, (ISBN 9782073128997)
- (en) I remain in Darkness, Seven Stories Press, 1 décembre 1999, (ISBN 9781583220146)
- (es) No he salido de mi noche, Cabaret Voltaire, 10 mai 2017, (ISBN 9788494443497)
Notes et Références
modifier- ↑ [vidéo] « Annie Ernaux : "Je ne suis pas sortie de ma nuit" 1/3 | INA » (consulté le )
- ↑ Annie Ernaux, « Je ne suis pas sortie de ma nuit », Paris, Gallimard, , 120 p. (ISBN 9782070407163), Page 11 et 13
- ↑ Anne Simon, « Déplacements du genre autobiographique : les sujets Ernaux », dans Nomadismes des romancières contemporaines de langue française, Presses Sorbonne Nouvelle, coll. « Fiction/Non fiction XXI », , 69–81 p. (ISBN 978-2-87854-740-5, DOI 10.4000/books.psn.1799, lire en ligne)
- ↑ Philippe Lejeune, Le Pacte Autobiographique, Paris, Seuil, , 364 p. (ISBN 978-2-02-004293-2)
- ↑ Christian Desmeules, « Annie Ernaux, le principe de la réalité »
, sur ledevoir.com, (consulté le )