Joseph Canteloube

compositeur et folkloriste français

Joseph Canteloube de Malaret, né le à Annonay (Ardèche)[1] et mort à Grigny (Seine-et-Oise) le , est un pianiste, compositeur et musicologue français.

Joseph Canteloube
Joseph Canteloube.
Biographie
Naissance
Décès
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GrignyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Joseph CanteloubeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Genre artistique
Distinction
Œuvres principales
Chants d'Auvergne, Anthologie des chants populaires français (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Signature.

Biographie

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Le château de Malaret en 1899 – photo J. Canteloube

Marie Joseph Canteloube, né le 21 , est le fils de Marie François Julien Oscar Charles, dit Jules Canteloube, directeur de la Société Générale d'Annonay, et de Marie Joséphine Alexandrine Garidel, excellente pianiste. « Originaire de Haute-Auvergne, ma famille paternelle avait acheté, vers 1780, la seigneurie de Malaret, en Quercy, et s'y était fixée. C'est donc là, près de Bagnac (Lot) que je passais mon enfance », écrit-il en 1930. Il reste viscéralement attaché à cette propriété et la nature qui l'entoure, sur le chemin de la jolie ville de Maurs, aux confins du Cantal et de l'Aveyron, nourrit son inspiration. Enfant, il y passe toutes ses vacances.

Il est initié au piano dès l'âge de quatre ans et demi, et sa mère lui trouve à un maître en la personne de Mlle Amélie Daetzer (1810-1892), professeur de musique à Annonay, une ancienne élève de Frédéric Chopin. Il apprend le piano sur un cahier d'exercices rédigé de la main même de Chopin [dixit Canteloube].

En 1891, son père l'envoi au collège Saint-Thomas-d'Aquin à Oullins près de Lyon (Rhône), où il effectue toutes ses études secondaires. Son père meurt prématurément en 1896. Après l'obtention de son baccalauréat l'année suivante, il va vivre à Malaret avec sa mère. En 1899, il entre à la Société Générale de Bordeaux. Il y reste six mois avant que la maladie et la solitude de sa mère ne le rappelle à Malaret. Elle décède le 16 mai 1901[2] et le 30 septembre de cette même année 1901, à la mairie de Bagnac-sur-Célé[3], Joseph Canteloube épouse Charlotte Marthe Calaret (1880-1953). Le mariage est célébré religieusement dans la chapelle même de Malaret. Deux fils jumeaux, Pierre et Guy, naissent de cette union en 1903.

En 1902, il travaille, d'abord par correspondance, l'écriture musicale avec Vincent d'Indy qu'il rencontre en 1903 à Paris. Il s'y installe en 1906 et entre à la Schola Cantorum en 1907[4]. Il se lie d'amitié avec ses condisciples Isaac Albéniz, Albert Roussel, Manuel de Falla, Joaquín Turina et surtout avec Déodat de Séverac, qui l'encourage, ainsi que Falla, dans son encrage musical régionaliste et sa collecte des chants populaires.

Dans sa biographie, Jean-Bernard Cahours d'Aspry raconte les circonstances dans lesquelles Canteloube avait recueilli, à la nuit tombée, l'air qui deviendra le thème du Baïlero : « C'était un soir de 1903, à la nuit tombante, dans la montagne qui domine Vic-sur-Cère, dans le Cantal. Il contemplait le majestueux paysage qui s'offrait à ses yeux, quand tout à coup s'éleva le chant d'une bergère qui lançait ses phrases à toute volée. Se gardant bien de se montrer, il commença à noter la mélodie, lorsque de très loin, comme portée par la brise qui se lève le soir sur la montagne, il perçut à peine perceptible, la voix lointaine d'un autre berger qui répétait le thème, à six kilomètres de là. »

Il s'impose en 1907 avec une Suite pour piano et violon en quatre parties, qui est jouée à la Société Nationale sous le titre Dans la montagne. En 1908, il écrit Colloque sentimental pour chant et quatuor à cordes. En 1910, il aborde l'orchestre avec Églogue d'Automne. Puis il affronte le public avec Vers la Princesse lointaine, poème symphonique qui est joué au Théâtre du Châtelet en 1912 et un poème lyrique pour chant et orchestre, Au Printemps.

De 1908 à 1913, il écrit l'opéra Le Mas, qu'il achève et publie en 1926 – la représentation de Malaret, le paradis perdu, propriété vendue en février 1924[5], dont il gardera la nostalgie toute sa vie.

De 1915 à 1918, il est mobilisé, comme ses amis scholistes Séverac, Le Flem et Castéra. Tous reviendront indemnes[6].

Dès 1924 (7 janvier)[7], Canteloube fait œuvre de pionnier avec des émissions de T.S.F. qu'il produira tout au cours de sa vie. C'est aussi en 1924 qu'il publie les 1er et 2e volumes des Chants d'Auvergne, chansons traditionnelles harmonisées et orchestrées.

En 1925, il fonde, avec Louis Bonnet fils, directeur de l'hebdomadaire L'Auvergnat de Paris et le poète cantalien Camille Gentilhon Gens d'Armes, le groupe folklorique La Bourrée de Paris destinée à la promotion du folklore du Massif central.

Le 9 octobre 1927 voit la création du 3e cahier des Chants d'Auvergne par sa dédicataire Madeleine Grey, accompagnée par l'orchestre des Concerts Pasdeloup sous la direction de Rhené-Baton. Le succès est partout au rendez-vous, ce qui va conduire Canteloube à la pousser à réaliser l'enregistrement historique Colombia de 1930 sous la direction d'Élie Cohen (1886-1960), qui va faire le tour du monde.

Quand il compose en 1931 l'opéra Vercingetorix, il a pour librettiste le ministre radical-socialiste Étienne Clémentel, né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Il dédie l'ouvrage au président de la République, le cantalou Paul Doumer, qui va être assassiné peu après.

En effet, la plupart des relations et des amitiés du maître de Malaret sont exclusivement bâties autour de l'amour de la langue d'oc, qu'il défend avec passion. En 1940, Canteloube est l'un des grands musiciens français. Il a obtenu des prix très importants, Trémond (de l'Institut de France) 1925, Heugel 1925, décerné le 8 janvier 1926 par un jury regroupant tous les compositeurs en vue de l'époque, et Laserre 1939, décerné en avril 1940. Il reçoit la Légion d'honneur en 1939 après la création du Mas à l'Opéra.

En 1922, les Concerts Lamoureux programment les préludes des premier et deuxième actes du Mas, l'année suivante, un Triptyque pour chant et orchestre. En 1923 aussi, il compose six mélodies sous le titre l'Arada (la Terre).

Entre 1923 et 1930, il harmonise, d'une manière très adroite et spirituelle, trente airs de sa province natale. Il les conçoit alors pour une voix et orchestre et les publie ensuite sous le nom de Chants d'Auvergne.

En 1926, le Mas (trois actes dont il écrit le texte) obtient les cent mille francs du concours Heugel. La première représentation a lieu à l'Opéra-Comique le . L'amour de la terre natale lui inspire Vercingétorix avec un livret d'Étienne Clémentel, sénateur du Puy-de-Dôme (maire de la ville de Riom) et Joseph-Henri Louwyck[8].

En 1929, il compose trois pièces pour orchestre, Lauriers (ce sont des hommages à l'Auvergne), représentées le au théâtre du Châtelet et dirigées par Gabriel Pierné.

De plus, il écrit un recueil des Chants de Haute Auvergne, des recueils du Rouergue, du Limousin, du Quercy, des chants religieux d'Auvergne, l'Hymne des Gaules (sur un poème de Philéas Lebesgue), une Pastorale roumaine sur un scénario et des thèmes populaires recueillis par Michel Vulpesco.

Début 1938, Jean Zay lui confie « une mission gratuite pour étudier les méthodes d'enseignement musical en Europe centrale et dans les pays scandinaves ». Lors de sa tournée en Tchécoslovaquie qu'il effectue en mars 1938 avec la cantatrice Simone Blin, Canteloube se fait photographier devant la tombe du rabbin Lœw, dit le Maharal, dans le vieux cimetière juif de Prague au début du mois d'avril 1938[9].

En juin 1940, les Canteloube se réfugient à Saint-Félix-de-Lauragais chez madame Henriette de Séverac, où il demeureront plus d'une année. Dans un élan nationaliste, Canteloube fait feu de tout bois pour ce en quoi il croit : du 25 juillet à la fin août 1940, il réalise des émissions hebdomadaires à la radio nationale, dite « Radio-Vichy ». Les émissions sont mises en ondes à Marseille.

De sa proximité avec le Félibrige, il est notamment lié à Charles Maurras, qui lui ouvre en octobre 1940 les colonnes du journal monarchiste L'Action française pour présenter ses recherches[10] – le journal est installé à Limoges puis, à partir de la fin octobre 1940, à Lyon. Au cours de la période qui va du 4 octobre 1940 au 27 octobre 1942, Canteloube écrit de longs articles dans lesquels il démontre l'accord étroit étroit existant selon lui, entre le sol et les chants d'un terroir. Pour ce faire, il documente « l'histoire de chaque province, édifiant ainsi un magnifique monument, jamais élevé encore à la gloire, non seulement des chants du peuple, mais aussi de la France ».

Le 6 octobre 1940, alors que le maréchal Pétain jouit partout d'une fervente popularité et prône le régionalisme (cf. Henri Amouroux, Quarante millions de Pétainistes Juin 1940 - Juin 1941, Paris, R. Laffont, 1993), Canteloube adresse au Maréchal une note sur « Les chants populaires de la France et leur utilisation », dans laquelle il propose de centraliser tout ce qui concourt à la promotion de cet art, en lien avec la radio et la toute récente Phonothèque nationale (créée en 1938) qui enregistre des documents ethniques. Dans son article du 7 octobre dans L'Action Française, il donne un écho favorable aux réformes du gouvernement de Vichy : création des Camps de jeunesse et des Compagnons de France.

Il écrit notamment : « Il faut, aux chants de la terre, leur décor, leur cadre, leur accompagnement de nature, de plein air. » Il s'agit là pour lui de ne pas se priver "ni d'harmonisations, ni d'accompagnements, ni de tout ce qui peut être nécessaire à donner la connaissance « exacte » de nos chants" afin de restituer à l’auditeur ce qui se perd lorsque ces mélodies sont arrachées à leur terroir d’origine. Il souligne aussi que « le chant populaire ne jouera son rôle dans le réveil de l’âme française endormie, son rôle social et national, que s’il est vivant sur les lèvres des jeunes et non pas embaumé dans la cire [des disques] comme une momie dans son sarcophage ! »[11] Dans ses articles Canteloube exalte les chants traditionnels dans lesquels il croit discerner les racines d'une France supposée immuable[12].

De Saint-Félix, il rayonne en zone libre pour donner quelques conférences sur le folklore français : Toulouse (12 janvier 1941), Vichy (28 et 29 janvier) Saint-Amand-Montrond (1er avril), Muret (20 avril[13]).

Il fait partie du jury d'admission destiné à pourvoir au recrutement des artistes appelés à faire partie des services des émissions de la radiodiffusion nationale, institué par arrêté du 4 février 1941, alors que tous les musiciens de la radio avaient vu leur contrat dénoncé en septembre 1940. Le jury de ces « auditions-concours, improprement appelées « Auditions Cortot », est présidé par le grand pianiste. Les épreuves ont lieu le 8 mars à Vichy, le 12 mars à Lyon, le 5 mai à Marseille. Le jury compte 16 membres : le président Alfred Cortot, la cantatrice Ninon Vallin, le violoniste Joseph Calvet, professeur au Conservatoire, Joseph Canteloube, le violoniste Roland Charmy, professeur au Conservatoire, Claude Delvincourt, alors directeur du Conservatoire de Versailles, le commandant Pierre Dupont, chef de la musique de la Garde, Philippe Gaubert, directeur de la musique à l'Opéra et professeur au Conservatoire, le compositeur Raynaldo Hahn, le violoncelliste Maurice Maréchal, le flûtiste Marcel Moyse, professeur au Conservatoire, le chef d'orchestre Paul Paray, le baryton André Pernet de l'Opéra, le violoniste Gaston Poulet, directeur du Conservatoire de Bordeaux, le violoniste Jacques Thibault et Georges Martin Witkowski, directeur du Conservatoire de Lyon. Emmanuel Bondeville est le secrétaire du jury d'admission. Ces auditions, humiliantes pour les musiciens, ont été naturellement fort mal perçues par toute la corporation[14].

Après un passage à Paris en septembre 1941, Canteloube retourne à Saint-Félix puis s'installe à Vichy début novembre 1941 à l'Hotel de Bordeaux[15]. Il y commence l'Anthologie des chants populaires français, en quatre volumes, qu'il achèvera en 1943[16].

Le 27 mars 1942 voit la représentation de l'opéra Le Mas en langue d'oc au Théâtre du Capitole à Toulouse. En novembre 1942, la santé de Canteloube subit une atteinte redoutable et il doit faire un séjour à Paris pour y être opéré. En 1943, il présente vingt-six émissions à la radio nationale. Cet été-là, à l'invitation de son fils Guy, nommé contrôleur financier de la délégation du CFLN (Comité français de libération nationale) à Madrid, il fait en famille un séjour en Espagne, où il a la joie de retrouver son condisciple de la Schola Joaquín Turina. En 1944, il présente encore vingt-six émissions. Alors qu'il est de retour à son domicile parisien 146 rue de Rennes, la dernière est prononcée le 19 décembre 1944 à Paris, à la Radio nationale libérée[17].

Durant l'hiver 1944-1945, il organise avec la cantatrice Geneviève Rex une série d'auditions sur « La musique à travers les provinces de France ». La première série des sublimes Chants de France, orchestrés en 1939, est créée au Théâtre du Châtelet le 18 février 1945 par Joseph Peyron et l'Orchestre des Concerts Colonne sous la direction de Paul Paray. À 20h 30 le 7 mai 1945, jour de la reddition des forces armées allemandes, le pianiste Canteloube accompagne la jeune et brillante violoniste Françoise Sorbets (1917-1991) à la salle du Conservatoire. Il reçoit une commande d'État en 1946, ce sera Rustiques, pour trio d'anches, qui lui vaut un beau succès. Entre 1946 et 1948, il poursuit ses émissions radiophoniques sur le chant populaire en France, en Espagne, en Hollande et en Roumanie. Il publie Les chants des provinces françaises en 1947. L'enregistrement des Chants de France en 1949 par André Charlin avec Lucie Daullène [sic] et l'auteur au piano pour les Éditions de l'Oiseau-Lyre est le premier microsillon réalisé en Europe. Canteloube est promu officier de la Légion d'honneur en 1950. Son Anthologie des chants populaires français en quatre volumes paraît en 1951. Avec plus de 1 000 chansons regroupées par provinces et présentées avec leur partition, c'est la tentative la plus aboutie à ce jour de publication du romancero français. L’Académie française lui décerne le prix Saintour pour cet ouvrage. En 1952, il fait partie du Comité spécialisé de contrôle des programmes de la radiodiffusion et de la télévision. Le 5e volume des Chants d'Auvergne, ces véritables splendeurs sonores, est publié en 1955[17].

Plaque au 146, rue de Rennes (Paris), où il vécut.

Après la guerre, les Canteloube sont reçus plusieurs mois par an, l'été, au château de Cogners dans la Sarthe par leur amie Germaine de Lenfernat, baronne Hennet de Goutel (1890-1972). Après la mort de son épouse le 10 juin 1953, Canteloube y compose, du 14 juillet à la fin septembre, son opéra Cartacalha[18] – L'ouvrage, commencé en 1927, est repris en 1950, alors qu'il vient de publier le 5e et dernier cahier des Chants d'Auvergne. Il compte achever l'orchestration pendant l'été 1957 et envisage aussi d'enregistrer la musique de Chopin pour en fixer la tradition. Malheureusement, il est emporté par un cancer et s'éteint le 4 dans une maison de retraite médicalisée, 1 rue du Regard à Grigny[19].

Quelques contre-vérités

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Des informations inexactes ont été écrites et circulent ici et là à propos de Joseph Canteloube. Par exemple : « Dès 1941, il rejoint le gouvernement de Pétain à Vichy. » Cette phrase a été remplacée, ici même dans cet article, en mars 2026, par : « Dès 1940, il sert le gouvernement de Pétain à Vichy. » C'est faux, Canteloube n'a jamais appartenu au gouvernement de Vichy[20], pas davantage qu'à celui du Front populaire.

De même, Canteloube n'a jamais travaillé à Radio-Paris, mais exclusivement à la Radiodiffusion nationale[21].

Canteloube n'a jamais enregistré de disque avec le ténor Christian Selva en 1942-1943, celui-ci n'a jamais été le premier interprète des Chants de France. La première partie des Chants de France a été créée par Joseph Peyron en 1945 et ils ont été enregistrés en 1949 par André Charlin avec la soprano Lucie Daulène et l'auteur au piano pour les Éditions de L'Oiseau-Lyre. Cet enregistrement a d'ailleurs été le premier microsillon enregistré en Europe[22].

Canteloube n'a jamais écrit d'opéra sur Pétain, comme on l'a annoncé publiquement en juin 2026 lors d'un concert à Maurs !

Enfin, contrairement à une légende tenace, Canteloube n'a eu aucun ennui à la Libération. Ni le Comité national d'épuration des professions d'artistes, ni la sévère Commission d'épuration de la Radio française, qui constituèrent des listes d'artistes « collabos » et qui les jugèrent, n'eurent de raison de s'intéresser à lui. Sous l'Occupation, il a réalisé ses émissions à la radio comme il l'avait fait avant la guerre et comme il continuera de le faire après la guerre, car il avait compris que la radio était un vecteur de communication idéal pour diffuser les chants populaires.

Folkloriste, musicologue et compositeur inspiré

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Parallèlement à (et en liaison avec) sa carrière de compositeur, il recueille un bon nombre de chants traditionnels auvergnats. Il lui fallut plus de trente ans pour mener à bien la constitution de son plus célèbre et admirable recueil intitulé : Chants d'Auvergne, où l'on peut entendre un orchestre qui reflète les couleurs et les paysages auvergnats.

Il a publié également Les Chants des provinces françaises (Paris, Didier, 1947) et le Chansonnier français à voix égales, a cappella (airs traditionnels, harmonisés par lui et publiés chez Heugel). La perception qu’il eut de la chanson populaire était totalement singulière et liée à diverses théories spéculatives[23]. Il fut d'ailleurs l'un des membres du conseil lors de la fondation du Collège bardique des Gaules en 1934.

Musicologue averti, il publie une biographie de Vincent d'Indy (1949) et une biographie de son ami Déodat de Séverac (1950), originaires, respectivement, du Vivarais et du Lauragais, deux régions situées dans le (ou près du) Massif central. « Je n’ai jamais cherché à faire de la musicologie à bon compte, mais simplement œuvre de cœur, œuvre de musicien désirant exalter et faire connaître ce qu’il aime. »

L'association Joseph Canteloube de Bagnac-sur-Célé est présidée par le ténor et musicologue Damien Top. Elle organise annuellement les Musicales de Bagnac. Le château de Malaret a été acquis en 2024, avec Thibault Humbert-Delvincourt, par l'organiste et musicologue Thierry Adhumeau qui y organise également un concert annuel, le 16 août, donné sur le piano Érard modèle n°1 (1895) de Claude Delvincourt.

Discographie

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Décorations

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Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (1954), chevalier (1939).

Sources et références

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Bibliographie

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  • L.G. Boursiac, Canteloube (Toulouse, 1941)
  • Françoise Cougniaud-Raginel, Joseph Canteloube : chantre de la terre (Béziers, 1988)
  • Jean-Bernard Cahours d'Aspry, Joseph Canteloube, 2000, Séguier
  • Michel Faure, Les chansons patoises du Mas de Canteloube[24]
  • Françoise Étay, Joseph Canteloube : une mystique du chant populaire, ÉNC, (ISBN 978-2-9548217-9-5, lire en ligne).
  • Thierry Adhumeau, Contre-Bombarde n° 38, juin 2024, bulletin de l'Association Boëllmann-Gigout.

Notes et références

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  1. ↑ Mairie d'Annonay, « Acte de naissance n° 401 du 22/10/1879 photo 206/230 NC-17105 », Archives départementales de l'Ardèche (consulté le ) : « Marie Joseph Canteloube, né le jour d'hier à 11h du matin, fils de Marie François Julien Charles Oscar Canteloube 34 a et de Marie Joséphine Alexandrine Garidel »
  2. ↑ Archives du Lot, 1901, décès, Bagnac-sur-Célé, n° 22, cote 4 E 607.
  3. ↑ Archives du Lot, 1901, mariages, Bagnac-sur-Célé, n° 10, cote 4 E 607.
  4. ↑ Thèse de Françoise Cougniaud-Raginel, Joseph Canteloube : chantre de la terre, p. 26.
  5. ↑ Acte de vente reçu par Me Broquin le 17 février 1924.
  6. ↑ Françoise Cougniaud-Raginel, Joseph Canteloube, p. 40-41.
  7. ↑ L'Écho national, 7 janvier. 1924, p. 4.
  8. ↑ (en) Richard Harding Davis, Wotan's Daughter : the life of Marjorie Lawrence, Kent Town, S. Aust., Wakefield Press, , 311 p. (ISBN 978-1-74305-122-1, lire en ligne)
  9. ↑ Françoise Cougniaud-Raginel, Joseph Canteloube, p.95
  10. ↑ Sa rubrique, "Les chants populaires", paraît pour la première fois le 4 octobre 1940, en première page : Gallica: . Son dernier article est publié dans le numéro du 27 octobre 1942 : Gallica: . Le numéro du 29 septembre 1942 (Gallica : ) annonce que les articles sur les chants populaires de Provence seront les derniers de la rubrique consacrée aux chants traditionnels français. Le dernier article signé de Canteloube paraît, en effet, le 27 octobre 1942 : les batailles de Stalingrad et de Guadalcanal ont commencé, ainsi que la seconde bataille d'El-Alamein. Le Raid de Dieppe a eu lieu le 19 août 1942.
  11. ↑ L'Action française : organe du nationalisme intégral, 9 mars 1941, sur Gallica:
  12. ↑ "Ces clans unis par le sol, eurent la plupart du temps, une histoire propre, et leur personnalité s'est conservée jusqu'à notre époque, maintenue par une communauté de besoins économiques et par une similitude d'origine et de race. II en est ainsi pour le Quercy, le Rouergue, le Périgord, la Bigorre, vieux « pays » dont les destinées commencèrent bien avant l'époque romaine." L'Action Française, 4 mai 1941, sur Gallica :
  13. ↑ Cf. Thierry Adhumeau, Contre-Bombarde n° 38.
  14. ↑ In François Anselmini et Rémi Jacobs, Alfred Cortot.
  15. ↑ Cf. la lettre autographe de Canteloube adressée à Walter Straham du 3 novembre 1941 (Coll.part.) et la thèse de Françoise Cougniaud-Raginel, p. 97.
  16. ↑ Archives Canteloube-Budin.
  17. 1 2 In Contre-Bombarde n° 38.
  18. ↑ Lettre autographe de Canteloube du 31 août 1953 adressée à René Dumesnil, Coll. part.
  19. ↑ Acte de décès du 4 novembre à Grigny, transcrit le 16 novembre 1957 n° 869, Paris 06.
  20. ↑ On retrouve cette affirmation dans de nombreux écrits.
  21. ↑ Cf. l'hebdomadaire Les Ondes (1941-1944).
  22. ↑ On peut le retrouver sur YouTube.
  23. ↑ Étay 2016
  24. ↑ http://musique.histoire.free.fr/michel-faure-musique.php?musicologue=articles&article=chanson-populaire&type=chansons-patoisesréférence, citation ou lien

Voir aussi

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