Jean Olin

peintre et graveur polonais (1891-1972)

Sigismond Olesiewicz, dit Jean Olin, né le à Babin (ru) et mort le à Paris, est un artiste peintre, décorateur, illustrateur, graveur français d'origine polonaise.

Jean Olin
Naissance
Décès
Nom de naissance
Zygmunt OlesiewiczVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jean Olin, Ol, Sigma, S.Oles, SigismondVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
française (à partir de )
polonaiseVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint

Biographie

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Sigismond Olesiewicz naît le à Babin (ru), dans le royaume de Galicie et de Lodomérie[1],[2],[4].

Il tient ses premières expositions à Paris dès 1913 au Salon d'Automne et en 1914 au Salon des indépendants[2].

Après quelques expositions à Odessa en 1920-1921, Olesiewicz s'installe en France en 1921, et réside définitivement à Paris depuis 1940[2], où il francise son nom en Jean Olin.

Après son mariage à Rome avec Barbara Konstan, il partage avec elle à Paris son activité de décorateur dans l'atelier Prima Vera, mais réalise également une œuvre importante de peinture de thème religieux.

Plusieurs tapisseries lui ont été commandées[Par qui ?]. Entre 1940 et 1946, il compose de nombreuses images et estampes pour les éditions Odilia. Par la suite, il illustre des contes dans l'hebdomadaire La Vie catholique.

Jean Olin manifeste une grande reconnaissance à la Commission d'art sacré de Besançon qui dans le cadre d'une campagne de restauration, sous l'égide du chanoine Ledeur et l'architecte Le Corbusier, lui a confié plusieurs églises à repeindre, ou à polychromer selon son goût. En un mot, il a rhabillé l'intérieur de ces maisons de Dieu en s'ingéniant à les distinguer de la maison commune. Le peintre entend donner à son mur la note sacrée. De la couleur lui suffit. Des rapprochements de tons communiquent à une église l'atmosphère propice au recueillement. Ils aident à trouver l'accord entre la lumière extérieure et cette autre lumière incolore où l'âme en état de quiétude se sent proche de son Dieu.

Citons, décorés sous son pinceau, les intérieurs de plusieurs églises de la Haute-Saône et du Doubs : Esprels, Nancray, Fessevillers, Beure, Évillers, Mamirolle et Lantenne-Vertière. Dans le Puy-de-Dôme, la chapelle de Peschadoire.

Il obtient la naturalisation française, ainsi que son épouse, en [5].

Dans les années 1950-1960, Jean Olin exécute de grandes décorations murales pour le petit Séminaire de Besançon et celui de Valbourg, ainsi qu'un certain nombre de vitraux dans les églises de Pont-de-Dore (commune de Peschadoires) et du Mont-Dore.

Jean Olin se consacre principalement à la peinture de chevalet, il participe régulièrement depuis sa fondation au Salon d'Art Sacré de J. Pichard ainsi qu'à divers salons et galeries, soit seul, soit avec Barbara Konstan. Olin expose régulièrement au Salon des réalités nouvelles.

Il est très lié avec les artistes slaves de l'école de Paris qui séjournèrent comme lui en France : Léon Zack, Véra Pagava

Sa peinture, sensiblement marquée par sa formation de jeunesse, garde toujours un caractère un peu oriental et slave, presque byzantin. La peinture abstraite qu'il pratique les vingt dernières années de sa vie est de tendance nettement informelle, accompagnée toutefois d'une suite de réalisations surréalisantes restées totalement ignorées.

De 1945 jusqu'à la fin de sa vie, il habite le quartier Notre-Dame-des-Champs, rue d'Assas, pas très loin de l'atelier du sculpteur Ossip Zadkine, (aujourd’hui devenu le musée Zadkine), et du célèbre restaurant La Closerie des Lilas.

Jean Olin meurt le à l'hôpital Cochin, dans le 14e arrondissement de Paris[6].

Expositions

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  • Galerie De Connink
  • Galerie Arlette Chabaud
  • Atelier Primavera
  • Salon Réalité nouvelle
  • Expo Paris Art forum inter
  • Vase exposé dans les collections permanentes du musée municipal des émaux et faïences de Longwy (Meurthe-et-Moselle, France)

Notes et références

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  1. (nl) Christian Wittebroodt, Het lot van Olin. Zoektocht naar het transcedente in zijn kunst, Damon, Budel, 2008 (ISBN 978-90-5573-821-2), p. 9–18.
  2. 1 2 3 (nl) « Notice de Jean Olin », sur rkd.nl, Rijksbureau voor Kunsthistorische Documentatie (consulté le ).
  3. « Notice de Jean Olin », sur catalogue.bnf.fr, Bibliothèque nationale de France (consulté le ).
  4. D'autres sources, comme la Bibliothèque nationale de France, le font naître à Varsovie en 1894[3].
  5. Journal officien du 16 mars 1947.
  6. Selon l'acte no 1967, dans l'état-civil de la ville de Paris 14e arrondissement, décès de 1972.

Liens externes

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