Jean-Baptiste Chollet

chanteur français

Jean-Baptiste Chollet est un chanteur lyrique (baryténor) et musicien français, né le à Paris (anc. 5e) et mort le à Nemours.

Jean-Baptiste Chollet
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Baptiste-Marie Chollet en 1835 (grav. Pierre-Roch Vigneron).
Surnom Dôme-Chollet
Nom de naissance Jean-Baptiste Marie Chollet
Naissance
Paris (anc. 5e)
Décès (à 93 ans)
Nemours
Activité principale Artiste lyrique
baryténor
Style Opéra-comique
Activités annexes compositeur
Lieux d'activité France, Pays-Bas, Belgique
Formation Conservatoire de Paris
Conjoint Zoé Prévost

Scènes principales

Biographie

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Jeunesse et études

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Jean-Baptiste Marie Chollet naît le 1er prairial an VI () rue Neuve-de-l'Égalité à Paris (anc. 5e) de Jean-François Chollet, musicien, et Marie-Catherine Bazin[1].

Il fait des études au Conservatoire, où il apprend dès l'âge de 8 ans le solfège et le violon. Il en sort avec un prix de solfège en 1814. Ayant commencé à chanter dans la chorale de Saint-Eustache où son père était maître de chapelle et démontré un certain talent en la matière, il entre, en 1815, comme choriste à l'Opéra, salle Montansier, avant d'être engagé dans la troupe de l'Opéra-Comique, salle Favart puis au théâtre Feydeau.

Carrière

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Chollet dans le rôle de Gasparillo du Portefaix de Gomis (1835).

En 1818, il tente l'aventure avec une troupe de comédiens, sous le nom d'artiste de Dôme-Chollet. En 1823, il est au théâtre du Havre[2], puis, en 1825, au théâtre de La Monnaie à Bruxelles où cette fois il reste un an. Il y remporte le succès dans La Fête au village voisin de François-Adrien Boieldieu[3]. En 1826, il est de retour au théâtre Feydeau.

Après s'être fait remarquer dans divers rôles de baryton aigu, et vraisemblablement de « baryton Martin » car il avait joué au Havre, selon le tableau de la troupe, puis lors de son premier séjour à Bruxelles les rôles de Jean-Blaise Martin, François Lay et Jean-Pierre Solié, il souhaite s'approprier d'autres emplois et aborde le répertoire de ténor dans lequel il va connaître ses plus grandes réussites lyriques à commencer par Le Petit Chaperon rouge de Boieldieu. Dès lors, les compositeurs de l'époque - et notamment - écrivent pour lui. Il crée ainsi notamment les rôles de Henri dans Marie de Ferdinand Hérold (1826), La Fiancée de Hérold (1829), et les rôle-titres de Fra Diavolo d’Auber (1830) et Zampa d'Hérold (1831).

C'est durant cette période qu'il fait la connaissance de celle qui deviendra sa partenaire principale puis sa compagne jusqu'à la fin de sa vie, la jeune cantatrice Zoé Prévost (1802-1862), membre de la troupe depuis 1822.

Chollet est nommé sociétaire en 1827 mais, malgré les directions qui se succèdent, les affaires périclitent. Le 16 avril 1829, la troupe doit quitter la salle Feydeau, qui menace de s'écrouler et doit être détruite, pour s'installer dans la toute nouvelle salle Ventadour, construite spécialement pour elle. Les charges s'avèrent néanmoins trop onéreuses et les faillites s'enchaînent entre 1829 et 1832 (notamment à cause de la révolution de Juillet). Lorsque Jean-François Boursault, alors directeur de la troupe, décide de reloger celle-ci salle de la Bourse, Chollet reprend sa liberté et entreprend une tournée à travers la France. En , il se produit à Bruxelles où il a déjà fait ses preuves. Il a aussi l'occasion de chanter, toujours comme premier ténor, à La Haye. Après trois ans d’absence, il réintègre la troupe de l'Opéra-Comique où il renoue avec le succès : Le Chalet d'Adolphe Adam (1834), L'Éclair de Fromental Halévy (1835), Le Postillon de Lonjumeau d'Adam (1836), Le Perruquier de la Régence d'Ambroise Thomas (1838), Le Puits d'amour de Michael William Balfe (1843)…

Il reprend le chemin de La Haye à la fin des années 1840, cette fois avec Zoé et sa fille, la cantatrice Caroline Prévost (que Chollet adoptera[4],[n 1]), où il devient un directeur du Théâtre-Royal (en) très apprécié. Il reparaît en 1854 dans Le Postillon de Lonjumeau au Théâtre-Lyrique, ouvert boulevard du Temple en 1852, mais le résultat n'est pas assez probant pour l'inciter à y continuer une carrière. Il se retire alors définitivement de la scène et ne fait plus parler de lui.

Il a également composé quelques romances et nocturnes qui ont été bien accueillis de son temps[réf. nécessaire].

Jean-Baptiste Chollet meurt le , à l'âge de 93 ans[5].

Vie privée

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De son union avec Françoise Florentine Dedome le au Havre[6], Jean-Baptiste Chollet a eu une fille, Marie-Florentine (1816-1893)[7], qui fera une carrière d'actrice principalement en Belgique et épousera sur le tard l'acteur Eugène Monrose, fils de l'acteur Monrose[n 2]. N'ayant jamais divorcé bien que séparé de longue date, il est indiqué comme veuf sur son acte de décès[5].

Selon les témoignages de ses contemporains[réf. nécessaire], le timbre de Chollet était agréable, sa voix « forte et douce » à la fois. Sans doute son chant trop racoleur, ayant sacrifié sans cesse à la facilité sans jamais se perfectionner, accusa les mêmes défauts que son modèle Jean-Blaise Martin à partir des années 1850 (abus des points d’orgue, roulades saccadées, voix tirée, etc.), ce qui peut expliquer son retrait de la scène.

Répertoire

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Notes et références

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Notes
  1. Certaines sources attribuent la paternité de Caroline Prévost à Chollet mais il n'y a jamais eu de reconnaissance officielle de la part de ce dernier, les sources d'époque parlant bien d'« adoption », et les différents actes d'état civil mentionnent Zoé Prévost comme seul parent.
  2. D'où parfois la confusion avec Eugénie Monrose dite Mlle Monrose (1835-1913), petite-fille de Monrose et cantatrice à l'Opéra-Comique, bien que Marie-Florentine Chollet n'ait jamais utilisé ce pseudonyme.
Références
  1. « Acte de naissance (vues 43/51) », état civil reconstitué, sur Paris-Archives (consulté le ).
  2. Adolphe Adam, Souvenirs d'un musicien, Michel Lévy Frères, Paris, 1857 ([lire en ligne] lire en ligne sur Gallica) Document utilisé pour la rédaction de l’article p 105-123.
  3. Frédéric Jules Faber, Histoire du théâtre français en Belgique des origines jusqu’à nos jours, 1879.
  4. Auguste Laget, Chollet : premier sujet du théâtre de l'Opéra-Comique, Toulouse, Chauvin & Fils, (lire en ligne), p. 18-19.
  5. 1 2 « Acte no 6 (vue 234/4) », registre des décès de l'année 1892 pour la ville de Nemours, sur Archives départementales de la Seine-et-Marne (consulté le ).
  6. « Acte no 43 (vue 23/108) », registre des mariages de l'année 1824 pour le ville du Havre, sur Archives départementales de la Seine-Maritime (consulté le ).
  7. « Acte de naissance (vues 12/49) », état civil reconstitué, sur Paris-Archives (consulté le ).

Sources

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  • Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, , 395 p. (lire en ligne)
  • François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens, Paris,
  • Auguste Laget, Chollet : premier sujet du théâtre de l'Opéra-Comique, Toulouse, Chauvin & Fils, (lire en ligne)
  • Olivier Bara, Le Théâtre de l'Opéra-Comique sous la Restauration, 2001, p.58

Liens externes

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