Jean-Luc Jeener

auteur, metteur en scène, acteur et critique de théâtre français

Jean-Luc Jeener est un auteur, metteur en scène, acteur et critique de théâtre français né le [1]. Il est l'auteur d'une quarantaine pièces de théâtre, la plupart publiées et jouées. Depuis 1997, il dirige le théâtre du Nord-Ouest à Paris.

Jean-Luc Jeener
Jean-Luc Jeener en 2012.
Fonction
Directeur de théâtre
Théâtre du Nord-Ouest
depuis
Biographie
Naissance
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Nationalité
Activité
Auteur, metteur en scène, acteur et critique de théâtre
Autres informations
A travaillé pour

Licencié en théologie et de foi catholique, Jean-Luc Jeener défend un théâtre "de l'incarnation", expression choisie pour sa tonalité chrétienne. Dans son manifeste Pour un théâtre chrétien[2] il développe un parallèle entre la nature à la fois humaine et divine du Christ, et l'expérience du comédien, devenant le personnage tout en demeurant lui-même. Dans ses mises en scène, domine la recherche d'une vérité psychologique des personnages[3],[4].

Biographie

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Âgé seulement de dix-huit ans, Jean-Luc Jeener fonde La Compagnie de l'Élan en 1968 au lycée Janson-de-Sailly à Paris[5] en représentant le Dom Juan de Molière. Mais ce n'est qu'en 1976 que la troupe acquiert une existence officielle sous la co-direction de Jean-Luc Jeener et Éric Laborey[6]. Elle se produit d'abord avec des moyens modestes dans différents lieux parisiens (Conciergerie, théâtre Essaïon, etc.), alternant spectacles pour enfants et œuvres plus ambitieuses, comme L'An Mil (1980) à la Cité universitaire. Sont également représentées les premières pièces de Jean-Luc Jeener (Le Rachat, Histoire de Roi, Les Méfaits de Tchekhov) ainsi que les œuvres de dramaturges alors peu connus en France, dont Wole Soyinka (Le Sang fort en 1977[7] et Les Gens des Marais en 1979), futur lauréat du prix Nobel de littérature[6]. On trouve alors parmi les familiers de la compagnie, Yasmina Reza, Pascale Roze, Dominique Economidès et Élisabeth Tamaris[8].

Malgré la mort prématurée d'Éric Laborey en 1982, à l'âge de 32 ans, Jean-Luc Jeener poursuit l'aventure. En 1986, la Compagnie s'installe à la crypte Sainte-Agnès, sous l'église Saint-Eustache. En neuf ans, Jean-Luc Jeener y met en scène une dizaine de spectacles, le plus souvent des grandes œuvres du répertoire : Phèdre, Bérénice, Bajazet, Le Misanthrope, Tartuffe, Le Cid, Le Roi Lear, etc.

En , il crée avec des amis comédiens le théâtre du Nord-Ouest qu'il dirige depuis lors.

Depuis son ouverture, le théâtre du Nord-Ouest a accueilli dans ses deux salles plus d'une centaine de créations, et Jean-Luc Jeener y a mis en scène lui-même une cinquantaine d'auteurs. En alternance avec des saisons consacrées à des thèmes de réflexion contemporains, le théâtre du Nord-Ouest propose des saisons consacrées à l'intégrale de l'œuvre de grands dramaturges comme Racine, Molière, Shakespeare, Victor Hugo, Henry de Montherlant ou August Strindberg.

Il est l'auteur d'une quarantaine de pièces de théâtre, parfois sur des personnages historiques (Mahomet, Jeanne d'Arc, Gilles de Rais, Arius, Clovis...), plus souvent sur des événements ou des thèmes de débat contemporains : l'affaire du sang contaminé, le foulard islamique au collège, le mariage homosexuel, l'affaire d'Outreau, le terrorisme islamique, l'obligation du port du masque chirurgical, le suicide assisté, etc. Dans ses pièces, qu'il met souvent en scène lui-même, des personnages tiennent des points de vue opposés, échangent de nombreux arguments, et finalement aucun n'a seul raison. En tant qu'auteur, il a pour dessein de nourrir la réflexion des spectateurs et de les laisser se forger leur propre opinion. La question du mal, du péché, et celle du devenir de l'humanité sont des thèmes très présents dans ses textes[9].

Ses pièces de théâtre, ancrées dans le réel et le quotidien des personnages, ont été saluées et préfacées notamment par Laurent Terzieff, Robert Hossein, Emmanuel Dechartre, Francis Huster ou Yasmina Reza.

En complément à son écriture théâtrale, depuis 2012, il publie presque chaque année aux éditions Atlande des ouvrages au ton volontiers polémique sur des sujets également d'actualité : la place de l'islam ou du christianisme en France, l'importance de la culture, le rapport à la mort, l'impérialisme culturel américain, etc.

Médias

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Depuis les années 1990, ses critiques de théâtre sont publiées au Figaro (Figaro Magazine et Figaroscope), et depuis 2019 dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Depuis 2023, il dirige le Libre journal du théâtre sur Radio Courtoisie[10].

Théâtre

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Metteur en scène

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Jean-Luc Jeener a plus de cent spectacles à son actif, parmi lesquels :

Comédien

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Écrits

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Théâtre

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Notes et références

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  1. (BNF 14654365).
  2. Pour un théâtre chrétien, Éditions Téqui, 1997.
  3. Stéphanie Tesson, « Le théâtre fait chair », L'Avant-scène théâtre, février 2009, p. 145-146.
  4. Propos recueillis par Valérie Collin, « Jean-Luc Jeener : "Mettre en scène, c’est aimer les hommes" », Entrevue, (lire en ligne).
  5. (BNF 14656386).
  6. 1 2 « Théâtre du Nord-Ouest ».
  7. Catherine David, « Les Pêches de l'Afrique », Le Nouvel Observateur, (lire en ligne).
  8. « Le théâtre du Nord-Ouest », sur theatreonline.com.
  9. Armelle Héliot, « "Jean-Luc Jeener, la révolution du Nord-Ouest" », Le Figaro, (lire en ligne).
  10. « Libre journal du théâtre, passion théâtre, du 27 janvier 2023 : "La critique dramatique" », sur Radio Courtoisie, (consulté le ).
  11. « "Les Derniers Hommes" de Jean-Luc Jeener », Le Monde, (lire en ligne Accès payant).
  12. 1 2 3 4 5 Note : les trois premiers « Pour en finir avec... » ne comportent pas de point d'interrogation final dans leur titre, contrairement aux deux suivants.
  13. « Voir sur librairietequi.com ».

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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