Jean Leclerc de Pulligny

Ingénieur des ponts et chaussées

Jean Leclerc de Pulligny, né le à Écos et mort le à Antibes, est un polytechnicien français, diplômé de l'École nationale des ponts et chaussées. Ingénieur des ponts et chaussées, il est détaché en 1893 au ministère du commerce, comme responsable des questions sanitaires et industrielles à l'Office du Travail. Il s'implique par ailleurs dans l'enseignement de l'histoire des religions. Photographe amateur, il participe à la création d'un objectif de photographie.

Jean Leclerc de Pulligny
Fonctions
Conseiller municipal du Vésinet
-
Administrateur
Caisse d'épargne
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
AntibesVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Vésinet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Florentin Marie Félix Augustin LeclercVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Père
Conjoint
Théodora Françoise Lucassen (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Théodore Reinier Nicolaas Lucassen (d) (beau-père)
Magdalena Maria van Braam Morris (d) (belle-mère)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
American Society of Civil Engineers ()
Société française de photographie ()
Société Ernest-Renan (d)
Société du folklore français (d)
Photo-club de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Partenaire
Alphonse Darlot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Biographie

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Famille

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Né sous le nom de Jean Florentin Marie Félix Augustin Leclerc le au château du Chesnay-Haguest à Écos, il est le fils de Félix Leclerc de Pulligny (autorisé par décret impérial du à ajouter à son patronyme Leclerc le nom de Pulligny)[1] et de Sophie Huvé de Garel[2].

Cette famille Leclerc est originaire du village de Broussey-en-Blois dans la Meuse où François Leclerc, marié à Claude Collisson était procureur fiscal vers 1700[3]. L’abbé Brisset écrit dans La famille Le Clerc de Villedieux-en-Beauce (1914) qu'il s’agissait alors d’une famille « obscure et sans fortune »[3]. Son fils, honorable homme Nicolas Leclerc, né le à Broussay-en-Blois et mort le à Villedieu-en-Beauce épousa le Villedieu-en-Beauce Renée Rivière et devient fermier général de la baronnie de Villedieu[3] (à la fin du XIXe siècle des ouvrages indiquaient que cette famille était issue du peintre Jean Leclerc, anobli en 1603 mais sans donner de preuves à cela ni de filiation)[4].

Jean Leclerc de Pulligny épouse le à Paris Théodora Françoise Lucassen (1860-1922), fille de Théodore Reinier Lucassen et de Magdalena van Braam-Morris. Ils ont quatre filles: Théodora (1885-1901), Henriette (1886-1971) (épouse de Pierre d’Humilly de Chevilly), Madeleine (18881972) (épouse de Marcel de Jouffroy d'Abbans) et Jeanne (1898-1954) (épouse de Robert du Mesnil du Buisson).

Carrière

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Il entre à l'École polytechnique le (13e sur 236 admis). Il sort de l'école 33e sur 235 et devient élève-ingénieur des ponts et chaussées en [5]. Il en sort diplômé en 1882 et est détaché à l'Office du Travail[5] où il devient spécialiste des questions d'hygiène et de démographie. Il participe en 1895 à une étude sur la législation sur les questions d'hygiène industrielle et encadre une étude sur les poisons industriels[6].

Expert internationalement renommé dans le domaine de l’hygiène industrielle, il est secrétaire de la commission d’hygiène industrielle, du comité consultatif des arts et manufactures de 1902 à 1909 et de la commission de prévention de la tuberculose[7],[8]

Il est rédacteur en chef, du Bulletin de l'Office du Travail de 1896 à 1898[9],[10]

Il est l'auteur en 1897 d'un rapport sur les conditions d'hygiène dans les filatures de lin[11]. Il représente l'Office du Travail au Congrès de la Société internationale pour l'étude des questions d'assistance[6]. Il effectue de nombreuses missions à l'étranger pour l'étude des questions d'hygiène et de démographie[5].

Il est directeur général de la société de construction du port de Pernambouc[5].

Il rend compte en janvier- dans les Annales des ponts et chaussées de la construction du Barge canal de New-York[12].

Il est le délégué rapporteur pour la France à l'Exposition internationale de Panama-Pacific tenue à San Francisco (septembre-).

Ingénieur en chef des ponts et chaussées, il est nommé en 1923 inspecteur général honoraire des ponts et chaussées[13].

Il meurt le à Antibes et est inhumé au cimetière du Vésinet. La société Ernest Renan lui rend hommage lors de sa séance du [14].

Charité et l'économie sociale

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Il participe en 1896 au congrès international de la Charity Organization Society à Genève. Il participe à la Société internationale des études pratiques d'économie sociale. Deux de ses articles sur le sujet extraits du bulletin de l'office du travail, signés Jean leclerc paraissent dans le 5e cahier de la 7e série des Cahiers de la Quinzaine[15].

Son épouse crée dans leur villa du Vésinet une maison de repos pour les jeunes filles[16].

Engagement en faveur de l'enseignement de l'histoire des religions

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En 1904, il traduit en français Un nouveau catéchisme, catéchisme rationaliste d'un Américain d'origine arménienne, Mangasarian (op. cit.).

Franc-maçon, il figure en 1907 parmi les créateurs de l'Union de libres penseurs et de libres croyants pour la culture morale[17], association de libres penseurs et de protestants libéraux qui s'intéresse à l'histoire des religions[18]. Il est cité comme « fermement attaché aux valeurs de la libre pensée »[19].

En , il fait partie d'un groupe de penseurs et de savants qui obtiennent du ministre de l'Instruction publique, que soient insérés dans le budget et dans la loi de finances en préparation les crédits nécessaires pour organiser dans les principales universités de France un enseignement de l'histoire générale des religions

En , il participe au congrès international de l'histoire des religions tenu pour le centenaire de la naissance d'Ernest Renan[13].

Photographe amateur et co-inventeur de l'objectif d'artiste

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Vue de l'objectif à paysage.

Photographe amateur et spécialiste de l’optique lié au photo-club de Paris puis la société française de photographie, il s’intéresse dès 1902 à l'Aberration chromatique qui réside dans les optiques simples dites anachromatiques car non corrigées et met au point avec Constant Puyo un objectif photographique tirant parti des aberration chromatique pour obtenir un flou artistique[20]. Le produit mis au point porte le nom commercial de Adjustable Landscape Lens (objectif à paysage) et est développé par l'opticien parisien Alphonse Darlot[21],[22].

Selon René Servant Jean Leclerc de Pulligny, Constant Puyo, Robert Demachy et Louis-Victor Emmanuel Sougez sont « les pères d'une école française de photographie »[23].

Décorations

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  • Croix de guerre pour sa participation à la Première Guerre mondiale en tant que commandant d'un un bataillon du génie.
  • Chevalier de la Légion d'honneur le , il est promu officier de la Légion d'honneur le , sur proposition du ministre du Commerce[24].
  • Florentin Leclerc, Le But de la vie (présentation en ligne).
  • Le Congrès des ingénieurs à l'Exposition de San-Francisco et l'achèvement du Canal de Panama, vol. Extrait des Mémoires de la Société, t. Société des ingénieurs civils de France, Paris, coll. « Bulletin », , 69 p. (présentation en ligne).
  • Création d'un service départemental de désinfection : rapport de la commission nommée par arrêté de M. le préfet des Bouches-du-Rhône en date du , t. Extrait du Marseille médical, Marseille, Barlatier et Barthelet, (présentation en ligne).
  • Jean Leclerc de Pulligny,Pierre Boulin, Maurice Courtois-Suffit, Charles Lévi-Sirugue, Jules Courmont, Traité d'hygiène, vol. VII, Paris, Jean-Baptiste Baillière et fils, (présentation en ligne).
  • Ministère des Travaux publics. Quatrième Congrès international de navigation intérieure, tenu à Manchester en 1890, Paris, Imprimerie nationale (présentation en ligne).
  • Note sur les marées de la Méditerranée et le marégraphe de Marseille, Marseille, Barlatier et Barthelet, (présentation en ligne).
  • Les Objectifs d'artistes : pratique et théorie des objectifs et téléobjectifs anachromatiques (Constant Puyo), Paris, Photo-club de Paris, coll. « Bibliothèque de la Revue française de photographie », , 142 p. (présentation en ligne, lire en ligne).
  • Pour les médecins automobilistes : le pouls au chronographe, Paris, Masson, , 7 p. (présentation en ligne).
  • Mangasar Mugwiditch Mangasarian (trad. Jean Leclerc de Pulligny), Un nouveau catéchisme, Paris, 127 p. (présentation en ligne).

Notes et références

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  1. Décret impérial de changement de nom du 25 juin 1860, Bulletin des lois de France, p. 91.
  2. registres de l'état-civil de la commune d'Ecos, 1859 folio 418.
  3. 1 2 3 Abbé Brisset, La famille Le Clerc de Villedieux-en-Beauce dans Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendomois, 1914, pages 195-200.
  4. Mémoires de la Société d'Archéologie Lorraine et du Musée Historique Lorrain, Volume 43, 1893, page 33.
  5. 1 2 3 4 Base Léonore, dossier de la Légion d'honneur de Jean Leclerc de Pulligny
  6. 1 2 Isabelle Lespinet-Moret, L'Office du travail (1891-1914) la République et la réforme sociale, Presses universitaires de Rennes, 2007, page 160.
  7. Jean-Philippe Dumas, L'État, moteur du progrès, Le ministère du Commerce et de l’Industrie, 1870-1914, Institut de la gestion publique et du développement économique, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 2007, page 23.
  8. Bulletin de l'inspection de travail.
  9. Philippe Gérard, François Ost et Michel Van de Kerchove, L'accélération du temps juridique<, Bruxelles, Presses de l'Université Saint-Louis, (ISBN 9782802801320, présentation en ligne), p. 881.
  10. Bulletin du ministère du travail, 1896.]
  11. Jérémie BruckerLe vêtement professionnel et l’inspection du travail, entre normes et pratiques, thèse de doctorat sous la direction de Christine Bard, CERHIO, Université d'Angers.
  12. Annales des ponts et chaussées, 1914, p. 329.
  13. 1 2 Congrès international d'histoire des religions, Paris, 1923.
  14. Bulletin de la société Ernest Renan, p. 21/25.
  15. Glenn H. Roe, The Passion of Charles Péguy, Oxford University Press, 2014, pages 74 et 77.
  16. Une maison de repos pour les jeunes filles article dans Le Radical du .
  17. Paul Desjardins et les décades de Pontigny.
  18. (en) Alan H. Jones, Independence and Exegesis : The Study of Early Christianity in the Work of Alfred Loisy (1857-1940), Charles Guignebert (1857-1939), and Maurice Goguel (1880-1955), Mohr, J.C.B. (Paul Siebeck), (ISBN 9783161444517, présentation en ligne), p. 44.
  19. Jacqueline Lalouette, La libre-pensée en France, Paris, Albin Michel, (ISBN 9782226130129, présentation en ligne), p. 67-68.
  20. Michel Poivert, Une photographie dégénérée ? Le pictorialisme français et l'esthétique des aberrations optiques, mai 2009, pages 9 à 11.
  21. Darlot Adjustable Landscape Lens, collection-appareils.fr.
  22. La Revue française de photographie et de cinématographie, 15 juillet 1939.
  23. Petite histoire du magazine Vu (1928-1940), entre photographie d'information et photographie d'art, Danielle Leenaerts, 2010.
  24. Base Léonore, dossier de la Légion d'honneur de Jean Leclerc de Pulligny.

Liens externes

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