Jean-Jacques de Ribeaupierre

noble allemand et français (1598-1673)

Jean-Jacques de Ribeaupierre (en allemand : Johann Jakob von Rappoltstein), né le à Ribeauvillé et mort le dans la même ville, est comte de Ribeaupierre, seigneur de Hohnack et de Geroldseck de à sa mort. Il fut le dernier descendant en lignée masculine de la famille de Ribeaupierre.

Jean-Jacques de Ribeaupierre
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Père
Eberhard de Ribeaupierre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
Georges-Frédéric de Ribeaupierre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Anne-Claudine de Salm-Kyrbourg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Origine

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Eberhard de Ribeaupierre, son père

Né à Ribeauvillé, siège de la seigneurie de Ribeaupierre en Haute-Alsace, Jean-Jacques est le troisième fils d'Eberhard de Ribeaupierre (bg) (-) et de sa première épouse Anne de Salm-Kyrbourg (-).

Son père est chambellan de l'empereur Matthias Ier, et se marie en secondes noces en avec Agathe de Solms-Laubach (bg) (-), fille du comte Jean-Georges Ier de Solms-Laubach (-).

Jean-Jacques a pour frères Otto-Guillaume (-), Georges-Frédéric de Ribeaupierre (bg) (-) et Philippe-Louis (-).

Pour ses études et ses voyages, la ville de Ribeauvillé octroya à Jean-Jacques une subside extraordinaire en , renouvelé pour trois ans en et pour cinq ans en . Les ravages provoqués par la guerre de Trente Ans dans la plaine d'Alsace poussent son père à accepter la protection du royaume de France accordée par lettres patentes le [1]. Le roi Louis XIII ordonna aux gouverneurs et chefs de troupes français et étrangers de traiter favorablement la famille de Ribeaupierre, et interdit très expressément de faire loger des troupes à Ribeaupierre ou de piller la ville.

À la mort de leur père le , seuls Georges-Frédéric et Jean-Jacques sont encore en vie : ils lui succèdent et gouvernent ensemble les possessions familiales. Ils s'attribuent le titre de comte, qui n'a plus de grande valeur au XVIIe siècle[2].

Jean-Jacques se marie le à Strasbourg avec Anne-Claudine (bg) (-), fille du général suédois Jean-Casimir de Salm-Kyrbourg (-) et de sa première épouse la comtesse Dorothée de Solms-Laubach (-); fille du comte Jean-Georges Ier de Solms-Laubach (-)[3]. Sa femme est la sœur cadette d'Anne-Catherine (-), qui a épousé le duc Eberhard VII de Wurtemberg (-) en 1637.

À l’issue de la guerre de Trente Ans, les traités de Westphalie de accordent au roi de France des droits sur la Haute-Alsace[4]. Les terres des Ribeaupierre sont ainsi rattachées au territoire français et intégrées à la province d'Alsace nouvellement formée. Après la mort de Georges-Frédéric en , Jean-Jacques gouverne seul. Il fut l’un des premiers nobles de la province à se soumettre à la suzeraineté de la France. Personnage bien vu de la cour et de Louis XIV, Jean-Jacques fut récompensé par de nombreuses faveurs royales et des privilèges dont il s’est empressé de faire profiter ses sujets protestants.

Il décède dans son château de Ribeauvillé, à l’âge de 75 ans, en laissant deux filles : Catherine-Agathe et Anne-Dorothée. Avec sa mort, la lignée masculine des Ribeaupierre s’éteignit. Le , Louis XIV, se rendant à Brisach, s’arrêta à Ribeauvillé et y passa la nuit au château où le corps du comte défunt se trouvait encore[1]. Le roi attribue l'intégralité des possessions des Ribeaupierre à l'époux de Catherine-Agathe, le comte palatin Christian II de Birkenfeld-Bischwiller qui les transmet à ses descendants[5],[6].

Descendance

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Jean-Jacques de Ribeaupierre et Anne-Claudine de Salm-Kyrbourg ont eu pour enfants :

  • Catherine-Agathe (-), mariée en au duc et comte palatin Christian II de Birkenfeld-Bischweiler à qui Louis XIV attribue l'héritage du comté de Ribeaupierre à la mort de Jean-Jacques[7],[8].
  • Anne-Dorothée, dernière représentante de la famille de Ribeaupierre, mourut célibataire et sans enfant en .

Références

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(bg) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en bulgare intitulé « Йохан Якоб фон Раполтщайн » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 Sitzmann 1910, p. 561.
  2. ↑ Bischoff 1986, p. 12.
  3. ↑ Salm 8, genealogy.euweb.cz
  4. ↑ Bischoff 1986, p. 20.
  5. ↑ Vonau 1986.
  6. ↑ Sitzmann 1909, p. 160.
  7. ↑ Albrecht 1891, p. XIV.
  8. ↑ Jourdan 1998.

Bibliographie

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  • [Albrecht 1891] (de) Karl Albrecht, Rappoltsteinisches Urkundenbuch 759-1500 : Quellen zur Geschichte der ehemaligen Herrschaft Rappoltstein im Elsass, vol. I-V, Colmar, Eglinsdörfer & Waldmeyer, (lire en ligne [volume I, volume II, volume III, voume IV et volume V]).
  • [Bischoff 1986] Georges Bischoff, « Les Ribeaupierre, seigneurs des Vosges, du vignoble et des vallées », Société d'histoire du Val de Lièpvre,‎ , p. 11-25 (ISSN 0299-8556).
  • [Burckard 1995] François Burckard, Le Conseil souverain d'Alsace au XVIIIe siècle : représentant du roi et défenseur de la province, Strasbourg, Société savante d'Alsace, coll. « Publications de la Société savante d'Alsace et des régions de l'Est / Recherches et documents » (no 53), , 462 p. (ISBN 2-904920-12-9).
  • [Jourdan 1998] Benoît Jourdan, « Ribeaupierre de (Rappoltstein von) », sur alsace-histoire.org, (consulté le ).
  • « Birkenfeld-Bischwiller », dans Édouard Sitzmann, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l'Alsace : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, t. 1 : A-J, Rixheim, F. Sutter & Cie, , 873 p. (lire en ligne), p. 160-161.
  • « Ribeaupierre ou Rapoltstein (Sires de) », dans Édouard Sitzmann, Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l'Alsace : depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, t. 2 : K-Z, Rixheim, F. Sutter & Cie, , 1105 p. (lire en ligne), p. 555-562.
  • [Vonau 1986] Jean-Laurent Vonau, « Deux-Ponts (Zweibrücken) », sur alsace-histoire.org, (consulté le ).