José María Satrustegi
Jose Mari Satrustegi Zubeldia ou José María Satrustegi, né le à Arruazu et mort le à Pampelune, est un prêtre spécialisé en ethnographie, anthropologie et langue basque, un écrivain et académicien basque espagnol de langues basque et espagnole. Il a consacré une grande partie de sa vie à l'étude et à la préservation de la culture et des traditions basques, en menant de nombreux travaux d'ethnographie, d'anthropologie et de linguistique.
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Haut de gauche à droite : Koldo Mitxelena, Iratzeder, Jean Haritschelhar, Alfonso Irigoyen, Luis Villasante, Jose Mari Satrustegi, Patxi Altuna et Imanol Berriatua. Bas : Juan San Martin, Jose Luis Lizundia, Joseba Intxausti et Xabier Kintana.
Biographie
modifierOrdonné prêtre au séminaire de Pampelune en 1955, José María Satrústegui exerça son ministère dans les localités navarraises de Madotz, Luzaide et Urdiain. Il profita de son séjour dans ces paroisses pour mener des recherches sur l'histoire, la langue et la culture traditionnelle de leurs habitants[1].Ses recherches et éditions de textes basques furent notamment publiées dans Cuadernos de Etnología y Etnografía de Navarra et dans Fontes Linguae Vasconum. Studia et Documenta[2]. Parmi ses travaux figurent notamment Estudio etnográfico de Urdiain, publié dans Príncipe de Viana, et Estudio del grupo doméstico de Valcarlos[3]. Il fut un disciple de José Miguel de Barandiaran et participa, dès les débuts du groupe Etniker-Nafarroa, aux travaux ethnographiques qui en furent issus[4].
Il fut membre titulaire de l'Académie de la langue basque (Euskaltzaindia) et en exerça les fonctions de secrétaire général pendant quatorze ans[1]. Il fut également membre correspondant de l'Instituto Americano de Estudios Vascos de Buenos Aires et membre honoraire de l'Académie linguistique internationale d'Arménie[1]. Il fut enfin membre du comité de l'Institución Príncipe de Viana de la Députation forale de Navarre[4].
Sa production bibliographique est considérable : elle comprend notamment de nombreux articles publiés dans des revues spécialisées telles que la Revista Internacional de los Estudios Vascos, le Boletín de la Real Sociedad Bascongada de Amigos del País, l'Anuario de Eusko Folklore, Cuadernos de Etnología y Etnografía de Navarra et Fontes Linguae Vasconum. Studia et Documenta[5]. Ses travaux abordent des domaines variés de l'ethnographie, du folklore et de la linguistique basques, notamment la mythologie, les croyances et la religion populaire, la médecine populaire, les techniques et l'artisanat traditionnels, les stèles discoïdales ainsi que la langue et les textes anciens basques[6]. Il collabore au Diario de Navarra entre 1961 et de 1972. Plus de 15 livres sont publiés et incluent principalement : Bordel Bertsularia (1966); Euskal izendegia - Nomenclátor Onomástico Vasco - Nomenclature de prénoms basques (1973); Ekaitza (1973), Etnografía navarra. Solsticio de invierno (1974), Euskaldunen seksu bideak (1975), Etnografía navarra (1976), Ipui miresgarriak (1979); Mitos y creencias (1980); Lapur zuriak (1981); Comportamiento sexual de los vascos (1981), Euskal testu zaharrak (1987), Antropología y lengua (1989).
De retour dans sa ville natale d'Arruazu, il s'employa avec enthousiasme à classer l'importante quantité de matériel de culture traditionnelle qu'il avait recueilli au cours de sa vie[1]. Parmi ces collections figuraient notamment des kutunes et des ceintures destinées à protéger les nouveau-nés contre le Begizko, ou mauvais œil[1]. José María Satrustegi mourut à Pampelune le 27 mars 2003[7].
Publications
modifierOnomastique
modifier- Euskal izendegia - Nomenclátor Onomástico Vasco - Nomenclature de prénoms basques, 1972.
Ethnologie et ethnographie
modifier- La puerta de España en el camino de Santiago, 1962 ;
- Estudio etnográfico de Urdiain, 1967 ;
- Personajes populares relacionados con la brujería, 1970 ;
- Etnografía navarra. Solsticio de invierno, 1974 ;
- Euskaldunen seksu bideak, 1975 ;
- Comportamiento sexual de los vascos, 1981 ;
- Mitos y creencias, 1980 ;
- Solsticio de invierno, 1988 ;
- Antropología y lengua, 1989 ;
- Sakanerri barrena, 1999.
Nouvelles
modifier- Ekaitza, 1992, Mintzoa.
Essais
modifier- Euskal testu zaharrak (I), 1987, Euskaltzaindia.
Littérature basque
modifier- Bordel bertsularia, 1965, Auspoa ;
- Luzaide'ko kantiak, 1967, Auspoa ;
- Lapur Zuriak, 1981 ;
- Ipui miresgarriak, 1982 ;
- Axelko eta Otsoko, 1983 ;
- Mattin Mottela, 2001, Ibaizabal ;
- Argisentiko ipuinak, 2002 ;
- Oihan txikiko mamuak, 2003.
Traductions
modifier- Ardo eta ogi Martxelin, 1970 ;
- Alizia, 1974.
Biographies
modifier- J. Frantzisko Aizkibel, 1998, Bidegileak bilduma, 12e numéro ;
- Alejandro Tapia, 2000, Bidegileak bilduma, 21e numéro ;
- Perpetua Saragueta, 2001, Bidegileak bilduma, 25e numéro ;
- Joxe Agerre, 2002, Bidegileak bilduma, 28e numéro ;
- Norbert Tauer, 2003, Bidegileak bilduma, 30e numéro ;
- Frantzisko Torres Ibañez «Aita Felipe Murietakoa», 2003, Bidegileak bilduma, 33e numéro.
Liens externes
modifier- (es) Alfonso Irigoyen Echevarría sur Auñamendi Eusko Entziklopedia
- (eu) Literaturaren zubitegia sur Jose Maria Satrustegi
Références
modifier- 1 2 3 4 5 (es) M.ª Amor Beguiristain Gúrpide, « José María Satrústegui: In memoriam », Anuario de Eusko Folklore, vol. 44, 2003-2004, p. 229-240 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (es) José María Satrústegui, « Textos dialectales de documentos religiosos vascos. 1. Lesaca. 2. Zugarramurdi », Fontes Linguae Vasconum, vol. 18, no 48, , p. 289-314 (ISSN 0046-435X, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (eu) Labayru Fundazioa, « Bibliografia », Bilbao, Labayru Fundazioa (consulté le )
- 1 2 (eu) Eusko Ikaskuntza, « Satrustegi Zubeldia, José María », Donostia-San Sebastián, Eusko Ikaskuntza (consulté le )
- ↑ (es) Universidad de La Rioja, « José María Satrústegui », Logroño, Universidad de La Rioja (consulté le )
- ↑ Labayru Fundazioa, « Bibliographie — Atlas Etnográfico de Vasconia », Bilbao, Labayru Fundazioa (consulté le )
- ↑ (eu) Armiarma, « Jose Mari Satrustegi », Donostia-San Sebastián, Armiarma (consulté le )