Jean Fontaine-Malherbe
Jean Fontaine-Malherbe, né Jean Antoine Fontaine le à Émondeville et mort le à Paris est un homme de lettres français.
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Jean Antoine Fontaine |
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Biographie
modifierFils de Nicolas Fontaine et de Charlotte Couespel, se disant descendant de Malherbe, il ajoute ce com à son propre patronyme[1]. On lui doit des fables, de contes[2], des héroïdes, des discours en vers, des fables, et des pièces de théâtre. Plusieurs de ses poésies ont été couronnées par l'Académie.
C'est l'un des rédacteurs du Nécrologe des hommes célèbres de France, fondé en 1767 par Charles Palissot de Montenoy et publié annuellement jusqu'en 1782[3].
Il a participé à l’ambitieux projet de traduction intégrale du théâtre de William Shakespeare, une œuvre en 20 volumes dirigée par Pierre Le Tourneur et réalisée avec le comte de Catuélan (d). Cette édition a véritablement révélé le grand dramaturge anglais au public français. Bien que le style privilégie parfois le style et l'emphase au détriment de la fidélité au texte original, elle a joué un rôle historique crucial. Voltaire s’est insurgé contre Le Tourneur, qui avait suscité de vives polémiques en affirmant, dans sa préface, que Shakespeare était le « génie souverain » du théâtre, en tentant, dès la parution des premiers volumes, de tourner en ridicule « Gilles Shakespeare et Pierrot Le Tourneur ». Malgré ces attaques, Le Tourneur a mené son travail à terme, sans se laisser déstabiliser par les invectives[4].
Il a été censeur royal et inspecteur de la librairie[5].
Œuvre
modifier- Le Gout et le caprice, épitre à Mme Du B***, 1747.
- la Rapidité de la vie, 1766. — Poème couronné par l’Académie française.
- Épitre aux pauvres, 1768, in-8º. — Pièce ayant obtenu l’accessit du prix de l’Académie françoise en 1768.
- Fables et contes moraux en vers, 1769.
- Argillan, ou le Fanatisme des croisades, tragédie en 5 actes, 1769.
- Les Noces d'un fils de roi ou le Gouverneur, 1770.
- Le Revenant, 1770.
- Épitre de l’Envoyé de Tunis au Dey, écrite au sortir de l'Opéra, 1773.
- Shakespeare traduit de l’anglois, dédié au roi 1776-1783, Paris, Veuve Duchesne, 20 vol. : partitions ; in-8º (lire en ligne).
Notes et références
modifier- ↑ Pierre-Louis Ginguené, « Notice sur Chamfort », dans Œuvres de Chamfort : recueillies et publiées par un de ses amis, t. 1, Impr. des sciences et des arts, , 316 p., 4 vol. ; in-8º (OCLC 64975427, lire en ligne sur Gallica), xj.
- ↑ Émile de La Bédollière, « illustrateur=Bertall », dans Le Panthéon populaire illustré : Les Fabulistes populaires, livraison 78-80, Paris, Gustave Barba, , 48 p., ill. ; in-4º (OCLC 759629420, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Robert Granderoute et Jean Sgard, « Le Nécrologe des hommes célèbres de France. Par une société de gens de lettres », sur gazetier-universel, (consulté le ).
- ↑ Gustave Vapereau, « LETOURNEUR (Pierre) », dans Dictionnaire universel des littératures, Paris, xvi-2096, in-8º (OCLC 500040555, lire en ligne sur Gallica), p. 1241.
- ↑ Gustave Vapereau, « FONTAINE-MALHERBE (Jean) », dans Dictionnaire universel des littératures, Paris, xvi-2096, in-8º (OCLC 500040555, lire en ligne sur Gallica), p. 810.