Jean Chaleyé
Jean Chaleyé, dit Joannès Chaleyé, est un peintre, graphiste et spécialiste français de la dentelle né le à Saint-Étienne et mort le au Puy-en-Velay. Il a joué un rôle artistique et pédagogique prépondérant pour préserver et renouveler la tradition française de la dentelle à la main durant la première moitié du XXe siècle, au Puy-en-Velay notamment.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 81 ans) Le Puy-en-Velay |
| Nom de naissance |
Jean-Baptiste Chaleyé |
| Autres noms |
Joannès Chaleyé |
| Nationalité |
Francaise |
| Activité |
Peintre, dessinateur pour la dentelle |
| Formation | |
| Maître | |
| Distinction |
Officier d'Académie Officier de la Légion d'honneur (1937) 3e médaille (1919), 2e médaille (1921) et 1re médaille (1949) de la Société lyonnaise des beaux-arts |
Peintre de fleurs réputé, formé notamment dans l'atelier de Fernand Cormon, il expose au Salon des artistes français à partir de 1902 ; le musée Crozatier du Puy-en-Velay conserve un ensemble de ses peintures, de ses cartons de dentelle et de dentelles exécutées d'après ses dessins. Une exposition rétrospective lui a été consacrée à l'orangerie du Sénat, à Paris, en 1979.
Jeunesse et formation
modifierJean Chaleyé[1], dit Joannès Chaleyé [2], fut d'abord élève à l’École régionale des arts industriels de Saint-Étienne (aujourd'hui École supérieure d'art et design Saint-Étienne). Chaleyé reçoit de sa ville natale une bourse lui permettant de poursuivre ses études pendant encore trois ans à l’École des beaux-arts de Lyon qu'il intègre en 1896. Il y rejoint la classe dite « de fleurs ». Trois ans plus tard à sa sortie de l'école il fut grand lauréat et reçut de celle-ci une médaille d’or[3] ainsi qu'une bourse de la ville de Lyon lui offrant la possibilité de poursuivre sa formation à Paris. Il entre en 1899 à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris où il rejoint la classe de Louvrier de Lajolais (directeur entre 1877 et 1908) qui s'intéresse à la rénovation des arts appliqués à l'industrie. En 1900, Chaleyé fut également reçu élève à l'École nationale supérieure des beaux-arts[4] (atelier de Fernand Cormon) où il acheva sa culture artistique. D'après le résumé de ses services, il obtient en 1903 le second grand prix de l'École nationale des arts décoratifs[5],[3].
Carrière artistique et administrative
modifierEnseignement de la dentelle au Puy-en-Velay (1903-1930)
modifierEn 1903, année à laquelle fut promulguée la loi Engerand-Vigouroux[6] visant à « créer l’apprentissage professionnel de la dentelle à la main » Louvrier de Lajolais, qui avait affirmé la nécessité de former des artistes capables de fournir « des modèles excellents dont la reproduction puisse se faire industriellement »[7], propose à Chaleyé de partir en province, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), afin d’y organiser l’apprentissage artistique de la dentelle aux fuseaux.
En 1903, il entre dans l'enseignement, crée à l’École pratique de commerce et d’industrie du Puy-en-Velay le cours d'enseignement d'art appliqué à la dentelle. Il crée alors des dessins de dentelles qui sont réalisés soit dans le cadre de l'école soit par le dentellier Oudin. Il voulait remplacer les dessins traditionnels à motifs géométriques et répétitifs par des formes très souples inspirées de la flore locale.
Il représenta le ministre du Commerce au congrès international du dessin en 1908 à Londres, fut chargé d'un rapport par le Ministère du Commerce sur l'enseignement de la dentelle en France et à l'étranger. Il fut également chargé de missions à Bruxelles en 1911. Il se marie en 1912 au Puy avec Andrée Gimbert. Leur fille Suzanne[8], épouse du docteur Georges Mazoyer, fait venir le pianiste György Cziffra au Puy pour un récital en 1963[9]. Le couple est à l'origine du Festival de La Chaise-Dieu, créé en 1966[9],[10], dont l'édition 2000 est dédiée à Suzanne Mazoyer[8]. Il est officier d'Académie dès 1913[11]. Dès 1913, il est installé à Saint-Marcel, près du Puy[11]. Mobilisé de 1914 à 1918, Chaleyé est réformé de guerre à la suite d'une maladie (hypertrophie du cœur) contractée sur le front et il dirige en 1918 le service des contrôles d'une usine de fabrication de moteurs d'avions à Lyon. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du , sur le rapport du ministre de l'Instruction publique[5], pour services exceptionnels rendus à l'enseignement. En 1922, il fut chargé d'une mission d'inspection, et fut membre du jury des classes textiles à l'Exposition des arts décoratifs de 1925. A cette exposition, il obtint une nouvelle médaille d'or pour l'ensemble de ses créations dentellières[12],[3].
Expositions internationales
modifierEn 1904, il fait participer la section « Dentelle » à l'exposition du musée Galliera à Paris qui présente les dentelles réalisées selon ses idées. En 1905, il crée pour le dentellier Oudin la feuille d'éventail qui est achetée par le musée de Saint-Gall en Suisse. Il participe à différents concours et expositions internationales au cours desquelles il obtint plusieurs récompenses :
- Exposition internationale de Liège (1905): il a créé une feuille d’éventail à décor de vigne vierge qui a participé à cette exposition.
- Concours de la Dentelle de France (1907): la section « Dentelle » dont il dirige les travaux obtient 3 distinctions : le premier prix (1000 Francs), le deuxième prix en collaboration, ainsi que pour ses travaux personnels, le prix du Sous-Secrétaire d’État des Beaux Arts.
- Exposition franco-britannique de Londres (1908): médaille d’or pour un galon de fuchsias signé par Chaleyé.
- Exposition universelle de Bruxelles (1910) : un grand prix fut obtenu par trois dentelles signées par Chaleyé (paysage avec effet de grisaille, un combat de coqs en couleur et un coussin à décors de marrons à toile d’araignée). Chaleyé obtint également une médaille d'or pour sa collaboration[13].
- Exposition internationale de Turin (1911): il avait réalisé de nouveaux dessins qui lui avaient valu une médaille d’or au titre de sa collaboration[11].
- Exposition internationale de Lyon (1914): il est médaillé pour sa collaboration. Participation des sections « Dentelle » et d' « Ébénisterie » dont Chaleyé dirigea les travaux et dessina les modèles pour cette exposition.
Enseignement de la dentelle à Roubaix et Bailleul (1930-1939)
modifierIl quitte Le Puy-en-Velay en 1930 pour Roubaix où il est nommé directeur de l'École nationale supérieure des arts et industries textiles. Il est aussi directeur artistique de l'école de dentelles de Bailleul dont il modernise la facture. Par ses dessins et grâce aussi à sa longue expérience des expositions, il favorisa l'obtention par cette école du Grand Prix à l'Exposition de Bruxelles (1935)[14]. Il est promu officier de la Légion d'honneur par décret du , sur le rapport du ministre de l'Éducation nationale, en qualité de directeur de l'École nationale supérieure des arts et industries textiles[5]. En 1939, il fait valoir ses droits à la retraite de la Fonction publique et est nommé directeur honoraire pour ses services rendus à l'enseignement technique[15]. Sa pension civile est approuvée par décret du , avec jouissance au 1er février 1939 ; le Journal officiel lui compte alors trente-trois ans, dix mois et onze jours de services civils et bonifications[16]. Selon la monographie de 1966, il est conservateur du musée de Roubaix, membre fondateur de la Société des Arts du Forez et commissaire général adjoint de l'exposition départementale du Meilleur ouvrier de France pour les textiles et dentelles en 1936 et 1939[17].
Retour au Puy-en-Velay (1940-1960)
modifierEn 1940, Chaleyé revient au Puy-en-Velay où il constate la faiblesse et la médiocrité de l'enseignement de la dentelle. La dentelle mécanique et sa concurrence sont incriminées. Chaleyé qui prend la direction d'un nouveau mouvement de rénovation de la dentelle aux fuseaux en 1942[18] le réprouve et il fonde cette même année, avec le soutien du dentellier Paul Fontanille, le conservatoire départemental de la dentelle à la main[19]. Il regrettait notamment que les industriels dentelliers de cette époque assistaient à la disparition de la dentelle dans les vêtements sans pour autant chercher à se reconvertir dans de nouveaux débouchés comme celui de l'ameublement (stores, brise bises, napperons etc.). Jusqu'à la fin de sa vie, il se passionne et combat pour l'industrie dentellière du Velay. Membre du Rotary-club du Puy-en-Velay, il dessine le fanion du club, qui porte la cocarde du marquis de La Fayette[20].
Œuvre peint
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En parallèle de son implication artistique dentellière, il expose au Salon des artistes français dès 1902, à la section d'architecture et d'art décoratif d'après le résumé de ses services[5]. Il expose au Salon des indépendants, son salon « préféré » selon G.-J. Gros[21],[22]. En 1914, il y présente Le Printemps, La Maisonnette et Reflets du couchant, et Le Nouvelliste de Lyon juge que ses paysages « ont une gaîté charmante »[23],[24]. Selon la monographie de 1966, il y expose encore en 1939[25]. L'État achète trois de ses œuvres. En 1923, l'État achète Paysage d'été au Salon de la Société des Arts du Forez et le dépose la même année à Saint-Étienne. Le tableau est aujourd'hui conservé au musée d'Art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole[26]. En 1929, il achète Les roses dans un vase de cristal, présenté au Salon de la Société lyonnaise des beaux-arts, et le dépose au musée des Beaux-Arts de Lyon[27]. En 1959, il achète Bords de rivière, déposé en 1960 à la mairie de Solesmes[28]. Les Archives nationales conservent les dossiers de ces achats de 1923 et de 1929 sous la cote F/21/4186, dossiers 47 et 48[29],[26],[27]. Selon la documentation réunie par Maximilien Gauthier en 1966, des œuvres de Chaleyé ont aussi été acquises par la Ville de Paris, la Ville de Lille et les musées de Clermont et de Roubaix. Le musée des Arts décoratifs a acquis ses dessins de dentelles[22]. D'après G.-J. Gros, dans Carrefour en 1962, le musée de Saint-Étienne lui avait acheté une toile, et « l'exemple fut suivi par des collectionneurs »[21]. Plusieurs de ses tableaux et dessins conservés au musée Crozatier sont référencés dans la base Joconde du ministère de la Culture[30]. Les collections en ligne du musée décrivent notamment Bouquet de renoncules, nature morte à l'huile signée (inv. 1987.2.6)[31] et Vue du Puy-en-Velay, prise de l'actuel hôpital Emile Roux, huile sur toile signée (inv. 1969.4.1)[32]. Peintre des fleurs réputé[33], il connut ses principaux succès dans les régions lyonnaises et stéphanoises où il exposa surtout. En 1920, La Haute-Loire rend compte de son exposition annuelle dans les vitrines du Bon Marché, rue Crozatier, au Puy[34]. Selon la monographie de 1966, il expose en 1934 à Lille, à la galerie Montsalut, puis à Roubaix, à la galerie Dujardin, avec Devambez, Montézin et Fernand Maillaud. En 1936, il expose de nouveau à la galerie Dujardin, avec Henri de Nolhac, ainsi qu'à la galerie Malaval, à Lyon, et à la galerie Livet, à Saint-Étienne. De 1940 à 1956, il participe aussi aux Salons de Clermont et de Saint-Étienne[25]. D'après le résumé de ses services qu'il joint en 1921 à son dossier de Légion d'honneur, il obtient une troisième médaille au Salon de la Société lyonnaise des beaux-arts en 1919, puis une deuxième médaille, en section peinture, en 1921[5]. En 1949, le jury de la Société lyonnaise des beaux-arts lui décerne la première médaille pour un tableau de fleurs, récompense qui le classe hors concours et membre du jury[35],[25]. En 1958, Chaleyé présente sa première exposition personnelle à la galerie Ror Volmar (en), avenue Matignon, à Paris[36],[21]. Le critique Maximilien Gauthier le rapproche alors de Corot, d'Eugène Boudin et de Vuillard[36].
Du dessin à la dentelle
modifierLe catalogue en ligne du musée Crozatier compte soixante-cinq numéros d'inventaire à son nom, dont trente et un pour le seul recueil des Dentelles du Puy, inventorié pièce par pièce ; dix-sept d'entre eux sont également référencés dans la base Joconde[37]. Le fonds réunit des peintures, des cartons de dentelle de sa main et des dentelles exécutées d'après ses dessins. Le lavis Paysage (inv. 44.76.1), daté des environs de 1920, est décrit par la base Joconde comme un carton de dentelle dont la dentelle correspondante est conservée dans le même musée[38]. Le motif du combat de coqs, qui avait valu un grand prix à l'Exposition universelle de 1910, figure également dans la collection sous deux formes : un tableau à l'huile sur papier signé, daté des environs de 1910 (inv. 2002.60)[39], et une cantonnière en dentelle aux fuseaux de 1910 dont la notice porte Louis Oudin comme dentellier et Chaleyé comme dessinateur (inv. 1934.20)[40]. En 1908, il dessine la bannière de l'Orphéon du Velay, réalisée en dentelle aux fuseaux. Propriété de l'Orphéon, elle est déposée au musée Crozatier[41].
Réception critique
modifierEn avril 1920, Le Figaro cite Chaleyé parmi les principaux exposants du Nouveau Salon, à la galerie Manzi et Joyant, avec les sculpteurs Despiau et René Carrière et le peintre Steinlen, président du groupe[42]. En 1926, à propos de son envoi au Salon de la Société lyonnaise des beaux-arts, dont L'Allée ensoleillée, La Revue moderne y voit « un retour vers l'art impressionniste » et écrit qu'il « paraît être un descendant d'un Monet ou d'un Caillebotte »[43]. Selon G.-J. Gros, dans Carrefour en 1962, l'historien de l'art Henri Focillon fut « le premier à découvrir » ce peintre[21]. La monographie de 1966 précise que Focillon avait « signalé avec éloges ses envois » dès 1926[25]. En 1923, les Annales foréziennes le jugent « plus décorateur à notre avis que paysagiste »[44].
Lors de l'exposition de la galerie Ror Volmar en 1958, Les Nouvelles littéraires voient en lui « un peintre d'esquisse de qualité »[45]. Le critique d'Arts, signant M. C., écrit que Chaleyé a peint, « sans prétention, honnêtement », « à la manière impressionniste, avec un lyrisme tempéré, des paysages et des scènes de plein air », évoquant notamment « les bords de rivières sûrement poissonneuses ». Il ajoute que ces toiles « ne manqueront pas de rappeler de bons souvenirs aux pêcheurs à la ligne, à leurs femmes et leurs enfants »[46]. Le Figaro décrit une « peinture discrète et sensible, résolument en dehors des courants de la mode », qui « évoque le climat des Monet, Guillaumin, Morisot »[47]. Dans Carrefour, G.-J. Gros voit en lui « un post-impressionniste lumineux d'une sensibilité très communicative »[48]. En 1958, G.-J. Gros estime dans Carrefour qu'il a travaillé en province « beaucoup trop discrètement »[48], et Maximilien Gauthier écrit la même année : « Son nom n'est pas des plus connus »[49].
En mai 1962, à propos de son exposition posthume, M. G., dans Aux Écoutes, le présente comme « un coloriste somptueux, qui fait songer à Monticelli », et estime qu'il « mérite une place de choix dans l'histoire de l'art contemporain »[50].
En 1963, dans le catalogue de l'hommage de la galerie Jean de Ruaz, Robert Rey juge « considérable » la part prise au renouveau de la peinture de fleurs lyonnaise par Vernay, Seignemartin, Manet « et aussi au premier chef Chaleyé »[51]. Dans Les Nouvelles littéraires du 21 novembre 1963, Rey ajoute que « c'est à Manet que Chaleyé fait penser, bien que nulle trace d'influence trop directe n'y soit discernable »[52]. Robert Rey trouve en 1963 sa technique « sans excès d'originalité », tout en la disant « savoureusement personnelle »[52], et Gérald Schurr l'inclut en 1976 dans Les Petits Maîtres de la peinture[53].
Publications
modifierChaleyé publie un recueil de modèles puis, à partir de 1945, une série d'ouvrages d'enseignement consacrés à la dentelle du Puy. Sa méthode fait l'objet de rééditions et d'adaptations longtemps après sa mort.
- Joannès Chaleyé, Dentelles du Puy : compositions de Joannès Chaleyé, trente planches, Paris, Calavas, Librairie des arts décoratifs, , paru également en Allemagne sous le titre Le Puy Spitzen. Kompositionen von Joannès Chaleyé (Plauen im Vogtland, C. F. Schulz und Co., 1910) ; fac-similé, Le Puy-en-Velay, Centre d'enseignement de la dentelle au fuseau, 2018 (BNF 45558435).
- Joannès Chaleyé, L'Enseignement professionnel dentellier en Haute-Loire : historique et réalisations récentes, Le Puy, Imprimerie La Haute-Loire, (BNF 31924352)
- Joannès Chaleyé, Méthode d'enseignement de la dentelle aux fuseaux, Clermont-Ferrand, P. Vallier, (BNF 31924353)
- Joannès Chaleyé, La Dentelle à la main du Velay : sa valeur économique, ses perspectives d'avenir, Le Puy, Imprimerie La Haute-Loire, (BNF 31924351)préface d'André Siegfried
- Joannès Chaleyé, La Dentelle à la main en Velay : son évolution historique, sa situation présente, Technique, Art, Science,
Rééditions et adaptations posthumes :
- Joannès Chaleyé, Principes, exercices, applications, modèles gradués, Le Puy, Imprimerie des Arts graphiques, (BNF 34551337)deuxième édition
- Modèles revus et corrigés, méthode Chaleyé A, Le Puy, Centre d'enseignement de la dentelle au fuseau, (BNF 35361869)
- Mick Fouriscot, Dentelle au fuseau, méthode Jean Chaleyé : les bases, Paris, D. Carpentier, (ISBN 2-84167-015-5, BNF 37041295)
Expositions posthumes
modifierPlusieurs expositions sur son œuvre picturale et dentellière ont été organisées depuis sa disparition :
- Rétrospective, galerie Jean de Ruaz, avenue de Friedland, Paris, jusqu'au [21]
- Hommage à Chaleyé 1878-1960, galerie Jean de Ruaz, Paris, 9 - , 32 numéros et pastels, texte de Robert Rey[51]
- Rétrospective Chaleyé 1878-1960, Orangerie du Sénat (jardin du Luxembourg), Paris, 25 juin - [54],[55]
- Le Puy 1900, exposition collective, musée Crozatier, Le Puy-en-Velay, 19 juillet - [56]
- Les jardins et les fleurs de J.-B. Chaleyé, Baptistère Saint-Jean du Puy-en-Velay, Mai - [57]
- Important paintings by the French post-impressionist J. Chaleyé, Wally Findlay Galleries, New York, 9 mars - [58]
- Paintings for collectors : the flowers of Jean Chaleye, exposition collective, Wally Findlay Galleries, New York, 1992[59]
- Jean-Baptiste Chaleyé : peintures et dentelles, Archives départementales de la Haute-Loire, Hôtel du Département, Le Puy-en-Velay, 3 juillet - [60]
Le , sa maison-atelier du 6, rue Jules-Vallès, au Puy, ouvre au public sous le nom de musée Chaleyé, grâce à sa fille et à son gendre, le docteur Mazoyer. Elle est ouverte deux après-midi par semaine jusqu'à fin septembre[61],[62].
L'atelier de l'artiste a par ailleurs été dispersé en vente publique au Nouveau Drouot, à Paris, le (étude Jean-Pierre Camard)[63].
Hommages
modifierPar une délibération du portant dénomination de dix voies et espaces publics, le conseil municipal du Puy-en-Velay attribue son nom, sous la forme « square Johannès Chaleyé », à un square de la vieille ville situé au-dessus du lavoir de la rue du Général-Lafayette[64]. Les arrêtés municipaux des années 2020 le désignent sous le nom de square Jean-Baptiste-Chaleyé et le situent à l'angle de la rue Jules-Vallès[65], en surplomb de la rue du Général-Lafayette[66]. Le Conservatoire et musée de la dentelle fondé par Chaleyé était installé dans cette même rue Jules-Vallès[60].
Bibliographie
modifier- Maurice Testard, « Joannès Chaleyé et la dentelle du Puy », L'Art Décoratif, Revue de l'Art Ancien et de la vie artistique moderne, vol. tome 29, janvier - juin 1913, p. 51-60.
- Albert Boudon-Lashermes, « Deux brochures de J. Chaleyé sur la dentelle du Puy », Terroirs, mars - avril 1949, p. 29-32.
- Robert Rey et Maximilien Gauthier, Jean Chaleyé, 1878-1960, vol. 224, Genève, Editions Pierre Cailler, coll. « Les cahiers d'Art - Documents », .
- Gérald Schurr, 1820-1920, les petits maîtres de la peinture : valeur de demain, t. 3, Paris, Les Éditions de l'Amateur, , p. 148-149.
- Colette Rolland, Jean B. Chaleyé (1878 - 1960), Paris, Editions Errance, , 58 p. (ISBN 2-903442-08-8).
- Robert Séguy, « À la découverte d'un artiste peintre : Jean Chaleyé », Annales des Amis du musée Crozatier, no 3, , p. 53-65.
Notes et références
modifier- ↑ Jean-Jacques Boucher, Le dictionnaire de la soie. Découvrir son histoire de ses origines jusqu’à nos jours, Fernand Lanore, , 655 p. (ISBN 978-2-85157-763-4, lire en ligne)
- ↑ Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays par un groupe d’écrivains spécialistes français et étrangers / E. Bénézit. - Paris : Gründ, 1966, tome 2, p. 416
- 1 2 3 « Jean Chaleyé, 1878-1960 », préface de Robert Rey, documentation réunie par Maximilien Gauthier, Les Cahiers d'Art-Documents, no 224, Genève, Éditions Pierre Cailler, 1966, p. 14.
- ↑ « M. J. Chaleyé, directeur de l'école des Arts et Industries textiles de Roubaix nommé officier », Journal de Roubaix, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 « Jean-Baptiste Chaleyé », base Léonore, ministère français de la Culture
- ↑ Geneviève Trincal, "Les denteleuses" : la dentelle et les dentellières en Haute-Loire de 1850 à 1914, Presses Univ Blaise Pascal, , 192 p. (ISBN 978-2-87741-062-5, lire en ligne)
- ↑ Rossella Froissart-Pezone, « Histoire de l'École nationale supérieure des arts décoratifs, 1766-1941 », École nationale supérieure des arts décoratifs, , p. 146 (lire en ligne)
- 1 2 Andrée Bergogne, « Suzanne Mazoyer-Chaleyé », L'Éveil de la Haute-Loire,
- 1 2 « Georges et Suzanne Mazoyer ont lancé le festival de musique en 1965 avec le maître Georges Cziffra », L'Éveil de la Haute-Loire, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La Chaise-Dieu : un festival de musique classique pour sauver un patrimoine » [archive du ], sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le ).
- 1 2 3 Exposition des artistes du Puy : Hôtel de ville, salle du Dôme (catalogue d'exposition), Le Puy, Ville du Puy, : « Chaleyé Joannès, O. A. […] Médaille d'or, Turin, 1911. A Saint-Marcel, près le Puy. »
- ↑ « Jean Chaleyé, 1878-1960 », préface de Robert Rey, documentation réunie par Maximilien Gauthier, Les Cahiers d'Art-Documents, no 224, Genève, Éditions Pierre Cailler, 1966, p. 8.
- ↑ Maurice Testard, « Joannès Chaleyé et la dentelle du Puy », L'Art Décoratif, Revue de l'Art Ancien et de la vie artistique moderne, vol. tome 29, , p. 51-60
- ↑ « 3e partie : L’école dentellière de 1925 à 1935 », sur home.nordnet.fr (consulté le )
- ↑ « M. Johannes Chaleyé, directeur de l'Ecole nationale des arts et industries textiles, est admis à faire valoir ses droits à la retraite - Il nommé directeur honoraire », Journal de Roubaix, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Pensions civiles », Journal officiel de la République française, , p. 4668 : « CHALEYE (Jean-Baptiste), directeur honoraire, école nationale supérieure des arts et industries textiles de Roubaix. Services militaires, 2 ans 3 mois 27 jours ; services civils et bonifications, 33 ans 10 mois 11 jours ; campagnes, 1 an 10 mois. Pension avec jouissance du 1er février 1939. »
- ↑ « Jean Chaleyé, 1878-1960 », préface de Robert Rey, documentation réunie par Maximilien Gauthier, Les Cahiers d'Art-Documents, no 224, Genève, Éditions Pierre Cailler, 1966, p. 13.
- ↑ Brigitte Delesque-Déspalle, La dentelle à l'aiguille, EDITIONS CREER, (ISBN 978-2-909797-91-5, lire en ligne)
- ↑ Danièle Clermontel et Jean-Claude Clermontel, Chronologie scientifique, technologique et économique de la France (lire en ligne), p. 319
- ↑ Rotary-club Le Puy-en-Velay La Fayette, 80 ans, 1938-2018, Le Puy-en-Velay,
- 1 2 3 4 5 G.-J. Gros, « La renommée posthume de Chaleyé », Carrefour, , p. 21
- 1 2 « Jean Chaleyé, 1878-1960 », préface de Robert Rey, documentation réunie par Maximilien Gauthier, Les Cahiers d'Art-Documents, no 224, Genève, Éditions Pierre Cailler, 1966, p. 12.
- ↑ « Salon des Indépendants », Le Parisien d'Auvergne, .
- ↑ M., « Salon des Indépendants », Le Nouvelliste de Lyon, .
- 1 2 3 4 « Jean Chaleyé, 1878-1960 », préface de Robert Rey, documentation réunie par Maximilien Gauthier, Les Cahiers d'Art-Documents, no 224, Genève, Éditions Pierre Cailler, 1966, p. 10.
- 1 2 « Joannès Chaleyé, Paysage d'été », sur Collection du Centre national des arts plastiques (consulté le ), inv. FNAC 8259 : « Achat en salon en 1923 (Salon de la Société des Arts du Forez, n°32. Saint-Etienne.) » ; « En dépôt depuis 06/1923 : Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole ». Archives nationales, F/21/4186, dossier 47.
- 1 2 « Joannès Chaleyé, Les roses dans un vase de cristal », sur Collection du Centre national des arts plastiques (consulté le ), inv. FNAC 10939 : « Achat à l'artiste en 1929 » ; exposé au Salon de la Société lyonnaise des Beaux-Arts, 1929, n° 158 ; « En dépôt depuis 1929 : Musée des Beaux-Arts de Lyon ». Archives nationales, F/21/4186, dossier 48.
- ↑ « Joannès Chaleyé, Bords de rivière », sur Collection du Centre national des arts plastiques (consulté le ), inv. FNAC 26618 : « Achat en 1959 » ; « En dépôt depuis le 12/12/1960 : Mairie de Solesmes ».
- ↑ « Travaux d'art, musées et expositions. 1er et 2e volumes (XIXe-XXe siècles). Inventaire semi-analytique (F/21/3967-F/21/4285), par Élisabeth Dunan », sur Salle des inventaires virtuelle des Archives nationales (consulté le ), dossier « Chaleye, Jean », cote F/21/4186 (série Commandes et achats d'œuvres d'art).
- ↑ « Vue du Puy-en-Velay, prise de l'actuel hôpital Emile Roux », sur POP, la plateforme ouverte du patrimoine (base Joconde) (consulté le )
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- ↑ « Vue du Puy-en-Velay, prise de l'actuel hôpital Emile Roux - tableau », sur Collections en ligne du musée Crozatier (consulté le )
- ↑ « Chronique », Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, , p. 111 (lire en ligne) : « J'en dirai autant de M. Jean Chaleye (Vue du Puy), dont les fleurs sont charmantes. »
- ↑ « Beaux-Arts », La Haute-Loire, .
- ↑ « M. Chaleyé reçoit une flatteuse récompense », La Voix républicaine, .
- 1 2 « Joannes Chaleyé », Masques et Visages, no 62, , p. 14
- ↑ « Collections en ligne du musée Crozatier », sur webmuseo.com (consulté le ) ; décompte des notices au nom de Jean Chaleyé effectué le 18 septembre 2026, recoupé avec la base Joconde.
- ↑ « Paysage », sur POP, la plateforme ouverte du patrimoine (base Joconde) (consulté le ) : « carton de dentelle ; oeuvre en rapport ; dentelle conservée au musée Crozatier »
- ↑ « Combat de coqs - tableau », sur Collections en ligne du musée Crozatier (consulté le )
- ↑ « Cantonnière, Combat de coqs - rideau ; pièce de dentelle », sur Collections en ligne du musée Crozatier (consulté le )
- ↑ « Bannière de l'Orphéon du Velay - bannière », sur Collections en ligne du musée Crozatier (consulté le ), n° de dépôt D.1964.44.4.
- ↑ Alexandre, « La tournée des expositions », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ « Johannès Chaleyé », La Revue moderne, .
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- ↑ Ville du Puy-en-Velay, registre des délibérations du conseil municipal, séance du , délibération no 16, « Dénomination de rues », p. 87, archives municipales et communautaires du Puy-en-Velay : « Square Johannès CHALEYE / Square au-dessus du lavoir de la Rue Général Lafayette ». Une reproduction de la délibération est consultable sur Wikimedia Commons.
- ↑ Ville du Puy-en-Velay, « Arrêté n° 23/JG/1067 : réglementation temporaire de la circulation » [PDF], sur lepuyenvelay.fr, (consulté le ) : « square Jean-Baptiste Chaleyé / rue Jules Vallès », p. 15
- ↑ Ville du Puy-en-Velay, « Arrêté n° 24/JG/26 : réglementation temporaire du stationnement et de la circulation » [PDF], sur lepuyenvelay.fr, (consulté le ) : « square Jean Baptiste Chalayé, en surplomb de la rue Général Lafayette », p. 6
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la vie publique :
